Steve Turcotte: Temps d'arrêt

Archive de la catégorie ‘LHJMQ’

Lundi 16 mai 2016 | Mise en ligne à 7h50 | Commenter Commentaires (21)

Bouchard mérite de finir ce qu’il a commencé

J’ai livré un petit commentaire ce lundi dans Le Nouvelliste, sur le travail effectué par Claude Bouchard. Je crois qu’il a mérité de s’établir en Mauricie. Et vous? Satisfaits du travail du coloré pilote?

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Jeudi 12 mai 2016 | Mise en ligne à 10h20 | Commenter Commentaires (27)

Un peu de constance svp!

À ma première année au secondaire, au Séminaire de Trois-Rivières, je faisais un tabac dans la Ligue intra-murale de hockey! Je n’avais pas beaucoup de mérite, j’étais pas mal le seul à jouer dans le circuit civil, mes coéquipiers et mes rivaux n’étaient pas du même niveau.

Dans cette petite ligue amicale, j’étais aussi reconnu pour pester contre les officiels. À un tel point que les organisateurs m’ont proposé à un moment donné de faire leur travail durant un match! J’ai bien sûr accepté, convaincu que je ferais un bien meilleur boulot. Je ne vous mentirai pas, j’ai trouvé l’expérience éprouvante!

Puis, par la suite, j’ai joué le rôle d’officiel pendant deux saisons, au baseball mineur. Encore une fois, j’ai compris que c’était plus facile critiquer que de se placer dans leurs souliers.

Pour ces deux raisons, j’hésite toujours à m’en prendre à l’arbitrage. Ceux qui écoutent la radiodiffusion des matchs au 106,9 Mauricie pourront en témoigner, il est rare que je sois sur le dos de ceux qui ont le sifflet aux doigts.

Depuis le début de la finale de la LHJMQ, c’est toutefois impossible de ne pas aborder le sujet. S’il y a une constance dans les quatre matchs disputés jusqu’ici, c’est bien la piètre performance de ceux qui sont pourtant identifiés comme la crème des officiels du circuit Courteau.

Contrairement aux autres sports, les règles au hockey sont malléables. Au football, au basket-ball, au baseball, au tennis, les règles sont les règles. Tu transgresses une règle, il y a une pénalité. C’est clair. Au hockey, Ça existe pour les dégagements dans la foule en territoire défensif. C’est tout. Le reste, c’est au bon jugement des arbitres.

J’insiste, ce n’est pas uniquement le problème de la LHJMQ. Dans la LNH aussi, en séries, c’est plus permissif. Mais ce qui se passe actuellement dans le circuit Courteau est triste, car il n’y a aucune constance. D’un soir à l’autre, d’une période à l’autre, même d’une présence à l’autre, le standard change.

On laisse passer 5 ou 6 double-échecs dans le dos appliqués par Mathieu Olivier en territoire défensif, mais on punit quelques minutes plus tard pour une peccadille en zone centrale? Vous pouvez comptez facilement une dizaine de coups de bâton sur les mollets et les chevilles au cours d’une soirée. Les arbitres ont beau être à quelques pieds de la scène, ils ferment les yeux. Sauf une fois, alors qu’Alexis D’Aoust a été envoyé au cachot! J’imagine qu’il a tiré le mauvais numéro dans la boîte.

Et puis il y a toute la marge de manoeuvre accordée à A.J. Greer, un robuste attaquant qui, s’il jouait de cette façon en octobre ou en novembre, écoperait de 7-8 pénalités par match! Je le prends demain matin dans mon club, Greer. Là n’est pas la question. Mais comment les arbitres ont-ils pu imposer seulement une mineure lorsqu’il a frappé Philipe Cadorette à la tête de plein fouet, alors que le gardien des Cataractes avait les deux patins dans son demi-cercle? Greer, un peu plus tard lors du quatrième match, a une fois de plus touché à Cadorette, le gênant sur son déplacement latéral une seconde avant que Philippe Myers ne loge la rondelle dans le filet. Les officiels ont quand même accordé le but…

Pendant que Greer fait un peu ce qu’il veut, des joueurs comme Dmytro Timashov, Timo Meier et Dennis Yan sont marqués par les officiels. Ils touchent à quelqu’un, ils vont au cachot. Ils se font accrocher, le geste de leur ennemi reste impuni. Je peux comprendre qu’ils ont tendance à mettre de la moutarde – surtout Timashov et Meier – quand ils sont frappés mais de là à inventer un nouveau standard juste pour eux…

De la galerie de presse, une telle inconstance est indéfendable. Pour essayer de comprendre, j’ai voulu en jaser avec le responsable des officiels, Richard Trottier. La LHJMQ a refusé la demande d’entrevue. Pourtant, Trottier est un ancien arbitre de la LNH. S’il y a quelqu’un qui est placé pour m’expliquer pourquoi ce métier est encore plus difficile à ce stade-ci de l’année, c’est bien lui! Ne comptez pas non plus sur les gens des Cataractes pour commenter, ils ont eu leur leçon avec l’amende de 5000$ imposée à Martin Bernard l’an dernier!

