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Le Blogue-Trotter - Auteur
  • Stéphanie Bérubé

    Stéphanie Bérubé est journaliste à La Presse depuis 1997. Elle a travaillé aux informations générales et aux arts, puis écrit désormais pour les sections du samedi, Voyage, Gourmand et Maison.
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    Mardi 19 mars 2013 | Mise en ligne à 13h46 | Commenter Commentaires (61)

    Que pensez-vous de la SÉPAQ?

    Violaine Ballivy
    Montréal

    Mine de rien, l’été s’en vient et avec lui le retour de la randonnée en forêt, des excursions en canoe et du camping. Vous ferez sans doute un tour dans l’un des nombreux parcs de la SÉPAQ. Que pensez-vous des services qui y sont offerts? Êtes-vous satisfaits de la qualité des installations, de l’entretien, des tarifs?

    Que pensez-vous du virage pris par la SÉPAQ ces dernières années, qui offre désormais une variété d’hébergements bien plus comfortables qu’auparavant, avec les tentes huttopia, les yourtes, les chalets Modik? Quelles améliorations devrait-elle apporter?

    Écrivez-nous, on veut vous lire.


    • La SEPAQ devrait publiciser et transmettre à tous ceux qui ont payé des frais d’accès aux parcs en 2012 un rapport expliquant comment elle se sert des montants versés pour les droits d’accès.
      Est-ce que, par exemple, les droits d’accès sont utilisés pour créer des services plus luxueux (auberges, hutopia, etc) plutôt que pour améliorer la conservation et l’entretien pour les clients-utilisateurs “normaux”?

    • Je suis un bon client de la sepaq depuis plusieurs années.
      Les chalets Modik (maintenant rebaptisés “Nature”) (parceque c’est billingue ?) sont chouettes mais sont le prix d’une chambre d’hôtel downtown. Je ne suis pas fan des installations destinés aux boomers friqués qui peuvent se garer à 4 mètres du chalet. Je préfère les sentiers difficiles d’accès et loins de la civilisation où vous devez trainer tout votre matos en sac à dos. Si le but est d’attirer les jeunes, ce sont ces instalations (sentiers sauvages, plateformes pour tente, …) qu’il faudrait continuer de développer. La vraie nature.

    • Je ne suis pas d’accord avec cette tendance à offrir de l’hébergement haut de gamme à prix prohibitifs pour les petites familles à revenus modestes. L’expérience plein air devrait plutôt demeurer accessible au plus grand nombre et l’accent devrait être mis sur de bonnes infrastructures de base pour mieux servir les véritables campeurs. La mission des parcs devraient aussi en être une d’éducation de la population à l’importance de préserver les plus beaux sites.
      D. Blanchard

    • Je pense que la SÉPAQ ne vise qu’une clientèle bien spécifique: les “amateurs de plein air” à l’aise financièrement, pour qui aimer la nature consiste d’abord et avant tout à aller magasiner à La Cordée et à montrer tout leur bel équipement… lors d’une mini-ballade de trois heures. Les gens qui aiment vraiment la nature n’ont pas besoin de tonnes de matériel, d’offres d’hébergement “diversifiées”, de sentiers d’interprétation ou d’une multitude de services. Ils ont besoin de beaux paysages sauvages et de liberté. Ma famille et moi ne fréquentons plus les parcs de la SÉPAQ puisque les chiens y sont interdits. Nous fréquentons avec notre ami à quatre pattes les parcs fédéraux, les parcs des autres provinces et les parcs américains. Les tarifs y sont moins élevés, les marcheurs plus simples et plus sympathiques (ils savent se saluer quand ils se croisent), et surtout on sent là-bas un réel amour de la nature et des animaux.

    • C’est très bien. Mais les tentes/motel, ce n’est pas pour moi. Quoi que je devrais peut-être regarder de leur coté lorsque je cherche un motel. Ils sont probablement moins cher.
      Pour le reste, j’adore le Gite du Mont Albert, l’auberge de montagnes des Chic-Chocs et Duchesnay. On m’attire par le ventre !!
      J’avais entendu dire qu’ils voulaient développer un lodge de montage dans les Monts Valin, comme dans les Chics-Chocs. Est-ce que le projet est en route ?

    • Permettre les chiens dans certaines zone de camping et dans les sentiers moyennant un dépot (pour s’assurer que le chien quitte le parc) et des règles d’expulsion sévère pour les mauvais maitres.

      Je comprend le role de protection, mais je suis sur que si la pratique est bien encadré, il y a moyen d’être accomodant. Comme au USA et en Ontario.

    • Étant propriétaire de chien, la SÉPAQ ne me donne pas accès à ses sentiers. Gros fail. Je suis obligé d’aller dépenser mon argent aux États-Unis ou en Ontario.

    • Disons que je préfère les Adirondacks.

    • Je suis un utilisateur régulier des parcs de la SEPAQ depuis longtemps… L’offre est excellente.

      Mais batinse que ça coute cher!!!

    • On ne peut pas y aller.
      La moitié des parcs interdisent les chiens. même les petits en laisse.

    • Je suis client de la Sépaq depuis plusieurs années à la réserve faunique Mastigouche et le service est excellent. J’y vais essentiellement pour la pêche, que ce soit à la journée ou en hébergement et j’ai toujours été satisfait.

      J’ai essayer les chalets rustiques avec des amis, le confort est correct mais il n’y a pas de commodités(ex:pas d’eau courante, toilette sèche, pas de réfrigérateur…) mais nous avons eu une belle pêche et un beau séjour. Pour une fin de semaine avec des amis, c’était très bien mais si j’y retourne avec des amis, nous allons prendre un chalet avec plus de commodités.

      J’ai aussi essayé les chalets plus confortables avec commodités à l’hébergement du lac au Sable avec ma conjointe et nous avons eu un voyage fantastique et la pêche a été excellente. C’est très confortable et on est sur le bord d’un lac en plein bois… le rêve. J’ai aussi fait un autre voyage à l’hébergement du lac Shawinigan avec mon père, oncles et cousins dans un chalet pouvant accueillir 14 personnes. Malgré le nombre de personnes, il y a beaucoup d’espace et plusieurs chambres donc on ne se sent pas à l’étroit.

      Cet été je vais essayer les chalets Modik du lac Marcotte. Pour un séjour de 3 nuits, le prix est d’environ 100$ de moins qu’un chalet normal et le confort et les commodités sont pratiquement identiques. De plus, la qualité de pêche est merveilleuse avec les lacs disponibles donc j’ai bien hâte d’essayer ces chalets.

    • J’ai visité des refuges dans quelques parcs (Monts Valin, Fjord-du-Saguenay, entre autres) et de façon générale, c’est très positif. Les sentiers sont généralement bien balisés, même en hiver. On dort confortablement en hiver, même qu’il faut parfois ouvrir les fenêtres à cause du poêle à bois. Les matelas sont de qualité très correcte compte tenu du lieu où ils se trouvent.

      Dans les sentiers, ce qui manque, c’est de temps en temps (ça dépend des parcs) une indication du nombre de kilomètres restant à parcourir. En hiver, en raquette, ça peut être long (et parfois inquiétant s’il y a beaucoup de neige) avant d’en voir une. Aussi, début mars, j’ai remarqué que le sentier qui longe le fjord au parc du même nom manquait un peu d’entretien parce que souvent, des branches pendaient dans le chemin. Rien de trop grave, mais à la longue, on a complètement mouillé nos vêtements (il faisait chaud). Je suppose que les parcs font l’entretien des sentiers une ou deux fois par année alors peut-être sommes-nous simplement arrivés au mauvais moment? Néanmoins, les défauts que je viens d’énumérer ont tous été constatés au même parc (Fjord-du-Saguenay). J’imagine que la Sépaq a des normes d’entretien des sentiers…

      Pour le reste, je dirais que les prix sont un peu élevés parfois. En louant un refuge/chalet en groupe, cependant, ça ne revient pas trop cher et l’expérience est toujours plaisante (en hiver, du moins). Avec les mouches, ça doit être une autre histoire…

    • Quand je fais une randonnée un peu partout en Europe, je n’ai rien à payer pour utiliser les chemins, même pour les sites les plus extraordinaires dans les Alpes, les Carpates, en Italie, Irlande …. . De même dans les Rocheuses.
      Les frais d’infrastructure sont payés par les impôts, les taxes (aussi sur les séjours d’hôtels, de gites).
      Je suis bien d’accord de payer pour des services supplémentaires (utilisation de stationnements [gardés], trains et autres remontés mécaniques, location de matériel), accès à des musés (dont les frais d’entretien sont élevés), mais pas pour une simple utilisation de chemin pédestre, que ce soit dans ou en dehors d’un parc.
      La SEPAQ – sa tarification surtout – est pour moi une des raisons pour éviter le Québec comme destination de randonnées pédestres.
      Il y a nettement mieux ailleurs pour moins de frais.

