Le Blogue-Trotter

Archive de la catégorie ‘Bali’

Mardi 13 avril 2010 | Mise en ligne à 22h11 | Commenter Commentaires (5)

Post-mortem à Kuta

ÉMILIE CÔTÉ

Snif snif, c’était ma dernière journée complète à Bali, en Indonésie. Je prends l’avion demain soir. Je m’arrêterai six jours à Tokyo avant de rentrer à Montréal.

Aujourd’hui, j’avais peu de plans pour la journée, sauf écrire, aller à la plage et trouver un tapis roulant pour courir. Check, check et check.

Vers 16h, je prévoyais prendre un taxi pour me rendre à 25 minutes de Nusa Dua, où je suis depuis deux jours (voir la carte de l’île), pour me rendre à Kuta, un secteur de Bali que je voulais voir avant de partir. C’est le secteur des surfeurs, des expats australiens, des jeunes voyageurs sur le party, et celui des clubs, des chaînes de magasins et des restaurants au bord de la plage. Pensez Miami.

J’ai demandé au chauffeur de taxi de me débarquer devant l’imposant Discovery Mall, dont le slogan est « the only beach front shopping mall ». Le couloir central du centre d’achat débouche en effet sur la plage.

Voici l’entrée :

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Et la sortie :

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La vue à droite :

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En ouvrant la porte du Discovery Mall, l’accro du shopping que je suis a failli faire une crise cardiaque. « Un Topshop ! »

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Topshop est l’équivalent anglais de H&M, en mieux. Il y a une seule boutique en Amérique du Nord, à New York. Je me suis calmée quand j’ai vu que ce n’était qu’un stand Topshop dans un magasin à rayons. J’ai aussi déchanté en constatant que les prix étaient anormalement élevés. Et comme je vais à Londres à la fin du mois de mai et qu’aller au Topshop est dans le haut de ma liste, j’ai résisté.

J’ai néanmoins découvert une autre marque de l’Angleterre, Dorothy Perkins, et j’ai été plus faible. Juste une petite robe à prix très raisonnable :)

Mais c’est ça Kuta : des marques comme Guess, Nike, DC, mais aussi la Senza et Crocs. C’est aussi des KFC, des McDo, des Starbucks et même un restaurant Bubba Gump.

J’ai décidé de marcher dans la rue pour me rendre à l’autre bout de la plage, puis de revenir les deux pieds dans le sable.

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Un Hard Rock Café ? Et oui, ça existe encore.

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Juste en face…les maniaques de souliers vont jubiler…il y avait un Camper !

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Bon, j’arrête de vous parler de magasinage. Voici la plage de Kuta au coucher du soleil :

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On voit le Discovery Mall, d’où j’arrivais, au loin :

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J’y suis retournée par la plage pour manger dans un restaurant qui donne sur la mer, Ocean 27.

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Vous l’aurez deviné, on vient à Kuta pour sortir, clubber et manger de la bouffe de bistro plutôt que des plats traditionnels.

Je suis quand même très contente d’y être allée. En fait, je suis enchantée de tout mon voyage à Bali.

À la fois pour mes articles et pour mon intérêt personnel, j’ai pu goûter à tout ce qu’offre Bali : le haut-de-gamme, le culturel, le nature, le branché, le tout-inclus, etc. 

Il y a juste le côté “aventures” que je n’ai pas eu le temps d’essayer. Mais sachez qu’à Bali, on peut faire du surf, bien entendu, mais aussi du rafting, du vélo de montagne, du hiking, de la plongée, etc.

On peut aussi aller au zoo et voir des éléphants.

Vous le lirez dans mes papiers qui seront publiés dans le journal, mais je crois que le forfait « voyage organisé individuel avec plusieurs journées libres » (offert par Tour East Holidays, qui fait affaire à Bali avec Panorama Tours) avec lequel je venais à Bali est très flexible. De 7 ou 14 jours, le forfait est une bonne façon d’avoir une vue d’ensemble de Bali avec le transport inclus et quelques visites dans lesquelles on peut indiquer ses préférences au guide. Et comme l’île est petite, rien ne nous empêche d’organiser nos journées libres à notre guise.

Je serais bien restée plus longtemps à Bali, mais je reprends l’avion demain soir. Un tout autre monde m’attend à Tokyo. Mais à l’inverse de Scarlett Johansson dans le film de Sofia Coppola Lost in Translation, je ne passerai pas mon temps dans ma chambre d’hôtel.

