Steve Turcotte: Temps d'arrêt

Steve Turcotte: Temps d'arrêt - Auteur
  • Steve Turcotte

    Diplômé du programme Arts et technologie des Médias du Cégep de Jonquière en 1998, il est depuis journaliste à la section sportive du Nouvelliste.
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    Vendredi 7 juin 2013 | Mise en ligne à 10h46 | Commenter Commentaires (3)

    Jérémy Roy sera présent au repêchage…

    En introduisant une politique uniforme pour les avantages accordés aux jeunes joueurs, et en mettant sur pied un système de compensation destiné aux équipes afin qu’elles puissent tenter à moindre risque de repêcher le meilleur joueur disponible, la LHJMQ croyait avoir réglé le fléau du bluff au repêchage.

    Ce fut deux bonnes mesures, certes, qui ont contribué à diminuer l’hémorragie. Mais elle coule toujours.

    En fin de semaine, les deux meilleurs espoirs québécois, Nicolas Roy et Jérémy Roy, jouent la carte des collèges américains.

    «C’est le prototype parfait pour les collèges américains. Il a 93% de moyenne générale à l’école» soulignait le conseiller de Jérémy Roy Christian Daigle, lors d’un entretien en milieu de semaine. «Toutes les grandes universités sont après lui. Si j’étais à sa place, j’irais à Harvard. Si c’était mon gars, il irait à Harvard. Maintenant la décision ne m’appartient pas, mais c’est le plan d’aller aux États-Unis. Jérémy s’est d’ailleurs engagé avec un excellent prep school en vue de la saison prochaine. Aller à Harvard, c’est l’équivalent de gagner à la loterie.»

    Daigle ne veut toutefois pas aller jusqu’à dire que la décision du jeune homme et de son clan est coulé dans le béton. «Le plan, c’est d’aller aux États-Unis. Est-ce que le plan peut changer? C’est possible, ça s’est déjà vu dans le passé.»

    Quant à savoir si Roy sera présent à la séance de sélection demain, Daigle entretient le mystère. «C’est une possibilité. Une décision de dernière minute. C’est une famille qui aime beaucoup le hockey!»

    Un recruteur-chef, dont l’équipe ne repêche pas parmi les cinq premières, n’est pas très tendre avec ces explications. «C’est de la bullshit. Il veut choisir son club, tout simplement. Je gage mon char qu’il va être dans notre ligue l’an prochain!»

    Directeur-gérant des Cataractes, Martin Mondou dit quant à lui avoir obtenu l’assurance que la famille Roy serait bel et bien au centre Georges-Vézina demain. «J’ai parlé à son père hier, ils s’en viennent au repêchage. Ils ont des questionnements d’ordre scolaire et nous sommes en mesure de répondre à ses attentes à ce niveau. »

    Un dossier nébuleux, vous dites?

    Une piste de solution

    Malheureusement, la valse des deux Roy représente bien des dizaines de cas répertoriés ces dernières années. Et prouve que la LHJMQ a encore du chemin à faire si elle veut régler le problème une fois pour toutes.

    À mon avis, ça passe par une lettre d’intention, signée par tous les joueurs qui  souhaitent être repêchés. Tu la signes, tu es éligible. Tu ne la signes pas, tu t’en vas sur une liste à part, constituée de joueurs qui ne sont pas disponibles avant la quatrième ronde. Une liste à laquelle il faut ajouter les noms des joueurs qui ont signé la lettre d’intention, mais qui ont néanmoins signifié à au moins deux équipes qu’ils ne se présenteraient pas dans leur marché.

    À partir de là, pour les joueurs répertoriés en première ronde qui apparaissent sur cette liste, il doit y avoir un coût supplémentaire pour les équipes qui vont les sélectionner. Si le gars finit par changer d’idée, ça coûte des choix de première et de deuxième rondes au prochain repêchage.

    Si la ligue avait le courage d’ajouter un règlement de ce genre, le week-end des Assises ne serait plus teinté par toutes ces discussions autour des récalcitrants… Le directeur-gérant de l’Océanic, Philippe Boucher, dit que la réglementation en place est à revoir. Pourquoi attendre plus longtemps? •



    • Je ne sais pas si quelqu’un l’a déjà metionné sur ce blogue mais il semble qu’il sera possible de visionner le repêchage sur matv.ca demain (samedi) en direct.

      Effectivement, la ligue devrait agir dans le cas des joueurs et équipes qui magouillent mais Courteau semble avoir plus de courage à vouloir enlever le droit de véto des Cat’s que de sévir contre les gros marchés. Et ce n’est pas d’hier malheureusement.

    • Je trouve désolant et surtout discréditant envers la LHJMQ de voir encore une fois – cette année avec Nicolas Roy – du chantage de la part d’un jeune qui veut jouer ou il veut sans suivre la règle que respecteront tous les autres joueurs. Ce que je trouve de plus discréditant est de voir la LHJMQ ne pas mettre une règle stricte ou tous les jeunes acceptent les règles du jeu et s’engagent à les respecter sous peine d’être banni par la Ligue pour un minimum de 2 ans…

    • Je connais,personnellement , des joueurs qui ont joué au Cap-Breton et ils trouvaient que c’était très difficile scolairement… Si vous êtes le père de ce jeune et que vous entendez ces récits de la part d’anciens joueurs de cette organisation, Quelle est votre décision? Par contre, je suis d’accord avec vous que c’est plate que les joueurs choisissent leur club…

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