    • J’utilise les services de la SEPAQ depuis plus de vingt ans et plus particulièrement pour la chasse au petit gibier avec hébergement. La SEPAQ a une drôle de façon d’imposer ses tarifs, soit un montant par individu plutôt que par chalet. Résultat, deux personnes vont payer chacun 88$ par jour pour un chalet, soit environ 176$ alors que pour le même chalet, quatre chasseurs vont payer 352$ par jour. Un chalet a une capacité moyenne de 6 personnes et on peut facilement payer 528$ par jour!!! Ne devrait-il pas y avoir un prix plafond pour louer un chalet? On désire le louer, pas l’acheter!!!

    • Excellent commentaire de la part de hansr. D’ailleurs, le Québec se ridiculise devant les touristes européens et nord-américains qui viennent ici pour découvrir des grandes étendues de nature et qui doivent payer des frais d’entrée pour la moindre randonnée, on ne peut plus ordinaire.

      Dernier commentaire sur les chiens:
      Les citoyens qui ont des chiens financent la SÉPAQ par le biais de leurs impôts mais n’ont pas accès aux parcs. La SÉPAQ justifie cette interdiction en invoquant une prétendue étude et un prétendu sondage qu’elle aurait commandé. Elle refuse toutefois de dévoiler ces documents quand on en fait la demande…

    • Je suis une récente utilisatrice de la SEPAQ (entre autre, les tentes Huttopia) mon expérience et ma connaissance sont donc limitées.

      Ma constatation est que c’est cher, et que tout est cher en général. Louer un BBQ sur la plage d’Oka? 28$ L’accès aux plages? Tarif par personne, même les enfants…

      On paie déjà beaucoup d’impôts et on doit payer encore pour l’accès à ces lieux publics.

    • C’est devenu plus cher. Mais qu’est qu’il ne l’est pas ?

      Il n’en reste pas moins qu’ils font un travail considérable pour nous rendre la vie agréable. Des sentiers bien entretenus. Des équipements adéquats. Des sourires et de l’aide si nécessaire. Des gens biens formés et informés sur la faune et la flore. Cela se paie.
      Rien à redire ! Je leur donne un 9 sur 10.

      Robert Duquette

    • Mme Ballivy

      1- Tout d’abord, je constate que plus le développement est important dans les parcs nationaux, (sentiers, chalets, yourtes, tentes Utopias, campings de groupe, via ferrata, et tutti quanti) plus l’espèce de conflit apparent entre la mission de préservation de la SÉPAQ et son impératif de développement et son mercantilisme devient insoutenable ! Je m’explique. D’un côté la SÉPAQ doit s’assurer que les parc nationaux soient préservés dans leur ensemble, et ce de façon très sérieuse et en suivant un agenda très sévère ; ce sont des parcs après tout avec ce que ça comporte au plan juridique, notamment que ce sont des zones de préservation du plus haut niveau. Et de l’autre côté, de l’admission même de sa direction, la SÉPAQ doit développer, développer et développer et rivaliser d’ingéniosité pour s’assurer d’être « dans le coup » face au marché des activités de loisirs de plain air !

      Il y a là une espèce de quadrature du cercle que je considère être malsaine et qui tôt ou tard finira par frapper de plein fouet la SÉPAQ. Comment ? Répondez seulement à cette question-ci : À partir de quelle quantité y a-t-il trop de chalets dans les parcs ? Combien de yourtes deviennent trop de yourtes ? Combien de méga campings de groupes (des « clusters » de 50 à 75 emplacements) deviennent TROP de campings de groupes… Et ainsi de suite. Ou alors répondez à cet autre question : Quand, à quel endroit dans un temps futur, la SÉPAQ acceptera-t-elle de voir ses revenus stagner, son développement stoppé, ses rentrées d’argent plafonner, son avancement compromis, au nom du fait que les parcs nationaux sont des territoires LIMITÉS dans l’espace, ayant des frontières fixes et non extensibles, et qu’éventuellement il faudra cesser toute forme de développement pour que la préservation de la faune et de la flore des parcs ne soit pas mise en danger ? Et finalement cette dernière question, qui donne froid dans le dos, approchons-nous de cette limite dans le temps et l’espace ou en sommes-nous encore très loin ? Ou pire : sommes-nous en train de la franchir en ce moment même ?

      La SÉPAQ, avec les parcs nationaux, fait face au même dilemme que l’humanité toute entière et son système d’économie de marché basé sur le rendement illimité : On doit produire, offrir et consommer. On doit donner aux investisseurs des rendements annuels toujours maintenus et au mieux améliorés. Il doit y avoir une progression constante dans les revenus des entreprises et les dividendes versés aux actionnaires. Et tout ça doit se faire en utilisant, souillant, exploitant de plus en plus de ressources de notre planète la terre. Et comme on le sait tous, la terre est un système fermé, elle ne fait que 12 742 kilomètres de diamètre, ses ressources sont loin d’être infinies, comme l’exigerait pourtant le model économique des humains qui vivent à sa surface. Bref, et tous le savent, l’humanité s’en va dans le mur : Tôt ou tard, sont model de développement économique et l’épuisement des ressources de la terre entreront en collision et provoqueront une crise sans précédent dans l’histoire de notre civilisation.

      Le même genre de collision attends la SÉPAQ avec l’ensemble de son réseau. Est-ce que dans le plan d’affaire « à très long terme » de la SÉPAQ il y a des directives pour GÉRER la DÉCROISSANCE ?

      2- Deuxième point, Les chalets, les yourtes et les tentes Utopias et autres installations du même genre : Séculairement, le camping dans les parcs nationaux se résumait à planter sa tente quelque part, se soulager dans les toilettes (back-house) sèches et malodorantes et se « laver » dans le lac ou la rivière SANS SAVON. C’était l’époque du camping sauvage, le VRAI camping « en nature » ; le seul vrai camping EN NATURE, que seuls les parcs Québécois peuvent offrir. Ailleurs, c’est le béton, la plage aux arôme de crème bronzante, les douches collectives en maillot et la piscine surpeuplée, suralimentée en chlore.

      Aujourd’hui les choses ont changées. Les gens veulent « du confort ». On veut bien faire du camping sauvage, mais on veut le faire en tout confort. L’empreinte d’un chalet, d’une yourte ou d’une tente Utopia sur l’environnement est bien supérieure à celle d’une tente de toile plantée ici ou là pendant quelques 15 à 20 jours par emplacement au cours d’un été normal. Et en plus la SÉPAQ doit offrir des douches chaudes et des sanitaires dignes des installations de camping commercial les mieux cotées. D’ailleurs, nous noterons, que de plus en plus on ne parle plus de « camping », un mot qui n’est plus à la mode et qui fait peur à tout un public, mais bien « d’ébergement » un mot, vous en conviendrez, qui fait bien d’avantage référence à l’industrie de l’hôtellerie qu’à un séjour en milieu sauvage et naturel !

      Suite à ce constat de clivage entre les concept de « camping » et « d’ébergement », je demeure soucieux de m’assurer qu’il restera, dans le futur, des emplacements dans les parcs nationaux qui permettent de vraiment connecter avec la nature sauvage et intouchée et de faire un type d’activité « de pleine nature » qu’on nommait jadis : Camping sauvage. La direction de la SÉPAQ m’assure que les emplacements qui répondent à cette description sont très nombreux et qu’ils perdureront dans le temps. Mais je demeure inquiet ; voyant que bien souvent ces espaces de « camping nature » sont sacrifiés au profit d’installations de grand luxe comme les fameux nouveaux « chalets contemporains » sous le prétexte qu’ils ne répondent plus aux normes environnementales du MDDEP (lire qu’ils – les emplacements – sont trop près des cours d’eau et lacs !!!). Il faut aussi noter qu’une nuitée en chalet ou yourte rapporte bien plus à l’exploitant des lieux qu’une nuitée en tente de toile (non fournie) sur un emplacement qui compte aucun « services » !

