Le Blogue-Trotter

Archive, juillet 2013

Vendredi 26 juillet 2013 | Mise en ligne à 16h37 | Commenter Commentaires (4)

L’Uruguay, le petit pays qui aime grandement le français

Les Uruguayens sont passionnés de soccer... mais aussi de francophonie!

Les Uruguayens sont passionnés de soccer... mais aussi de francophonie.

Sylvain Sarrazin – Montevideo, Uruguay

Finement aiguisé, mon espagnol était prêt à riposter aux questions de l’agent transfrontalier uruguayen. Un peu incommodé à l’idée d’être confronté à un accent particulier (très proche de l’intonation argentine, tous les «y» et «ll» étant prononcés «ch»), je m’avance vers le comptoir. Le fonctionnaire me toise, inspecte mon passeport, me fixe à nouveau. «C’est bien toi sur la photo?» demande-t-il avec un grand sourire, dans un français parfait. «Bienvenue en Uruguay, Monsieur!»

Et mon échauffement linguistique, alors? À l’eau. Y aurait-il donc une poignée de francophiles, ici et là, noyés dans ce petit pays serti entre l’Argentine et le Brésil?  Bien plus que ça: ce premier interlocuteur francophone fut loin d’être le dernier.

Pour preuve, l’Uruguay a été, il y a quelques mois, le premier pays d’Amérique du Sud à adhérer à l’Organisation internationale de la francophonie, en tant que membre observateur. Dans sa demande, le gouvernement a souligné que «la culture francophone se trouve à la genèse de la République orientale de l’Uruguay», manifestant son aspiration à devenir une «porte d’entrée et un pont» pour la francophonie vers le continent sud-américain. Nombre d’hommes politiques locaux ont d’ailleurs étudié dans la langue de Molière.

Sur le terrain (comprendre: au gré des plages et plaines de ce beau pays), également, cela s’entend. Certes, pas à tous les coins de rue; mais au détour d’une conversation, d’une indication, les Uruguayens sont toujours heureux de démontrer leur sympathie pour le français avec quelques mots habilement placés.

«Nous parlons surtout la langue des livres», a cependant soulevé un linguiste uruguayen, qui fut mon voisin de siège dans un bus pour Rocha. «On aime le français, mais nous n’avons pas souvent l’occasion de le pratiquer!»

Quelques jours plus tard, alors que j’étais égaré dans le désert de dunes de Valizas, sur la côte est, un bon samaritain s’est fait un point d’honneur de m’indiquer intégralement le chemin à suivre dans un charmant français aux «r» roulés. Dans une autre vie, il était marié à une Niçoise et s’était installé sur les bords de la Méditerranée. Bien d’autres ont, comme lui, ramené sur leurs rives atlantiques des fragments de notre langue.

Petit à petit, le français fait ainsi son chemin en Amérique du Sud; et même s’il entre par la petite porte, par ce pays discret qu’est l’Uruguay, il pourrait y faire de grandes choses.

Découvrez notre dossier sur l’Uruguay (son littoral battu par les vagues, ses vins toujours plus fins, et une visite de 48 heures à Montevideo), paru ce samedi 27 juillet dans La Presse+, dans La Presse et sur LaPresse.ca.

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Mardi 2 juillet 2013 | Mise en ligne à 15h38 | Commenter Commentaires (2)

Camping de luxe

De gauche à droite: Henry Ford, Thomas Edison, Warren Harding et Harvey Firestone.

De gauche à droite: Henry Ford, Thomas Edison, Warren Harding et Harvey Firestone.

Marie-Eve Morasse – Fort Myers, Floride

On reconnaît à Thomas Edison plusieurs centaines d’inventions, mais c’est sans doute pour ses travaux sur l’ampoule à incandescence qu’il est le plus connu.

L’inventeur a passé plusieurs hivers dans la ville de Fort Myers, en Floride, où un musée lui est aujourd’hui consacré.

Toute une section de cet intéressant musée est réservée à un passe-temps qu’il affectionnait et auquel il s’adonnait avec ses amis Henry Ford, Harvey Firestone et l’essayiste John Burroughs: le camping. Les comparses, qui s’étaient eux-mêmes donné le nom de «Vagabonds», ont voyagé ainsi de 1915 à 1924, environ deux semaines par an.

Si vous pensez que la Sépaq offre aujourd’hui du camping luxueux, attendez de voir la manière dont ces hommes voyageaient. Avec les véhicules imaginés par Ford, leur caravane pouvait accueillir jusqu’à 80 personnes, incluant une horde de servants, cuisiniers et amis.

Des automobiles avaient été modifiées pour mieux accommoder le groupe. Ainsi, le «Chuck Wagon» conçu en 1918 avait trois grands tiroirs à l’arrière pour stocker des victuailles et un robinet qui permettait de donner de l’eau.

Le camping de luxe avec voiture à proximité ne date pas d’hier!

camping4

Une des voitures de Ford ayant servi aux sorties en camping du groupe est exposée à Fort Myers.

Photo d'archive

Photo d'archive

Trois grands tiroirs à l'arrière de la voiture permettaient de stocker le nécessaire de camping.

Trois grands tiroirs à l'arrière de la voiture permettaient de stocker le nécessaire de camping.

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