Tokyo…I can’t believe it !

Mais encore quelques mots sur Bali, dont l’industrie touristique vante un « tourisme culturel ». Ce ne sont pas des mots en l’air. Il est vrai que la culture balinaise est partie prenante de l’offre touristique. Et il n’y a pas de grands hôtels de dizaines d’étages qui gâchent le paysage. Une loi officielle interdit la construction de complexes hôteliers plus hauts qu’un cocotier, soit 15 mètres. Ce n’est pas une blague!

Il reste que nous, les touristes, nous sommes ici les riches. Nous sommes les 3,5% de la population qui font carburer la première activité économique mondiale -le tourisme-, qui fait vivre 200 millions de personnes dans le monde (8% de la population).

Je ne cite pas ces chiffres de l’essai Manuel de l’anti-tourisme pour faire ma Mère Teresa du voyage (contrairement à l’auteur du livre). Au contraire. Je fais partie de ce 3,5% de la population qui voyage -vous aussi- et j’en profite pleinement. Il ne faut pas s’en auto-flageller, mais plutôt s’en compter chanceux. Très chanceux.

Voyager est un grand privilège. Davantage pour les visiteurs que pour leurs hôtes, qui nous font la faveur de leur pays. C’est du moins ce que je pense bien humblement.

Allez, je vous reparle à Tokyo.

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Mardi 13 avril 2010 | Mise en ligne à 10h45 | Commenter Commentaires (4)

D’un volcan à la plage

Voilà maintenant cinq jours que notre journaliste Émilie Côté est à Bali, en Indonésie. Après un séjour dans le centre de l’île, elle est de retour sur les plages du Sud, à Nusa Dua. Il lui reste deux jours avant de s’envoler à Tokyo, au Japon.

ÉMILIE CÔTÉ

C’était le temps de faire mes bagages et de quitter le village d’Ubud ce matin. J’avais rendez-vous à 9h dans le lobby de l’hôtel avec un chauffeur et un guide, nommés Pilipus et Santika. Deux visites étaient prévues aujourd’hui dans le nord de l’île. Cela ne semble peut-être pas logique puisque je retournais ensuite encore plus au sud, mais je vous rappelle que l’île ne fait que 80 km de “hauteur” (voir la carte de Bali ici).

Nous sommes d’abord arrêtés dans l’un des nombreux sites «agro-touristisques» que nous avons croisés sur la route, soit un genre de musée nature qui “expose” les différentes plantes et divers arbres fruitiers qui poussent à Bali. C’était vraiment intéressant. Il y avait d’abord des sentiers pour voir les végétaux dans leur cadre naturel. Quelle bouille sympathique il a ce Pilipus (”Philippe”).

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J’ai pu voir de quoi viennent le gingembre, la citronnelle, la vanille, la cannelle ( la photo), etc.

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Et voici les grains de café les plus prisés de Bali…mais ils sont prisés une fois qu’ils ont parcouru le système digestif d’une petite bête appelée « luwak » (de son vrai nom Paradoxurus).

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Voici les grains, avant leur fermentation:

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Et… on va se dire les « vraies » affaires, voici les “grains-crottes”…qui sont nettoyés tout de même une fois “sortis”. J’ai bien fait rire le guide, par ailleurs, quand il m’a demandé : « Do you understand ? ». « Yeah Yeah, ai-je répondu. It’s shit. »

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Dans le fond des sentiers, il y avait un petit café écologique où j’ai goûté à du chocolat liquide, ainsi qu’à des thés au ginseng, à la citronnelle (mon préféré) et au gingembre, de même qu’à du café (ordinaire…malheureusement ou heureusement, c’est selon).

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C’était ma charmante hôtesse, bien à la mode avec ses skinny jeans.

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J’ai ensuite goûté à plusieurs fruits locaux délicieux et très savoureux (nos pommes peuvent aller se rhabiller). Notamment le salak, surnommé le fruit « peau de serpent ». Voir ici sans et avec la peau:

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Et aussi le mangustan, dont on ne mange à l’intérieur que la partie molle qui enveloppe les noyaux.

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Nous avons ensuite repris la route. Et encore une fois, je n’ai pu m’empêcher de faire arrêter la voiture pour photographier des écoliers à la sortie des classes. Avec la petite casquette que portaient ces enfants avec leur uniforme, j’étais complètement sous le charme.

