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  • Stéphanie Bérubé

    Stéphanie Bérubé est journaliste à La Presse depuis 1997. Elle a travaillé aux informations générales et aux arts, puis écrit désormais pour les sections du samedi, Voyage, Gourmand et Maison.
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    Mardi 5 février 2013 | Mise en ligne à 11h09 | Commenter Commentaires (7)

    Les agents de bord et la peur

    Photo: AP

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    Marie-Eve Morasse – Montréal

    En décembre dernier, j’ai suivi pendant douze heures des agents de bord sur un vol d’Air Transat à destination et au retour de la République dominicaine. Vous avez pu lire mon récit dans La Presse de samedi, mais si vous l’avez raté, c’est ici sur le web.

    Je n’aime pas particulièrement prendre l’avion, ainsi j’ai profité de la présence de ces experts du ciel pour leur demander si eux, avaient parfois peur d’être dans le ciel, que ce soit en raison de conditions météo difficiles ou de problèmes mécaniques avec l’appareil. La réponse qui vient tout naturellement: ils ne se rendent même plus compte qu’ils travaillent à 35 000 pieds.

    Quant aux turbulences, elles sont pour les agents de bord un inconvénient plus qu’autre chose. «On sait que ce n’est pas dangereux», m’a dit une agente, soulignant au passage que la peur des turbulences n’avait pas sa place dans ce métier.

    Non, les mères et pères de famille qui font ce métier n’embrassent pas leurs enfants avec plus d’intensité lorsqu’ils partent travailler. Une agente d’Air Canada m’a toutefois admis que pendant les mois qui ont suivi le 11 septembre 2001, elle a davantage pensé à ce qui pourrait arriver, si…

    Même avec dix ans de métier, elle n’a pu se souvenir d’une occasion où elle aurait eu la frousse. «Souvent, on sait des choses que les passagers ne savent pas. Par exemple, le commandant peut nous appeler en disant que la visibilité pour l’atterrissage est de zéro. Ça fait un peu peur, on se dit “est-ce qu’il va voir la piste?” Mais il faut qu’on ait l’air calme..»

    Les turbulences ont beau être la plupart du temps anodines, il arrive que certaines d’entre elles soient violentes au point de blesser des passagers et des membres d’équipage. Une agente d’Air Transat m’a raconté un atterrissage particulièrement mouvementé, au cours duquel elle a dû rassurer des passagers et garder son sang-froid. «Tu gardes ton calme, mais lorsque tu rentres chez vous tu t’assois et tu pleures.»

    Fort heureusement, la très grande majorité des vols se déroulent sans incident, 2012 ayant été une année «exceptionnelle» sur le plan de la sécurité aérienne. Et quand ils surviennent, la préparation de l’équipage est primordiale. Vous vous souviendrez sans doute de l’amerrissage d’un avion sur l’Hudson à New York en 2009, après lequel l’équipage a évacué en quelques minutes les 155 passagers à bord. Toute une démonstration de professionnalisme pour ceux qui croient que les agents de bord ne font que servir des repas…


    • Merci pour l’excellent reportage de samedi dernier. J’aime encore prendre l’avion et voler à plus de 33,000 pieds dans les airs. J’aime mieux faire une douze heures de vol en continue ( comme aller en Asie; nous partirons dans deux semaines pour le Vietnam), que de rouler sur des longues distances. C’est plus sécuritaire d’être dans le ciel que sur nos routes. Comme je disais à mon conjoint qui aimerait plutôt être téléporter à Hanoï, c’est le temps de regarder plein de films et de se reposer sans se sentir coupable et de regarder la terre si le temps est clair d’un autre point de vue.

    • Je dois prendre l’avion assez régulièrement et je ne comprends pas…

      Peur de quoi????

      Pas mal plus dangeureux de rouler sur la métropolitaine à Montréal avec des conducteurs qui “pitonnent” sur leur téléphone intelligent… De marcher dans les rues de Montréal et de se casser la marboulette sur une plaque de glace…

    • Je pense que j’ai trouvé la réponse à ma question!!!!
      Que quelqu’un dans l’appareil ait un contenant ayant plus de 3 onces de pates à dent!!!!

    • Moi j’ai toujours peur en avion;
      Peur qu’un imbécile ne se présente pas et qu’il faille vider la soute pour sortir son bagage,
      Peur d’être assis à côté d’un gros tas de 350 livres,
      Peur d’être à moins de huit rangées d’une mêre et son bébé braillard,
      Peur que la madame d’à côté sente le parfum à plein nez,
      Peur que mon plateau vide reste sur ma tablette pendant 45 minutes,
      Peur que le film soit une comédie qui fasse rire niaiseusement mon voisin de siège,
      Peur d’être du côté allée avec un(e) voisin(e) qui pisse toute les demi-heures,
      Peur d’oublier mon livre presque terminé dans la pochette,
      Peur d’applaudir comme les autres morons à l’atterrissage,
      Peur de rester pris à Toronto.

    • @pensezy Il y a pire que Toronto…J’ai été pris deux jours à Détroit. Reste plus rien à Détroit. Tout est fermé depuis 2008. Au moins de Toronto, on peut toujours louer un véhicule qu’on laisse 5 heures plus tard à Montréal. Et j’ai eu droit à une madame de 300 livres qui puait le parfum de dessous de bras à plein nez entre Paris et Montréal. L’avion plein pas capable de changer de siège. Ni de baisser l’appui bras pour que la graisse n’envahisse pas la moitié de mon siège. Passé le voyage debout jusqu’à ce que sa grosseure se lève pour aller aux toilettes.

    • pensez-y bien: 100% d’accord avec vous!

      Et j’ajouterais: peur de ne pas avoir de place pour ranger mon bagage de cabine…

    • Peur que Depardieu soit dans le même vol que moi et pisse partout.

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