Je vous invite à lire l’article de mon collègue Paul Journet, qui a assisté, hier, au collogue “À pied, à vélo, des villes actives” organisé par Vélo-Québec. Il se déroulait hier, et ça continue aujourd’hui. J’ai trouvé le temps d’assister à une conférence, je vous en reparle bientôt.
Paul nous parle de la ville de Copenhague, au Danemark. Ceux qui croient que cette ville a toujours été une ville de vélo se trompent. Au départ, il n’y avait pas de culture du vélo très forte au Danemark, contrairement aux Pays-Bas. L’automobile y régnait, comme à Montréal et ailleurs en Amérique du Nord. Les choses ont changé à la suite de décisions basées sur une volonté politique claire pour favoriser les transports actifs et les transports collectifs.
Aujourd’hui, 36% des déplacements sont faits à vélo, 39% en transports en commun, et seulement 27% en voiture. Je ne suis jamais allée à Copenhague, mais c’est sûrement une ville où il fait bon vivre et où le citoyen se sent en confiance. À Montréal, ce sont seulement 1,6% des déplacements qui se faisaient à vélo selon les chiffres de 2003, nous dit l’article. Et c’est déjà la guerre avec les automobilistes! Mais je pense que cette guerre pourrait prendre fin, ou du moins s’atténuer, avec la force du nombre. À cause de l’hiver, je serais étonnée que l’on puisse atteindre un taux aussi élevé de déplacements à vélo. Mais on peut certainement faire mieux.
Ma question: Montréal a-t-elle vraiment une culture du vélo?
À mon avis, c’est commencé, mais il reste encore beaucoup à faire! Vos suggestions pour y arriver?
À lire les 50 commentaires que vous avez laissés à la suite de mes billets d’hier, je suis sûre que vous ne manquez pas d’idées! Et pas trop de car bashing, svp! On ne règlera rien en jetant constamment de l’huile sur le feu.
Ceux qui veulent en savoir plus sur le vélo à Copenhague devraient visiter la mère de tous les blogues de vélo, “Copenhagenize“. Un blogue extrêmement intéressant. Mais revenez me voir après!
Tags: automobile, colloque, Copenhague, culture du vélo, Danemark, transports actifs, Vélo-Québec










nike
4 juin 2010
08h40
Toute construction, rénovation de voies à Montréal devrait améliorer le transport à pied on en vélo avec une vue d’ensemble bien sur. Ce faisant, à terme, la ville sera plus praticable pour ces modes de transport et augmentera leurs utilisations.
Comme on dit en chinois « put your money where your mouth is ». C’est pas mal ça le secret.
davidgermain
4 juin 2010
09h13
Je suis alle a Copenhague il y a deux ans. Tres belle ville en effet.
J’ai l’habitude de d’arpenter une ville de long en large, ce que j’ai fait la-bas.
Belle ville, semblable a Montreal a plusieurs egards. Ce que j’ai le plus aime d’un point de vue pieton, c’est la longue rue commerciale Pietonne qui traverse la ville. Ouverte seulement le matin pour les livraison. Rien n’empecherait d’avoir une telle rue a Montreal. Ste-catherine serait parfaite.
David Germain
msylve3
4 juin 2010
09h39
Je pense que les solutions sont plus simples qu’on ne le croit. Il faut davantage de pistes cyclables. Il faut aussi encourager la participation à des initiatives comme Communauto, qui réduisent le nombre de voitures sur le territoire de la ville. Comme plusieurs villes en Europe, il faut fermer certaines rues à la circulation automobile pour favoriser d’autres moyens de transport. Finalement, je pense qu’on peut améliorer les trains de banlieues pour désengorger les ponts et pour que les balieusards puissent venir travailler à Montréal sans leur voiture.
xkay
4 juin 2010
09h43
Copenhague est une ville de la taille de québec, et “homogène” comme cette dernière. Un genre de gros village sans traffic, avec des pistes cyclables bien pensées et en prime les bixis de montréal… donc, la comparaison entre montréal et copenhague est boîteuse d’après moi.
