Steve Turcotte: Temps d'arrêt

Steve Turcotte: Temps d'arrêt - Auteur
  • Steve Turcotte

    Diplômé du programme Arts et technologie des Médias du Cégep de Jonquière en 1998, il est depuis journaliste à la section sportive du Nouvelliste.
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    Jeudi 7 février 2013 | Mise en ligne à 19h03 | Commenter Un commentaire

    Une chance en or de faire une différence…

    C’était en secondaire III. Ou peut-être en secondaire IV. Peu importe. Si je ne me souviens pas exactement de l’année, le reste du récit est limpide dans ma tête.

    Au tableau, le professeur avait écrit une trentaine de titre de romans. Il fallait en choisir un, le lire et pondre une critique. Dans le lot, j’avais repéré La Firme de John Grisham… puisque le film du même nom m’avait beaucoup plu.

    Pas question de lire un roman, ça non! Ça faisait à l’époque plusieurs années que je dévorais la section des Sports du Nouvelliste, mais jamais je n’avais eu le moidre intérêt de prendre entre mes mains une brique de pages qui allait me raconter une histoire fictive. L’année précédente à l’école, on nous avait refilé la Nuit du Renard de Mary Higgins Clark, que j’ai mis de côté après cinq-six pages. Au diable la critique, je me suis inspiré de celle d’une amie pour rédiger la mienne!

    Donc, en choisissant La Firme, pas besoin d’efforts, juste à louer à nouveau le long métrage mettant en vedette Tom Cruise et Gene Hackman et le tour était joué, non?

    Mon professeur, Daniel Béland, a deviné mon plan. Aussi, une couple de jours avant la date limite pour remettre mon travail, il est venu me jaser avant un cours.

    -Et puis, La Firme?

    -Wow c’était excellent!

    -J’ai bien hâte de lire ta critique, d’autant plus que la fin du livre est bien différente du film, hein?

    -Oui… Ça m’a surpris d’ailleurs…

    Ma dernière réplique puait le bluff à plein nez tellement il venait de me déstabiliser. Subtilement, Daniel venait de me prévenir que je me magasinais un échec cuisant si je ne me plongeais pas dans l’oeuvre de Grisham. Il s’est éloigné avec un clin d’oeil, fier de son coup.

    J’ai donc sorti à contrecoeur le bouquin de mon sac à dos… et ce fut une grande révélation! Soudainement, j’ai réalisé qu’un roman était beaucoup plus puissant qu’un film, que les mots stimulaient mon imagination. Depuis, j’ai épluché tous les livres de John Grisham et de beaucoup d’autres auteurs et lire est devenu essentiel à mon équilibre!

    Daniel Béland a aussi été le premier à me parler de la possibilité de devenir journaliste sportif durant cette année-là. «Tu es bon en français, tu ne parles que de sport et… tu es effronté, tu serais bon!»

    En cette Semaine des enseignants et des enseignantes, je veux le remercier d’avoir eu un aussi grand impact sur ma vie. Enseigner est une tâche colossale et bien souvent ingrate. Mais, chers enseignants, vous avez la chance de faire une différence dans le cheminement de vos élèves. Merci et bravo à ceux qui y mettent efforts et passion pour y arriver.•



    • Bien dit monsieur Turcotte.

      Les enseignants sont souvent le petit coup de pouce essentiel. Les proff préparent le demain des individus, et par ricochet, notre société.

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