Une semaine avant que Marvin Cüpper ne quitte pour le championnat du monde junior, il y avait beaucoup de blagues qui circulaient sur la galerie de presse à propos des prochaines semaines des Cataractes. Valait-il mieux envoyer les points par la poste? Prédire d’avance des carnages en règle? Barricader Cüpper à double tour dans sa pension shawiniganaise?
Vrai que le départ du portier allemand faisait peur, lui qui a été le joueur le plus utile dans l’équipe en première moitié de saison. Mais en son absence, les scénarios apocalyptiques ont été écartés. Même que le dernier mois a été très positif!
D’une part parce que Hugo Campeau, obtenu pour une bouchée de pain des Remparts de Québec, a su tenir le fort avec brio. À part son départ d’hier face aux Olympiques, Campeau a su offrir à son club le même niveau de performance que Cüpper, ce qui est très impressionnant.
Mais il y a plus. Les Cataractes ont su véritablement réduire le fossé qui les séparait des autres équipes grâce à une progression collective. Menée par Vincent Arseneau, fougueux de match en match, aidé par l’arrivée de Samuel Aquin, l’attaque paraît soudainement un peu plus dangereuse. Il faut aussi noter la progression de JC Campagna, le gars qui s’est le plus épanoui sous les ordres de Denis Chalifoux depuis le début de la saison.
Campagna a un coup de patin au-dessus de la moyenne, un tir pesant, une stature de pro et, surtout, des mains de chirurgien. Voilà un arsenal explosif, mes amis! En début de saison toutefois, il perdait presque toutes ses bagarres à un contre un le long de la rampe et il s’entêtait à jouer comme s’il était sur un lac, ce qui expliquait pourquoi quelques équipes l’avaient laissé tomber ces dernières années. Mais Chalifoux, lui, a décidé d’en faire son projet. Surtout que son nouveau poulain était réceptif, conscient qu’il avait des choses à améliorer.
Les premiers signes de sa métamorphose sont arrivés dans son territoire. Campagna est de plus en plus à l’aise sur la rampe et il accepte maintenant de prendre le coup d’épaule pour réussir son jeu. Puis, ce fut le réveil offensif, dont le point culminant a été ce truc du chapeau face aux Remparts en fin de match. Campagna avait montré des signes clairs dans les matchs précédents, sans réussir à finir. Ce soir-là, tout s’est imbriqué et le feu d’artifices a été mémorable!
Depuis, il est dangereux à tous les soirs. Et il lui reste du travail à faire! Il peut encore se servir davantage de ses coéquipiers, il doit varier aussi sa façon de défier les défenseurs, laissant parfois de côté le tricotage pour déborder ou encore placer la rondelle derrière l’ennemi, deux tactiques qui fonctionneraient presque à tout coup grâce à sa vitesse et sa longue portée. En étant plus imprévisible, ses feintes auraient automatiquement plus de mordant! Bref, Campagna utilise actuellement 80% de ses capacités. Imaginez-le à 100%…
Un mot en terminant sur Antoine Masson. Le Shawiniganais a eu droit à deux matchs durant le dernier mois. Avant l’explosion de Campagna face aux Remparts, il avait été le joueur le plus menaçant de son camp. Masson avait même marqué au cours de ce match-là, un but refusé injustement par les officiels. J’ai donc eu bien du mal à comprendre pourquoi Chalifoux s’est passé de ses services lors des matchs suivants… Mais au moins, le pilote recrue l’a réintégré hier face aux Olympiques, avec le résultat que Masson a de nouveau très bien paru. Quand tu diriges une attaque qui s’enligne pour être la pire de l’histoire de la ligue, il me semble que lorsque tu as un gars de 18 ans comme Masson dans ta cour, tu lui offres une vraie audition de plusieurs matchs consécutifs…
Lire les commentaires (12) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 