croteam
4 juin 2010
09h45
250$ pour assister à ce colloque…disons que ça ne favorise pas l’apport de tous les parties intéressées, n’est-ce pas?
carolinerodgers
4 juin 2010
09h57
@xkay: c’est sûr que les deux villes sont différentes, mais cela n’empêche pas que, sans faire exactement comme Copenhague, Montréal pourrait développer une culture du vélo adaptée à sa réalité.
lagatta
4 juin 2010
10h10
Toutes les comparaisons sont limitées, toutefois elles demeurent utiles pour montrer ce qu’on peut faire. xkay, si Copenhague vous semble trop petite (je pense que l’agglomération est bien plus grande que celle de Québec, et c’est bcp moins homogène du point de vue culturel ou sociologique), on peut constater le progrès spectaculaire qu’on observe … à Paris!
Effectivement, j’ai beaucoup regretté que ce colloque était hors de prix pour beaucoup de membres d’associations ou simples citoyens. Par contre, j’ai bien apprécié de marier la question de la ville cyclable à celle de la ville marchable. Une certaine de vos collègues à La Presse vient de signer un billet qui loue les piétons, pour mieux s’en prendre aux cyclistes, comme d’habitude. On dévinera bien de qui on parle ici…
vlad_drac
4 juin 2010
11h07
Il n’y a pas que Copenhague.
Que dire de Amsterdam et Berlin ?
dcsavard
4 juin 2010
12h37
Améliorer significativement la sécurité et l’aspect pratique des pistes cyclables. Faire des pistes cyclables avec des virages en épingles comme celle à la sortie et à l’entrée du viaduc sur la piste Clark n’a aucun sens. Je mets au défi un cycliste moyen d’effectuer le virage sans empiéter sur l’autre voie et sans mettre pied à terre. Faut être débile pour concevoir un tel virage dans une piste cyclable. Ça démontre que ceux qui les conçoivent ne font pas de vélo et c’est un GROS problème. Le déneigement en priorité des trottoirs et pistes cyclables devrait être une pratique à la grandeur de la ville de Montréal. Et pour que ça marche, il faut surélever les pistes, autrement la neige sera tassée sur les pistes. Il faut évidemment réduire la densité de la circulation automobile et implanter l’interdiction de livraison à certaines heures. Ça se fait beaucoup à Toulouse où des grandes parties du centre-ville sont interdites aux automobilistes à certaines heures via des bornes d’acier rétractables dans la chaussée. Investir moins pour faciliter la vie à l’automobile au centre-ville est un bon point de départ, c’est sûr que ça va faire crier pas mal de monde, mais c’est nécessaire.
Je ne pense pas, contrairement à msylve3 qu’il faut investir et favoriser Communauto, ce truc doit se financer tout seul et faire ses frais. Son aspect pratique est là, je ne vois pas pourquoi il faudrait y mettre des fonds publics. Les fonds doivent servir aux infrastructures, à l’entretien et à la surveillance. Investir dans le transport en commun, ajouter des supports à vélo sur les autobus, trains, métros et faciliter leur utilisation sur des horaires plus larges. Rendre Montréal plus facilement accessible en vélo de la Rive-Sud et de Laval. Rendre Laval plus accessible de la Rive-Nord aussi, parce que la culture du vélo doit s’implanter aussi dans les villes périphériques, pas seulement à Montréal même. Une grande part de la clientèle potentiel à l’utilisation du vélo provient de la banlieue. D’où la nécessité de faciliter le transport des vélos dans les trains, autobus et métros pour permettre à ces gens d’apporter leur vélo à Montréal. Autrement, ils viendront en voiture.
lmazerolle
4 juin 2010
13h00
Montréal commence à avoir une culture de vélo. Par contre, elle n’est pas la seule en Amérique du Nord et pourrait fort bien ne plus être première de peloton bientôt si des efforts supplémentaires ne sont pas faits.
Évidemment, les pistes cyclables jouent un rôle important pour convaincre les gens à se déplacer à vélo. Comme vous l’avez dit dans le billet d’hier, le vélo est trop souvent considéré dangereux, particulièrement par les gens qui n’en font pas! Donc pour les convaincre de changer de mode de transport, il faut changer cette perception, et les pistes cyclables peuvent aider grandement.
