Le Blogue-Trotter

Archive de la catégorie ‘Tokyo’

Lundi 19 avril 2010 | Mise en ligne à 21h56 | Commenter Commentaires (12)

Conclusion japonaise

Notre journaliste Émilie Côté a quitté Tokyo. Elle rentrera quelques jours à Montréal avant de repartir pour l’Éthiopie, pour aller travailler pendant deux semaines dans un orphelinat d’Addis Abeba, la capitale. C’est si les vols pour l’Europe reprennent d’ici samedi…

ÉMILIE CÔTÉ

Ah que c’est toujours bizarre la dernière journée d’un voyage. C’est un double-sentiment: on est à la fois triste de partir, mais fébrile à l’idée de rentrer à la maison. Dans mon cas, ce ne sera qu’un touch and go à Montréal, comme on dit en bon français, mais j’en profiterai pour faire le plein de famille et d’amis… Et je ferai du lavage :)

C’est sans compter la rédaction des articles qui paraîtront dans le journal.

Mais je suis toujours à Tokyo au moment d’écrire ces lignes. Je m’apprête à prendre l’avion. Avant de m’envoler au-dessus du Pacifique, laissez-moi vous raconter ma dernière journée dans la mégapole japonaise.

Au programme hier: deux secteurs animés de Tokyo où je n’avais pas mis les pieds, soit Shinjuku et Ikebukuro.

La journée a mal commencé, mais je vous raconterai le très banal incident à la fin du message.

Shinjuku, donc. Shinjuku en quelques mots? D’abord la station de métro la plus fréquentée au monde, avec 3,6 millions de personnes qui y transitent chaque jour.

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Shinjuku, c’est aussi le Park Hyatt Tokyo (où l’action du film Lost in Translation se déroule), mais surtout des grands magasins et de grands édifices qui appartiennent aux grandes compagnies japonaises.

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Mais après quatre jours à Tokyo, les gratte-ciel et les grandes artères commerciales, c’est moins épatant… Je suis donc allée à Shinjuku pour voir le quartier chaud (le “red light“) et le quartier gai.

Le secteur des bars et des clubs XXX se nomme Kabukicho. Il est dans des ruelles derrière les grands édifices “importants” de Shinjuku.

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Pas de doute, j’étais au bon endroit.

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Imaginez tous ces néons qui brillent la nuit:

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Dans le Lonely Planet, on dit que les “clubs d’hôtesses” et les “salons de massages” sont contrôlés par les yakuza, les “mafieux”. What’s new… Tant qu’à faire, précisez donc que les hôtels où on offre des tarifs de sieste ne sont pas recommandés :)

Ce qui m’a frappée, c’est plutôt la grande “offre” masculine:

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Pas trop virils les gars..hein les filles? Contrairement à ce gorille !?!

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Il faut savoir que je n’étais pas encore dans le quartier gai. En m’y rendant, j’ai cru entendre de la musique traditionnelle de Bali. Bien, je n’étais pas folle, ai-je constaté, en croisant cet hôtel. (Ah Bali, où je suis allée avant Tokyo…merci d’être entré dans ma vie!)

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J’ai continué à marcher. Étais-je rendue dans le quartier gai? J’ai sorti ma carte pour vérifier. Mais en fouillant dans mon sac, j’ai vu ce DVD dans une vitrine. J’avais ma réponse.

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Il n’y pas grand-chose à voir de jour. Mais on peut constater qu’il y en a pour tous les goûts. Dans cet édifice, on a le choix: les ours ou les athlètes?

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J’ai su que j’aurais été admise dans ce bar:

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Et que je manquerais cette soirée de drags au Advocates Bar, décrit par le Lonely Planet comme “un lieu de convivialité homo”. (Il me semble que ça fait tellement “1995″ l’expression “homo”… )

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Bon, il se faisait tard et je voulais voir le quartier d’Ikebukuro de jour, situé à quelques stations de métro.

***

L’une des nombreuses sorties de métro où je suis sortie donnait sur un site en construction:

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Je suis donc partie à droite et j’ai abouti dans une ruelle fascinante.

