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  • Stéphanie Bérubé

    Stéphanie Bérubé est journaliste à La Presse depuis 1997. Elle a travaillé aux informations générales et aux arts, puis écrit désormais pour les sections du samedi, Voyage, Gourmand et Maison.
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    Vendredi 9 août 2013 | Mise en ligne à 9h47 | Commenter Commentaires (18)

    Dangereux, faire du pouce au Canada?

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    Violaine Ballivy
    Montréal

    «Faire de l’autostop, c’est risquer de ne pas arriver à bon port.» Voilà la mise en garde au cœur d’une nouvelle campagne d’affichage lancée dimanche dernier par la GRC et l’Association des femmes autochtones du Canada dans la foulée de la disparition ou de l’assassinat de filles et de femmes autochtones au pays, expliquent les deux organisations.

    La GRC reconnaît que l’autostop est une pratique courante dans beaucoup de communautés rurales du pays, mal desservies en transports en commun, mais aussi chez les touristes, ajouterons-nous.

    «Ce moyen de transport n’est toutefois pas sans risque, prévient la GRC dans ses documents. Il peut arriver que des autostoppeurs soient pris par des conducteurs dangereux ou des personnes ayant l’intention de leur causer du tort.»

    Les autorités conseillent aux autostoppeurs de toujours :
    - Prévenir un proche de notre destination, du moment prévu de l’arrivée et de la lui confirmer.
    - Avoir sur soi un téléphone cellulaire et une pièce d’identité.
    - De privilégier les routes passantes.
    - De noter la description du conducteur et sa plaque d’immatriculation.
    - De toujours signaler les personnes suspectes à la police.

    Avez-vous déjà fait de l’autostop pour voyager au Canada, ou ailleurs ? L’expérience a-t-elle été posititive ? Négative ?
    Écrivez-nous, on veut vous lire !

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    • Depuis 1972 j’ai traversé le canada une douzaine de fois ,fait le tour des états-unis trois fois et suis aussi aller au Mexique.Je n’ai jamais eu de problèmes sauf lorsque dans certains endroits je devais parfois faire du pouce durant trois ou quatre jours avant que quelqu’un s’arrête.J’ai déjà été embarqué par des personnes assez bizarres mais tant qu’ils sont au volant il n’y a aucun danger puis une fois arrêter tu peux toujours t’enfuir avec son numéro de plaque.
      Gilles Ménard

    • 2 fois entre Charlottetown et Souris. Les 2 fois je me suis fait embarquer par la première personne qui passait. J’ai rencontré des gens super sympas!
      Au Japon, une fois (et c’est carrément quelque chose qui ne se fait pas au Japon) et ce fut une drole d’expérience sur l’ile de Yakushima
      Lorsque je sortais avec une fille de Léry et qu’elle faisait du pouce pour se rendre à Montréal, je me disais toujours qu’elle se ferais embarquer par un vieux pervert mais elle revenait toujours!
      Faut faire confiance à la vie!

    • J’ai 41 ans, et a 19 ans, j’ai voyagé sur le pouce au Canada, aux E-U, au Mexique et en Amérique Centrale. De Vancouver au Guatemala, mon voyage m’avais couté 2.25$ (des tablettes de chocolat). Le reste du temps, les gens m’ont payé le repas, m’ont invité chez eux dans leur famille, etc…

      La seule expérience bizarre (un alcoolique qui m’a demandé si j’étais une fille après 1h de route) était en Abitibi. J’ai donc demandé d’arreter au prochain resto pour aller aux toilettes, et je ne suis jamais retourné dans la voiture. Je me demande s’il m’attend encore… :)

      J’ai rencontré des gens super sympas. J’ai même renoué contact avec quelques-uns sur Facebook (mon journal de voyage de l’époque m’a aidé pour les retracer). J’avoue que je ne recommenderais pas cette expérience aux filles ou a mes enfants. Mais personnellement, ce voyage est un des plus beaux moments de ma vie.

