ÉMILIE CÔTÉ
Snif snif, c’était ma dernière journée complète à Bali, en Indonésie. Je prends l’avion demain soir. Je m’arrêterai six jours à Tokyo avant de rentrer à Montréal.
Aujourd’hui, j’avais peu de plans pour la journée, sauf écrire, aller à la plage et trouver un tapis roulant pour courir. Check, check et check.
Vers 16h, je prévoyais prendre un taxi pour me rendre à 25 minutes de Nusa Dua, où je suis depuis deux jours (voir la carte de l’île), pour me rendre à Kuta, un secteur de Bali que je voulais voir avant de partir. C’est le secteur des surfeurs, des expats australiens, des jeunes voyageurs sur le party, et celui des clubs, des chaînes de magasins et des restaurants au bord de la plage. Pensez Miami.
J’ai demandé au chauffeur de taxi de me débarquer devant l’imposant Discovery Mall, dont le slogan est « the only beach front shopping mall ». Le couloir central du centre d’achat débouche en effet sur la plage.
Voici l’entrée :

Et la sortie :

La vue à droite :

En ouvrant la porte du Discovery Mall, l’accro du shopping que je suis a failli faire une crise cardiaque. « Un Topshop ! »

Topshop est l’équivalent anglais de H&M, en mieux. Il y a une seule boutique en Amérique du Nord, à New York. Je me suis calmée quand j’ai vu que ce n’était qu’un stand Topshop dans un magasin à rayons. J’ai aussi déchanté en constatant que les prix étaient anormalement élevés. Et comme je vais à Londres à la fin du mois de mai et qu’aller au Topshop est dans le haut de ma liste, j’ai résisté.
J’ai néanmoins découvert une autre marque de l’Angleterre, Dorothy Perkins, et j’ai été plus faible. Juste une petite robe à prix très raisonnable :)
Mais c’est ça Kuta : des marques comme Guess, Nike, DC, mais aussi la Senza et Crocs. C’est aussi des KFC, des McDo, des Starbucks et même un restaurant Bubba Gump.
J’ai décidé de marcher dans la rue pour me rendre à l’autre bout de la plage, puis de revenir les deux pieds dans le sable.


Un Hard Rock Café ? Et oui, ça existe encore.

Juste en face…les maniaques de souliers vont jubiler…il y avait un Camper !

Bon, j’arrête de vous parler de magasinage. Voici la plage de Kuta au coucher du soleil :

On voit le Discovery Mall, d’où j’arrivais, au loin :

J’y suis retournée par la plage pour manger dans un restaurant qui donne sur la mer, Ocean 27.


Vous l’aurez deviné, on vient à Kuta pour sortir, clubber et manger de la bouffe de bistro plutôt que des plats traditionnels.
Je suis quand même très contente d’y être allée. En fait, je suis enchantée de tout mon voyage à Bali.
À la fois pour mes articles et pour mon intérêt personnel, j’ai pu goûter à tout ce qu’offre Bali : le haut-de-gamme, le culturel, le nature, le branché, le tout-inclus, etc.
Il y a juste le côté “aventures” que je n’ai pas eu le temps d’essayer. Mais sachez qu’à Bali, on peut faire du surf, bien entendu, mais aussi du rafting, du vélo de montagne, du hiking, de la plongée, etc.
On peut aussi aller au zoo et voir des éléphants.
Vous le lirez dans mes papiers qui seront publiés dans le journal, mais je crois que le forfait « voyage organisé individuel avec plusieurs journées libres » (offert par Tour East Holidays, qui fait affaire à Bali avec Panorama Tours) avec lequel je venais à Bali est très flexible. De 7 ou 14 jours, le forfait est une bonne façon d’avoir une vue d’ensemble de Bali avec le transport inclus et quelques visites dans lesquelles on peut indiquer ses préférences au guide. Et comme l’île est petite, rien ne nous empêche d’organiser nos journées libres à notre guise.
Je serais bien restée plus longtemps à Bali, mais je reprends l’avion demain soir. Un tout autre monde m’attend à Tokyo. Mais à l’inverse de Scarlett Johansson dans le film de Sofia Coppola Lost in Translation, je ne passerai pas mon temps dans ma chambre d’hôtel.
Tokyo…I can’t believe it !
Mais encore quelques mots sur Bali, dont l’industrie touristique vante un « tourisme culturel ». Ce ne sont pas des mots en l’air. Il est vrai que la culture balinaise est partie prenante de l’offre touristique. Et il n’y a pas de grands hôtels de dizaines d’étages qui gâchent le paysage. Une loi officielle interdit la construction de complexes hôteliers plus hauts qu’un cocotier, soit 15 mètres. Ce n’est pas une blague!
Il reste que nous, les touristes, nous sommes ici les riches. Nous sommes les 3,5% de la population qui font carburer la première activité économique mondiale -le tourisme-, qui fait vivre 200 millions de personnes dans le monde (8% de la population).
Je ne cite pas ces chiffres de l’essai Manuel de l’anti-tourisme pour faire ma Mère Teresa du voyage (contrairement à l’auteur du livre). Au contraire. Je fais partie de ce 3,5% de la population qui voyage -vous aussi- et j’en profite pleinement. Il ne faut pas s’en auto-flageller, mais plutôt s’en compter chanceux. Très chanceux.
Voyager est un grand privilège. Davantage pour les visiteurs que pour leurs hôtes, qui nous font la faveur de leur pays. C’est du moins ce que je pense bien humblement.
Allez, je vous reparle à Tokyo.
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