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Il y avait un établissement où l’on vendait de l’alcool, mais qui était aussi un bar improvisé, fréquenté seulement par des hommes:

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Il y avait aussi plusieurs salles de pachinko & slot…

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Des gens viennent manifestement y décompresser après le travail en jouant et en enfilant des cigarettes (ce que ça puait la boucane là-dedans):

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La ruelle débouchait sur l’une des artères principales d’Ikebukuro. La vue était beaucoup mieux ici:

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J’ai croisé ces écoliers:

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Recommandé par quelqu’un sur Twitter, le secteur d’Ikebukuro est certainement à visiter. C’est plus japonais, moins occidentalisé. Nous sommes davantage témoins de la vie quotidienne des Tokyoïtes.

J’ai par ailleurs mangé dans un excellent restaurant de sushis, où l’on était bien surpris de voir y entrer une touriste.

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En sortant du restaurant, la nuit était tombée:

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Je suis allée fouiner dans un magasin de disques…

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…et en voyant cette boutique, je me suis dit: “Vivre la liberté assumée de Tokyo!”

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Puis dans le métro, j’ai croisé l’acteur Christopher Walken déguisé en Japonais:

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En j’en ai conclu que les hommes d’affaires japonais qui ont des lunettes des années 80 ont l’air plus importants:

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***

Alors voilà, c’est déjà la fin des mes aventures japonaises. Ce qui m’a le plus frappée? La “droiture” des Japonais. Je m’explique…

Ils sont 500 à attendre à une intersection. Le feu est rouge et il n’y a pas l’ombre d’une voiture, mais personne n’emboîte le pas avant que la lumière tourne au vert.

Les gens respectent les règles et sont honnêtes. Pour eux, ce n’est pas pensable de jeter un papier de gomme par terre. Et si vous laissez un petit peu de pourboire, on vous le redonne! (Le pourboire n’est pas commun au Japon).

Je suis allée en Chine et je m’y suis sentie en très grande sécurité. Au Japon, encore plus… Mais comme me le soulignait une barmaid d’origine polonaise qui vit à Tokyo depuis cinq ans: “ils sont tellement riches, ils s’en foutent des 100$ dans vos poches.”

C’est bien vrai…ce qu’ils ont de l’argent et ce qu’ils magasinent les Tokyoïtes. Surtout les jeunes. Mais où prennent-ils leur argent? Et le dimanche à 22h, pourquoi traînent-ils encore dans les boutiques?

Mais je dois préciser que les Tokyoïtes n’incarnent pas la vie traditionnelle japonaise. On dit que les gens qui sont à Tokyo ont voulu fuir les lourdes obligations familiales traditionnelles japonaises. Cette image est très poétique, et il ne faut pas généraliser (je ne suis pas sortie de Tokyo), mais il est vrai que les Tokyoïtes dégagent l’impression qu’ils font ce qu’ils en ont bien envie et qu’ils n’ont besoin de personne.

Ils sont “autarciques”, comme me le soulignait un ami avant de partir. Ils font leurs trucs et n’ont pas besoin de faire parler d’eux. C’est un peu comme ça politiquement, non? Pourquoi nous connaissons bien les chefs d’États chinois, russe, etc., mais pas celui du Japon. Et le système politique japonais, comment fonctionne-t-il? Vous connaissez quelqu’un qui a pris un cours d’histoire du Japon à l’université?

Pas moi en tout cas…mais je compte bien faire du rattrapage.

J’ai bien hâte à mon retour à Montréal pour mettre la main sur l’édition hors-série du Courrier international intitulé Pop Japan. Je vous en reparlerai.

Mais la “droiture” des Japonais peut aussi avoir ses mauvais côtés pour un touriste de l’Amérique du Nord. Je vous disais au début de ce message que ma journée d’hier a mal commencé. Ce n’est rien, mais je vous raconte…

Je me suis rendue dans un centre d’entraînement très tôt en matinée pour courir (il était impossible de faire du jogging dans le coin achalandé de mon hôtel).

Il a fallu que je prenne le métro (les gyms sont très rares à Tokyo). Le premier Gold Gym (est-ce que ça existe encore chez nous?) que j’ai vu était fermé. Je me suis donc rendue à un deuxième. Pour m’entraîner seulement une fois, il fallait que je paye 30$ !?! J’étais prête à le faire (quand j’ai un plan dans la tête, il n’y a rien pour m’arrêter), mais la fille au comptoir ne voulait rien savoir (dixit RBO), car je n’avais pas mon passeport avec moi. J’étais rouge de rage. J’essayais de lui faire comprendre (gestes à l’appui) que ça faisait une heure que je cherchais un maudit gym d’ouvert, que c’était ma dernière journée, que je n’avais pas le temps de niaiser et que je voulais juste courir 45 minutes et m’en aller. Même un entraîneur a essayé de plaider en ma faveur.