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Il valait la peine de faire un détour vers le nord de Bali. C’était pour admirer un volcan, le mont Batur, haut de 1717 mètres (voir Kintamani sur la carte). Depuis mon arrivée, j’avais vu des paysages de mer, mais pas de montagnes. Et avec la végétation luxuriante, il est rare d’avoir des « vues de loin » au centre de l’île. Alors quand tout d’un coup, au tournant d’une route, on voit le volcan entouré d’un lac, notre réaction est immédiate. « C’est don’ ben beau », ai-je crié, en faisant presque peur à Pilipus.

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Au bas du volcan, il y a un lac, formé dans un cratère, qui est au pied d’une autre montagne :

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Toujours actif, le volcan –le deuxième plus haut de Bali– s’est réveillé par plus tard qu’en 1994…sans trop de dégâts, contrairement aux éruptions de 1916 et 1927. J’aurais pu admirer la vue pendant des heures, mais il fallait prendre le chemin du retour pour arriver –à ma demande–, pas trop tard à mon prochain et dernier hôtel, le Ayodya resort, situé au sud de l’île, à Nusa Dua, dans la péninsule de Bukit (voir encore la carte).

Nusa Dua est un secteur où sont regroupés plusieurs complexes hôteliers de type Club Med ainsi que des centres de congrès. C’est là qu’a eu lieu la conférence de Bali sur les changements climatiques organisée par les Nations Unies, en décembre 2007.

Après un accueil chaleureux, j’ai eu accès à ma chambre. 

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En moins de cinq minutes, j’étais en maillot de bain, prête à courir jusqu’à l’une des choses de la vie dont je préfère…la plage. C’est dans mon sang. Depuis que j’ai deux mois, je vais tous les étés sur les plages du Maine.

S’il y a un phénomène que je ne comprends pas, par ailleurs, ce sont les gens qui passent leur temps à côté d’une piscine quand la mer est à quelques mètres de là.

Remarquez que c’est bien personnel. Tout ça pour vous dire qu’un grand sourire est apparu sur mon visage quand j’ai vu ça :

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Je me suis baignée, j’en ai profité.

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Le ciel s’est couvert donc j’ai visité un peu le Ayodya Resort.

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Je suis ensuite rentrée dans ma chambre pour écrire un peu, puis je suis allée boire un verre au Palace lounge, un espace réservé de l’hôtel auquel j’ai accès. La buveuse de vin blanc que je suis était très heureuse de boire du Sauvignon blanc de la Nouvelle-Zélande. À Ubud, les restaurants où je suis allée et mon hôtel ne servaient tout simplement pas de vin; que de la bière et des cocktails.

Bonheur. 

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Je suis ensuite allée dans l’édifice principal du resort pour aller manger des sushis, où j’ai reçu une canne à pêche faite avec des feuilles de plantes.

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N’importe quoi!

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Le temps passe si vite. J’ai à peine réfléchi au fait que je serai dans la folie urbaine de Tokyo, après-demain. En passant, chers lecteurs, merci pour vos commentaires, que je peux toutefois approuver seulement à mon réveil, alors que pour vous, au Québec, il se fait déjà tard.

Si j’oublie de répondre à vos questions, prière de m’écrire à ecote@lapresse.ca. J’insiste. Merci encore.

À demain.

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Lundi 12 avril 2010 | Mise en ligne à 6h09 | Commenter Un commentaire

On relaxe, mais savez-vous qu’à Bali…?

ÉMILIE CÔTÉ

Voilà déjà cinq jours que je suis sur l’île de Bali, en Indonésie. C’était aujourd’hui ma dernière journée à Ubud, dans le centre de l’île.

(Voir une carte de Bali ici)

Ma journée se résumait à deux choses: yoga et spa. Mais un troisième élément est venu s’ajouter, que je résumerais par un seul mot: Pepto-bismol. Comme je m’en confessais, hier, j’ai osé commander un steak de thon. Bien j’imagine qu’on m’a punie pour avoir mangé un poisson dont l’espèce est menacée d’extinction. Quand on tape “crise d’appendicite” et “symptômes” dans Google à trois heures du matin, c’est que…vous avez compris.