      Ma question demeure : Qu’on appelle ça du camping ou de l’ébergement, est-ce que dans l’avenir il sera encore possible de dormir au milieu de la « NATURE », avec lacs, rivières et montagnes, dans les parcs nationaux, ou alors y dormirons-nous au milieu de la « nature-humaine » en plein centre d’un de ces campings de groupes de plus de 150 emplacements perdus quelque part en plein bois et inondés de maringoins et de mouches noires ?

      Benoît Duhamel,
      Lanaudière-nord.

    • Les tentes huttopia, les chalets “nature” (anciennement “modik”) sont pour la SEPAQ ce que les pastilles de couleurs sur les bouteilles de vin sont pour la SAQ: un moyen d’élargir leur bassin de clientèle au néophytes et aux moins connaisseurs. “Chérie, moi ma pastille de goût c’est bourgogne pâle – charnu mais avec des nuances boisées. Ct’écoeurant. Oh, pis j’ai loué une tente huttopiâ pour faire du camping sauvage que toute est fournis”.

      Je ne les blâmes pas d’avoir un modèle d’affaire. Mais ils vont vers le payant, pas vers la nature. Heureusement, il existe de nombreux petits parcs et réserves privées au Quebec. Leurs tarifs sont moins de la moitié des offres de refuge de la SEPAQ (je ne vous niaise pas. Je loue souvent à moins de 20$ par personne bois fourni hors sepaq). Je garde mes spots mais magasinez, vous allez voir. Internet est fantastique pour ça.

      Et aussi ne vous gènez pas pour appeler les gens directement au lieu de passer par le système téléphonique centralisé de la SEPAQ. Les modalités sont élastiques …

      Trouver les numéros de téléphone est devenu difficile car tous les liens revoient à la SEPAQ. Par chance, j’ai toujours eu un petit bottin avec les vieux numéros toujours valides.

    • Je trouve dommage que l’on retrouve peu de trajets de longue randonnée à la Sépaq. Oui, il y a quelques options dans le parc de la Gaspésie, mais nous avons un magnifique territoire d’arrièrre pays à découvrir et peu d’accès. Le contraste est frappant avec l’offre de longue randonnée en Nouvelle-Angleterre, ou dans d’autres pays nordique comme la Norvège.

      La plupart des initiatives de développement de longue randonnée au Québec l’ont été par des individus ou des organisations déterminés (ex: Grande traversée de Charlevoix ou SIA) à créer des sentiers qui nous permettent de vivre l’expérience unique de la randonnée de plusieurs jours ou plusieurs semaines, en autonomie complète ou avec ravitaillement.

      Lorsque j’ai écrit à la Sépaq à ce sujet, on m’a malheureusement répondu que ce type d’activités n’était pas vu comme étant une priorité et qu’ils n’avaient pas l’intention d’investir dans le développement de sentiers de longue randonnée. C’est très dommage.

    • @mystelle03
      Vous pouvez faire de la longue randonnée aux Monts Valin, Mont-Tremblant, Fjord du Saguenay et Gaspésie. Mais essayez surtout pas d’en faire à Miguasha ;-)

    • “Aujourd’hui les choses ont changées. Les gens veulent « du confort ».”

      Je vois surtout ça sous un autre angle: la SEPAQ cherche à recruter des clients qui sans les offres de camping “de luxe”, n’auraient jamais été faire de camping ni fréquenter les parcs sur plusieurs jours. Je fais partie de ces gens. Je n’ai jamais fait de vrai camping dans ma vie. Je suis née et a été élevée dans une ville. Mes parents n’avaient aucune expérience du camping, donc nos vacances ont toujours été dans des chalets/hôtels ou autre hébergement similaire. J’ai donc un background où j’ai été habituée à un certain confort. Avant l’été 2012, je n’avais jamais fait de camping et ça ne m’intéressait pas. Mais mon conjoint lui, était intéressé. Passer directement au camping “à la dure”, j’aurais pas pu. Le tentes Huttopia dont m’a vanté ma soeur m’ont convaincu d’en faire l’essai. Sans cela, je n’aurais pas mis mon budget voyage à la SEPAQ.

      La SEPAQ a trouvé moyen d’exploiter un créneau. On peut difficilement lui reprocher ça.

    • Moi je ne suis pas d’accord avec hansr, je ne sais pas où vous êtes allé dans les Rocheuses sans payer, mais vous étiez sûrement illégal…Les frais d’accès à Banff sont de 9,80$ par adulte. Et ça m’attriste de lire le commentaire d’amiedelanature! Si l’Acropole-des-Draveurs, le sentier de la Statue et le Mont-Albert vous laisse de glace, c’est bien dommage! Il y a de très beaux sentiers dans les parcs de la Sépaq et je pense que les nord-américains n’ont aucun problème à payer pour l’accès, ils sont habitués, il y a aussi des frais pour visiter leurs parcs.

    • @Mystelle03

      Vous avez entièrement raison.

      Je me doute bien que les sentiers coûtent beaucoup plus cher à développer et entretenir que les dividendes qu’ils rapportent (nous ne sommes pas leur clientèle cible). Mais cette clientèle se développerait en même temps (je crois).

      Il y a en effet peu de “longue randonnées” (du moins, officielles) au Québec, saprement belles, d’ailleurs. Mais si vous allez vers le Vermont et New Hampshire, vous trouverez un réseau de longues randos pas mal chouette. Et pas très loin de voyagement. Je sais bien que vous le savez déjà. Mais si ça peut intéresser d’autres …

      La collection Ulysse a édité de bons petits guides que j’ai usés jusqu’à voir au travers.

    • Je trouve dommage que la SEPAQ ait en horreur les chiens. Les parcs nationaux du Canada les acceptent sur certains sentiers. En Ontario et aux États-Unis, ils sont acceptés presque partout donc pour ma part, je ne fréquente pas la SÉPAQ pour cette raison.

    • Mon avis est que, La Sepaq devrait implanter un systeme d’auto-financement par le billet de publicité dans les sentiers! Et abolir completement le coût d’entrée! Déja une coopérative de plein-air a commencé à permettre de la publicté dans leur sentier. Donc, la SEPAQ devrait suivre le pas! Ça serait très interessant de voir des pubs de McDonald au sommet du Mont du lac des Signes par exemple!! Ça l’embellirait le paysage et ça l’attirerais les obèses au sommet en plus ça les attirerais à manger encore plus de Mcdo!!

    • L’an passé, j’ai perdu plusieurs heures pour examiner ce que la sépaq avait à offrir en randonnée pédestre. Pas de chiens, Droit d’entrée prohibitif pour une simple marche de 2 ou 3 heures… JU,ai fait le tour du Québec, j’étais ouvert à toute les régions…Finalement…
      J’ai compris: c’est la SÉPAQ , on l’évite pour une visite de courte durée.
      Le programme n’est conçu qu’en terme de pourvoirie longue durée…

    • Le virage de la Sépaq, c’est comme Facebook, à partir du moment que ta mère s’en sert, c’est le temps de regarder ailleurs…

    • @QcMontagne
      Quelle horrible idée. Quelle coop que j’y aille plus ?

    • Je trouve rétrograde que les chiens ne sont pas autorisés à entrer sur les territoires de la SEPAQ.
      Il y moyen de contrôler les accès sans danger pour la nature.

    • Mon conjoint et moi sommes des adeptes de la randonnée pédestre et nous avons visité presque tous les parcs de la SEPAQ. Nous adorons ces parcs, non seulement à cause de leur beauté, mais pcq nous savons que nous y trouverons le même standard de qualité. Il y a, par exemple, toujours un centre d’information avec des guides pour nous conseiller. Aussi, les sentiers sont bien entretenus et toujours bien indiqués. Les terrains de camping sont aménagés avec un souci de l’environnement et ils sont bien boisés et non cordés les uns sur les autres. Nous demeurons près de l’un de ces parcs et il est donc avantageux d’acheter la passe annuel. Cependant, les droits d’accès augmentent rapidement et il serait dommage qu’une famille se prive d’une sortie en plein air à cause des frais d’entrée de plus en plus élevés pour la journée.

