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  • Stéphanie Bérubé

    Stéphanie Bérubé est journaliste à La Presse depuis 1997. Elle a travaillé aux informations générales et aux arts, puis écrit désormais pour les sections du samedi, Voyage, Gourmand et Maison.
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    Vendredi 9 novembre 2012 | Mise en ligne à 12h06 | Commenter Commentaires (12)

    Dire adieu aux ceintures en avion?

    Britain Airplane Phones

    Marie-Eve Morasse – Montréal

    En Europe, le transporteur aérien Ryanair offre des liaisons à très bons prix qui font souvent le bonheur des voyageurs. Mais Ryanair est aussi connue pour être l’une des entreprises qui innove le plus quand vient le temps de réduire les services aux passagers (le site ihateryanair.org est un bon exemple des conséquences d’une telle gestion).

    Voici que Ryanair et son excentrique patron (voir ici quelques-unes de ses citations) reviennent avec une idée qui, sans être nouvelle, semble de plus en plus faire son chemin: faire voyager les passagers debout.

    Dans une entrevue donnée au Telegraph de Londres, Michael O’Leary a soutenu que la législation qui forçait les passagers à porter une ceinture de sécurité était inutile. L’homme, qui considère que les avions ne sont que des «autobus avec des ailes», utilise les autres moyens de transport pour étayer son argumentation. «Vous n’avez pas besoin de ceinture dans le métro de Londres. Vous n’avez pas besoin de ceinture dans des trains où vous roulez à 200 kilomètres à l’heure et s’ils s’écrasent, vous êtes tous morts…»

    Dans les rêves de Michael O’Leary, les dix dernières rangées de sièges d’un avion seraient enlevées et converties en places debout. À l’atterrissage et au décollage, les passagers n’auraient qu’à se tenir à une poignée.

    «Si vous dites aux passagers que c’est 25 livres sterling pour le siège et 1 livre sterling pour être debout, je peux vous garantir que nous allons vendre les places debout en premier», assure-t-il.

    Quant à la sécurité, il estime qu’avec 1500 vols quotidiens, son entreprise a bien démontré que les transports en avion sont devenus routiniers. «Les avions n’arrivent pas sur la piste en dérapant. C’est une manière de voyager très sécuritaire», dit Michael O’Leary.

    Ce n’est peut-être pas demain la veille que l’on verra des passagers se tenir debout dans les avions. En Europe, où Ryanair officie, les autorités responsables de la sécurité dans les transports maintiennent leur position: les passagers d’un avion doivent être attachés au décollage et à l’atterrissage.


    • le patron de ryanair n a probablement jamais pris l avion pour dire de pareilles imbécilités

    • …Non mais qu’est-ce qu’il ne faut pas lire. Bien sûr, l’avion est probablement le moyen de transport le plus sécuritaire côté accidents versus le nombre de passagers et de kilomètres parcourus.

      Cela dit, un avion ça ne se promène pas sur le plancher des vaches. Et même là, quiconque a déjà pris l’autobus sait qu’à l’accélération et surtout en cas de décélération brutale, les risques de blessure sont présents. C’est encore pire en train lors d’arrêt brutal pour cause de collisions ou de déraillement.

      J’ai pas mal de «millage« en avion et les fois où nous avons été confrontés soit à des turbulences ou, pire encore, à des «trous» qui causaient des baisses d’altitude aussi subites que considérables, j’étais bien content d’avoir une ceinture (que je boucle toujours dès que je suis à mon siège). Je ne serais pas particulièrement heureux de me cogner la tête au plafond.

      C’est incroyable ce que l’appât du gain de l’exploitant et le désir d’épargner des clopinettes du passager peut entraîner comme idioties.

    • En espérant que les avions du bonhomme vont voler assez bas
      pour éviter les *poches d’air* et autres perturbations atmosphériques
      qui font *r’voler au plafond* de la cabine les passagers
      qui ne sont pas solidement attachés à leur siège…

    • Ben quoi? On fait bien voyager le bétail debout dans les camions.

    • Bien des passagers non attaches ont ete blesses lors de turbulences. Et une grande partie des accidents ont lieu a l’atterissage, souvent avec survivants… (on n’a qu’a penser au vol d’Air France sorti de piste a Toronto il y a quelques annees).