Heureusement, ma journée était sous le signe du bien-être et de la relaxation. J’avais un cours privé de yoga, ce matin, qui s’est transformé, vu mon état, en une séance de médecine traditionnelle balinaise. Mon professeur, nommé Gusti, a appuyé sur plusieurs points de pression de mon corps “pour faire sortir la maladie”. Il a aussi massé très fortement -et désagréablement- mon front.

Après une sieste et même un lunch, j’étais beaucoup mieux. Pas pour un marathon, mais pour ce que j’attendais avec impatience depuis que je suis arrivée à Bali: me payer la traite au spa.

À Montréal, j’ai des massages disons trois ou quatre fois par année, en grande partie parce que les séances sont remboursées par mes assurances. Mais pour ce qui est de tout ce qui est “soins”, je trouve que c’est cher. Personnellement, j’aime mieux dépenser 50$ pour un vêtement, recevoir des amis ou pour des billets de concert.

Mais à Bali, les tarifs des nombreux spas sont pour nous des aubaines. J’en avais pour cinq heures de soins au centre de mon hôtel: massage, exfoliation du corps, facial, manicure et pédicure. Coût total: 93,50 $ US.

C’était sans compter la conservation fascinante avec celle qui m’a fait du bien, Kinta (je suis désolée pour la qualité de la photo).

Kintaa

Kinta a mon âge (29 ans). “Tu es deux semaines plus vieille que moi”, m’a-t-elle lancé à la blague après avoir demandé ma date de fête.

La jeune femme a trois enfants. Elle vit à Denpasar, à 45 minutes de route d’Ubud (voir la carte ici), chemin qu’elle fait matin et soir en scooter. Comme la majorité des épouses balinaises, elle habite avec la famille de son mari (tous les garçons d’une famille restent généralement avec leurs parents une fois mariés, donc ça fait du monde).

Kinta me demande si je parle le “Canadeese”…je lui explique plutôt que les Canadiens parlent l’anglais et/ou le français. Elle veut savoir s’il existe des spas au Canada.

Elle ne comprend pas pourquoi je voyage seule, sans mari ou sans ma mère. “J’aurais peur”, dit-elle.

Mais si “elle était riche”, Kinta voudrait aussi voir d’autres pays que le sien.

-Lequel?

“Je ne sais pas. N’importe lequel!”

Kinta a fait une demande pour travailler dans un spa en Turquie, mais ça ne marchera pas, dit-elle.

-Pourquoi la Turquie?

“Parce qu’il y avait une offre.”

Mais Kinta n’est plus certaine de vouloir changer de vie, en plus de celles de son mari et de leurs trois enfants. “J’aime mon travail ici”, dit-elle.

***

Alors que Kinta mettait du vernis sur mes grands pieds avec ses petites mains, je me suis rappelée à quel point c’est bien aléatoire la loterie de la vie, celle du pays et du milieu dans lequel on naît. Kinta est bien loin de Facebook et Twitter…mais surtout, elle est hindoue et croit en la réincarnation, donc elle est persuadée qu’elle aura d’autres vies. Ça change la perspective de l’avenir pareil

Quoiqu’il en soit, Kinta a “réincarné” mon corps. J’étais en pleine forme en sortant du spa. Je suis allée souper avec ma fidèle date de voyage, c’est-à-dire mon portable, pour vous préparer une capsule d’informations sur l’Indonésie et l’île de Bali.

La voici:

SAVEZ-VOUS QUE…?

L’Indonésie, c’est 18 000 îles –le plus grand archipel au monde–, dont 8000 qui sont habitées.

Avec 240 millions d’habitants, l’Indonésie est le quatrième pays le plus peuplé au monde.

L’île de Bali ne fait que 80 km sur 125 km.

À Bali, on compte 3,5 millions de personnes, en plus des nombreux touristes (il y a environ 1000 hôtels et 40 000 chambres).

Il y a 13 000 temples à Bali, sans compter les temples des familles.

Si la population de Bali est hindoue à 90%, celle de l’Indonésie est majoritairement musulmane.

Il y a cinq fois plus de motos et de scooters à Bali que de voitures, soit plus d’un million.

***

Vous voilà donc prêts pour Génies en herbe spécial Bali.

À demain… et désolé si mon appareil-photo s’est aussi reposé. Il reprendra du service demain.

Mais pour ceux qui n’ont pas consulté Cyberpresse durant le weekend, vous pouvez lire les posts que j’ai mis en ligne samedi et dimanche avec beaucoup de photos.

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