
Photo: The Rooms
ARIANE KROL
ST. JOHN’S
La morue, jadis si abondante, a longtemps été le moteur économique de Terre-Neuve. Le moteur s’est essoufflé avec la diminution de la ressource, mais le savoureux poisson demeure omniprésent sur les tables.
On pense évidemment aux fish and chips, que l’on trouve une foule d’endroits. Je voulais essayer celui de Leo’s, une adresse refilée par le collègue Yves Boisvert, mais c’est fermé le dimanche. Je me suis rabattue sur le Ches’s voisin, une petite chaîne locale qui est une véritable institution à Terre-Neuve.
Mais la morue entre aussi dans la composition de plats plus typiques, comme les langues de morues servies avec des scrunchions (minuscules dés de lard salé) et le fish and brewis (de la morue dessalée et des morceaux de pain sec réhydratés, aussi servis avec des scrunchions). Savoureux, mais pas léger léger. Surtout dans les restos qui font dans la cuisine traditionnelle, comme Velma’s.
Heureusement, des nouvelles adresses ont repris le flambeau, et l’ont amené plus loin. Comme le bien-nommé Bacalao qui, en plus des plats de morue plus classiques, propose chaque jour une morue dessalée différente, qui peut aussi bien être apprêtée avec une sauce vodka et du saumon fumé qu’avec du curry.
La morue n’est peut-être plus la monnaie d’échange locale, mais elle demeure une délicieuse carte de visite.
Lire les commentaires (8) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 






