Le Blogue-Trotter

Archive de la catégorie ‘Norvège’

Samedi 11 septembre 2010 | Mise en ligne à 7h28 | Commenter Commentaires (5)

Naviguer avec les Vikings

Me voici donc de retour dans le sud, à Montréal. Juste à temps pour voir mon dossier sur la grande saga viking dans les pages de la section Vacances Voyage de ce samedi. J’aurai pu écrire des pages et des pages sur chaque pays, mais il a fallu se limiter. L’idée, c’était de donner envie de partir en se donnant un grand thème.

Cette idée a germé dans mon esprit il y a quelques années, lorsque j’ai visité l’Islande et le Groenland viking. Cette année, j’ai décidé de profiter de mon passage au cahier Vacances voyage pour poursuivre cette tournée en ajoutant trois pays: la Norvège, l’Angleterre (York) et le Canada (Terre-Neuve).

Pour ceux qui seraient intéressés à concocter un tel projet, voici quelques informations pratico-pratiques sur mes voyages.


Jeune viking à Gudvangen

Jeune viking à Gudvangen

Norvège
Après un arrêt à Londres, j’ai atterri à Stavanger, au sud-ouest de la Norvège, pour faire mon chemin jusqu’à Oslo en bateau, en train et en autocar. Le programme «Norway in a Nutshell» de FjordTours est particulièrement intéressant puisqu’il couvre tous les transports entre Bergen à Olso. Ça vaut la peine de prendre son temps et de s’arrêter ici et là pour faire du kayak et la randonnée, notamment à Gudvangen et Flam. Ceci dit, la Norvège demeure très chère. Le camping peut constituer une option pour réduire les coûts.

Au musée Jorvik de York.

Au musée Jorvik de York.

York
Des trains relient Londres à York presqu’à toutes les heures. Le trajet dure deux heures. Le fait de voyager en dehors des heures de pointe permet d’économiser: l’aller-retour coûte 135 $ au lieu de 185$. York, une ville tout doit issue du Moyen-âge, est fascinante et mérite un bon deux jours.

Thingvellir, le parlement des Vikings en Islande

Thingvellir, le parlement des Vikings en Islande

Islande
Il n’y a pas de vols directs entre Montréal et Reykjavik. Il faut passer par New York ou Boston. À partir de Reykjavik, on peut se joindre à une expédition guidée pour visiter Thingvellir, ou prendre un autobus local pendant la belle saison. Cela donne plus de temps pour marcher autour de Thingvellir et pour s’imprégner de l’atmosphère du lieu. Malgré la crise économique, qui a frappé l’Islande de plein fouet, le pays demeure cher. Les auberges de jeunesse peuvent constituer une bonne façon d’économiser.

Gandar, l'évêché des Vikings au Groenland

Gandar, l'évêché des Vikings au Groenland

Groenland
Il n’y a pas de vols directs entre Montréal et Narsarssuaq, au coeur du Groenland viking, au sud de l’île. Il faut faire une correspondance à Reykjavik. Blue Ice Explorer, de Narsarssuaq organise des visites de la région et des ruines vikings en bateau. Les kayakistes peuvent louer des kayaks auprès de la même agence, mais il faut avoir une solide expérience en expéditions polaires. J’avais fait une expédition de kayak de deux semaines avec Blackfeather, mais cette agence n’offre plus le sud du Groenland. Elle offre deux autres régions du Groenland, soit Kulusuk et Scoresbysund. Les Vikings ne se sont toutefois pas rendus dans ces régions. Karavaniers offre également des voyages de kayak dans la région de Kulusuk

Le site de l'Anse aux Meadows

Le site de l'Anse aux Meadows

Terre-Neuve
L’Anse aux Meadows est à 400 kilomètres au nord de l’aéroport de Deer Lake. La route est longue, mais très belle. Elle longe la côte la majeure partie du temps et traverse plusieurs petits voyages de pêcheurs. Mais attention aux orignaux, très nombreux ici! Un voyage à L’Anse aux Meadows se combine très bien avec une visite au superbe parc du Gros Morne, dans la région de Deer Lake. On peut aussi se rendre à Terre-Neuve en prenant le traversier qui relie la Nouvelle-Écosse à Port-aux-basques.

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Vendredi 6 août 2010 | Mise en ligne à 7h58 | Commenter Aucun commentaire

Une couronne hors de prix

J’avais pourtant fait bien attention. Je cherchais à souper dans une ville touristique norvégienne, Stavanger, sans trop me ruiner (ou, plus précisément, sans trop ruiner mon employeur). J’étais dans un quartier commercial, mais j’étais affamée après une longue journée de visite et je n’avais plus l’énergie nécessaire pour essayer de me trouver un coin moins touristique.

C’était au début de mon voyage en Norvège, je n’étais pas encore très familière avec le cours de la couronne norvégienne. La lecture des menus à l’extérieur des restaurants n’était donc pas très utile.

Enfin, un restaurant semblait prometteur. Il y avait notamment à l’intérieur des familles avec des jeunes enfants. Ce ne devait donc pas être un établissement hors de prix.

