Le Blogue-Trotter

Archive de la catégorie ‘Espagne’

Mardi 2 février 2010 | Mise en ligne à 14h37 | Commenter Commentaires (3)

Adios Andalucía!

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Plage de Fuengirola, entre Malaga et Marbella (Espagne) 

ÉRIC CLÉMENT

J’ai donc passé ma dernière journée sur la Costa del Sol en me promenant entre Fuengirola et Marbella.

J’ai commencé ma journée en visitant le MGEC, le Musée de la gravure contemporaine de Malaga (Museo del grabado español contemporáneo).

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Un musée moderne établi à l’intérieur d’un ancien hôpital du 16ème siècle, l’Hospital Bazán, dans le casco antiguo (vieux quartier) de Marbella. Un lieu très intéressant.

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Il y avait un peu de tout. Du moderne, des photos polaroïds mais aussi des oeuvres de Picasso, notamment des eaux-fortes.

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quelques oeuvres de Miró, comme celle-ci, “Tren”:

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D’autres plus “particulières”, comme celle-ci de Juanjo López, qui s’appelle textuellement “Qu’allons-nous faire si le vrai maharaja arrive ?”:

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Celle-ci, de Ismael Iglesias Serrano, “Accesit Honda”:

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Ou celle-là, que j’ai trouvée inspirante (!). De l’artiste catalan Ricard Figueras Bonet, elle s’appelle “La fragilité de la mémoire du voyage”:

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J’ai poursuivi ma visite dans les ruelles du casco antiguo.

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Je suis tombé sur le vieux château arabe dont il ne reste que des ruines. Il n’y a rien à visiter.

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Il n’y avait pas un chat dans les rues, ou presque.

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Je me suis promené ensuite dans le Parc Arroyo de la Represa où il y a un  musée du bonsaï, notamment avec des bonsaïs d’oliviers.

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Je suis passé ensuite sur la Plaza San Cristo où il y a un des meilleurs bar-resto flamenco de Marbella, Ana María (à droite):

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Mais le problème, c’est que l’hiver, à cause du peu de touristes, à moins d’aller à Malaga ou encore mieux à Grenade où le cante gitano (véritable flamenco) est quotidien, on ne peut pas assister à un spectacle de flamenco à Marbella en semaine, sauf s’il y a un bus de touristes qui loue la salle. Donc, je n’ai pas pu avoir ma dose de flamenco. Je me console en écoutant dans l’auto Enrique Morente chantant Federico Garcia Lorca. 

Après, j’ai trouvé un cybercafé sur la rue Carlos Mackintoch, entre Miguel Cano et Avenida del mar. Je n’ai utilisé ni leurs ordis ni la wifi mais je vous le donne parce qu’il est pratique avant 17h, heure à laquelle ouvre la Casa del Té de Bernardo où là, vous avez la wifi gratuite quand vous consommez et un ami.  Au cybercafé, ça coûte 1,90 euro pour l’internet + un café ou une bière.

Finalement, j’ai quitté Marbella pour aller au km 195, Puerto Cabopino, là où j’ai vécu en 1963. Mais je n’ai jamais retrouvé les lieux. Les grands bâtiments neufs datent de 30 ans et le reste semble avoir été détruit.

Le port m’a semblé pour gens aisés. Pas de barques.

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À côté, il y a la Torre Ladrones, ancienne vigie.

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La mer était assez forte aujourd’hui. Je l’ai constaté en me rendant à Fuengirola où je voulais prendre d’autres photos:

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Puis l’estomac m’a fait un signe délicat et intéressé quand je suis passé à côté d’un petit restaurant de quartier, El Hogar del Jubilado (le foyer du retraité), situé au coin des rues San Antonio (piétonnière) et Alfonso XII.

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Il y avait effectivement des retraités qui jouaient aux dominos à l’intérieur.

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Ça sentait bon. Des familles étaient attablées sur le trottoir et prenaient l’apéritif ou mangeaient. Il était 15h. Mais il n’y avait pas de place dehors, sous l’oranger. J’ai donc attendu sur la petite place à côté. Deux dames jasaient.