    • Malheureusement, la SÉPAQ se comporte comme la « maffia » du plein air. Main mise sur beaucoup de parcs et de réserves (quasi monopole). D’ailleurs, parlez-en aux gestionnaires « privés » de ce qu’ils pensent de la SÉPAQ!! Tarifs prohibitifs pour ce type de service. Doit-on rappeler que la MAJORITÉ des infrastructures ont déjà été payées par nos taxes et impôts alors que la SÉPAQ n’existait pas encore?

      Leur mission devrait être de favoriser l’accès au plein air aux gens et non de servir de vache à lait au gouvernement (et aux copains). D’accord pour leur « nouveau créneau » qui attire les clientèles fortunées désirant s’initier au plein air (mais c’est tendance, donc on en profite…), mais PAS au détriment des familles et autres à revenus moindres. Je campe depuis 40 ans au Québec, mes parents m’ayant inculqué ce mode de vie. Mais là, c’est de l’abus! Le motel coûte moins cher… Alors je fais comme certains l’ont précédemment mentionné : on va aux USA ou en Ontario. Dommage… Tous ceux qui campent depuis un moment tirent les mêmes conclusions : EXCESSIF.

      Idem pour le ski de fond l’hiver. L’accès au parc, puis l’accès aux pistes, puis ci, puis ça. Paiera-t-on bientôt l’air qu’on y respire? D’autres petits centres avec des infrastructure comparables et qui n’ont PAS été payées par nos impôts offrent autant à tarif bien moindre. SAQ, SÉPAQ : même mission. Renflouer les coffres. Dommage car le Québec possède une flore et une faune à découvrir…

      Vivement quelqu’un qui se dresse devant cette « escalade de coûts éhontée » qui éloigne les gens du plein air et ne dessert qu’une clientèle fortunée. Cette nature appartient à tous et toutes, pas seulement aux plus nantis…

    • La SEPAQ est devenue un club privé dont l’objectif premier est de faire des profits au détriment des services offerts.Dans les années 70 nous avions aboli les clubs privés…la SEPAQ les fait revivre. Seulsl les bien nantis peuvent dorénavant accéder à notre patrimoine naturel.

    • Mieux vaut tard que jamais.

      La Sépaq offre de plus en plus de services pour attirer une plus large clientèle vers le “plein air”, la nature. Ce faisant, elle dénature les parcs et perd sa vrai clientèle. On peut louer des chalets équipés sur le bord d’un lac à peu près n’importe où. On peut louer une chambre d’hôtel dans les régions de villégiature à peu près n’importe où. On ne peut plus faire de randonnée pédestre dans les sentiers tracés et balisés dans les parcs nationaux. Il faut qu’en plus ils soient aménagés, bulldozés, égalisés. Je fais du plein air depuis des années, je fréquente de moins en moins les parcs du Québec. Cette année, c’est la première fois où je ne suis pas allé une seule fois dans un parc national. J’essaierai de récidiver de plus en plus.

      Bref, je déteste ce que fait la Sépaq. De plus en plus, j’essaie d’aller vers les Adirondaks, moins cher, plus nature, et les règlements sur le bruit, sur le respect de la nature s’y font respecter.
      La Sépaq, c’est du délire. À ce que j’ai lu précédemment, je ne suis pas la seule à le penser.

      J’espère de tout coeur que le message va passer et que la Sépaq va se calmer le pompon.

    • Je suis nouveau au Quebec et je n’ai donc pas idee de ce a quoi pouvaient ressembler les parcs a leur debuts. La randonnee, etre au grand air, devrait, en principe, etre une activite accessible a tous et favoriser une activite physique. Hors construire des cabines ou installer des tentes grand confort au bout d’une route et a un prix totalement abusif va a l’encontre de ce que la Sepaq devrait offrir. Lorsque je vais dans un des parcs tenu par la Sepaq, c’est pour retrouver la nature et c’est tout.

      Depenser 150$ pour une cabine, ou 30$ pour un emplacement de camping c’est trop. Rendre les emplacements de camping accessible a tous c’est bien, mais de la a avoir plus de la majorite des campings accessibles en voiture c’est trop. Moins de routes, moins d’emplacements luxueux et plus de sentiers, ce devrait etre la priorite.

    • Comme plusieurs l’ont mentionné, les chiens sont interdits dans les parcs de la Sépaq ce qui est un gros inconvénients pour plusieurs. Noter que je comprends que certains propriétaires sont irrespectueux et laissent leur chien faire n’importe quoi, par contre mettre tout le monde dans le même bateau plutôt que de réprimander ces personnes est déplorable. J’ai eu l’occasion de visiter à plusieurs reprises des parcs américains ou canadiens hors-Québec où les chiens étaient admis et on est loin de l’hécatombe.

      Un bon point pour la SEPAQ par contre, les employés sont généralement plutôt sympathiques et offrent un bon service. Les espaces sont généralement bien entretenus.

    • Bonjour. En tant qu’ancien employé de la Sépaq, j’aimerai juste remettre quelques faits à l’heure juste. Si la Sépaq pousse actuellement beaucoup ses produits haute gamme, c’est que oui, elle a besoin d’argent et c’est ça qui est payant. Et contrairement à ce que certains pensent, aucune des sommes perçues par la Sépaq ne retourne au gouvernement. Tout est réinvestit dans les infrastructures de la Sépaq et dans la conservation.
      Là où c’est moins le fun, c’est l’augmentation des droits d’accès. C’est prévu monter jusqu’à 8,50$ dans 2 ou 3 ans. Mais la Sépaq n’y peut rien, c’est règlementé par la loi sur les Parcs votée par le gouvernement. Donc le gouvernement a décidé que plutôt de donner plus de subvention pour assurer la mission de conservation des parcs, ce sera aux utilisateurs de payer. Car tout coûte plus cher et les dépenses de la Sépaq augmentent aussi, comme pour n’importe qui.
      Et pour le camping, voici quelques chiffres:
      Nb de site de camping = environ 7000. Nb de prêt à camper = environ 400
      Donc les campings pas chers et accessibles représentent encore 95% de l’offre! C’est jusque que le marketing pousse moins ça de ce temps-ci. Et pour avoir travaillé dans les parcs, je vous garantis que le staff et les boss font tout ce qu’ils peuvent pour assurer la protection du territoire et une expérience le plus nature que possible. Ce qui achale certains des fois c’est qu’il y a beaucoup de monde… Mais c’est normal, les gens aiment ça la nature et c’est ça qui les attirent dans les parcs parce qu’ils sont sûr de retrouver des milieux naturels.
      Bref, faites attention quand vous émettez des commentaires sans trop savoir l’envers de la médaille, ou pire, quand certains diffusent des faussetés…

    • Je suis né au Québec au début des années soixante… Jusqu’au milieu des années soixante-dix il y avait plein de club privé pour la chasse et la pêche ainsi que le camping…J’ai des bons souvenirs de cette époque ainsi que de moins bons. Toutefois, j’ai déménage ailleurs au Canada au début des années 1980 pour revenir plusieurs fois depuis visiter la belle province. Je crois que la SEPAC c’est comme les anciens clubs privés.
      J’ai vécu de très beaux moments au Parc de la Pointe Taillon et ce en camping sauvage comme vous dites… Cependant je crois comme plusieurs que le fait d’offrir une expérience touristique de Haute Gamme devrait rester et être offerte par le secteur privé. Car ce n’est pas du ressort d’un organisme gouvernemental de faire la promotion de gite de haute gamme… Mais on le sait bien vous avez aussi la « SAQ » et cela est un autre bon exemple de l’ingérence gouvernemental. L’an dernier j’ai reçu une amende fortement salée pour m’être promené sans permis dans le parc des Grand Jardins. J’ai bien rit quand j’ai montré ma carte des Métis du Manitoba… Cependant, l’officier lui n’a pas rigolé et m’a remis un constat d’infraction en me disant : « Icitte mon homme, on est au Québec!! Depuis ce temps, je suis resté chez-moi et je vais plutôt visiter vos voisins dans les maritimes cet été…
      LECHAT

    • J’ai longtemps campé et visité les parcs nationaux du Québec. Heureusement, c’était peu avant ce virage commercial de la SÉPAQ. Maintenant, il y a beaucoup trop de monde dans nos parcs. Ça n’offre plus le même intérêt. Le problème est aussi survenu quand on a instauré les frais d’entrée. C’est rendu beaucoup trop cher pour visiter ce qui, en principe, nous appartient. De plus, même s’ils sont gentils à l’accueil, ils sont très achalant pour vérifier dans les sentiers si vous avez payé. Ils se comportent presque comme un état dans un état.

