
Stéphanie Morin
L’utilisation d’un appareil de navigation comme un GPS empêche-t-il d’user d’un peu de gros bon sens? Pour certains, il semble que oui.
Une Belge de 67 ans a quitté sa résidence d’Erquelinnes, dans la province wallonne de Hainault, pour aller chercher un ami à la gare de Bruxelles-nord. Un trajet qui devait durer 40 minutes.
Sur les indications de son GPS, elle a plutôt roulé pendant 12h, franchi 1450km, traversé l’Allemagne puis l’Autriche avant d’aboutir à Zagreb, en Croatie. Où elle a fini par s’apercevoir de la méprise.
Son explication? « J’étais distraite, alors j’ai continué d’appuyer sur l’accélérateur, » a dit Sabine Moureau au quotidien Het Nieuwsbald.
« J’ai allumé mon GPS et entré l’adresse. J’ai commencé à rouler, mais mon GPS a semblé connaître quelques ratés. Il m’a fait passer par plusieurs déviations; c’est sûrement à ce moment que l’erreur s’est produite. »
De son propre aveu, la femme a croisé « une tonne de panneaux indicateurs, d’abord en français, puis en allemand », mais a tout de même décidé de rester fidèle à son GPS. L’idée que, peut-être, elle faisait fausse route lui a bien traversé l’esprit, mais plutôt que de rebrousser chemin, elle a dormi quelques heures dans sa voiture avant de repartir.
« Ce n’est qu’une fois rendue à Zagreb que j’ai réalisé que je n’étais plus en Belgique. »
Inquiet de ne pas voir sa mère revenir à la maison, son fils a alerté le service de police en Belgique. Espérons maintenant que quelqu’un lui confisquera son GPS …
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