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Finalement, une place s’est libérée. J’étais sous l’oranger.

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Je n’arrête pas de cadrer des orangers avec mon appareil-photo. Les Espagnols doivent se marrer. Tant pis. Je trouve ça l’fun de voir les fruits sur l’arbre. Pis, les oranges ici sont bonnes. Je n’en mange pratiquement jamais à Montréal mais là, je me régale. Elles ont vraiment un goût différent, plus sucré, moins acide.

Il n’y avait pas de carte. Deux choix d’entrées (lentilles ou riz cubain), deux choix de plat principal (sorte de requin mariné (cazón adobo) ou pisto con huevo, sorte de ratatouille avec un oeuf).

La serveuse, charmante, m’a servi un verre de vin rouge avec des olives vertes. Comme toujours, excellentes. J’adore les olives. J’en avais acheté une livre au marché d’Orgiva et j’ai pu en manger tous les jours durant mon séjour sur la Costa del Sol.

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Mais étaient-elles d’Andalousie ? Pas sûr, m’avait-on dit à Grenade. Il semble que la très grande majorité des oliviers andalous produisent pour la fabrication d’huile. Et j’ai appris qu’il y avait des huiles de plusieurs qualités. La meilleure est l’huile d’olive vierge extra, puis l’huile d’olive vierge, puis l’huile d’olive tout court (composée d’huile d’olive vierge et d’huile d’olive raffinée) et enfin, la moins bonne qualité est l’huile d’olive raffinée.

Il semble que l’Andalousie produise environ le tiers de l’huile d’olive espagnole et environ 10% de la production mondiale. 

Fin de la parenthèse sur les olives! 

Ceci dit, j’ai mangé des lentilles chaudes (oui, je sais, Jean-Michel, ce ne sont pas des tapas, mais bon, parfois, c’est le lieu qui fait le charme), servies avec des morceaux de saucisses. Très bon. Et je n’avais pas assez faim pour le plat principal. Je voulais aussi partir assez vite afin de revoir Marbella avec du soleil. Et ce petit repas, avec un flanc et un café m’a coûté 6,20 euros, 7,20 avec le pourboire. Très correct.

À côté de moi, les gens parlaient de l’actualité et notamment de la décision du gouvernement Zapatero de porter l’âge de la retraite à 67 ans.

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On était au bon endroit pour en parler.

Je suis donc retourné à Marbella, que finalement j’aime beaucoup.

Avec les sculptures surréalistes de Salvador Dalí placées sur l’Avenida del Mar:

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La plage…

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…et la longue promenade, le long des plages de la ville:

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J’ai adoré ce voyage en Espagne, sur la Costa del Sol. Il n’y a finalement pas que du béton. Même dans les villes côtières, comme Fuengirola ou Marbella, se promener dans les ruelles en ce moment est très reposant.

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À bientôt !

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Lundi 1 février 2010 | Mise en ligne à 16h02 | Commenter Aucun commentaire

Plus blanc que blanc

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ÉRIC CLÉMENT

C’est grâce à Bernardo, oui, grâce au boss de La Casa del Té, à Marbella, que je peux enfin me rebrancher sur le blogue-trotter. Madre mía ! Que c’est frustrant de ne pas avoir à disposition toute la technique nécessaire…

Mon programme me faisant changer d’hôtel, j’ai quitté le Melia Costa del Sol de Torremolinos, où j’avais une très bonne connection wifi, pour le HM Gran Hotel Costa del Sol, de La Cala de Mijas, où je n’avais rien du tout, si ce n’est deux vieux ordis où on ne peut pas télécharger de photos, où faut payer 1 euro toutes les 15 minutes et où le dernier souci de la direction était de régler mon problème.

J’avais fait une croix sur ce blogue jusqu’à mon retour mercredi à Montréal. Je l’avais même dit à ma boss Suzanne, qui n’est pas du genre à s’en formaliser. Bref, ça m’emmerdait pareil.

Eh bien, finalement, grâce à Bernardo qui tient un petit salon de thé genre arabe dans le casco viejo (vieux quartier) de Marbella, je peux vous dire que j’ai encore passé une superbe journée, aujourd’hui, après une terriblement froide, hier.