    • Je fais du camping depuis une vingtaine d’années et le modèle de la sepaq, ces conditions comme une tente par site et autres irritants au prix que l’on paye font que je n’y vais plus… Vivement les u.s state park… Depuis maintenant 4 ans je n’ai plus fréquenté les parcs de la sepaq. Entrée coûte quelque chose, dormir une fin de semaine 75 $ (2 nuits) + frais d’accès et la tu n’as pas encore achete les 6 bûches pour 8 $ qui brûle en trente minutes donc env. 40 50 $ de bois pour la fin de semaine (conditionnellement a ce que vous cuisiner sur votre coleman sinon augmenté le budget ou coucher vous a la tombée de la nuit !). Je paie suffisamment d’impôt et de taxes de toutes sortes que si je veux me coucher sur de la terre battue dans la nature la sepaq n’est plus une option pour moi et plusieurs de mes connaissances qui sont tous pour la plupart des fervents de plein air. Ce n’est pas très patriotique mais la seule façon d’envoyer un message est de dépenser ailleurs ce que je fais volontiers et en profitant encore plus de mes sorties de camping qui me font décrocher complètement. La distance et le temps sont les mêmes malgrés les douanes de Montréal et la question ne se posent même plus. Les amaricains ils l’ont l’affaires 25 $ par jour et jusqu’à 6 personnes par sites pas de frais supplémentaires d’entrées vendeurs de bois a proximite de tous les sites 5 ou 6 $ pour le double du bois de la sepaq et surtout de vrai sentiers du vrai camping et pas trop de monde sur leur 36 en camping… Quoique c’est vraiment drôle de voir ces gens sur leur 36 un week end de pluie pas de bâche monté, pas de feux… Ça aide a ramener les vrais a la sepaq !

    • J’adore les parcs du Québec appartenant à la SEPAQ. Je vais dans le Parc de la Gaspésie 2 fois par années. A l’automne pour y faire de la longue randonnée, et en février pour y faire du ski hors piste.
      Je vais aussi dans les parcs en campimg ou je trouve qu’il ne manque que les égouts pour ceux qui ont des roulottes ou motorisés. Mais les campings étant très beaux, on oublie cet inconvénient. Par contre, ce sont les campings les plus dispendieux et pas seulement au Québec, mais en amérique.
      je visite également d’autres parcs pour la randonnée.
      Une des choses que je déplore de nos parcs, c’est la présence de machine distributrice de Pepsi. Je crois que la SEPAQ n’a pas besoin de cette publicité pour fonctionner. On préconise la santé par le plein air, mais on vous vends de la boisson gazeuse à la fin de votre journée.
      Pour terminer, nos parcs nous appartiennent, alors pourquoi ne pas en profiter.

    • Je suis d’accord pour l’interdiction des chiens. Il y a tellement de bêtes sauvages dans les parcs, que l’on a pas besoin d’autres animaux qui leurs feraient peur.

    • A chaque année, nous visitons un parc différent. Ce n’est pas plus cher qu’ailleurs; beaucoup plus abordable qu’un hôtel. C’est idéal pour une famille. Je suis très heureuse que les chiens ne soient pas admis. Nous sommes allés dans de tentes huttopia, les mini chalets ainsi que des chalets et nous sommes toujours satisfaits de nos choix. Nous allons a Plaisance cette année.

    • Je suis un fan de la sepaq. J’y vais dès que j’en ai le temps, depuis toujours. J’ai fait presque tous les parcs, presque tous les types d’hébergement. Ce que je préfère, de loin, c’est le parc de la Mastigouche, en canot-camping, mais bon, ma femme et mon fils préfèrent les chalets. Je suis content de pouvoir y retourner quand même, même si c’est près de la voiture. Je suis aussi content de mettre du fric dans le réseau en faisant ça, quand je sais que ça va dans les sentiers que seuls les snobs de l’escalade utilisent en chiâlant contre les chalets, mais c’est pas grave quand j’entends ça, je me dis qu’il faut être vraiment épais pour ne pas savoir combien ça coûte, 100 mêtres de sentier en montagne.

    • J’ai fais un séjour en camps prospecteur au parc du mont Mégantic en mars 2013. Nous y étions 5 adultes et aurions pu être 6 sans problème. Nous avons appris, que la SEPAQ a limité l’accès à ces camps à deux personnes. Je ne peux comprendre cette décision, car elle va à l’encontre de la mission même de la SEPAQ qui est de favoriser l’accessibilité

    • La fonction mercantile et financière trop appuyé de cette ressource naturelle doit être revisée, peut-être même abolie, et la jouissance des lieux doit être redonnée à la population. Cette barrière n’est là que pour appliquer une pression sur la population pour l’inviter à consommer une offre de service provinciale imposable et taxable ou pour la forcer à contribuer selon le modèle utilisateur payeur.

    • 1 – Je pense que la SEPAQ doit décider si ses parcs sont des endroits de villégiature ou des endroits où faire du plein air et profiter de la nature. L’accent devrait être mis sur la 2e option, ce qui n’empêche pas l’installation de quelques tentes huttopia ou autres, mais le développement ne doit pas se faire au détriment de la pratique du plein air ou de l’aménagement de terrains de camping et de nouveaux sentiers. Pour le moment, je trouve que la SEPAQ n’emprunte pas la bonne voie, donc disons que je ne fais pas d’efforts pour aller dans ses parcs.

      2 – Pourquoi interdire les chiens? La plupart des parcs des autres provinces les acceptent (sauf sur les plages, ce qui est correct), tout comme la plupart des parcs nationaux du Canada et des États-Unis.

      Pour le moment, je fréquente le moins possible les parcs de la SEPAQ. Les montagnes Blanches (NH), les Vertes (Vermont), les Adirondacks (NY) et le Maine sont tout près, offrent un meilleur aménagement, plus de sentiers (ils sont plus beaux d’ailleurs) et je peux randonner avec mon chien pas mal partout. Malheureusement, la SEPAQ ne fait que m’éloigner.

    • Totalement d’accord avec hansr. Toute intallation destinée à une activité ne nécessitant pas d’investissement important et qui contribue au maintien de la bonne santé publique devrait être encouragée et gratuite (marche, vélo, ski de fond…) Et, pourquoi pas?, subventionnée par le ministère de la Santé…
      De plus, pour avoir parcouru l’Appalachian Trail en entier, puis sa suite au Nouveau-Brunswick (qui devient le Sentier International), je souligne à quel point il est surprenant de se faire réclamer un droit de passage lorsque l’on arrive sur la partie québécoise du Sentier International. Voilà un accueil chaleureux et qui démarque la Belle Province…
      Je souligne encore (plutôt trois fois qu’une), en qualité de bénévole responsable de l’entretien de sentiers – pas de la SEPAQ!- , qu’un sentier régulièrement emprunté s’entretient facilement. Il reste bien marqué, les repousses n’envahissent pas la piste, etc. Si l’on décourage les hikers d’y passer par une taxe qui ne dit pas son nom, l’entretien est plus exigeant. On gagne trois sous d’une main et on en dépense six de l’autre en frais d’entretien…
      Quant au camping, tout a été dit. Si l’on recherche des installations haut de gamme, il y plein de terrains privés avec piscine, spectacle, magasin, etc. Pour le camping bon marché et près de la nature, les Maritimes et la Nouvelle-Angleterre sont des endroits pleins de ressources et nettement moins onéreux.
      Bref, pour moi, c’est toute la mission de la SEPAQ qui est à revoir.