Rien à faire.

-No, I’m sorry. I need your passport. It’s the rule.

Ah ben t… J’étais vraiment à bout de nerfs. Mais bon, je me suis calmée…valait mieux profiter de ma dernière journée à Tokyo après tout.

J’ai aussi dû me calmer quand j’ai retiré 300$ au lieu de 30$ avant d’aller au restaurant pour mon dernier repas.

Mais j’apprends beaucoup du bouquin que je lis dont je vous ai parlé, Eat, Pray & Love. En gros: on ne peut pas tout contrôler dans la vie. Surtout en voyage.

Parlez-en aux Québécois qui sont pris en Europe, ou pris à Montréal dans l’espoir de partir. Moi je ne suis pas encore revenue à Montréal, mais je passe par l’Europe pour aller en Afrique samedi.

Mais à quoi bon stresser sur quelque chose qu’on ne contrôle pas (ndlr: un volcan!).

Mon Dieu, je suis rendue aussi relax que Christian Bégin. “Vino”, comme dirait Marc Labrèche, en imitant le comédien qui porte un bracelet de cuir.

Allez, trêve de niaiseries.

Je vous dis à bientôt .

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Lundi 19 avril 2010 | Mise en ligne à 11h19 | Commenter Commentaires (8)

Poutine et porno manga à Akihabara

Il ne reste plus qu’un jour à notre journaliste Émilie Côté pour profiter de Tokyo  avant de rentrer à Montréal. Partie il y a deux semaines, elle a passé la première moitié de son voyage à Bali, en Indonésie. Son retour à Montréal sera court. Elle sera en Éthiopie la semaine prochaine, du moins si les vols pour l’Europe reprennent d’ici samedi.

ÉMILIE CÔTÉ

La dernière fois que je vous ai quittés, je partais à la rencontre des Harajuku girls, ces filles déguisées en poupées ou en lolitas-gothiques qui se retrouvent chaque dimanche à Tokyo.

Elles ne sont plus que quelques-unes à s’y retrouver. Pour être bien honnête, les touristes qui se déplacent pour les photographier sont plus nombreuses qu’elles. C’est en train de devenir un phénomène du passé.

Mais je pourrai dire que dans ma vie, j’ai vu de mes yeux vu des harajuku girls, aussi appelées cosplay-sazu.

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Cette dernière avait le support moral de son chum quand son bidule de princesse a brisé:

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Il y avait même une harajuku girl caucasienne:

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Autre signe que les temps changent, cette femme portait un kimono traditionnel, mais consultait son cellulaire/lecteur MP3.

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De toute façon, les harajaku girls ont des remplaçants sur le pont qui relie le sanctuaire Meiji-jingu et la rue Omotesando (rue comparée aux Champs-Élysées dont je vous parlais hier). Des gars qui offrent des calins gratuits. “Free hugs“. Why not?

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La veille, je n’avais pas pris le temps d’aller me balader dans ce que le Lonely Planet décrit comme le plus beau sancturaire shinto de Tokyo (voire du pays), le Meiji-Jingu. Construit en 1920 en l’honneur de l’empereur Meiji et de son impératrice, il comprend un jardin. On peut s’entendre pour dire que c”est comme un parc. Il faisait beau hier, donc la balade était bien agréable:

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J’ai aussi croisé les sosies japonais de Jack et Meg White du groupe The White Stripes.

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Et le petit bonhomme le plus looké qu’il m’est arrivé de voir pour son âge. Non mais regardez-moi ses skinny jeans et ses espadrilles:

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Je suis ensuite passée du calme à la folie en me rendant à Akihabara, appelée “la ville électrique”, le paradis des amateurs de mangas, de jeux vidéo et de gadgets électroniques.

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Ah Sega! Je connais, me suis-je dit. Je jouais à Sonic avec mon frère quand j’étais petite:

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Il y a des cabines pour jouer un peu partout.

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Et des magasins d’électronique aux rangées sans fin:

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Dans un magasin “ordinaire”, j’ai vu ça:

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Et un peu plus tard, j’ai bien dû me rendre à l’évidence: ce dont je redoutais l’existence existe bel et bien…

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Moi, dans ma tête de jeune femme innocente, les mangas, c’était des “comics”, des dessins animés. C’était Demetan, Candy, Rémi et Ochi qui m’ont donc fait pleurer quand j’étais enfant… Bien non, il y a de la porn de mangas !?!