Méchante surprise. Je me suis retrouvée avec une facture  de 500 couronnes, soit environ 85 dollars, pour une entrée et un plat principal. Pas de vin, pas de boisson gazeuse. Pas de dessert. Pas de café. Juste une entrée (un cocktail de crevettes) et un plat principal (un plat composé de trois poissons). Ouch.

Avec le temps, j’ai trouvé des façons de manger pour pas trop cher. Le midi, par exemple, j’allais au 7-Eleven pour m’acheter des sandwiches et les manger en chemin. Même là, la facture était salée: pour un sandwich jambon-fromage ordinaire dans un pain ordinaire (ce que j’appelle un «sandwich au triangle»), une pomme et deux biscuits au chocolat, je devais débourser 84 couronnes, soit un peu plus de 14 dollars. Re-Ouch. Un popsicle? 16 couronnes, soit près de trois dollars.

Je n’ai pas pris de poids en Norvège.

La Norvège est très chère pour le visiteur. Le pays a remporté le gros lot en découvrant du pétrole dans la mer du Nord à la fin des années 60. Tous les Norvégiens bénéficient des retombées de cette exploitation, même les Norvégiens des générations futures. Le pays a en effet décidé de garder une partie des profits en fiducie pour financer les programmes sociaux de demain.

La crise économique a quand même quelques effets. Le tourisme américain en Norvège a subi une chute dramatique, comme il l’a fait au Canada. Les autorités touristiques ont donc lancé une campagne destinée aux Norvégiens pour les inviter à visiter leur propre pays. Ce qu’ils ont fait.

Si on met de côté la question des coûts, les déplacements en Norvège sont très plaisants. Et faciles. La plupart des Norvégiens parlent très bien l’anglais, et sont prêts à vous venir en aide si vous le leur demandez.

Je m’ennuie déjà.

Maintenant, il faut que je m’attaque à mon compte de dépenses. Ouch.

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Mercredi 4 août 2010 | Mise en ligne à 7h51 | Commenter Commentaires (2)

Frappée par le Fram

Je me fais un gros plaisir à la toute fin de mon séjour en Norvège. Non, non, pas une autre randonnée dans les montagnes ou sur l’eau. Mais la visite de deux musées que je veux voir depuis bien longtemps.

Le premier, c’est le musée des navires vikings. J’en parlerai plus longuement dans mon reportage sur les vikings. Mais le deuxième n’a rien à voir avec mes reportages à venir. C’est vraiment pour moi que je le visite. Tellement pour moi que je ne prends aucune note et aucune photo.

Il faut dire que j’ai passé un gros 45 minutes à essayer de prendre en photo les navires vikings, avec un succès très très très relatif. Je ne suis pas une photographe professionnelle, et c’est dans des cas comme ça, avec une lumière moyenne et des tas de touristes, que ça paraît.

Donc, pas de photos pour le deuxième musée. Désolée. J’aurais dû, mais pendant ma visite, je ne pense qu’à m’imprégner de tout ce que je vois.

Ce fameux musée, c’est le musée du Fram. Un bateau. Ça n’a l’air de rien, comme ça, mais c’est tout un bateau. Une légende de l’exploration polaire. C’est une goélette en bois que le grand explorateur norvégien Fridtjof Nansen a fait construire en 1892 pour une expédition autour du pôle nord (parenthèse ici : la Norvège n’est qu’un tout petit pays de cinq millions d’habitants, mais elle a donné de très grands noms au monde de l’exploration polaire, comme Nansen, Otto Sverdrup et Roald Amundsen, le découvreur du pôle sud).

Le premier voyage du Fram (mot qui signifie «en avant») a duré trois ans. Trois longues années à dériver dans les glaces (c’était d’ailleurs le plan), sans se faire écrapoutir. Le secret ?

Je le constate en entrant dans le musée, et en voyant la goélette par en bas. C’est sa coque, ronde, ronde comme un œuf. C’est extrêmement impressionnant, cette rondeur. C’était voulu : l’idée, c’était qu’au lieu de se faire écraser par la pression des glaces, le bateau remonte au-dessus en raison de cette coque si ronde. Et c’est ce qui s’est passé. Le Fram a réussi sa mission, et en a accompli d’autres par la suite.

J’ai donc le plaisir d’examiner cette fameuse coque, et de monter sur le pont pour visiter par la suite l’intérieur du Fram. Le mess est plutôt plaisant, mais ce qui étonne, c’est la taille minuscule des couchettes. Ces pauvres marins norvégiens, plutôt baraqués, devaient se plier en quatre pour s’y caser !

Le musée présente également des objets utilisés lors des diverses expéditions, de la vaisselle jusqu’à l’équipement scientifique, en passant par des outils de dentistes (j’utilise le terme «outil» à bon escient…). On présente également des photos des expéditions de Roald Amundsen. Et on ajoute quelques manchots, ours polaires et bœufs musqués empaillés, pour mettre de l’atmosphère.

Mais la vedette incontestée, c’est le Fram.

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