    • J’ai commencé très jeune à faire du pouce, et j’en ai fait beaucoup, de millage, de cette façon, jusqu’à ce que j’aie mon permis et ma première auto… Puis ensuite pas très longtemps après dans la période entre ma première et ma deuxième auto (le premier tacot a rendu l’âme après 5 mois, la suivante a attendu un bon moment…). Je connaissais les bons endroits, où me planter le pouce sorti, et ceux où — quand je m’y faisais débarquer — il valait mieux continue à marcher parce que personne n’embarquait jamais dans ces coins-là… Je me rendais même à mes cours au CÉGEP plus rapidement et ponctuellement que… ceux qui prenaient l’autobus! Je n’ai jamais eu le moindre problème “grave” — juste une fois demandé à débarquer avant destination parce qu’embarqué par un vieux bonhomme un peu dégueu dont je n’aimais pas les insinuations et sous-entendus — mais j’ai appris à connaître bien des gens et des racoins tout en cheminant gratuitement…

      Héritage de ces glorieuses années: tant qu’il y a de la place dans l’auto, j’embarque toujours les auto-stoppeurs aujourd’hui.

    • J’ai fait 3 années de cégep en Gaspésie au début des années 2000. Voyager sur le pouce était monnaie courante, soit pour se rendre au Cégep par la seule route qui y menait, ou pour me rendre à Québec qui se trouvait à 5h de route.

      Quand tu es étudiant en région, sans voiture, il n’y a pas vraiment d’autres options. Aujourd’hui il m’arrive d’embarquer des pouceux, mais ce n’est pas systématique.

    • Et j’aimerais ajouter que j’en ai fait dernièrement avec ma conjointe (ma voiture avait rendu l’âme et chemin pour Toronto).

      La personne qui nous a embarqué nous a averti qu’il nous prenait seulement si nous acceptions de nous faire prendre en photo sur son iPhone et la mettre dans son Dropbox (et nous avons fait de même). La technologie d’aujourd’hui peut être utilisé afin de faire du pouce plus sécuritairement. S’il arrivait quelque chose, il y aurait des indices photographiques pour les policiers (même avec la localisation et l’heure de la photo).

      C’est une question de confiance des deux partis. C’est risqué autant pour les conducteurs que les pouceux. Mais en se faisant confiance mutuellement, nous pouvons faire de belles rencontres.

    • J’ai fait le tour du Canada en 1996 et encore en 1998 et je n’ai jamais eu de problemes. J’ai voyagé seul et en groupe (ca prenait plusieurs voitures) et tout a été fantastique. Faire du pouce reste un moyen economique de visiter quand on est plus jeune. Je conseillerais au jeunes filles de voyager a deux au moins et un truc qu’un fille m’a donné est de parler de Jésus (meme si vous n’etes pas croyant), ca rammolit les ardeurs.

    • À l’adolescence et au début de l’âge adulte, j’ai fait du pouce environ une centaine de fois dans de nombreuses régions du Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard et dans la côte Est des États-Unis. Ce fut de très belles expériences. J’ai rencontré des gens de différents horizons et points de vue. Ce qui est bien, c’est qu’on apprend à connaître des personnes avec toutes sortes de valeurs, mais celle qui les réunit, c’est un certain altruisme (elles sont de bons samaritains qui osent rendre service à quelqu’un qu’elle ne connait pas). Ce sont de très beaux souvenirs pour moi. Oui, bien sûr, il m’est arrivé une fois d’avoir peur avec quelqu’un de bizarre, mais ce n’est qu’arrivé qu’une seule fois et tout s’est bien terminé.