Hier, je suis allé à Ronda. Même si mon programme ne le prévoyait pas, je voulais y aller parce que c’est incontournable quand on passe dans la région. Un site spectaculaire, avec un pont construit au-dessus d’une rivière qui a creusé son lit 100 mètres plus bas dans une gorge formée au bénéfice d’une faille spectaculaire.

Y’a plein de choses à voir à Ronda. L’église de la Merced:

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La Iglesia de Nuestra Señora del Socorro:

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La Plaza de toros, ou si vous préférez l’arène de la corrida (mais pas de corrida en hiver, dommage, j’adore ça, c’est mon côté bizarre, je l’assume):

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Voilà une partie de la ville, bâtie directement sur le rocher:

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Et vue depuis le niveau de la rivière:

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Mon bar préféré à Ronda, la raison en est floue :

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La limite de Ronda, c’est la muraille. Après, ce sont des champs et des moutons:

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Un déjeuner au bord de la Torre arabe ?

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Intéressé par une antiquité ?

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Ce bâtiment, qui est actuellement un hôtel près du Puente Nuevo (Pont neuf), était dans les années 30 la mairie. C’est dans cet édifice que des habitants de Ronda suspectés de fascisme ont été arrêtés, jugés, fouettés par des habitants du village devant lesquels ils sont passés l’un après l’autre, puis ils ont tous été balancés dans le vide, dans cette gorge qu’on appelle El Tajo:

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Vous aurez compris, comme la majorité des touristes, j’ai beaucoup aimé Ronda. Mais je ne l’ai pas appréciée autant que j’aurais pu car il faisait un froid canadien. Un vent épouvantable et une température pas loin de zéro et….j’étais parti en chemise, sans tee-shirt car il faisait beau et chaud sur la côte. Et Ronda, eh bien, c’est dans la montagne, à 1h de la côte, alors voilà…

Heureusement qu’il y avait quelques magasins ouverts (pas beaucoup car on était dimanche donc impossible de s’acheter un pull…) pour faire des pauses chaleur…

Ceci dit, c’est un village à voir. Très intéressant. J’en reparlerai dans La Presse.

Tiens, voici la vue depuis ma chambre, ce matin, au lever du soleil:

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Et dix minutes après:

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Après avoir déjeuné, je suis parti en direction de Mijas.

Je suis passé par Fuengirola. J’ai vu le petit château, le Castillo de Sohail:

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La plage de Fuengirola:

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Avant d’aller visiter Mijas pueblo, joli petit village typique de l’Andalousie.

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Mais ne refusant devant aucun effort ni aucune dépense (péages…), La Presse a quitté Mijas à la suggestion d’un autochtone qui nous a vivement conseillé de nous rendre à Casares, quelque 50 km plus loin, à l’ouest de Marbella.

Quelle belle idée! Superbe village romain puis arabe, tout blanc (photo au-dessus de ma signature) accroché à un piton rocheux (à gauche sur la photo ci-dessous):

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Je suis monté sur le belvédère qui fait face au village. On y indiquait la présence dans le coin de vautours fauves. Ça n’a pas pris deux minutes avant que j’en voie un:

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Arrivé dans le village, il n’y avait personne. C’était la sieste. Et quand c’est la sieste, on ferme tout:

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J’ai pu me promener pendant une heure dans le silence total, parcourant les rues et les ruelles d’un blanc immaculé:

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Symphonie d’escaliers:

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Là, un vieux monsieur qui avait dû finir sa sieste:

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Le petit cimetière, perché près de l’église, au sommet, était une succession de niches contenant les cercueils (et non des urnes). Toutes pratiquement étaient fleuries:

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Ça, c’est le village, plus moderne, situé en face, de l’autre côté de la petite vallée:

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Il y avait même dans ce village un petit coin avec deux bancs qui s’appelait la Plaza de los malos tratos. La Place des mauvais traitements. Une sorte d’hommage (le mot convient-il en substance?) aux personnes ayant subi de mauvais traitements, que ce soit des enfants ou des adultes.