    • @sylvan53 “Pour terminer, nos parcs nous appartiennent, alors pourquoi ne pas en profiter.”

      Parce que ça commence à coûter trop cher. J’ai vu un article sur cyberpresse qui faisait état des prix des parcs en Amérique du nord et c’est encore au Québec qu’on paie le plus cher. Il y a quelques années j’avais participé à un sondage de la SÉPAQ. Ce sondage était vraiment truqué. Dans le sens où toutes les questions voulaient nous amener à dire que ce n’était pas cher.

      Par ailleurs, tous ceux qui comme moi ont visité le parc des Hautes-gorges de la Rivière Malbaie avant qu’il ne deviennent un parc national vous diront que c’était bien mieux avant la SÉPAQ. Au niveau tranquillité, sentiers etc. Pour les vrais amateurs de plein airs.

    • Je fais écho aux commentaires précédents qui soulignent les coûts élevés demandés par la SÉPAQ.
      Pour un pays qui se défini souvent par sa nature, c’est un non-sens que de devoir payer autant pour en profiter. De plus, les coûts ne responsabilise pas nécessairement les citoyens au respect du territoire et de la nature. C’est à nous avant tout d’en prendre soin, payer le gros prix fait souvent l’effet d’acheter un service, ce qui peut avoir l’effet de penser que les choses se font tout seul.

      Je donne ici l’exemple d’une excursion de deux semaines sur l’île d’Anticosti en vélo par des jeunes étudiants. Arrivés en bateau de Rimouski, les frais demandés par la SÉPAQ pour du camping sauvage montaient à 800$ au bas mot, alors que leur budget était on s’entend restreint. Les touristes rencontrés sur l’unique route de l’île étaient bien confortables dans leur 4X4 à l’abri des mouches, ils payaient évidemment le gros prix pour le gaz importés à grand frais, sans compter le permis de pêche de 1000$ la journée pour une canne à pêche sur la rivière Patate… Tous ces frais les ont incité à se fondre dans la nature en évitant soigneusement les contrôles, ce qui a bien sûr eu l’effet d’augmenter l’adrénaline du voyage.. Résultat, ils n’ont rien payé du tout, mais ont tout fait de façon illégale, en mode aventurier. Loin d’excuser leurs actes, je ne peux que souligner les prix prohibitifs demandés pour avoir accès à des terres qui nous appartiennent, alors que la jeunesse n’a besoin que de cela, se perdre de temps en temps dans la forêt comme nos ancêtre et s’approprier leur territoire pour mieux le respecter. Prenont ici l’exemple de la Norvège, où la notion de terre du roi est appliquée: tous les citoyens ont droit de camper pendant trois jours n’importe où sur le territoire, à condition d’être à plus de 300 mètres de toute habitation. Connaissant le respect des Norvégiens pour leur terre, je ne peux que proposer d’essayer la même politique ici, pays de rivière, forêt, lacs et montagnes. Sous prétexte de la protection, on se permet à travers la SÉPAQ de refuser ou de décourager l’accès à des terres inestimables, alors que pour l’exemple d’Anticosti, on en permet l’accès à des compagnies de prospection pétrolière ou forestières.

    • Je vais quelques fois par année dans les parcs de la SEPAQ pour marcher et faire de la raquette et je trouve le prix ridiculement elevé. Je connais des gens qui ne vont plus faire de ski de fond parce que le prix est rendu absurde et on doit acheter x nombre de billets d’un coup.

      Je comprends qu’ils ont des frais a payer et leur offre est généralement de bonne qualité mais les parcs nationaux nous appartiennent, le prix d’entrée devrait être minimal pour encourager les gens à les utiliser, ce n’est pas supposé être une buisness.

      Et la regle concernant les chiens devrait etre abolie, ceux qui ont des chiens veulent les amener lorsqu’ils vont marcher en foret c’est absurde de les empecher de degourdir toutou.

    • SEPAQ, comparativement aux parcs fédéraux, ça ne leur arrive même pas aux chevilles. Les parcs fédéraux sont mieux organisés, plus beaux (logistiques, pas la nature), plus propres, mieux équipés.

      C’est ben trop cher dans les SEPAQ, pour l’hébergement mais aussi pour la pêche. Et le service à la clientèle est inexistant. Quand tu vas dans les parcs fédéraux ou dans des pourvoiries, ils connaissent ce qu’ils ont à offrir; pas dans les SEPAQ.

      Par exemple, dans le parc de la Vérendrye, que j’aime aller souvent, les préposés aux entrées des parcs ne connaissent rien des parcs; ils ne sont que des caissiers. Quel camping est le plus calme? Quel est le plus proche des meilleurs secteurs de pêche? Dans ce moment de l’année, c’est mieux de pêcher dans quel endroit? Aucune de ces questions ils/elles peuvent répondre. C’est inacceptable.

      C’est comme ça dans toutes les SEPAQ que j’ai été.

      Les SEPAQ, outre quelques réserves, n’acceptent pas les chiens. Les parcs fédéraux, les pourvoiries, oui.

      Un autre problème dans les SEPAQ: l’accessibilité à de l’hébergement rigide, plus cher que le camping mais moins cher que des chalets luxueux/dispendieux.

      En Ontario, il y a souvent des campings qui louent des roulottes ou des petits chalets rustiques pour 75-90-100$ par jour. À deux personnes, c’est raisonnable. Ce n’est pas le cas avec la SEPAQ.

      Mais on y retourne à cause de ce qu’on peut y trouver quand on sait quoi et quel endroit aller.

      Mais de tous les organismes qui s’occupent de la nature, que j’ai vu de l’Ouest à l’Est du Canada, aux États-Unis, en Amérique Centrale et du Sud, la SEPAQ est parmi les biens moins bien organisées, pour ne pas dire la pire. C’est principalement une caisse enregistreuse et arrange toi avec tes activités.

    • Je fréquente les parcs et réserves de la SEPAQ plusieurs fois par années et depuis environ 30 ans. La plupart des endroits que je visite sont intéressants et ils ont beaucoup de potentiel. Malheureusement ils sont souvent mal exploités. La signalisation est fréquemment déficiente, l’entretien discutable (sentiers et routes pleines de déchets) et les circuits (pédestre, canot) sont peu nombreux. La qualité du personnel est variable. Dans certaines réserves, on sent que les employés sont contents d’être là et ils veulent te faire connaître l’endroit, te donner des conseils, etc. et dans d’autres on peut te répondre qu’on ne sait pas, qu’on connaît rien à la pêche ou au sentier, etc. La qualité de l’expérience dépend beaucoup de cette variable selon moi. Il y a un problème de formation et de sélection de personnel.

      Côté hébergement il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses mais je pense que globalement on devrait faire attention de garder les frais de camping au plus bas, de laisser aussi les frais de chalet rustique bas (ça augmente beaucoup sans justification) et surtout d’arrêter de faire chier le monde avec des frais de ski à 16$/jour et des sacs de 6 bûches à 8$. Les gens veulent faire des feux quand il sont en camping, ça fait partie du plaisir!

      Concernant les chiens franchement j’espère que jamais les propriétaires de chien pourront amener leur animal dans les parcs et réserves. Ce n’est pas agréable de passer la fin de semaine à entendre les bêtes japper ou à se demander si le tsour de perron du voisin ne va pas nous mordre si on passe à côté. Ça c’est sans parler des inévitable étrons que les propriétaires vont probablement laisser dans les trails en se disant que c’est naturel. La seule nuance à ce sujet ça serait que la SEPAQ ouvre de petits secteurs de camping pour amoureux de chien seulement.

    • Je suis un utilisateur de la Sépaq depuis ma tendre enfance. Depuis 2008 je travail en tant que fournisseurs d’activités à l’intérieur des limites de deux Parcs Nationaux.

