Le Blogue-Trotter

Archive de la catégorie ‘Ariane Krol’

Vendredi 4 janvier 2013 | Mise en ligne à 20h33 | Commenter Commentaires (19)

Ah, les repas d’avion… (ajouts)

Virgin aller 1 réduit

Ariane Krol – Montréal

Il n’y a pas 36 façons d’améliorer l’ordinaire de la classe sardines. J’ai essayé d’acheter des plats à l’aéroport (cher et souvent décevant). De réserver un «repas spécial» auprès du transporteur (genre végétarien asiatique). D’acheter des sandwiches à bord (sans commentaires).

Chaque fois, je me suis demandée pourquoi les compagnies aériennes ne vendaient pas quelque chose de mieux – des repas comme ceux servis en classe affaire, par exemple. Il y a des clients qui paieraient pour ça, non? Tant qu’à passer la soirée coincé dans un fauteuil au-dessus de l’Atlantique… Malheureusement, les transporteurs qui travaillent avec des chefs réputés, comme Heston Blumenthal chez British Airways, réservent leurs talents pour les passagers assis à l’avant de l’appareil.

Virgin Atlantic, qui ne fait rien comme les autres, a toutefois décidé de redonner un peu de chic au service  en classe économique. Et franchement, ils se débrouillent pas mal. Le «poulet korma avec un mélange de riz basmati et de lentilles dahl» ci-haut était très correct, et la salade césar bien meilleure que celle servie chez d’autres transporteurs. Vous ne voyez pas de dessert? Il arrive après le repas, dans un service distinct. Ce soir-là, on a eu droit à une belle portion de mousse au chocolat.

Le vol de retour fut un peu moins enthousiasmant. Je ne les ai pas aidés en commandant le «cobbler de boeuf braisé avec pommes de terre en purée et haricots verts». Vous avez déjà mangé du bon boeuf en classe sardine? Celui-là baignait dans une sauce plutôt savoureuse, mais la viande avait cette texture rêche typique des repas d’avion.

Virgin retour 2 réduit

Et avant d’atterrir, on a eu droit à ça:Virgin thé 2 réduit

Vous l’avez deviné, c’était l’heure du thé. Scone avec confiture de fraise et crème épaisse. Et ces étranges petits sandwiches garnis d’un mélange de fromage et d’oignon rouge. Déroutants, mais pittoresques. Ce qui, avouons-là, est plutôt rare en classe économique, du moins chez les transporteurs occidentaux.

Ça vous intéresse, la bouffe d’avion? Ne manquez notre dossier de samedi dans le cahier Voyage de La Presse. Vous pouvez aussi visiter ce site. Et partagez vos expériences les plus mémorables dans notre blogue. Si vous avez des photos de repas sur Instagram, n’hésitez pas à inclure le lien dans votre commentaire.

Ajout 1: Une bonne partie de mon dossier de samedi est maintenant en ligne ici.

Ajout 2: Pour les nostalgiques, la collection de menus de l’Université Northwestern. Sur le vol Freeport (Bahamas)-Toronto d’Air Canada en juin 1968, vous aviez le choix entre le “caneton sauce piquante bermudienne”, le ‘filet mignon grillé” et les “paupiettes de veau braisées des tropiques”. Par contre, je ne m’ennuie pas des “cigarettes canadiennes, américaines et anglaises” à bord d’un DC-8…

Ajout 3: Visite d’une entreprise où l’on conçoit et prépare des repas d’avion.

Ajout 4: Comment l’altitude altère votre goût.

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Mercredi 14 mars 2012 | Mise en ligne à 17h09 | Commenter Un commentaire

La Mi-Carême aux Iles-de-la-Madeleine

Ariane Krol

Je n’ai pas pu rester aux Iles assez longtemps pour assister aux réjouissances de la Mi-Carême, qui ont lieu du 14 au 16 mars à Fatima. De toute façon l’événement essentiellement privé, et non touristique, ce qui a sans doute contribué à garder la tradition vivante.