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Un village qui m’a bien plu. Coup de coeur pour Casares. Dont le nom viendrait de Jules César, qui y serait passé (le village s’appelait alors Castellum Caesaris), ou bien (autre version), le nom serait la traduction de l’arabe caxares qui signifie forteresse. 

Parlant de forteresse, j’ai oublié de vous la montrer !

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La route en lacets pour revenir sur la côte, via Estepona:

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Arrivé à Marbella, première maison qui m’a marqué par sa couleur:

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Et leurs bancs de la Plaza de la Alameda (un peu plus beaux que ceux du parc Lafontaine, non ?):

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Voici la plage de Marbella au coucher du soleil:

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Allez, je vous parlerai de Marbella demain, si c’est possible pour moi.

Finalement, à cause de Bernardo et de vous, je ne me suis pas offert de tapas ce soir, comme prévu. Je vais rentrer à mon hôtel (beurk) mais demain, je reviendrai à Marbella pour la visiter plus à fond, retrouver (si possible) l’endroit où j’ai vécu, et me faire un dernier tapeo bar, antes de regresar a Montreal….

Pas sûr donc que je reprenne ce blogue avant de recommunier avec notre belle température québécoise. Alors à bientôt sur nos ondes et merci de vous brancher sur Cyberpresse !

Et merci à Bernardo !

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Samedi 30 janvier 2010 | Mise en ligne à 15h18 | Commenter Commentaires (5)

Villages purs et garantis sans béton

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ÉRIC CLÉMENT

Je me suis réconcilié avec la Costa del Sol. Il n’y a plus de malentendu. Les choses sont claires. J’ai décidé de lui pardonner ses excès :

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Et encore, je sais que certains d’entre vous ont vu pire. J’ai vu pire. Mais je ne me suis pas arrêté pour prendre une photo.

Mais bon, je lui pardonne et, de son côté, elle ne m’en veut pas et je pense même qu’elle comprend très bien que je préfère Grenade.

Il faut vous dire que la Costa del Sol et ma pomme, c’est une vieille histoire. On se fréquente depuis plus de 40 ans. J’ai même testé son système scolaire…quand j’avais 4 ans ! J’en avais presque oublié mon français…

Durant environ un an, mon père a travaillé à Marbella. On y habitait et j’allais à l’école avec ma petite chaise en bois. C’était l’usage dans le temps. L’Espagne n’était évidemment pas développée comme aujourd’hui. On était aussi dans les pires années du franquisme. On garrotait à tout va. Et mon père ne gardait pas sa langue dans sa poche. On a quitté.

Je suis retourné où j’avais vécu en 1983. Je n’ai, mais alors, rien reconnu. Tout avait été démoli et rebâti. À la même adresse, il y avait une carrière de béton, ou si vous préférez 3000 sièges sociaux d’Hydro-Québec en rangée d’oignons. Je vais y retourner la semaine prochaine, afin de voir si Marbella a quand même conservé quelques images de mon enfance.

Donc cette Espagne bétonnière, vraiment, très peu pour moi. Mais bon, je ne lui en tiendrai plus rigueur. Peut-on empêcher un coeur d’aimer… l’argent ? 

Mais surtout, je crois à la rédemption. L’homme sait quand il en fait trop. Il finit par comprendre. Des Espagnols ont compris que de bétonner n’est pas la seule solution. Conserver les richesses d’hier, respecter l’âme de la terre, c’est aussi rentable.

J’ai ainsi trouvé des petits coins de paradis sur les pentes de ce pays. Des villages encore immaculés du développement à outrance. Des villages accrochés dans les hauteurs, tels des miradors bâtis dans les côtes, contemplant la mer et le désastre plus bas: des sortes de Cuestas del Sol, des villages purs et garantis sans béton.

Je ne vous en donnerai qu’un exemple (car ce soir, je sort! Ça suffit le blogue!) : Benalmádena pueblo.

Et je dis bien “pueblo” parce qu’il y a plusieurs Benalmádena et les autres ne sont pas vraiment jojo, sauf peut-être le quartier Arroyo de la Miel.