Montréal devrait aussi offrir des endroits où l’on peut laisser son vélo pour la journée, prendre une douche et réparer son vélo dans des endroits stratégiques: Berry-UQAM, les différentes gares de train, 2 ou 3 endroits au centre-ville, au bout des lignes de métro, etc. Les grands édifices à bureaux devraient aussi tous être dotés de douches, casiers et stationnements à vélo.
Finalement, la STM devrait permettre les vélos dans le métro en tout temps, surtout l’été. Elle se vente de permettre les vélos, mais pour le moment elle prend chaque occasion (festivals, feux d’artifice, etc.) pour l’interdire sur l’ensemble du réseau, soit 1 soir sur 2 l’été en plus de toutes les périodes de pointes! Pas très pratique vous avouerez!
leguet
4 juin 2010
13h02
Le Québec en général est surtout un monde de ‘chars’ et de plus en plus de motos.
Le vélo est beaucoup trop zen pour notre race de ‘jos moteurs’ !
klebhak
4 juin 2010
13h08
La suggestion de nike rejoint mon opinion. Dès que l’on répare, modifie ou construit un quartier ou que l’on refait le revêtement d’une rue, on installe des équipements pour le vélo. Surtout dans les rues secondaires où la nouvelle limite de vitesse est de 40km et la circulation moins dense.
On coupe déjà sur les espaces de stationnement automobile, pourquoi ne pas en utiliser quelques-un pour installer de grands enclos à vélo surveillés ou grillagés. Les places extérieures autour des édicules de métros pourraient également servir.
Aussi, on éduque le monde! Trop de cyclistes sont inconscients. Trop de mamans promènent leur pousse-pousse sur les pistes cyclables et trop d’automobilistes ne se rendent pas compte des dommages qu’ils peuvent causer à la vie des cyclistes et piétons. Mais bien sûr, c’est toujours la faute de l’autre.
@vlad_drac
Amsterdam avait déjà une culture cycliste. À Copenhague, c’est l’auto qui régnait, tout comme ici.
casavajo
4 juin 2010
13h18
Pourquoi ne pas sensibiliser les grandes compagnies dans le centre-ville et dans les environs de Montréal d’aller vers un plan d’action afin que leurs employés puissent utiliser le vélo. De plus, inciter les gens à prendre les pistes cyclables déjà aménagées même soit sur la Rive-Sud ou sur la Rive-Nord de Montréal.
Si cela fonctionne pour les automobilistes et ceux qui utilisent le transport en commun, pourquoi ne pas inciter les villes avoisinantes d’avoir des structures plus significatives! Cela fera en sorte que les gens de la banlieue puissent venir à Montréal en vélo.
alleluia
4 juin 2010
13h33
@davidgermain. Deux ou trois questions pour vous, qui êtes allé à Copenhagen.
.Est-ce que les vélos circulent parfois sur les trottoirs ?
.Est-ce que tous respectent les feux de circultation, comme tout conducteur de véhicule ?
.Est-ce que tous roulent toujours tous dans le sens indiqué pour tout véhicule (jamais en sens inverse) ?
. Est-ce tous roulent à une vitesse “normale” ?
Pour ma part, je crois que l’on pourra développer ici une culture du vélo quand on satisfera à ces conditions. Pas avant.
lmazerolle
4 juin 2010
14h28
@alleluia
Pour répondre à vos questions, en Europe certaines pistes cyclables sont situées sur des trottoirs afin de séparer les cyclistes des automobilistes dans certaines situations.
Les feux de circulation (qui ont été inventé pour la circulation automobile doit-on le rappeler) priorisent les cyclistes. À Copenhague, les feux sont verts pour les cyclistes 6 secondes avant les automobilistes.
Les sens uniques (qui ont eux aussi été inventé pour satisfaire l’automobiliste) permettent de plus en plus, surtout en Europe, de circuler dans les deux sens pour les cyclistes. Les rues parfois très étroites dans certaines villes comme Grenoble ne posent aucun problème, les automobilistes et les cyclistes ralentissent à la vue de l’un et de l’autre et cela se fait en toute sécurité.
