Ce fut journée un peu folle dans la LHJMQ aujourd’hui. Suspension à Jonathan Huberdeau, quelques transactions, une primeur de mon estimé collègue Jean-François Plante sur le prochain port d’attache de Pierre-Maxime Poudrier, bref le marché s’active à une dizaine de jours du début officiel de la période des transactions.
Depuis quelques jours, il y a une rumeur qui circule voulant que les Foreurs s’étaient ajoutés aux équipes qui cognent à la porte de Martin Mondou pour tenter de lui arracher son capitaine Loïk Poudrier. On sait que le Drakkar a fait une offre hostile avant le début de la saison, qui a été rejetée par Mondou, qui s’accrochait à l’époque à l’espoir d’imiter l’Armada l’an dernier en surprenant tous les observateurs. Il voulait aussi que le vétéran élève les jeunes éléments de l’organisation.
Les derniers mois ont convaincu Mondou de tomber en mode vendeur. On l’a vu avec Jonathan Narbonne, il y a une forte rumeur qui envoie Dillon Donnelly à Québec et les trois 20 ans de l’équipe sont dans la vitrine.
Ce qui nous amène à aujourd’hui alors que les Foreurs ont échangé Michael Beaudry pour obtenir Brandon Hynes. Une transaction qui m’étonne, considérant que Beaudry connaissait une bonne saison et que Hynes boudait à Bathurst. Quand deux clubs en moins de six mois échange un gars réputé pour marquer 40 buts les deux yeux fermés, il me semble qu’il y a quelque chose qui cloche!
Ceci dit, ça va prendre quelqu’un pour alimenter les Zlobin, Mantha et Hynes maintenant que Beaudry est parti. Poudrier? C’est bien possible, surtout qu’il est complet et réputé pour son leadership.
J’ai posé la question à Martin Mondou en fin d’après-midi, il n’a pas voulu commenter directement le dossier. «Si je peux permettre à un de mes vétérans de joindre une équipe qui peut se rendre jusqu’au bout alors que de notre côté, ça nous permet de nous rajeunir et de nous donner des valeurs pour rebâtir, on va le faire. Mais avec les ajouts de qualité grâce à notre choix européen, nous sommes à l’aise avec notre personnel si plus rien ne bouge.»
Si j’étais vous, je n’attacherais pas tellement d’importance à la dernière phrase! Mondou s’en était voulu il y a quelques années de ne pas avoir monnayé Pierre-Alexandre Vandall à 20 ans, même si le marché était à la baisse. Cette fois, pour Poudrier, un gars qui a connu un printemps du tonnerre et qui vient de réussir son retour au jeu avec fracas, c’est clair que tôt ou tard, ce qu’il y a sur la table sera alléchant. Que ça vienne de Val-d’Or ou d’une autre ville dans le circuit Courteau. Rappelez-vous, Gatineau et Rimouski magasinent eux aussi pour un 20 ans…
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