      D’entrée de jeux, en tant que producteur d’aventure, il est difficile de compétitionner un tel joueur, vaut mieux travailler conjointement avec celui-ci. La plupart des clientèles touristiques consomment les parcs Nationaux pour la qualité des infrastructures, la qualité des paysages et des activités de conservation et d’éducation offertes. C’est donc vue comme une valeur sûr où on retrouve un certain standard de qualité. Dans la majorité des Parcs Nationaux, nous constatons énormément d’offre d’activités autoguidées. La valeur ajoutée d’activités guidées est donc du ressort des entreprises situées autour et qui sont des membres de l’Association Aventure Écotourisme Québec (AÉQ).

      Dernièrement, une entente fut signée entre l’AÉQ et la Sépaq qui vise à favoriser l’innovation et le développement de produit à valeur ajoutée à l’intérieur des limites des parcs. Ceci permet donc aux entreprise accréditées AÉQ d’offrir de nouvelles activités et d’aider la Sépaq à développer de nouvelles activités et de nouveaux marchés. Dans notre cas, nous avons déjà deux protocoles d’ententes en opérations et nous débutons deux autres protocoles d’ententes pour deux nouveaux produits qui arriveront l’été prochain. D’autres sont en discussion pour des produits hiver. Nous avons ici une très grande ouverture de la part des dirigeants des parcs avec qui nous travaillons

      Le réseau Sépaq, même si les prix peuvent sembler élevés, n’est pas rentable. Seul quelques parcs, réserves et centre récréotouristiques le sont (par exemple; Chute Montmorency, Oka, Boucherville,…),et ce, vue la proximité des grands centres et du territoire facile à gérer.

      Les dernières augmentation des tarifs de droits d’accès fut demandées depuis un certains temps par le gouvernement justement pour augmenter la part des utilisateurs versus celui du gouvernement. Plus les parcs feront leur frais, plus de territoire seront protégés, mise en valeur et accessibles. Lorsque nous comparons avec d’autres parcs à l’international, nous sommes encore avec des droits d’accès abordables. Les prix d’hébergement quant à eux correspondent aux tarifs des hébergements de qualité comparable aux alentours ou en secteur urbain. Étant également gestionnaire d’hébergement (auberges) il est évident que cela nous satisfait. La clientèle familiale ou économique désirant dormir à proximité des Parcs à bons frais avec accès à une cuisine, internet et une bonne douche viennent chez-nous. De plus, ils ont les meilleurs personnes pour leur répondre, on connaît très bien l’offre des parcs environnants. Donc aubergistes , barman et guides sont en mesure de bien conseiller les invités.

      En ce qui à trait aux parcs que nous utilisons, les sentiers sont de très bonne qualité et plusieurs investissements furent réalisés dans les dernières années afin de remettre en état des parties jugées critiques auparavant. Plusieurs plate-formes de kayak de mer furent refaites et des abris cuisines furent ajoutés. D’autres sont à venir.

      La Sépaq demeure un organisation parapublique, ceci étant dit, l’attitude est donc en fonction des directeurs des parcs. Régionalement nous sommes plutôt éloignés des décisions de la haute direction. Chaque parc possède sa personnalité et celle-ci est influencée par les gestionnaires en place. Les perceptions seront donc très divergentes sur cette question.

      En tant que prestataire de services, le seul hic notable est le détachement entre la centrale de réservation (les agent(e)s de réservation) et les parcs en tant que tel. Certains connaissent les parcs d’autres ne les connaissent pas. Parfois nous vivons de l’Over booking ou de mauvaises informations. On est humain! Cette solutions était nécessaire pour la Sépaq compte tenue de l’ampleur du réseau.

      Autres hic vécue par les propriétaires de chien. Ils ne sont pas admis. Cette raison est grandement défendable et se serait aux entreprises ou villages situées au alentour d’offrir du gardiennage de chien. Ceci pourrait être géré par des coopératives jeunesse,…, il y a une belle opportunité ici. Selon une information venue à mes oreilles, le règlement sur les chiens n’est pas assujettis à une loi comme le droits d’accès. Par exemple, à la discrétion d’un directeur de parc, ce dernier pourrait permettre les chiens. Cependant un gros travail de sensibilisation pour les propriétaires devra être faite et des amendes salées distribués aux délinquants. Nous préférons les parcs sans chiens. Il y a d’autres territoires ou on peut laisser toutou courir sans laisse, (ZEC, certains parcs régionaux, les terres publiques,…)

      Le commentaires sur la machine à liqueur est intéressant. Je suis d’avis que chaque parc devraient pouvoir signer avec le fournisseur de son choix. Développement durablement parlant il faudrait être en mesure d’encourager les fournisseurs régionaux, entre autre les entreprises d’embouteillage d’eau. Pepsi a le monopole et travail avec un seul fournisseur d’eau alors qu’on embouteille les meilleurs sources d’eau au monde au Qc. à quelques kilomètres de certains Parcs.

      En conclusion, je constate une nette évolution depuis ma tendre enfance jusqu’à aujourd’hui! Oui la Sépaq c’est doté d’un modèle d’affaire mais c’est pour le mieux. Avec un tel réseau et une aussi grande diversité d’activités, il devient essentielle d’attirer de nouveau visiteurs mieux nantis qui eux aussi contribuent à payer les frais de gestion du réseau. Nous pouvons être fiers du “Réseau Grande Nature” que nous avons mis en place. Ceci a une très grande valeur pour nos générations futurs et pour la clientèle touristique d’ici et d’ailleurs.

      Sans vouloir mordre la main qui nous nourrit, nous espérons que ces propos objectifs éclairent certaines lanternes!

      M.B.

    • La Sépaq? C’est parfait pour ses 3,000 employés, comme les Caisses Desjardins le sont pour les leurs!

      Sinon, “amiedelanature” a bien résumé la situation.

    • J’aime le réseau des parcs de la SEPAQ. Le problème, et il est de taille, c’est la politique réglementaire et tarifaire de la SEPAQ. Plusieurs l’ont noté ici, mais j’ajoute un exemple parmi d’autres. Question : Combien en coûte-t-il à une famille composée de deux adultes et de deux enfants pour faire quelques heures de ski de fond? Environ 60 dollars, sans compter l’essence pour s’y rendre. Aussi bien dire que l’on exclut les familles à faible revenu. Drôle de politique d’accessibilité que celle d’exiger des frais de plus de 10 dollars à des enfants pour faire du ski de fond… Le coût des refuges est aussi prohibitif. En hiver, la même famille devra débourser environ 70 dollars pour le refuge, auxquels il faut ajouter deux journées de ski avec droit d’accès (une absurdité tarifaire qui vous coûte 120 dollars!!!), ce qui tourne finalement autour de 200 dollars!

      Un mot finalement sur la politique de réservation. Nous campons en famille depuis longtemps et nous avons eu notre part de pluie. Résultat, nous campons lorsqu’il fait assez beau ou dans des parcs avec des installations comme des appentis en bois. La SEPAQ n’offre pratiquement que des sites que l’on réserve à l’avance. Au mont Orford, il n’est pas rare que les campings soient pleins longtemps à l’avance. Nous nous dirigeons donc dans les montagnes blanches, premier arrivé, premier servi, un concept qui nous plaît beaucoup.

    • Ben non, la NATURE, c’est pas gratis!

      Les activités plein air, c’est un “marché” comme les autres. Le Québec a été une des premières juridictions à faire une réflexion à cet égard et son exemple va être suivi ailleurs, pas de doute là-dessus. À ceux qui boudent le Québec et vont dépenser leurs dollars ailleurs, je dis: dépêchez-vous d’en profiter! À part la Norvège (le pétro-dollars rend le roi lousse), toutes les juridictions mentionnées sur ce fil sont dans le rouge…

      Quant à la structure tarifaire, si je compare avec une randonnée sur mes terres (situées en bordure d’un Parc national,) oui, c’est plus cher mais dans mes sentiers, y a pas de tite geurnotte…

      Je me mets une minute dans la peau du PDG de la SEPAQ et je me pose la question: Coûtons-nous trop cher?

      Faut croire que non, passe y a jamais eu autant de monde dans les Parcs!

      Oui, le territoire national est la propriété collective mais, encore une fois, la tite geurnotte est pas fournie dans ce forfait là. Pour les nostalgiques de la Grande Nature Sauvage Gratisse, il reste les terres de la Couronne…

    • J’ai fait du camping dans quelques parcs de la SEPAQ et j’ai souvent été déçu.
      Les prix sont excessifs et les sites sont trop petits et souvent dure comme de la roche, donc très difficiles de planter les piquets de tentes.
      J’ai été quelques fois au parc de la Mauricie, c’est beaucoup mieux que les parc de la SEPAQ.

