Le Québec à vélo

Archive du 8 juillet 2010

Jeudi 8 juillet 2010 | Mise en ligne à 10h26 | Commenter Commentaires (64)

Nos amis les cabots hurlants

J’ai une confession à vous faire: les chiens ne sont pas tous mes meilleurs amis.

Avec les petits, comme le Jack Russell du chum de ma nièce, je veux bien faire copain-copain.  Il m’arrive même de le laisser se coucher sur mes genoux. Avec les vieux chiens tranquilles que je connais bien, comme Idéfix, celui de ma soeur, ça va aussi.

Mais avec les gros chiens inconnus, j’ai un problème. Ça date du temps où, étudiante, j’ai travaillé pour le recensement de Statistique Canada pendant l’été. C’était dans une région rurale et je devais frapper aux portes de maisons de campagne isolées. C’est là que j’ai compris ce que devaient ressentir les facteurs. Au moins 4-5 fois, j’ai eu la frousse parce qu’un gros chien de garde tapi dans un coin bondissait tout à coup en hurlant avec un petit air de dire “je vais t’arracher le visage”. Il y en a même un qui a mis ses deux grosses pattes avant sur mes épaules et son museau à deux millimètres de mon visage…à travers une porte en moustiquaire que je trouvais bien mince!

Le même phénomène de surprise canine se produit souvent quand on roule sur des routes de campagne. Vous êtes perdu dans la contemplation d’un paysage bucolique quand soudain, un de ces clébards inattendus surgit du fond de sa cour et se lance à votre poursuite. Cette fois avec un petit air de dire: “ah-ah, je vais te mordre les mollets”. Il n’est pas attaché, évidemment. Comme par hasard, cela se produit souvent juste en bas d’une côte! Et vous n’avez aucun moyen de savoir si ce chien-là représente une vraie menace ou s’il ne fait que de l’esbroufe pour défendre son territoire.

C’est dans ces moments que vous vous retrouvez tout à coup propulsé avec la puissance insoupçonnée du Greg Lemond qui dort en vous!

L’été dernier, et celui d’avant, j’ai roulé au Nouveau-Brunswick. Ces chiens de garde, en particulier dans la région de Woodstock, étaient ma hantise. Pendant une partie du trajet, il y en avait beaucoup, et la plupart n’étaient pas attachés! Quand vous avez le temps de voir s’ils le sont, vous pouvez simplement prendre de la vitesse en vous disant qu’ils arriveront bien au bout de leur chaîne. Mais si vous l’ignorez, vous foncez tête baissée en priant pour qu’ils le soient! J’étais plutôt stressée. Enfin, disons que la deuxième fois que je suis passée par là, étant prévenue, je gardais ma pompe à vélo à la portée de la main, prête à leur asséner quelques coups sur la tronche s’ils avaient réussi à s’approcher de trop près de mes tendres mollets. Mais contre certains molosses, ma petite pompe est carrément risible.

Il doit bien exister d’autres méthodes, mais je les ignore. Et vous, que faites-vous quand ça vous arrive? Avez-vous déjà eu des aventures avec les chiens de garde qui prennent les cyclistes pour des appâts sur deux roues?

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