La vitesse de croisière d’un cycliste urbain est de 20 à 25km/h. Pour un cycliste sportif, il s’agit plutôt de 25 à 35 km/h compte tenu du vélo et de la nature même de la pratique sportive. Sachant que Montréal a adopté un règlement abaissant la limite de vitesse à 40 km/h dans toutes les rues autres que les artères principales, qui elles sont à 50 km/h, le problème de cohabitation ne devrait pas être lié à la vitesse des cyclistes, mais peut-être plutôt à celle des automobilistes qui de toute évidence ne respectent pas les limites. Reste à voir ce que vous entendez par vitesse «normale»…
Alors pour répondre aux conditions que vous posez, il suffirait de modifier la règlementation et l’aménagement des rues et Montréal pourra développer une culture du vélo.
macplok
4 juin 2010
15h26
Montréal ne fait que commencer à voir le vélo comme un moyen de transport. Le bébé commence seulement à marcher et elle apprend au fur et à mesure qu’elle grandie.
La ville pense, finalement, que la pratique du cyclisme peut ètre utile à autre chose que pour le loisir. L’apparition des Bixis (certain l’appèlle le “Bixslow”) dans le paysage montre un changement de vision. J’imagine que les autoritées Municipale attende, une sorte de masse critique de présence cyclisme sur l’île, pour repenser les axes routier pour les vélos. La concentration de vélos semble être trés importante dans certaines régions de l’île mais très négligeable dans d’autres. Je pense à la piste cyclable Nord/Sud de Christophe-Colomb. Cette piste, qui débute au Boulevard Gouin et qui ce connecte à la piste de la rue Rachel, est très peu utilisé entre Gouin et Jarry, en semaine, mais plus on se dirige vers le Sud, plus le nombre de cyclistes augmentent. Je pense donc, sans que ce soit très scientifique, que Montréal n’est pas encore “Culture Vélo”. Mais, ça s’en vient.
dcsavard
4 juin 2010
16h48
@billcosby,
il suffit d’ajouter des supports à vélo aux trains, pas juste pour un vélo, mais pour une bonne série de vélos, quitte à ajouter un wagon au train. Et pour les autobus, des racks à l’avant et à l’arrière pourraient facilement prendre une dizaine de vélos. En Europe, il y a des wagons dans les trains réservés pour les bicyclettes qui s’installent alors verticalement.
dcsavard
4 juin 2010
16h50
Autre suggestion: Réserver des rues complètes aux cyclistes, à certains endroits les pistes cyclables sont insuffisantes.
dcsavard
4 juin 2010
16h55
Ah oui, et les supports dans les trains sont aussi conçus pour permettre de verrouiller les vélos, ce qui fait que le propriétaire n’a pas besoin d’être dans le même wagon que son vélo.
Autre suggestion, multiplier les supports à vélo à l’extérieur des édifices. Des bons supports, pas des cochonneries comme chez Home Dépôt qui datent des années 40 et qui servent à tordre les roues et empêchent de verrouiler les vélos correctement. Inciter les propriétaires d’édifices à bureaux et commerciaux à réserver des places à vélos dans les garages intérieurs, ajouter des salles avec casier permettant à ceux qui viennent à vélo de se changer et de prendre une douche.
Au bureau de la SAAQ sur Molson, il y avait un beau poster l’autre jour vantant le Tour de l’île et le partage de la route avec les vélos, mais dehors, pas un maudit support à vélo. Je suggère de botter le cul à la SAAQ aussi, ça aiderait un peu ces dinosaures à réfléchir parfois.
klebhak
4 juin 2010
20h12
@ billcosby
Après mûre réflexion, je crois que vous avez bien raison, je vais de ce pas me débarasser de mon vélo en le lancant dans le fleuve et j’invite mes concitoyens à faire de même, on réussira peut-être à faire monter le niveau de l’eau…
Quelqu’un peut “modérer” ce type?
lagatta
4 juin 2010
22h06
billcosby est un troll, et aux États-Unis, il n’aimerait point des gens de la couleur de Bill Cosby. Ici, il fait les louanges de la pollution et de la destruction planétaire. Ho boy! Tant mieux si ce triste sire reste loin. Mon 3 1/2 n’est point minable, et je suis à quelques minutes de marche de TROIS stations de métro (Castelnau, Jean-Talon et Beaubien).