    • J. ai fais du pouce en Europe à l’été 1980 avec mon copain de l’époque. Nous avons eu une belle expérience. Invitations à souper ( soit au resto, soit à leur maison dans leur famille), invitations à coucher, belles rencontres avec en prime des histoires de la deuxième guerre mondiale, un tour de ville à Amsterdam, etc… Nous étions deux. En 1981, j’ai du faire du pouce à quelques reprises afin de revenir de l’Université de Montréal, les lundi soir en revenant du cours de Karaté ( Cepsum). Il y avait une grève du transport en commun. Aucun problème. Je m`aperçois aujourd’hui que j’étais courageuse de faire du pouce seule en soirée mais je n’avais pas le choix. Aujourd’hui, je trouverais ça inconcevable …

    • Gaspésie, Saguenay, Lac St-Jean sur le pouce. Pas de problème. C’était vers les années 78, j’imagine. J’avais les cheveux longs 17-18 ans. Des fois un gars s’arrêtait, voyait que j’étais un gars et repartait. Des fois les conducteurs avaient une petite bière entre les jambes ; autres temps ! La seule fois que j’ai eu un certain inconfort c’était une main d’un gars sur une cuisse, mais c’était à Montréal pendant les (multiples) grèves de la STM de l’époque, sans services essentiels… mais il a arrêté :-)

    • Quand j’étais étudiant, il y a de ça près de 50 ans, c’était monnaie courante de faire de l’auto-stop; il m’est même arrivé plusieurs fois d’être embarqué par des familles qui se serraient un peu pour me faire une place.
      Quand à mon tour quand j’ai eu une auto, bien entendu j’ai offert le passage à toutes les occasions où ça m’était possible. MAIS…il y a belle lurette que je ne le fais plus; les mauvaises expériences, je les ai vécues en tant que conducteur et non en tant que passager: personnages gelés complètement, peace-and-love adeptes la théorie qui veut que les animaux, dont nous sommes n’ont pas besoin de se laver (je me souviens avoir fait la route Québec Rivière-du-Loup la fenêtre de portière baissée tellement l’air était ireespirable dans la voiture, fumeurs invétérés, etc…

    • Ma première expérience de pouce à eu lieu en France pendant un voyage scolaire de niveau secondaire (nos profs ne l’ont pas su). Nous étions 3 à faire du pouce le soir pour éviter de marcher les quelques kilomètre pour retourner au camping. Si je me souviens bien, à peine 3 autos ont passé, puis nous avons eu droit à une «ride» dans la caisse d’un pick-up. C’était en 2003.

      Depuis, j’ai fait le Canada 2 fois, le Mexique, l’Islande et le Québec de fond en comble. J’ai pu prendre de l’expérience en étudiant au Cégep de Gaspé. Plusieurs fois j’ai fait la route Gaspé/Montréal en une journée et ce plus rapidement (et pour beaucoup moins cher) que l’autobus. Le pouce, c’est comme bien des choses, ça se pratique et on devient meilleur. Si bien qu’avec ma copine j’ai voyagé jusqu’à Radisson, Natashquan et même Fermont pour visiter le Québec. L’été dernier j’ai aussi employé mes 3 semaines de vacances à me rendre à Dawson City au Yukon avec elle (et à en revenir) pour visiter un ami (une journée). Je peux remercier le prix de l’essence pour ces merveilleux voyages, parce que nous avons fait tous ces trips sur le pouce alors que nous possédons tous les deux une voiture!

      Une seule fois ai-je préféré sortir d’une voiture alors que je n’étais pas arrivé à destination, dans le nord de la Colombie-Britannique. Le conducteur roulait beaucoup trop vite pour le nombre alarmant d’orignaux sur la route. C’est d’ailleurs la seule sensation de danger que j’ai eue en plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de pouce: quand les conducteurs conduisent mal.

