
Michael Claffey
Je trouve que Martin Mondou et Éric Veilleux sont durs avec Michael Claffey. On parle d’un jeune homme qui est débarqué en milieu de saison l’an dernier au Québec, après avoir soigné une blessure, et qui a accumulé sept buts et 15 passes en 45 matchs à 17 ans en 2009-10.
Il n’est pas costaud, pas très rapide, un peu mou en zone défensive mais sur une ligne bleue en avantage numérique, peu de joueurs possèdent son flair offensif. Les chiffres de l’an dernier auraient d’ailleurs été encore plus impressionnants si Veilleux n’avait pas réduit son temps de jeu après les Fêtes….
Voilà que Martin Mondou le vise sur la place publique, prétextant qu’il connaît un camp bien ordinaire. Je n’ai rien contre la manoeuvre si le directeur-gérant pense qu’il peut secouer l’Albertain, je dis juste qu’il faut faire preuve de prudence avec un jeune qui se sert d’un bâton comme d’un canon sur l’attaque massive.
Tiens, Mondou devrait peut-être lâcher un coup de fil à son pote Richard Martel, qui n’en pouvait plus de voir un petit défenseur de 18 ans commettre des gaffes dans sa zone et se porter constamment à l’attaque en 1998. Il l’avait finalement cédé pour un vulgaire choix au repêchage.
Or ce fut sans doute le meilleur coup de la carrière de directeur-gérant de Denis Francoeur puisque ce défenseur en question – un certain Marc-André Bergeron – a donné 72 buts et 188 points en deux saisons et demi aux Cataractes. Tout ça pour un choix de cinquième ronde.
Avant de me lancer des tomates, respirons tous par le nez: je ne dis pas que Claffey est le prochain Bergie. Ce dernier était un défenseur complet dans la LHJMQ et il n’avait pas froid aux yeux. Pas pour rien que le 21 flotte dans les hauteurs du Centre Bionest. Ce que je dis, c’est que les habiletés offensives de Claffey sont semblables à celles du Trifluvien. Une garnotte sur réception, une belle vision du jeu et la capacité de prendre la bonne décision entre tirer ou passer.
À condition, bien sûr, qu’on lui fasse confiance sur le jeu puissance. Et cette dernière phrase s’addresse tout autant au coach qu’à ses compagnons de jeu…
Pas encore convaincus? C’est votre droit. Mais sachez seulement qu’à 17 ans, Bergeron a compilé une fiche de six buts et 14 passes en 40 matchs. Des chiffres qui ressemblent étrangement à ceux de Claffey, non?•
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