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(Entendre des voix de dessins animés qui jouissent, j’ai trouvé ça très limite.)

Les clients masculins du magasin n’appréciaient pas tellement le fait que je prenais des photos (celles que j’ai mises en ligne sont très softs):

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En sortant du magasin, j’étais encore un peu sous le choc quand…TADAM, j’ai trouvé ce que je cherchais depuis mon arrivée à Tokyo: l’un des fameux restaurants Becker’s qui font de la poutine!

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Voir un article du Time Out ici, dans lequel les proprios des Becker’s expliquent pourquoi ils ont mis au menu ce ”dish from rural Quebec“.

J’y ai goûté, et ce n’était pas aussi bon que chez nous. Tout est dans le fromage, dont il n’avait que très peu.

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C’est alors qu’une chanson de Sara McLachlan s’est mise à jouer à la radio. Je me sentais presque comme chez nous:)

Surtout qu’en matinée, j’avais vu que le Canadien avait perdu contre les Capitals. Pas sur Cyberpresse: dans le journal japonais The Daily Yomiuri !!

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***

Au moment d’écrire ces lignes, je suis rentrée à l’hôtel. Un lecteur me dit d’absolument aller dans le quartier d’Ikebukuro. Demain peut-être? Ce sera ma dernière journée et Shinjuku figure déjà à mon programme. On verra bien.

Allez, à demain. Et priez pour des milliers de voyageurs et moi que les vols reprennent bientôt entre l’Amérique du Nord et l’Europe. Je suis supposée arriver en Éthiopie dimanche prochain. Et ce n’est pas pour faire la belle vie. C’est pour une bonne cause, soit travailler dans un orphelinat et faire un reportage sur les voyages dits “solidaires”.

Si j’étais toujours à Bali, je ferais des offrandes.

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Dimanche 18 avril 2010 | Mise en ligne à 0h01 | Commenter Commentaires (8)

Marche au soleil et musée dans les airs

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ÉMILIE CÔTÉ

C’était ma troisième journée à Tokyo, hier. Je voulais trouver un gym et aller à Shinjuku, mais j’ai changé d’idée quand j’ai ouvert les rideaux de ma chambre… Ô miracle: il faisait soleil! J’ai donc décidé de transformer 40 minutes de jogging en une longue marche de quatre heures.

J’ai pris le métro jusqu’à la station Harajuku. Mon but: aller voir les adolescentes appelées harajaku girls ou cosplay-zoku, au look de manga ou au look de lolitas-gothiques. Elles se retrouvent tous les weekends sur le pont qui relie le parc Meiji-jingu et la rue Omotesando. Mais elles n’étaient pas là: juste le dimanche apparemment. Pas grave, me suis-je dit, j’y retournerai le lendemain (aujourd’hui).

Ce qu’il y avait du monde, ça se sentait que c’était le weekend. Et j’ai enfin vu des bébés et des familles. Je me demandais où se cachaient les enfants depuis mon arrivée.

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Même les enfants ont tout un look:

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J’ai descendu la fameuse ruelle Takeshita-dori, le paradis des vêtements, accessoires et gadgets pour adolescentes. C’était bondé. J’avais presque peur juste à l’idée d’y entrer. Je blague, mais:

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Takeshita-dori, c’est comme un monde de poupées ou le Club Price du magasin Ardène:

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Les Japonais aiment le sucré. Les adultes sont fous des pâtisseries, alors que les jeunes aiment ce qu’il y a de plus rose bonbon et de plus artificiel. Sur Takeshita-dori, on vend des espèces de crêpes à la crème glacée, qui ont l’air d’un jouet tellement elles sont colorées. Les jeunes filles faisaient la file pour en acheter :

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Un peu de street styling maintenant. Juste deux photos.

1) Un look “approuvé”, à la fois pour la mère et son ado:

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Un look “désapprouvé”:

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J’ai pris une autre artère parallèle, la fameuse rue Otomesando, qu’on compare aux Champs-Élysées. Devinez quoi? C’était noir de monde!

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À gauche, vous pouvez voir que des photos d’époque de la rue Otomesando étaient exposés. Très intéressant comme contraste.

Avant:

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Après:

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Ce sont les Channel, Louis Vuitton et Jimmy Choo qui ont un pied à terre sur Otomesando. Magasiner est un sport national pour les Tokyoïtes, qui ont beaucoup d’argent.

