Le Blogue-Trotter

Archive, avril 2015

Jeudi 30 avril 2015 | Mise en ligne à 16h19 | Commenter Commentaires (18)

La fin du minibar?

Photo: archives La Presse

Photo: archives La Presse

À quand remonte la dernière fois où vous avez acheté un item dans le minibar de votre chambre d’hôtel? Des années? Vous n’êtes pas seul.

J’ai toujours trouvé ridiculement élevé le prix des produits proposés dans ces minibars.  Qui veut payer 4$ pour une canette de coca ou 6$ pour une boîte de croustilles Pringles oubliée là depuis Dieu sait quand. Ce qui n’arrange rien : les produits sont généralement d’une banalité désolante – on trouve les mêmes à Tokyo qu’à Winnipeg – et d’une fraicheur plus que douteuse.

On peut lire sur le site Priceonomics un texte très intéressant sur la mort annoncée du minibar, du moins tel qu’on le connaît. Si, dans les années 60, les premiers minibars (alors sans alcool) ont créé l’engouement, les voyageurs en ont de moins en moins besoin. Entre 2007 et 2012, les ventes de produits dans les minibars ont baissé de 28%. Le chiffre a dû s’accentuer depuis.

Autre preuve: en 2013, un sondage effectué par TripAdvisor auprès de 20 000 voyageurs américains révélait que le minibar était le service qui leur importait le moins lors d’un séjour à l’hôtel. Seulement 21% des répondants en désiraient un. En comparaison, 39% des personnes sondées considéraient le service de lessive comme important. C’est dire.

Selon Priceonomics, même les hôteliers verraient la disparition du minibar d’un bon œil : 500 propriétaires d’hôtels sondés en 2012 considéraient la gestion du mini bar comme un cauchemar. Stockage des marchandises, remplissage du frigo, vols fréquents de produits…

Les solutions proposées par les hôteliers pour venir à bout de tous ces problèmes sont variées. Certains ont vidé les frigos, que les clients peuvent désormais remplir à leur guise. D’autres courtisent la clientèle en offrant breuvages et collations gratuites. C’est le cas de la chaine Drury, que j’ai découvert lors d’un récent séjour à Orlando. On y offrait maïs soufflé, boissons gazeuses, bière, vin, cocktail et repas gratuits dans le lobby. (Je ne vous dis pas que je me suis régalée, mais c’était plus que bien pour combler une fringale de fin de journée.)

Mais des chaînes d’hôtels répugnent encore à enterrer ce que certains considèrent comme une relique du passé. Leurs minibar sont maintenant équipés de balances qui détectent (et facturent) chaque item déplacé. C’est le cas dans plusieurs hôtels DoubleTree, Hilton et Sheraton.

Le hic : tous ces produits n’ont pas été pour autant consommés… Mais ça, c’est une autre histoire.

AJOUT: Une collègue vient de me raconter que lors d’un récent séjour au Château Frontenac, elle a vu apparaître un montant de près de 100$ sur sa facture pour des consommations dans le minibar. Le frigo était équipé d’un senseur et comme elle avait décidé de mettre ses bières de microbrasseries au frais, chaque item sorti pour faire de la place avait été facturé. L’hôtel a annulé le tout rapidement.

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Mardi 28 avril 2015 | Mise en ligne à 14h34 | Commenter Commentaires (28)

Un week-end dans le Sud

Photo David Boily, La Presse

Photo David Boily, La Presse

Est-ce une folie de décider à midi qu’on part en voyage le lendemain, voire le soir même?

Si oui, plusieurs Québécois ont perdu la tête cet hiver.

Selon un texte publié cette semaine par ma collègue Isabelle Massé, le froid intense de l’hiver 2015 est venu à bout de la patience de plusieurs Québécois. Ils ont été nombreux à partir sur un coup de tête pour le Sud, la grande majorité en direction de Cuba, de la République dominicaine ou de la Riviera Maya, au Mexique.

Chez Transat Tours Canada, entre 25 et 30% des voyageurs ont réservé leur voyage à la dernière minute, soit 30 jours ou moins avant le départ. Chez Sunwing, des clients ont appelé à 11h pour réserver un départ le soir même ou le lendemain. Écoeurés du froid, vous dites?

Fait étonnant: plusieurs voyageurs ne sont partis que pour 3 ou 4 jours. Plutôt que de s’offrir un long week-end au chalet, au spa ou que sais-je encore, ils ont préféré une trempette rapide (mais forcément plus coûteuse) sous les Tropiques. Êtes-vous du nombre? Je serais curieuse de vous entendre. État-ce assez pour décrocher et couper l’hiver en deux? Le jeu en a-t-il valu la chandelle?

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Jeudi 23 avril 2015 | Mise en ligne à 11h18 | Commenter Commentaires (34)

Parfum d’avion: oui ou non?

PHOTO AP

PHOTO AP

C’est une tendance qui se répand auprès des compagnies aériennes : vaporisez les cabines des appareils avec un parfum d’ambiance avant l’embarquement. Selon un article publié récemment dans le Wall Street Journal, au moins six transporteurs utilisent une « eau de cabine » (ou sont sur le point de le faire.)

Certains, comme la compagnie américaine Delta, font développer des fragrances exclusives. D’autres utilisent des parfums vendus sur le marché au détail.

C’est le cas de Air Canada Rouge. Lors d’un vol récent avec la compagnie canadienne à bas prix (un « low-cost » comme on dit à l’Académie française!), j’ai remarqué qu’il flottait dans l’air une odeur particulière, légèrement sucrée.

Chez Air Canada Rouge, on confirme : « Nous utilisons un soupçon d’une de deux fragrances différentes avant l’embarquement des passagers, selon leur destination : un parfum de noix de coco et de lime rappelant la plage pour les destinations comme les Caraïbes et le Mexique et un parfum ambré subtil pour nos autres vols, incluant ceux pour l’Europe. Le parfum est diffusé légèrement et nous nous assurons que ce soit des plus discret », explique Renee Smith-Valade, vice-présidente, Expérience client, chez Air Canada rouge.

Mme Smith-Valade ajoute que le transporteur a travaillé de concert avec le Disney Institute pour « rendre l’atmosphère en cabine plus récréative » et accueillante.  Parfumer les cabines fait partie des initiatives adoptées.

La pratique, on s’en doute, vise un autre objectif: masquer l’odeur laissée par les passagers précédents. Souvent les appareils ne sont pas sitôt vidés des dizaines d’humains qui s’y entassaient qu’on les remplit de nouveau. Dans ces conditions, le temps peut manquer pour bien aérer la cabine.

Le hic : certains groupes de pression réclament depuis des années des espaces sans parfum, tant au travail qu’en avion, notamment pour protéger les personnes sensibles aux produits chimiques contenus dans les fragrances.

Ce n’est pas mon cas, heureusement. La délicate odeur que j’ai sentie en embarquant dans l’appareil m’a paru plutôt agréable. Et elle s’est dissipée rapidement.

N’empêche, est-ce une bonne idée d’imposer un parfum – même léger – à tous les passagers, dans un espace aussi restreint qu’une cabine d’avion?

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