
Presque à pareille date l’an dernier, quelques partisans écrivaient sur les différents forums de discussion qu’Éric Veilleux avait perdu le contrôle de sa chambre et que la bisbille s’était installée entre les vedettes du club. Il y en avait un sur ce blogue qui se disait tellement convaincu de ça qu’il menaçait de dévoiler ses infos si la situation ne se plaçait pas.
La suite, on s’en souvient tous. Dès le début des séries, les Cats ont joué à la hauteur des attentes. Ils ont pilé sur les Tigres, les Olympiques et les Remparts avant d’échapper la Coupe du Président par un petit but aux mains des Voltigeurs, une équipe différente mais certainement aussi puissante. Les critiques ont laissé place à beaucoup de compliments adressés à Veilleux sur sa façon de préparer ses troupes pour la guerre et Martin Mondou l’a récompensé en lui offrant une extension de trois ans.
Mais la saison en dents de scie des Cats cet hiver a fait ressortir les détracteurs du petit général. C’est correct, personne n’est obligé d’aimer un homme de hockey ou d’apprécier son travail. Et une chose est certaine, Veilleux a certainement une partie du blâme à assumer pour une saison bien en-deça des attentes.
Mais là où je débarque, c’est quand les mêmes cancans sur l’ascendant de Veilleux sur ses hommes refont surface. Depuis le départ d’Olivier Ouellet, certains s’amusent derrière le clavier à prétendre que le torchon brûle entre le pilote et ceux qui contrôlent le vestiaire. Et depuis le départ de Jérôme Dupont de Gatineau, certains rêvent à un coup d’état semblable à Shawinigan.
Réglons d’abord la question du leadership du protégé de Bob Hartley. Rien ne m’indique que Veilleux n’est pas bien en selle. Est-ce que tous les joueurs des Cats filent le parfait bonheur? Bien sûr que non, il y a toujours des gars qui sont mécontents dans un vestiaire. Pensez-vous qu’Antoine Tardif était heureux l’an dernier de céder son filet à Marco Cousineau? Que Dominik Schlumpf s’éclatait en mangeant du pop-corn dans les estrades du Centre Bionest? L’important pour un entraîneur, c’est d’avoir les leaders de son bord et de s’assurer que la majorité va suivre la parade. Mes espions m’indiquent que Veilleux a toujours cet appui.
Secundo, je ne crois pas du tout à un congédiement pour l’instant. Martin Mondou a beau être impulsif, il sait compter et le lourd contrat de Veilleux le met au moins à l’abri jusqu’à l’an prochain. D’autant plus que Mondou sait qu’il a une part de responsabilités à assumer lui aussi dans les insuccès de l’équipe…
La bonne nouvelle, pour les anti-Veilleux comme pour les pro-Veilleux, c’est que sous son règne, les Cats ont toujours mieux paru en séries qu’en saison. Qui sait si la plus vieille concession de la LHJMQ ne pourra donner plus de fil à retordre que prévu aux puissants Tigres…
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