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Je ne savais pas que Cyndi Lauper et Lady Gaga posaient ensemble pour la marque de maquilage MAC:

 

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Au bout d’Otomesando, j’étais rendue dans Aoyama, un quartier du centre de Tokyo. Mon but était de me rendre à pied jusqu’au complexe de Roppongi Hills, dont l’immense tour fait 54 étages.

Je vous en parle depuis mon arrivée à Tokyo de l’omniprésence de tout ce qui est français dans les commerces. J’en rajoute: on a même donné à ce restaurant Subway une touche frenchy !?!

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J’ai continué à marcher. J’ai croisé des gens à vélo et plusieurs machines distributrices, qui sont très typiques de Tokyo:

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Je me suis ensuite baladée dans le cimetière d’Aoyama:

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Que c’était à la fois agréable et étrange d’être pratiquement seule dans un endroit si vaste et si calme:

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C’était facile de ne pas perdre mon chemin. Disons que la Roppongi Hills Mori Tower est difficile à manquer:

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Un peu plus loin, j’ai croisé des jeunes qui attendaient en file pour un spectacle dans une salle (nommée Alife) qui accueillera bientôt les Chemical Brothers. Un show à 16h, je trouvais ça tôt, mais bon…

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Puis je suis arrivée “au pied” de l’imposant complexe Roppongi Hills, un immense développement inauguré en 2003 qui regroupe des bureaux, des magasins de luxe, un hôtel, un cinéma et des musées.

Pour 15$, je suis montée en haut dans l’observatoire de la tour, ce qui incluait un accès au Mori Art Museum, un musée d’art contemporain qui est aussi au 52e étage, à 238 mètres dans les airs.

La vue d’en haut est à couper le souffle. Merci mon Dieu qu’il faisait soleil hier.

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Je voyais de haut la Tokyo Tower, qui copie, pour reprendre l’expression du Lonely Planet, la Tour Eiffel avec un charme rétro.

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Parfois, il est possible de voir le mont Fuji au loin mais le ciel n’était pas assez clair. Pas grave, j’étais déjà abasourdie par tant de grandeur, me rappelant quand j’étais allée en haut du Shanghai World Financial Center (voir mon reportage ici).

J’ai aimé voir les Japonais admirer leur propre ville:

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J’ai ensuite visité le Mori Art Museum. L’exposition se voulant une réflexion sur le potentiel artistique et le futur du Japon tombait en plein dans mes cordes.

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Avec des sacs de marques luxueuses, un artiste s’inquiétait de la dégradation de l’environnement tout en dénonçant la surconsommation:

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Il y avait ensuite une oeuvre de l’artiste Aikawa Masaru, qui, par le biais de CD, s’intéresse à l’art et à sa copie pour sa consommation de masse, en lien avec la théorie de l’intellectuel Walter Benjamin (sur qui j’avais fait un travail à l’université). Voir le site Internet de l’artiste ici.

Il décrit son exposition comme suit: “Those CDs covers are duplicated in acrylic on canvas. Each CD cover is accompanied by handwritten lyrics and inserts, as well as an actual CD on which I have sung the songs myself and recorded them. I have passionately and respectfully duplicated the music a cappella.”

Pour résumer, il a repeint les pochettes de tous les disques qu’il a choisis (Beck, Kraftwerk, Mudhoney, Jimi Hendrix)  et réenregistré les chansons avec sa propre voix a capella:

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J’ai poursuivi ma visite de l’expo:

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L’artiste Morimura Yasumasa aime se mettre en scène en pastichant des tableaux, des films, des scènes et/ou des personnages importants de l’histoire. Il est ici en Charlie Chaplin qui imite Hitler dans le film Le Dictateur.

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Dans une salle, il y avait ensuite des sculptures sonores de l’artiste UJINO. C’était vraiment impressionnant quand les structures se mettaient à faire du bruit avec des jeux de lumière. Malheureusement, je ne pouvais pas faire de vidéo, mais voici quelques photos:

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J’ai ensuite pris le métro pour rentrer à Shibuya “toute seule comme une grande” en faisant un transfert à la station de Shinjuku, la station de métro où le plus de gens transitent au monde. (Je retournerai à Shinjuku lundi.)

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Et à Shibuya, où est mon hôtel, c’était la fièvre du samedi soir. Au risque de me répéter, il y avait foule.

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Allez, à demain. Je pars à la rencontre des Harajuku girls.

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