Après des déplacements en auto de Montréal à Tadoussac et de Tadoussac à Chicoutimi et à Desbiens, j’étais bien contente mardi matin de prendre enfin la Véloroute!
Auparavant, lundi après-midi j’ai visité la caverne du Trou de la Fée, un site qui vaut la peine d’être vu. Je n’étais jamais entrée dans une caverne alors j’ai été impressionnée. Celle-ci fait environ 60 mètres de long et descend à une quarantaine de mètres de profondeur. Au fond, la température est de 4 degrés Celcius et l’humidité est de 96%, ce qui nous a rafraîchi les idées alors qu’il faisait 30 degrés dehors.
Mardi matin je suis partie de Desbiens vers St-Félicien, pour un total de 58 km, et je dois dire que le parcours était d’une grande facilité. Sur cette section, la majorité du trajet se fait sur une piste asphaltée et séparée de la route, et il n’y a presque pas de côtes. À peine quelques petites pentes. La piste passe à travers champs et boisés, traverse aussi des villages, et on peut apercevoir le lac pendant plus de la moitié du temps, je dirais. Quand ce n’est pas une piste séparée, l’accotement est très large (voir photo), sauf à quelques brefs moments.
La température était idéale: un ciel nuageux m’évitant de brûler, environ 20 degrés, aucun vent, et pas d’humidité. À partir du km 40, une fine pluie a commencé à tomber mais ce n’était pas suffisant pour gâcher ma journée: j’étais presque arrivée. J’ai tout de même mis mes protège-souliers au cas où la pluie se ferait plus intense. Les protège-souliers de vélo ne sont pas très élégants, mais je considère que c’est l’un des accessoires les plus pratiques en cyclotourisme. On peut très bien tolérer d’avoir les bras ou les jambes mouillés, mais pour les pieds, c’est très inconfortable. Et quand nos souliers sont mouillés, les faire sécher est interminable!
Vous remarquerez sur les photos que je ne transporte presque pas de bagages. Il y a une explication: je suis accompagnée dans mon périple d’une amie qui ne fait pas de vélo. Elle se rend d’un point à l’autre en auto, transportant les bagages, et profite de son temps libre pour visiter des attraits touristiques pendant que je pédale. C’est une excellente formule, car transporter beaucoup de bagages pendant plusieurs jours peut devenir épuisant. Surtout si, comme moi, on a la manie d’en prendre trop! L’an dernier, je suis allée jusqu’à l’Île-du-Prince-Édouard avec des sacoches trop lourdes sur mon vélo et je dois avouer que j’ai abandonné des trucs en cours de route pour alléger le tout! À un certain point, je me suis fâchée contre moi. J’ai expédié une partie de mon stock à la maison par autobus, ce qui ne coûte vraiment pas cher. Cela prouvait que je n’avais pas vraiment besoin de tous ce bataclan, mais ça, c’est une autre histoire…ah! les femmes! J’essaie de me faire de plus en plus minimaliste, mais c’est dur…
C’est sûr qu’on pourrait faire la Véloroute des Bleuets en moins de temps. 58 km en une journée, ce n’est pas beaucoup quand on a l’habitude. Mais ce sont des vacances et je veux prendre le temps de regarder le paysage, de goûter les saveurs régionales et de visiter les attraits les plus importants. Hier j’ai visité le célèbre zoo, et aujourd’hui, j’ai effectué le parcours D’Arbre en Arbre de St-Félicien, incluant la partie difficile et les tyroliennes en hauteur. C’était génial! Mais j’ai des bleus et des rouges sur les bras à cause de la “toile d’araignée” faite de cordes, à franchir au-dessus du vide. Pas facile.
Demain, un trajet de plus de 100 km m’attend. Et on annonce de la pluie..
À SUIVRE.

En quittant Desbiens...

Quand on partage la route sur cette section (environ 15 km) l'accotement est large et ça se passe bien

Bout de plage dans le coin de Chambord

Piste cyclable séparée. Aucune côte pour le moment, seulement cette petite butte...

En passant près de la Rivière Ouiatchouane

La Maison du vélo à Roberval
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