Le Blogue-Trotter

Archive de la catégorie ‘Ariane Krol’

Mercredi 14 mars 2012 | Mise en ligne à 17h09 | Commenter Un commentaire

La Mi-Carême aux Iles-de-la-Madeleine

Ariane Krol

Je n’ai pas pu rester aux Iles assez longtemps pour assister aux réjouissances de la Mi-Carême, qui ont lieu du 14 au 16 mars à Fatima. De toute façon l’événement essentiellement privé, et non touristique, ce qui a sans doute contribué à garder la tradition vivante.

Le principe est simple. Les Mi-Carême, comme on les appelle, débarquent déguisés dans les maisons de gens qu’ils connaissent, et ceux-ci doivent deviner qui se cache derrière le masque. Simple, mais fascinant. On parle ici d’un village de moins de 3000 habitants sur un archipel qui, il y a quelques décennies encore, était passablement isolé. Réussir à ne pas être reconnu des gens qu’on croise tous les jours n’est pas un mince exploit. Et pourtant…

QQA020©M.Bonato

Photo fournie par Tourisme Iles-de-la-Madeleine

«Il y a deux ans, on était une vingtaine de membres de ma famille chez moi et maman s’est éclipsée sans qu’on s’en rende compte. Elle est allée se costumer, s’est faufilée dans un groupe de Mi-Carême qui arrivaient et personne ne l’a jamais reconnue», raconte Isabelle Cummings, membre du conseil d’administration du comité Mi-Carême.

Une fois les visiteurs démasqués, les hôtes leur offrent un petit quelque chose à boire et à manger. Souvent, les Mi-Carême vont sortir leurs instruments et jouer quelques morceaux avant de poursuivre leur route. «Le défi, c’est de garder nos maisons», dit Isabelle Cummings.

QQA022©M.Bonato

Photo fournie par Tourisme Iles-de-la-Madeleine

Chaque année, environ une quarantaine de familles acceptent de recevoir les Mi-Carême. Ce n’est pas une mince affaire. Il faut préparer la maison, acheter des breuvages, préparer les sandwiches, le sucre à la crème et autres douceurs qu’on offrira aux visiteurs. Il peut en venir entre 200 et 500 par soir, de 20h et jusque tard dans la nuit. Un moment de folie salutaire dans cette longue période de privations qu’était autrefois le Carême.

L‘Écomusée de la Mi-Carême, à Fatima, permet d’en apprendre plus sur cette tradition.

QQA015©M.Bonato

Photo fournie par Tourisme Iles-de-la-Madeleine

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Lundi 27 février 2012 | Mise en ligne à 9h35 | Commenter Aucun commentaire

La tribu de Lucian Freud

Reflection (autoportrait), 1985. Photo: Photo: Courtoisie de Lucian Freud Archive.

Reflection (autoportrait), 1985. Photo: Photo: Courtoisie de Lucian Freud Archive.

ARIANE KROL

LONDRES

Si le peintre contemporain Lucian Freud vous intéresse, c’est à Londres qu’il faut être ces jours-ci puisqu’on y présente non pas une, mais deux expos de son travail.

La plus importante se trouve à la National Portrait Gallery, qui présente plus d’une centaines de ses oeuvres. Une expo particulièrement touchante puisque le peintre britannique, mort l’été dernier à l’âge de 89 ans, a collaboré à sa préparation. On peut d’ailleurs voir la dernière oeuvre, inachevée, sur laquelle il travaillait encore quelques semaines avant sa mort. Portrait of the Hound 2011 montre son assistant, David Dawson, et le chien de celui-ci, Eli. Le corps de l’homme est achevé, mais celui du chien demeurera à jamais incomplet. On devine le choix déchirant qu’a dû faire l’artiste. Lucian Freud, qui mettait souvent des années à terminer un tableau et essuyait ses pinceaux presque à chaque trait pour pouvoir appliquer chaque fois une combinaison de couleurs différentes  ne pouvait tout simplement pas avancer plus vite.

Cette exposition majeure tiendra l’affiche jusqu’au 27 mai. Elle se transportera ensuite au Musée d’art moderne de Forth Worth, au Texas, du 2 juillet au 28 octobre.

En attendant, on peut aussi voir à Londres une importante sélection de dessins de Lucian Freud à la Blain/South Gallery.

Man with a Feather (Self-portrait), 1943. Photo: Courtoisie de Lucian Freud Archive.

Man with a Feather (Self-portrait), 1943. Photo: Courtoisie de Lucian Freud Archive.

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Vendredi 24 février 2012 | Mise en ligne à 10h04 | Commenter Commentaires (2)

En passant par le Borough Market

Green Market Borough réduit

Photo: Simon Rawles, courtoisie du Borough Market

Food Glorious Food réduit

Photo: Simon Rawles, courtoisie du Borough Market

ARIANE KROL

LONDRES

Le Borough Market est le marché public le plus populaire de Londres. Il suffit d’y mettre les pieds pour comprendre pourquoi. Outre son aménagement, qui tire le meilleur parti de sa configuration labyrinthique, c’est un endroit ou l’on peut passer un moment très agréable même si on n’a aucune emplette à faire – si l’on séjourne dans une chambre d’hôtel et qu’on n’a pas accès à une cuisine, par exemple…

De fait, on y croise autant, sinon plus, de visiteurs munis d’une camera que d’un cabas.

De toute façon, ici, nul besoin de cuisiner pour manger. On trouve des trucs à grignoter sur le pouce dans tous les coins. Presque autant que de produits de base, en fait. Huîtres sur écaille, crème glacée de lait de chèvre, verre de cidre ou flute de prosecco, sandwich au canard, scones, brioches… le choix est plus grand que le ventre.

L’endroit, cependant, est ouvert au public seulement trois jours par semaine, du jeudi au samedi. Et à voir comment les marchands roulent des yeux à la seule mention du mot samedi, c’est une bonne idée d’y aller en semaine.

Le Borough, visiblement pas affolé par le décompte olympique, attendra la fin des J.O. pour ouvrir sa toute nouvelle section. Voilà qui devrait permettre de respirer un peu… ou attirer encore plus de monde.

Borough market

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