Alors voilà, je range mon sac à dos et je reprends le boulot, le vrai, le sérieux, au cahier Affaires de La Presse. Au revoir les bottes de marche aux semelles usées, les pantalons dé-zippables et les t-shirts-techniques-qui-sèchent-extra-vite-mais-qui-sentent-bizarre. Bonjour les souliers de madame et les tailleurs.
J’ai évidemment adoré cet été sur la route et sur les sentiers. J’ai surtout aimé partager mes découvertes et mes coups de coeur, même s’il était parfois difficile de mettre la main sur une connexion internet. Je me rappelle notamment un soir de grand vent au parc national des Pingualuit, au nord du Québec, alors que la connexion allait et venait au gré des rafales. Je me rappelle aussi du café internet de la petite ville de Cilaos, à La Réunion, qui fermait de midi à 16h00, sieste oblige.
Parfois, je passais plusieurs jours sans avoir le moindre accès à internet. Il m’était donc impossible de modérer vos commentaires. J’étais bien consciente des frustrations que cela pouvait vous causer: c’est un peu embêtant de faire un commentaire et de devoir attendre cinq jours avant de le voir apparaître en ligne. Cela n’encourage certainement pas les échanges et les discussions entre les lecteurs! Nous allons peut-être revoir cette façon de procéder.
Au début de cette aventure, je m’étais interrogée au sujet de cette connectivité. Pendant mes voyages personnels, j’évite soigneusement de lire mes courriels. Je fais comme si Montréal n’existait pas.
Cet été, j’ai joué le jeu de la connectivité. Ma première question à mon arrivée à chaque nouvel hôtel était toujours: avez-vous internet? Et j’ai plongé dans mes courriels du bureau.
Tout cela m’a conforté dans mes opinions. Pour le boulot, tout cela est très bien, Mais en vacances, il est impossible de décrocher pleinement lorsqu’on garde contact avec sa vie professionnelle. Lorsque je voyagerai pour moi-même, pour mes propres vacances, je continuerai à me tenir loin d’internet et des courriels. Ce sera silence radio. J’écrirai quelques cartes postales, voilà tout. Montréal n’existera plus.
Au cours de ces trois mois au cahier Vacances voyage, j’ai couché dans de véritables palaces, notamment à York et à Oslo, mais aussi dans des dortoirs (à La Réunion) et des tentes battues par les pluies (sur le sentier Chilkoot, près du Yukon). J’ai eu droit à des repas très fins, notamment à Bergen, en Norvège, et à Dawson, au Yukon, mais aussi à des repas en sachet, au parc des Pingualuit. J’ai surtout rencontré des guides locaux, comme Elijah et Elijah aux Pingualuit et Juanito à La Réunion, qui ont généreusement partargé leur culture.
La grande constante dans tous ces voyages, c’est la beauté des paysages que j’ai traversés, depuis les montagnes du Yukon jusqu’aux fjords de Norvège, en passant par les petits villages de pêcheurs de Terre-Neuve et les îlets de La Réunion.
Je vous laisse donc avec quelques photos, histoire de se rappeler de bons moments.

Randonnée sur le sentier Chilkoot, près du Yukon.

Le long des fjords de Norvège

Paysage bucolique de Terre-Neuve

Randonnée dans les Pingualuit, au Nunavik

Les couleurs de La Réunion.
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