Le Blogue-Trotter

Archive de la catégorie ‘Simon Chabot’

Mardi 21 février 2012 | Mise en ligne à 12h24 | Commenter Commentaires (25)

Votre avis sur le prix des billets d’avion

Un avion sur la piste à l'aéroport Montréal-Trudeau. Photo François Roy, La Presse.

Un avion sur la piste à l'aéroport Montréal-Trudeau. Photo François Roy, La Presse.

SIMON CHABOT

Vous est-il déjà arrivé de tomber sur un prix d’avion imbattable pour vous rendre compte, au moment de l’acheter, qu’il fallait aussi payer les taxes et les suppléments pour le carburant… et qu’au fond, l’aubaine en question n’en était pas une?
Sur le site de Sunwing, par exemple, on trouve aujourd’hui un billet pour un vol Toronto-Varadero annoncé à 25$. Avec la mention, en petits caractères, «+ taxes de 290$». En fin de compte, donc, le billet coûte 315$, un bon prix, certes, mais on est loin des 25$ affichés en page d’accueil. S’il est intéressant de constater que, selon ce qui est écrit sur le site, les gouvernements, entreprises, agences et aéroports empochent 12 fois plus d’argent en frais par siège vendu que pour le billet en tant que tel (!), on peut néanmoins trouver la méthode de vente un peu déloyale.
Pour les départs au Québec, la réglementation prévoit déjà que les prix annoncés doivent inclure les taxes. Ainsi, sur le site de Sunwing, on trouve des vols Montréal-Varadero à 325$, avec la mention «le prix inclut les taxes de 300$».
Tout ça pour vous dire que l’Office des transports du Canada veut savoir ce que vous pensez des publicités sur les prix des billets d’avion.
L’organisme réglementaire tient en effet jusqu’au 26 février une consultation en ligne, que vous trouverez ici.
Le but de la chose? «Le gouvernement du Canada a annoncé, à la fin de l’année dernière, que l’Office des transports du Canada procédera à l’élaboration d’un règlement exigeant que les transporteurs aériens incluent dans leurs annonces, tous les prix du transporteur ainsi que tous les droits, les frais et toutes les taxes. Le nouveau règlement vise à assurer une plus grande transparence et à permettre aux consommateurs de déterminer aisément le coût total d’un service aérien – avant de prendre leur décision d’achat», lit-on dans un communiqué de l’Office.
Quant à savoir pourquoi les taxes sur les billets d’avion sont si élevées… eh bien, disons que c’est un débat qui reste à faire. Et d’ailleurs, qui perçoit toutes ces taxes? Le document en lien date un peu, mais donne une idée de tous les suppléments qui s’ajoutent au prix de base d’un billet d’avion. Chose certaine, avec des taxes et de frais de plusieurs centaines de dollars pour chaque passager, les billets à très bas prix comme en Europe (sur Air Berlin, on trouve facilement un vol Paris-Berlin à 73 euros – soit moins de 100$ -, toutes taxes et frais compris), c’est pas pour demain la veille au Canada!
Alors, qu’est-ce que vous pensez des prix des billets d’avion au pays? Sont-ils trop chers? Croyez-vous que des taxes élevées contribuent à accroître la sécurité à bord? On vous écoute…

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Jeudi 9 février 2012 | Mise en ligne à 13h39 | Commenter Commentaires (8)

Lonely Planet fait le tour du Canada

Habitat 67, une beauté canadienne aux yeux de Robert Reid, auteur de Lonely Planet. Photo PC

Habitat 67, une beauté canadienne aux yeux de Robert Reid, auteur de Lonely Planet. Photo PC

SIMON CHABOT

À la demande de la Commission canadienne du tourisme, l’éditeur de guide de voyage Lonely Planet a demandé à Robert Reid de parcourir le pays d’un océan à l’autre pour produire un microsite consacré au Canada.

Lonely Planet assure avoir fait l’exercice en toute impartialité, précisant que la Commission n’avait aucun droit de regard sur le contenu du site. Le résultat ressemble néanmoins à une formidable publicité pour le pays. Baptisé «Explore Canada like a local», le site est en effet fort joli. Et rempli de milliers de suggestions de restos, d’hôtels, de sorties, etc. On y trouve aussi sept clips relatant les escapades canadiennes de M. Reid à Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, Toronto, Montréal et St. John’s.

À la suite de sa virée canadienne, Robert Reid a décidé d’attribuer sur son blogue des prix aux villes canadiennes. En tête de liste: Montréal. «Une ville ridicule! L’une des cinq meilleures villes du monde» dit-il. Ridicule!? Le blogueur Gary Lawrence lui a demandé de préciser un peu sa pensée: «C’est du slang pour dire ridiculement bonne! Montréal est l’une de mes villes favorites du monde, et assurément ma préférée au Canada», lui a-t-il dit.

L’auteur reconnaît néanmoins de grandes qualités à d’autres villes. Il a ainsi beaucoup aimé le quartier de Toronto-Islands, à Toronto, le Carnaval de Québec, la ville la plus agréable pour vivre l’hiver canadien, l’énergie de Winnipeg, la beauté de Vancouver et il a été fort surpris par Edmonton, qui n’a rien d’une ville pétrolière ennuyante, avec ses sentiers qui bordent la rivière et ses librairies. Il semble en outre avoir très envie de retourner un jour à St. John’s, Terre-Neuve.