Je suis dans la cinquantaine et je n’ai jamais conduit de ma vie. Je travaille, je fais mes cours, je poursuis ma formation permanente, je vois mes amis. J’ai des amis plus jeunes qui ont des enfants en bas âge; ils utilisent parfois un véhicule mais ne possèdent pas de char, ils ont recours à CommunAuto. Et s’en tirent très bien.
dcsavard, il y a une grave pénurie de supports à vélo.
lagatta
4 juin 2010
22h08
faute de frappe: Je fais mes COURSES
mister-tee
5 juin 2010
12h34
Cela fait six ans que je me promène en velo 8 mois par année. Depuis les dernières années, il y a une nette amélioration.
Il reste enormement de chemin a faire en ce qui concerne les infrastructures.
L’administration municipale a tendance a vouloir creer du km de pistes cyclables a la mode Duplessis. J’entends deja le maire citer le nombre de km et le bruit de ses bretelles qui claquent en finale.
La réalité est nettement moins rose. Les pistes cyclables sont exigues, sur-utilisees (nord-sud) et dangereuses a de nombreuses intersections en raison des feux de circulation inadéquat ou inexistants. A mon avis la meilleure piste cyclable est celle qui est sur St-Urbain (une ligne au sol)…
Je trouve cela complètement absurde de ne pas avoir le courage de borner une demi-rue pour les cyclistes (2 voies dans chaque sens) et de leur offrir la parite aux intersections en les dotant de feux de circulation modernes. Il faudrait vérifier le contrat de la ville a ce niveau
prostef
5 juin 2010
13h32
A part le Bixi, Montréal fait semblant d’avoir une culture de vélo. Il y a des efforts qui ont été fait mais on dirait que cela a été planifié dans une soirée bien arrosée sur une serviette de table. De la peinture au sol, ça coûte pas cher et ça parait bien, ça augmente le réseau de pistes cyclables, même si ça ne dure pas longtemps. Pour ma part, les bandes cyclables ne sont pas de réelles pistes cyclables. C’est une place de plus pour les véhicules en double, des chauffeurs de taxis qui jasent avec leurs collègues etc. De plus, pour les emprunter souvent, je remarque plutôt que c’est le seuil limite des autos pour rouler même qu’il y en a qui roule une roue sur la ligne. Viger et St-Antoine sont des parfaits exemples. A certains moment de la journée, on roule à 80km/h sur ces voies très près de la bande cyclable et souvent à moins d’un mètre d’un cycliste qui y roule, ce n’est pas très sécuritaire.
Connaissant ce phénomène, pourquoi la ville s’entête à faire des bandes cyclables sur des rues aussi passantes ? Ensuite, on se permet même de faire un bout de piste cyclable sur un trottoir près de la PDA et cela en 2009!!! Ça fait des années que la piste cyclable existe sur Brébeuf, la dernière fois que j’y suis passé vers le sud, il n’y a toujours pas de feux de circulation pour les cyclistes aux intersections Mont-Royal et Rachel car on est en sens inverse et on doit attendre le feu pour piéton. A ce que je sache, ce n’est toujours pas valide comme signalisation pour les vélos. Ça coûte trop cher un feu de circulation de vélo?