Le principe est simple. Les Mi-Carême, comme on les appelle, débarquent déguisés dans les maisons de gens qu’ils connaissent, et ceux-ci doivent deviner qui se cache derrière le masque. Simple, mais fascinant. On parle ici d’un village de moins de 3000 habitants sur un archipel qui, il y a quelques décennies encore, était passablement isolé. Réussir à ne pas être reconnu des gens qu’on croise tous les jours n’est pas un mince exploit. Et pourtant…

QQA020©M.Bonato

Photo fournie par Tourisme Iles-de-la-Madeleine

«Il y a deux ans, on était une vingtaine de membres de ma famille chez moi et maman s’est éclipsée sans qu’on s’en rende compte. Elle est allée se costumer, s’est faufilée dans un groupe de Mi-Carême qui arrivaient et personne ne l’a jamais reconnue», raconte Isabelle Cummings, membre du conseil d’administration du comité Mi-Carême.

Une fois les visiteurs démasqués, les hôtes leur offrent un petit quelque chose à boire et à manger. Souvent, les Mi-Carême vont sortir leurs instruments et jouer quelques morceaux avant de poursuivre leur route. «Le défi, c’est de garder nos maisons», dit Isabelle Cummings.

QQA022©M.Bonato

Photo fournie par Tourisme Iles-de-la-Madeleine

Chaque année, environ une quarantaine de familles acceptent de recevoir les Mi-Carême. Ce n’est pas une mince affaire. Il faut préparer la maison, acheter des breuvages, préparer les sandwiches, le sucre à la crème et autres douceurs qu’on offrira aux visiteurs. Il peut en venir entre 200 et 500 par soir, de 20h et jusque tard dans la nuit. Un moment de folie salutaire dans cette longue période de privations qu’était autrefois le Carême.

L‘Écomusée de la Mi-Carême, à Fatima, permet d’en apprendre plus sur cette tradition.

QQA015©M.Bonato

Photo fournie par Tourisme Iles-de-la-Madeleine

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Lundi 27 février 2012 | Mise en ligne à 9h35 | Commenter Aucun commentaire

La tribu de Lucian Freud

Reflection (autoportrait), 1985. Photo: Photo: Courtoisie de Lucian Freud Archive.

Reflection (autoportrait), 1985. Photo: Photo: Courtoisie de Lucian Freud Archive.

ARIANE KROL

LONDRES

Si le peintre contemporain Lucian Freud vous intéresse, c’est à Londres qu’il faut être ces jours-ci puisqu’on y présente non pas une, mais deux expos de son travail.

La plus importante se trouve à la National Portrait Gallery, qui présente plus d’une centaines de ses oeuvres. Une expo particulièrement touchante puisque le peintre britannique, mort l’été dernier à l’âge de 89 ans, a collaboré à sa préparation. On peut d’ailleurs voir la dernière oeuvre, inachevée, sur laquelle il travaillait encore quelques semaines avant sa mort. Portrait of the Hound 2011 montre son assistant, David Dawson, et le chien de celui-ci, Eli. Le corps de l’homme est achevé, mais celui du chien demeurera à jamais incomplet. On devine le choix déchirant qu’a dû faire l’artiste. Lucian Freud, qui mettait souvent des années à terminer un tableau et essuyait ses pinceaux presque à chaque trait pour pouvoir appliquer chaque fois une combinaison de couleurs différentes  ne pouvait tout simplement pas avancer plus vite.

Cette exposition majeure tiendra l’affiche jusqu’au 27 mai. Elle se transportera ensuite au Musée d’art moderne de Forth Worth, au Texas, du 2 juillet au 28 octobre.

En attendant, on peut aussi voir à Londres une importante sélection de dessins de Lucian Freud à la Blain/South Gallery.

Man with a Feather (Self-portrait), 1943. Photo: Courtoisie de Lucian Freud Archive.

Man with a Feather (Self-portrait), 1943. Photo: Courtoisie de Lucian Freud Archive.

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