      C’est sans compter les atterrisages un peu durs qu’on voit a l’occasion sans qu’ils comptent pour des accidents (les dommages a l’avion sont parfois aussi surprenants: on parle d’une machine touchant le sol a plusieurs centaines de km/h).

    • On ne tombe pas soudainement de 200-300 pieds en train, bus ou voiture.
      J’ai atterri à Atlanta pendant un orage. J’aime mieux voir les gens blanc d’effroi que rouge ensanglanté.

      @rogiroux
      Plus bas, ce sont les orages.
      Ho. Si bas que ça ? En bas des nuages !!! Cool. ;-)

      Sérieusement, quand les avions volent plus bas, ça coute plus cher en carburant. Il est idiot ce Mr Ryan.

    • Un autre gestionnaire qui ne connait rien dans ce qu’il dirige. C’est ça le problème, les gestionnaires et dirigeants d’aujourd’hui ne sont que des coupeux de budget et la fin justifie les moyens peu importe les conséquences rattachées à tout ça. Prendre l’avion n’a rien à voir avec le train ou le bus. Quel sophisme!

    • Normalement les vols commerciaux (gros porteurs) volent assez haut car c’est plus sécuritaire et il y a généralement moins de turbulences – plus on s’approche du sol, plus il y a des risques de turbulences. Par contre, en altitude, il y a le courant jet qui peut causer de fortes turbulences dans les vols transcontinentaux (est-ouest) au Canada. Les « poches d’air » ou les « trous d’air » ça n’existe pas – un avion subit des secousses seulement à cause de turbulences dans l’air (des coups de vent, si on veut ou encore quand il y a une variation de la vitesse du vent entre des masses d’air). Il peut arriver qu’un avion perde de l’altitude soudainement quand il vole entre un courant ascendant et un courant descendant mais c’est assez rare et ça se trouve le plus souvent près d’un orage, du moins pour les gros porteurs. Enfin, la vitesse d’atterrissage par exemple d’un Boeing 737 est d’environ 230 – 240 km/h mais encore là ça dépend du vent – si le vent de face est de 50 km/h, la vitesse d’atterrissage va être réduite d’autant car c’est la portance de l’avion qui est importante et non sa vitesse au sol. Enfin un avion doit toujours, autant que possible, atterrir avec le vent en face pour ne pas perdre sa portance trop vite.

      Ceci dit, sur des centaines de vols, il y en a très peu qui subissent des contrecoups qui pourraient causer des problèmes à des passagers debout mais ça peut arriver. Par contre, on peut difficilement imaginer passer quelques heures debout dans un avion, à ne rien faire… ça n’a pas de bon sens et à mon avis c’est un moyen pour Ryanair de faire d’autres coupures et de dire que les passagers sont bien chanceux, ils auraient pu avoir à voyager debout! Un manière de leur faire avaler la pilule.

    • Ah les niaiseries débitées par ce con de O Leary ! C’est à se demander comment il a fait pour monter une entreprise tellement ses déclarations s’apparentent souvent à des propos entendus dans les corridors d’un asile d’aliénés. Il doit avoir un lien de parenté avec cet insupportable Kevin O Leary dont on peut entendre les inepties sur la CBC.
      Blague à part, ce genre “d’affaireux” ne devrait pas être à la tête d’une compagnie de transport aérien. Clairement, c’est le genre de bonhomme qui va tout faire et couper les coins ronds (et pas à peu près) pour sauver une cenne ici et là. Dans un domaine où la sécurité est primordiale comme celui ci, ce n’est qu’une question de temps avant qu’une catastrophe ne frappe. S’il vous reste des doutes, faites une recherche sur Robert Obadia et Nationair : ça devrait vous faire allumer…

    • Voyons, personne ne se rend compte que c’est juste du marketing tout ça de la part de cet excentrique PDG .Parlez en n’importe comment, mais surtout, parlez-en…

    • Tout compte fait, n’a-t-il pas une fois de plus raison?
      Pas sur la “proposition”, puisqu’il sait que de toute façon elle est complètement hors de question, hors de ses prérogatives, de pareilles décisions se prennent au niveau des instances de sécurité qui ont de bonnes raisons de la refuser.
      Mais n’a-t-il pas a réussi s’il voulait simplement que l’on parle de nouveau de sa compagnie d’aviation – publicité gratuite en plus?

    • Les gens ne semblent pas comprendre ici que cet individu ne cherche que la publicité. Ce n’est pas la première fois qu’il fait ce genre de déclaration.

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