Depuis une semaine, l’îlot de protection Cherrier/Berri n’existe plus, on ne sait pouquoi mais étant donné la configuration de la piste cyclable à cet endroit, c’est essentiel. Malgré que personnellement, j’utilise toujours cet îlot lorsque je prends la piste cyclable sur Cherrier, on remarque qu’au moins 50% des cyclistes le contourne en sens inverse par le sud pour éviter de perdre 3-4 minutes à attendre coup sur coup 2 feux de circulation. Peut-on vraiment croire que la ville de Mtl a bien fait son travail à cet endroit. Qui veut attendre 2 lumières en tout temps pour traverser une seule intersection? Cela perdure depuis des années! Même chose au coin de Viger Berri. Une lumière, on fait 30m sur le trottoir et une autre lumière. Lorsque je suis en voiture, je vois souvent ce genre d’aberration, on se dit que ça doit être voulu pour diminuer la vitesse mais en vélo, lorsqu’il n’existe qu’une seule piste nord-sud dans le secteur, pourquoi ne pas la rendre plus fluide? La raison ici est simple, tout autre aménagement nuirait à la circulation automobile, culture de vélo? Non
De plus, la ville implante quelques pistes cyclables sans autres explications. Qui avait vraiment besoin d’une bande cyclable sur la rue Molson? C’est une rue quasi industrielle, non achalandée, qui n’a pas d’attrait particulier et qui n’existe qu’entre un Maxi et un Loblaws. Bon, je ne suis pas contre comme tel mais le peu de fois que je suis passé par là en vélo, il n’y avait aucun problème même sans bande cyclable. Là, on remarque qu’au coin St-Joseph, il y a congestion de véhicules à cause de ces bandes qui se rendent jusqu’à l’intersection. Bien entendu, c’est en respectant les bandes cyclables que la congestion se crée car un véhicule ne peut la traverser que pour stationner. Il n’est désormais plus possible de contourner un véhicule, qui vire à gauche, par la droite si on doit traverser une bande cyclable, c’est un peu contraignant pour l’automobiliste.
jfdupuis
6 juin 2010
05h39
Habitant à Copenhague depuis 3 ans, il est intéressant de voir le Québec enfin s’intéresser au phénomène de Copenhague. J’adore la ville. On a l’impression de vivre dans un gros village malgré qu’elle soit deux fois plus peuplée. D’où vient cette impression de gros village ? Simplement de l’absence des voitures. Ok, les voitures ne sont pas totalement effacées, mais elles sont beaucoup plus discrètes qu’ailleurs. La grande diminution du vrombissement des voitures donne une certaine quiétude à la vie en ville. Le choix d’un mode de vie axé autour du vélo a grandement augmenté la qualité de vie en ville.
Ici, il est clair que le vélo est mis de l’avant. Les routes ne sont pas construites en fonction de l’automobiliste, pour que quelques années plus tard on essais de trouver un trou pour “fitter” une piste cyclable au travers la circulation automobile. L’urbanisme copenhagois place d’abord trottoir et deux mètres de piste cyclable dans les 2 sens et utilise ensuite l’espace qui reste pour faire des voies pour les voitures.
J’espère que vous avez bien lu, on parle de 4 mètres cyclables surélevés sur la majorité des rues, routes, boulevards, tous ! C’est jugé étroit quand il y a qu’un mètre dans chaque direction. S’il n’y a pas de voies cyclables, c’est que la circulation automobile y est trop faible, comme par exemple dans les quartiers résidentiels.
Donc, lorsqu’on se balade en vélo, on ne pense jamais à notre itinéraire à savoir s’il sera possible d’y circuler en vélo. Jamais à Copenhague, je me suis retrouvé sur un tronçon où il n’y avait pas de voie cyclable. Cela contraste tellement avec mes souvenirs du vélo au Québec où je devais planifier méticuleusement mon itinéraire afin d’éviter des rues dangereuses. Combien de fois j’ai dû faire un détour de 10km pour traverser une autoroute.
Il est tellement agréable de circuler en vélo, qu’on n’y pense même pas. Et c’est ça la clé. Le vélo en ville ne doit pas être un sport extrême où tous nos sens doivent être aux aguets pour éviter une collision. Quand je sors avec ma copine, on prend nos vélos et on roule côte à côte en discutant tranquillement jusqu’à notre destination.
J’espère tellement que les villes nords américaines vont se réveiller un jour et réaliser que la voiture ne représente pas une solution viable en ville et que le succès de Copenhague montrera l’exemple.