      Mais les incidents sont peux de chose à comparer aux souvenirs impérissables et aux péripéties vécues. Au Mexique il y avait des chauffeurs de «van» prenant des amphétamines pour être capable de conduire 20h de suite. Des enfants qui nous aident à nous faire prendre et qui nous obligent à accepter 5 pesos (venant de leurs parents). Des heures passées au soleil dans la caisse des pickup (parfois à la pluie aussi, ça fait partie de la game). Au Canada, une nuit dans une remorque 53′ d’un camionneur qui n’était pas chargé. De nombreuses invitations chez les gens de même qu’au motel. Une «ride» dans une mini-fourgonnette avec des chaises de camping en lieu de banquette arrière. En Islande un bus de touriste qui nous prend sous la pluie battante. J’en passe et des meilleures.

    • J’y recourais abondamment il y a 20-25 ans.

      Les plus cool, c’étaient toujours les hommes d’affaires nostalgiques de l’époque où ils avaient eux-mêmes fait du pouce et qui t’embarquaient comme pour repayer leur dette. Se faire dire “dors si tu veux; j’ai pas besoin de parler”, c’était vraiment une aubaine.

      J’en ai rencontré des bizarres, dépressifs surtout, qui s’arrêtent sur l’accotement pour pleurer et te raconter leurs malheurs.

      C’était moins extrême en Europe. Je sentais plus une fibre solidaire là-bas versus la fibre parfois carrément thérapeutique ici.

      Malgré le lot d’anecdotes glanées auprès de proches qui y avait goûté, je n’ai jamais quant à moi eu à subir les mains sur les genoux de quelque pervers décadent. J’ai même eu la chance souvent, vers Chicoutimi, de tomber sur des allers directs, à partir de Longueuil. Au retour, c’était toujours moins évident, et sortir de Québec vers l’ouest, c’est un aria.

    • Statistiquement, on a probablement autant de chance de se faire attaquer au dépanneur le soir qu’en auto-stop. Les gens ont aussi la même appréhension de la criminalité à Montréal, ils exagèrent. Puisque rien n’est sans risque, il faut simplement faire la part des choses.

      C’est une légende urbaine tenace, comme celle de flasher un conducteur contraire aux phares éteints.

    • Jeune, j’ai “fait du pouce”…en masse. Plus tard, j’ai souvent embarqué des “pouceux”. Aujourd’hui, près de la cinquantaine, je n’en embarque plus depuis 3 ou 4 ans. J’ai peur. Savez-vous de quoi j’ai peur? Des histoires inventées, dans le genre: tu embarques une jeune fille…une femme…peu importe. La randonnée se passe très bien. les sujets ne manquent pas.

      La pouceuse arrive à bon port. Sourires, remerciements, elle débarque. Quelques jours après, tu es (faussement) accusé de quelque chose qui ne s’est jamais produit lors de cette randonnée.

      Cela ne m’est jamais arrivé, ni à moi, ni à quelqu’un de mon entourage. mais cette possibilité me hante.

      Terminé, les pouceux.

      Mario, de Ville Saguenay.

    • J’ai jamais fais le pouce et je n’ai jamais embarque de pouceux. Faudrait faire une these la dessus. Y a-t-il un livre la dessus?

    • Bonjour,

      Je viens tout juste de revenir d’un voyage grandiose à travers le Canada. Mon ami et moi sommes partis, confiant, sur le bord de l’autoroute dans la ville de Québec. C’était, à nous deux, notre première expérience sur le pouce. 5 jours plus tard, nous étions à Vancouver. Nous avons rencontrés des gens incroyables, vécu des moments dont je suis déjà nostalgique. Nous partions insouciant, tout le monde tentait de nous dissuader de partir sur le pouce. On regrette rien, je me rends compte qu’il existe encore de bons gens. Même la police nous a aidés à plusieurs reprises. Bref, moi je dis oui à l’auto-stop :)

    • Dans les années 70, tout le monde faisait du pouce. A la sortie des villes canadiennes, on pouvait trouver 10, 20, 30 personnes en ligne faisant du pouce
      Aujourd’hui les jeunes ont tous une auto; les bourses et les prêts, c’est le fun.

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