Si vous pensez voyager au pays, passez faire un tour sur le site. Il mérite le détour et on peut même y construire et y partager un itinéraire. Un gros bémol, cependant. On trouve aujourd’hui la plupart des guides Lonely Planet en français, mais le contenu du microsite, pourtant financé par le gouvernement du Canada, est en anglais seulement.

AJOUT (13/02/12):  Comme le fait remarquer kilraen, la version française du site est maintenant en ligne. Le lien ne fonctionnait pas quand cet article a d’abord été publié. L’application mobile et les vidéos de Robert Reid n’ont pas été traduits, mais les textes de présentation, oui.

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Vendredi 20 janvier 2012 | Mise en ligne à 15h58 | Commenter Commentaires (9)

L’année du «tourisme-catastrophe»

Le Titanic quitte Southampton en direction de New York, en 1912. Photo AP.

Le Titanic quitte Southampton en direction de New York, en 1912. Photo AP.

SIMON CHABOT

En 2012, le «tourisme-catastrophe», qui consiste en gros à visiter les lieux d’une tragédie pour assouvir une certaine curiosité ou rendre hommage à des victimes, semble avoir le vent dans les voiles. Non sans susciter quelques débats…

En Amérique centrale, par exemple, plusieurs sites historiques de la civilisation maya au Mexique, au Belize et au Guatemala s’attendent aussi à accueillir davantage de touristes, attirés là par la prophétie qui annonce la fin du monde cette année.

À Terre-Neuve comme en Irlande du Nord, c’est le centenaire du naufrage du Titanic qui suscite un engouement certain dans l’industrie touristique.

À Belfast, où le tristement célèbre transatlantique a été construit, le Musée du Titanic qui ouvrira ses portes le 31 mars a déjà vendu des dizaines de milliers de billets pour l’année. «Ce sera une année cruciale pour l’Irlande du Nord, l’une des plus grosses de notre histoire, a déclaré Siobhan McCauley, du Bureau du tourisme d’Irlande du Nord à UTV, une chaîne de télé locale. On va faire parler de nous et les gens vont venir ici pour dépenser.»

Du côté de Terre-Neuve, on attend beaucoup de visiteurs qui se déplaceront pour admirer les icebergs qui flottent au large des côtes ou se rendre en bateau à l’endroit exact où le navire a sombré.

Des croisières, dont certaines affichent déjà complet depuis des mois, emprunteront aussi le même trajet que le Titanic pour traverser l’Atlantique, de Southampton à New York. Le 10 avril, certains navires prévoient même se trouver au-dessus de l’épave du Titanic au moment où, exactement 100 ans plus tôt, il a coulé.

Dans la foulée du naufrage du Costa Concordia, voilà un projet de voyage qui peut paraître pour le moins… étrange. (D’ailleurs, à ce sujet, voici un autre exemple de tourisme discutable : voyez la vidéo d’Isabelle Dubé)

Un des réacteurs de la centrale de Fukushima, au Japon, neuf mois après le tsunami.

Un des réacteurs de la centrale de Fukushima, au Japon, neuf mois après le tsunami.

Quand il est question de «tourisme-catastrophe», les frontières du bon goût semblent d’ailleurs un peu floues, voire élastiques.

Dans les mois qui ont suivi le passage de Katrina à La Nouvelle-Orléans, en 2005, des résidents des quartiers les plus touchés n’ont pas vraiment aimer voir défiler des autobus remplis de touristes venus «prendre la mesure de leur misère» à grand renfort d’appareils-photo…

À Joplin, au Missouri, des citoyens s’offusquent de voir le Bureau du tourisme et des congrès de la ville distribuer des «Tornado maps» aux visiteurs. Il y a huit mois à peine, une tornade a fait 161 morts dans cette ville du sud des États-Unis, détruisant au passage des milliers de maisons. La carte en question propose de visiter les endroits dévastés.

Joplin, après le passage de la tornade, en mai 2011. Photo AP.

Joplin, après le passage de la tornade, en mai 2011. Photo AP.

Les autorités défendent leur projet, soulignant que des visiteurs pourraient avoir envie de s’impliquer dans la reconstruction de la ville après avoir vu des champs de ruines. De toute façon, clament-ils, les commerces locaux ont besoin de l’argent que les visiteurs attirés par la destruction dépenseront.

D’ailleurs, qu’elles s’y prennent bien ou mal, la première intention des autorités est en général de faire revenir les touristes après une catastrophe.

Au Japon, par exemple, l’Agence japonaise du tourisme a décidé de distribuer 10 000 billets d’avion gratuitement pour attirer les touristes au pays du Soleil levant cette année, afin de relancer l’industrie après le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars dernier. Il n’est bien sûr pas question de visiter les environs de la centrale nucléaire du Fukushima (à Tchernobyl, en Ukraine, ce genre de visites ont été organisées il y a quelque temps), mais de remplir les hôtels et les restaurants du reste du Japon, boudés depuis des mois par les étrangers.

Que pensez-vous du «tourisme-catastrophe»? Vous iriez en croisière visiter le site du naufrage du Titanic? Ou les quartiers dévastés de Joplin?

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