Notre journaliste Émilie Côté en est à son troisième et dernier voyage, après un premier à Bali et Tokyo, et un deuxième en Éthiopie. Après Paris, Amstersdam, Copenhague et Londres, la voici dans les enivrons de Venise, son avant-dernière escale européenne.
ÉMILIE CÔTÉ
Je suis partie de mon hôtel de Mestre (situé sur la terre ferme à 8 kilomètres de Venise) sans trop me presser. Je devais prendre le train jusqu’à Venise, puis un bateau jusqu’à Lido, une île de 12 kilomètres qui est le rendez-vous des stars lors de la Mostra, le Festival international du film de Venise.
Je n’avais même pas pris l’adresse de mon prochain hôtel en note. Je me souvenais juste de son nom: l’Hôtel Vienna.
De la gare de Venise, il m’a pris environ 45 minutes avant d’arriver à Lido avec tous les arrêts.
Le bateau comme transport en commun, I love it!


Débarquée du bateau à Lido, j’ai demandé à une femme du bureau touristique de m’indiquer le chemin pour me rendre à l’hôtel Vienna.
-Cela ne me dit rien. C’est peut-être à Lido de Jesolo?
-Bien je ne suis pas à Lido?
-Vous êtes à Lido. Pas à Lido de Jesolo. Vous devez prendre un autre bateau, puis un bus.
Ah OK… Il y a deux Lido !?!
J’ai alors cherché et trouvé un café Internet pour voir où est Lido de Jesolo et où est localisé mon hôtel.
Lido de Jesolo n’est pas une île comme je le pensais, mais est situé sur la terre ferme, à 45 minutes d’autobus d’où était mon hôtel à Mestre.
En passant par Venise, cela m’aura plutôt pris trois heures pour m’y rendre. C’est comme si du Plateau Mont-Royal, j’étais passée par les îles de Boucherville pour me rendre au Stade olympique. Mettons…
Encore pire: j’ai fait un détour par deux îles du sud-ouest alors que je devais tout simplement rester sur la terre ferme et aller à l’est. (Voir la carte ici…je suis passée par “1″ pour me rendre de “C” à “B”).
Pas grave, j’ai mangé d’excellentes aubergines parmigiana dans le café de Lido (le Lido tout court) où j’ai utilisé Internet.

Mais heureusement que j’avais laissé ma principale valise à la gare de Mestre. Je n’ai vraiment plus de patience à traîner mes bagages. (Regardez-la qui se plaint, me direz-vous, mais c’est comme ça que je me sens!).
***
Puis je suis arrivée à la station balnéaire de Lido Di Jesolo, là où les hôtels s’enlignent sur une vingtaine de kilomètres de plage, là où les jeunes viennent faire la fête, là où une longue rue commerçante est fermée à la circulation le soir.
J’étais bien contente d’être là.


Chaque hôtel a son petit coin de plage derrière la plage publique, qui, elle, est devant la mer.


Après quelques observations, j’en ai conclu que le maillot “string” ne fait pas bien à tout le monde, et que je suis très contente que ce ne soit pas à la mode chez nous.
Pour rester dans la même thématique, le “cordon” littoral de Lido di Jesolo fait 20 kilomètres (voir carte ici). C’est donc de la plage à perte de vue avec une piste asphaltée entre les hôtels et le sable qui permet aux gens de faire du jogging ou du vélo d’un bout à l’autre du littoral.


***
Mon hôtel, le Vienna, est situé à deux minutes de la plage. J’aime beaucoup sa décoration rétro-contemporaine.


Le fenêtre de ma chambre donne sur l’artère principale fermée à la circulation après l’heure du souper, où les gens font du shopping et le party jusque tard le soir.


Vous aurez compris qu’on va à Lido de Jesolo pour sortir et non pour passer un weekend intime en amoureux.

(Mais, avis aux intéressés, il y a plusieurs campings dans les environs de Lido de Jesolo.)
***
Le lendemain de mon arrivée, j’ai donc travaillé et joggé le matin, puis préparé mon prochain voyage en Slovénie en après-midi entre deux siestes et baignades dans la mer.

En soirée, j’ai mangé là où je n’avais pas pu avoir une table la veille, soit le restaurant situé tout juste à côté de mon hôtel, appelé LP26. Leur spécialité: le prosciutto.

Alors que je me disais que j’en ai un peu marre de manger seule, j’ai croisé par hasard un employé de l’Orient-Express, nommé Giuseppe, qui était avec trois copines italiennes dont les parents ont tous des hôtels dans les Dolomites. L’une d’entre elles, Nathalie, venait de passer un mois à Montréal pour apprendre le français.
Non, mais quel hasard!!!
Je n’avais pas mon appareil-photo, mais je garderai un très bon souvenir de notre soirée arrosée de prosecco, soirée qui a commencé quand je pensais aller me coucher.
Ah, les imprévus, toujours plus l’fun que ce qui était prévu:)
Je vous laisse là-dessus.
Et je vous redonne des nouvelles de la Slovénie, petit pays coincé entre l’Italie, l’Autriche et la Croatie.
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