La perception populaire, c’est que les officiels veulent le moins influencer le cours des matchs, ce qui expliquerait le peu de pénalités appelés versus le nombre d’infractions sur la glace. Le hic, c’est que cette façon de penser provoque exactement le contraire! C’est sûr que c’est plus facile d’agir ainsi, que d’avoir le courage de faire appliquer le livre de règlements qu’ils connaissent par coeur.

Il n’est pas trop tard pour corriger le tir, cette finale est toujours en cours. Souhaitons-nous un bon match numéro cinq ce soir, agrémenté de constance de la part des officiels. De cette façon, peu importe l’équipe gagnante, il n’y aura pas de zone grise.

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Mardi 10 mai 2016 | Mise en ligne à 23h11 | Commenter Commentaires (15)

Un petit parfum de mai 2012…

Présente dans les entrailles du Centre Gervais Auto, la Coupe du Président s’en va à Rouyn-Noranda. Mais pas dans l’avion des Huskies. Toujours sous la bonne garde des autorités de la LHJMQ, puisque les Cataractes ont refusé de rendre les armes mardi soir.

Ils ont signé une prestation courageuse, vos Cataractes. Plusieurs clubs auraient préféré baisser la garde après avoir perdu les trois premiers matchs d’une finale face à une équipe aussi dédiée. Visiblement, Claude Bouchard a touché une corde sensible en faisant appel au caractère pour éviter l’humiliation d’un balayage. Lors des trois premiers matchs de la série, les Cataractes avaient réussi à compétitionner avec la meilleure équipe au Canada, mais il manquait toujours un petit quelque chose en fin de match. Cette fois, ce fut le contraire. Les Huskies n’ont jamais lâché même s’ils ont accordé les trois premiers buts du match. Ils ont réussi à créer l’égalité 4-4 en troisième. Mais le capitaine Anthony Beauvillier a trouvé le moyen d’aller chercher le but vainqueur pour ramener les deux équipes sur la glace de l’aréna Iamgold jeudi soir.

Les Huskies rentrent-ils à la maison ébranlés? Non. Ils mènent toujours largement cette série avec trois victoires contre une seule, et ils auront la chance d’en finir devant leurs partisans. Si les Cataractes croient que leurs rivaux seront secoués par cette première défaite, ils vont être envoyés six pieds sous terre jeudi soir! Ça va prendre une autre performance endiablée, à la limite de la perfection, pour ramener cette série en vie à Shawinigan.

Comptez sur les équipiers de Gilles Bouchard pour revenir gonflés à bloc à Iamgold. Ce qui n’empêche pas la grosse attaque des Shawiniganais de pouvoir s’y présenter avec un peu plus de confiance. Après tout, la bande à Beauvillier a chassé Chase Marchand de la glace mardi avec trois buts sur 13 tirs. Réagissant mieux à la pression exercée par les Huskies, l’attaque massive a produit trois filets, dont le but vainqueur du capitaine. Dans les faits, les Cataractes ont marqué plus de buts lors de ce quatrième duel que lors des trois premiers!

Autre bonne nouvelle, Philippe Cadorette a livré une deuxième bonne prestation d’affilée. Le gardien des Cataractes semble embêté par une petite blessure, mais il s’est battu avec beaucoup d’autorité lors des matchs trois et quatre. Pour réussir l’impossible, ça va prendre un gardien au sommet de son art. Cadorette n’est pas loin de ce niveau en ce moment…

Mardi soir, les Cataractes ont évité le coup de balai. Jeudi, ils auront l’occasion de vraiment déstabiliser les champions de la saison régulière. Car une autre victoire et soudainement, il y aurait de la pression dans le camp des Huskies. Perdre une avance de 3-0 en finale, c’est du jamais vu dans l’histoire de la ligue. Personne ne veut se retrouver dans un livre des records pour une si mauvaise raison! Bien sûr, nous sommes encore loin de ce scénario. Une autre victoire et soudainement, tout le monde va quand même commencer à en parler…

Les Cataractes se réveillent ce matin dans une position identique à mai 2012. Rappelez-vous : après la phase préliminaire, ils avaient besoin de trois victoires d’affilée pour s’approprier la Coupe Memorial. Ils ont aligné ces trois gains face à autant de champions de ligue. Il y avait un petit parfum rappelant cette belle aventure au Centre Gervais auto mardi soir, avec 4600 partisans très bruyants qui applaudissaient à tout rompre la résilience d’un groupe très talentueux. Peut-on assister quatre ans plus tard à une autre mission aussi délicate couronnée de succès? Les chances sont encore peu probables, on ne peut le nier. Mais pour un club à la recherche d’une première Coupe du Président en 47 ans d’histoire, ça va prendre quelque chose du genre pour mettre fin à cette longue disette!

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