Steve Turcotte: Temps d'arrêt

Archive, octobre 2008

Vendredi 31 octobre 2008 | Mise en ligne à 11h24 | Commenter Commentaires (15)

Aussi forts qu’en 2000-2001?

Le début de saison des Cataractes fait bien paraître le directeur-gérant Martin Mondou, qui a promis plus d’une fois que 2008-2009 serait l’année des Cataractes. Le 40e anniversaire de la concession, puis le déménagement dans le nouvel amphithéâtre sont deux éléments de fierté pour les partisans de l’équipe mais le clou du spectacle doit être une présence à Rimouski au printemps.

Avec dix triomphes d’affilée, les hommes d’Éric Veilleux montrent maintenant une fiche de 17 gains et quatre échecs depuis le déclenchement des hostilités. Avec une offensive aussi dévastatrice, ils commencent drôlement à ressembler à l’édition 2000-2001, qui avait dominé la scène canadienne et qui avait terminé avec 54 victoires en poche en 72 matchs.

Cette saison va rester à jamais dans la mémoire des partisans shawiniganais. Six gars de cette équipe (Radim Vrbata, Jason Pominville, Marc-André Bergeron, Alexandre Burrows, Olivier Michaud et Zbynek Michalek) alors dirigée par Denis Francoeur ont goûté à la Ligue nationale et du nombre, seul Olivier Michaud n’a fait que passer.

Est-ce que l’édition de cette saison est aussi puissante que 2000-2001? Un peu tôt pour le dire mais chose certaine, elle n’a pas autant de profondeur.

Simon Lacroix

Simon Lacroix

Offensivement, les deux équipes sont comparables. McNicoll, Pistilli, Petersen, Vandall et Labrecque n’ont rien à envier aux Forget, Pominville, Vrbata, Bellemare et Dufort. Dans les filets, Timo Pielmeier est aussi solide, sinon plus que Frédéric Cloutier.

C’est en défense que ça se complique. Veilleux doit composer avec une brigade défensive bien moins aguerrie. Avec ses 42 buts, Marc-André Bergeron détient toujours le record pour le plus grand nombre de buts en une saison pour un arrière. Appuyé par les Michalek, Desmarais, Lessard et Ettinger, Bergeron était la tête d’affiche d’une défensive mature et bien balancée. La bande à Simon Lacroix n’est pas aussi dominante.

Les acteurs de soutien étaient aussi pas mal plus dérangeants sous Francoeur. Sans rien enlever aux Tremblay, Legault et Houde-Caron, ils ne font pas le poids devant Quessy, Chicoine et Noiseux. Finalement, Ashton Bernard est un bagarreur redouté à travers la ligue, mais jamais autant que ne l’a été ce bon vieux Trevor «Big Show» Ettinger.

Voilà pour la comparaison théorique entre les deux équipes. Le match est à l’avantage de 2000-2001. Du moins pour l’instant.

Car le vrai débat se tiendra quelque part en mai. Aussi puissante était l’équipe de Forget, Vrbata et Bergeron, elle s’est effondrée en séries. Certes l’élimination la plus crève-coeur de l’histoire de la concession.

Si les hommes d’Éric Veilleux réussissent à soulever la Coupe du Président, ils devanceront automatiquement l’édition de 2000-2001 dans le palmarès de la concession.

C’est plaisant de comparer les deux clubs sur papier. Mais le vrai examen c’est la grande valse du printemps. Et à mon avis, il sera sans appel.

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