      Dernièrement j’ai réservé pour 2 nuits avec tente dans la SEPAQ de la Yamaska pour la fin juin 2013.
      Croyez le croyez le pas, plus de 100$ pour les frais de site et de parc pour 2 adultes avec un enfants de 6 mois pour 2 nuits.
      Je n’ai pas de mots pour dire comment je trouve ça aberrant.

      J’ai arrêté de m’obstiner avec les gens des parc de la SEPAQ et la majorité de mes expéditions de camping je vais les faire dans les Adirondacks.
      J’ai trouvé quelques sites de campings pas très couteux et l’accès à tous les sentiers est gratuite.
      Et la merveille de cette histoire c’est que jamais l’accès au parc des Adirondacks pourra être payant, car lors du dont de ce territoire de la famille Rockefeller aux États-Unis, il y avait une clause qui disait que ce territoire devait être un parc et qu’il devait toujours resté accessible au public et ça gratuitement.

      C’est tout de même étrange qu’au Québec ce soit aussi difficile d’accéder gratuitement à la nature même si le territoire est immense et que densité de la population est très faible.

    • Moi aussi je trouve que c’est très dispendieux d’aller séjourner dans les parcs gérés par la SÉPAC. Même pour une journée avec trois enfants.

    • La SEPAQ = Machine à fric
      Le 3 octobre 2013, étant de passage à Baie Saint-Paul, nous avons décidé de nous offrir une petite ballade jusqu’au parc des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie. Arrivés à l’accueil, il fallait payer un droit d’entrée de 6.50$ plus taxes par personne soit environ 16$ en tout pour une randonnée d’environ 2h. Hum… un peu cher pour une petite randonnée. On s’informe donc des possibilités de camping. La réponse est surprenante : il n’y a que des tentes tout équipées de type Huttopia au prix de 100$ par nuit, sans compter le droit d’accès journalier de 6.50$ par personne!!! De plus, tout est déjà loué (il faut s’y prendre 2 mois à l’avance…). Vous n’avez pas de sites de camping plus «simples»? Oh, bien sûr, malheureusement, le seul camping accessible par la route est fermé. Il ne reste que le camping de l’Équerre à 34.25$/nuit situé à 8 km de marche d’ici. Pardon, 8 km de marche??? Avec tout notre matériel sur le dos? Vous pouvez louer des vélos (35,75$ chacun par jour) ou un kayak double (60.25$). Si je calcule bien, cela nous ferait pour 2 jours avec vélo et camping rustique la modique somme de 275$. Hum… c’est vraiment prohibitif pour du camping. Nous allons y réfléchir. En attendant, on va luncher (il est 13h30) sur une des tables à pique-nique de l’accueil. Excellent, il faut d’abord payer les droits d’accès. Quoi??? On va devoir payer 16$ pour manger notre propre lunch? Eh oui, c’est le règlement. Alors là, c’en est trop. On a mangé notre lunch dans le stationnement puis on est retourné à Baie Saint-Paul. Il est évident que pour faire de la randonnée ou du camping léger au Québec, il faut éviter la SEPAQ, à moins que vous ne soyez assez riches pour payer des prix exorbitants.

    • J’ai plus de 60 ans. Je campe depuis le début de la 20aine. On me qualifie d’experte. Je suis une habituée notamment du parc du Mont Tremblant. Dans ce que je vais dire, la compétence, la gentillesse et la politesse du personnel n’est absolument pas en cause.
      Au cours des années, plusieurs petits changements, certains heureux, d’autres non, se sont produits sans commune mesure avec le nouveau plan d’aménagement de la SEPAQ. J’ai vu apparaître le règlement sur le bruit (bravo), les compteurs d’eau payant dans les douches sans aucune amélioration des installations, sans même l’ajout d’un mélangeur d’eaux chaude et froide (hue), l’eau chaude dans les toilettes (bravo), mais sans remplacer les vieux miroirs brisés (hue), les séchoirs à mains si bruyants qu’on les entend très fort des terrains environnants chaque fois qu’on les utilise (hue), les nouveaux bâtiments à énergie solaire dans certains campings (bravo!), le développement de campings trop loin de la plage, rendant obligatoire le transport en voiture des individus et du tralala (hue). J’ai vu disparaître les réductions pour les handicapés (hue). J’ai été témoin des efforts de revitalisation des berges (bravo).
      Pour ce qui est des tentes Huttopia et des « chalets nature » — anciennement les Modik qui étaient mal nommés étant donné qu’ils ne coûtaient pas une modique somme et donnaient lieu à toutes sortes de railleries insultantes —, je pense qu’ils n’ont pas été bien pensés. J’ai été témoin, au parc de la Pointe Taillon, d’un groupe d’Européens exigeant le remboursement de leur réservation d’une tente Huttopia, pour cause d’absence d’eau courante et d’eau potable, d’électricité et de toilette et de l’impossibilité de s’y rendre en voiture, etc. (hue).
      Ce sont très souvent les meilleurs terrains d’un camping qui sont convertis pour accueillir le tourisme de luxe (hue). Par exemple, au lac Provost dans le Parc du Mont-Tremblant, secteur Saint-Donat, les meilleurs terrains du meilleur secteur (la Fauvette) ont été réservés aux chalets-nature. J’ai campé au moins 20 fois (10 à 14 jours chaque fois) dans ce secteur et je peux vous certifier que les terrains 1 à 12 ont toujours été moins occupés que ceux qui ont été convertis, pour dire que les terrains 1 à 12 étaient la plupart du temps déserts, alors que les terrains éliminés étaient les plus occupés du camping, puisqu’assez grands pour recevoir une grande tente, un abri moustiquaire, une remorque et une voiture, en plus d’être au bord du lac, permettant ainsi aux enfants d’aller jouer sur la plage en étant surveillés par les adultes restés sur le site, et aux adultes de transporter facilement le tralala sans se servir de la voiture, donc c’était plus reposant pour toute la famille. Comme dans les appartements à aire ouverte, on aime être ensemble, surtout en vacances, sans exclure la maman dans la cuisine! On aurait pu convertir les terrains 1 à 12 qui sont trop petits pour les grandes tentes. On aurait pu y construire de petits bijoux de chalets à 2 étages, penser une vue panoramique du 2e étage, un puits de lumière pour observer les étoiles du lit et on aurait satisfait une clientèle qui n’aime pas le camping, qui ne veut pas s’équiper, qui accepte de payer plus cher pour passer quelques jours dans la nature, mais qui pense au bien-être général. Cette nouvelle clientèle aurait dû s’ajouter à celle existante et non la faire fuir!
      Par curiosité, j’ai calculé à l’aide du logiciel de la SEPAQ le coût d’un chalet nature pendant 14 jours, avant taxes, droit d’accès, bois, etc., et cela me donne 2,562.$ POUR 2 SEMAINES ! En ce moment, la SEPAQ fait construire le même genre de tente ou de chalets dans tous ses campings et laisse à penser qu’en commander 1000 identiques fabriqués en série coûte beaucoup moins cher qu’en commander 10 originaux pensés en fonction des besoins particuliers du camping. On aura raison de penser que cela a beau coûter cher, ça fait bien cheap!
      Il me semble que les campings devraient être rénovés par la SEPAQ, qui est un organisme public, en excluant au point de départ les principes de ségrégation sociale et d’intérêt privé. Pour atteindre une fin, il y a toujours plusieurs moyens fondés sur des principes différents et je n’ai pas l’impression que le gouvernement a engagé des intellectuels de divers horizons pour élaborer des modèles de développement à soumettre aux usagers qui, de toute façon, auraient dû être consultés.
      En conclusion, l’évolution actuelle de la SEPAQ concrétise des principes, comme l’inégalité et l’intérêt privé, avec lesquels beaucoup de monde semblent en désaccord.
      C’est la raison pour laquelle plusieurs vont maintenant camper aux EU ou, en plus, l’essence coûte environ 30 % moins cher.

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