Mais Benalmádena pueblo…à quelques kilomètres à l’ouest de Malaga, c’est un bijou.

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Il faut quitter la route 340 et monter quelques kilomètres dans la montagne, passer des zones pas terribles, puis on arrive finalement dans la partie basse du village (photo au-dessus de la signature). Là, il faut se garer.

J’ai eu du mal, alors en été, ça doit être la folie. Allez-y avant mai, vraiment. De toutes façons, comme m’ont dit plusieurs d’entre vous, il fait trop chaud l’été, alors. D’ailleurs, aujourd’hui, il faisait 16 degrés environ et on était super bien. Manquait plus qu’une tête dans l’eau…j’y pense…j’y pense.

Donc, une fois que vous êtes garés, vous allez prendre un ascenseur (eh oui) qui vous amène à la partie haute du village (photo ci-dessus). Là, c’est de toute beauté.

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J’ai parlé avec la dame assise devant chez elle (photo ci-dessous). Elle m’a dit avoir habité un an en Argentine et regrette presque d’être revenue dans son pays. “Cosas muertes”, m’a-t-elle dit, désabusée par la situation économique et, m’a-t-il semblé, un peu aigrie par la vie…et par son village déserté par les touristes, seule source de subsistance.

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J’ai un peu flâné dans les ruelles, ébloui par cette lumière et cette chaux :

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J’ai vu une plaque où l’on expliquait que le village a été choisi en 1970 comme symbolique capitale de la province de Malaga à cause des efforts qu’il avait fait pour enjoliver ses maisons et ses rues. Jusqu’aux plaques de rue:

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Je me suis finalement assis sur cette petite place invitante, où une petite fille tend en permanence une écuelle d’eau aux passants:

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J’étais assis sous les orangers:

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Il faisait frais quand le soleil était caché. Je me suis senti en vacances (une première fois depuis le 7 janvier, un égarement sans doute boss). J’ai pris des calamaritos fritos (petits calmars frits). Un délice. Pour 7 euros. Pas pire.

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C’était calme. J’étais bien. Mais il fallait partir. Faut bien suivre le programme….

Je suis allé jusqu’à un petit belvédère. On a une vue sur toute la Costa del Sol. Comme c’est loin, on ne voit pas la laideur du béton. Mais on voit les sommets enneigés de la Sierra Nevada. Et vous voyez le léger flou. C’est la chaleur.

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Ceci dit, j’aurai bien fait la sieste cette après-midi. Car on est samedi soir, quand même. Faut que je me déniaise si je veux voir l’España by night…

D’ailleurs, les Espagnols, eux, ils la font la sieste. Et n’importe où…même en plein soleil.

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Pour finir, j’ai trouvé l’Espagne catholique pas mal ouverte aux gays. Je me trompe ? En tout cas, en trois jours, j’ai vu deux fois des garçons se tenir par la main ou par le bras. Un truc qu’on voit même pas à Montréal-la-ville-la-tellement-plus-ouverte-aux-gays-au-monde.

À Grenade, c’était deux jeunes, dans la vingtaine, en soirée, dans une rue assez fréquentée. Mais à Malaga, ce couple de vieux monsieurs marchaient bras dessus bras dessous tranquillement, en plein jour, sur le Paseo del parque.

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Mais, vous allez me dire, z’étaient peut-être pas gays ces deux messieurs, mais juste bien de même, ensemble bras dessus bras dessous. Porque no ? Être bien, de même. Comme ces baigneuses de Picasso qui vont main dans la main sur la plage de Torremolinos:

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Ou ces deux monsieurs qui prenaient le soleil sur la plage de Benalmádena Costa:

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Allez, je vous laisse. À propos, merci pour les commentaires. C’est très apprécié. Je n’ai pas l’impression de voyager seul. C’est comme si vous étiez un peu sur mon épaule. Et vos suggestions sont très appréciées. J’en ai retenu quelques-unes…vous aurez la surprise dans La Presse ! Allez, reposez-vous, c’est la fin de semaine. Et j’espère que vous ne pelletez pas trop…je vous rejoins mercredi…

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