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  • Stéphanie Bérubé

    Stéphanie Bérubé est journaliste à La Presse depuis 1997. Elle a travaillé aux informations générales et aux arts, puis écrit désormais pour les sections du samedi, Voyage, Gourmand et Maison.
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    Lundi 27 juin 2011 | Mise en ligne à 14h39 | Commenter Commentaires (13)

    La capitale la plus laide d’Europe?

    Photo: Reuters. Moment de détente en banlieue de Bucarest.

    Photo: Reuters. Moment de détente en banlieue de Bucarest.

    Violaine Ballivy
    Montréal

    Des routes en piètre état, des rues encombrées d’ordures, des pénuries d’eau chaude ou, pire, d’eau potable : Bucarest vient d’être proclamée la «capitale la plus laide d’Europe», rapporte aujourd’hui Tourism Review.

    Le site souligne entre autres que, outre un réseau d’aqueduc défaillant- la ville présente l’un des pires indices de qualité de vie d’Europe, basé sur 39 indicateurs incluant le taux de criminalité, de pollution ou l’accès à un réseau de transports en commun.

    Y a-t-il matière à rebuter les touristes? Après deux années de croissance, les revenus de l’industrie ont baissé en 2008-2009 et 2009-2010 (en pleine période de ralentissement économique mondial), mais les chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme semblaient annoncer un changement de la tendance cette année.

    Serez-vous du lot? Allez-vous à Bucarest cet été? Si oui, ne vous laissez pas démoraliser par ce portrait et consultez plutôt les suggestions de Lucian Bute pour apprécier pleinement la ville. Et si vous y êtes déjà allés : quelles sont vos suggestions pour découvrir Bucarest sous son plus joli visage?


    • Merci de m’avoir ouvert les yeux sur cette triste ville. Pourquoi irais-je me jeter littéralement dans la geule du loup? Bucarest. non merci, pas pour moi !

      Il y a tellement d’autres beaux endroits et belles villes à visiter…

    • Bucarest est effectivement maganée mais on y trouve des coins très agréables et les Roumains sont très sympathiques.Il y a en tout cas des efforts qui sont faits pour rendre la ville “moderne”.
      Personnellement, je crois que Chisinau en Moldavie remporte, et facilement, la palme de la capitale la plus moche d’Europe.

    • J’ai habité 3 ans à Bucarest; superbe ville qu’il faut apprendre à découvrir non pas avec des yeux typiques de Nord-Américains, mais plutôt avec une ouverture d’esprit car ses trésors ne se révèlent pas de la route de l’aéroport au centre-ville (pas plus que le trajet Dorval-Montréal d’ailleurs!).

      Visitez à pieds (ou à bicyclette si vous êtes aventureux!) et prenez le métro; c’est quasiment donné! Arrêtez-vous dans les cafés du quartier historique Lipscani, visitez les jardins du Parc Cismigiu, visitez les boutiques situées entre Piata Romana et Piata Uniri. Faites un détour au Nord (métro Aviatorilor) vers le Boulevard Dorobantilor et admirez les Villas, ou promenez-vous dans le quartier des résidances officielles (Nord-Est de Piata Universitatea). Si vous vous rendez au centre d’achat Piata Romana, ne manquez pas de visiter la boutique Castro : meilleur rapport qualité/prix pour les vêtements pour homme (un croisement entre Hugo Boss, Gap et Guess!). Pour les Clubs : Gaia (sur invitation), Bamboo, The Office, & Fratelli.

      Après avoir passé de 3 à 300 jours à Bucarest, rendez-vous pour une escale à Biertan et visitez la Transylvanie du Sud (Brasov, Sibiu, Sigisoara) à bicyclette; superbe!!! Le Maramures et la Bucovine sont également superbes. En juin/juillet, faut se rendre 2-3 jours à Mamaia pour la plage et les jolies Roumaines!

      Mais avant de vous rendre à Bucarest, louez les films Filantropica, Epoca de aur, California Dreamin’ et 4 Luni, 3 Septemena si 2 zile! Ça vous aidera à vous mettre dans l’ambiance et à apprécier les contrastes de Bucarest.

      Entre Toronto/Winnipeg et Bucarest, il n’y a aucune comparaison possible!!!

    • Si vous voulez de l’eau de mer, de pluie et des inondations, passez vos vacances au Québec!

    • Je suis allé la première fois en 85, à l’époque de Ceaucescu. C’était le tiers-monde. Pas d’auto (enfin presque pas), des vieux bus bondés, pas d’éclairage le soir dans les rues et pas un chat. La bière imbuvable, les hotels pas chauffés, les restos merdiques. On ne trouvait même pas de films couleurs dans les magasins!

      Quand j’y suis retourné en 2004, je suis tombé sur le c… La ville était arrivée enfin au 21e siècle.

      PS: l’ancien palais de Ceaucescu, deuxième plus grand édifice au monde après le Pentagone, vaut la visite.

    • Il faut visiter Timisoara….dans la partie ouest du pays…une ville francophile….

    • Ma collègue roumaine ne jure que par cette ville. C’est mieux qu’à La Havane en tout cas.

    • Bucarest est une ville magnifique – je m’y suis rendu par affaires il y a quelques années. Une ville qui a été inspirée par Paris. Elle n’est pas laide : elle est abandonnée. J’ai adoré son côté à la fois européen et oriental. Il est injuste de dire qu’elle est laide : mais elle n’est pas pratique pour ceux qui n’ont pas d’argent, elle n’est pas agréable à habiter pour ceux qui ne résident pas dans les hôtels quatre étoiles. Mais pour les touristes, elle offre beaucoup d’attrait, comme Prague et autres villes étranges… je vous la recommande!

    • @ Goldwinger: je vous sugere Athene, surtout ces jours ci.

    • deadly_moogly: c’est ça la bonne attitude pour apprécier les villes des pays de l’Est. J’ai pour ma part vécu à Moscou et j’entends ceux qui y passent rapidement dénigrer la ville… Il faut y mettre le temps et avoir un regard ouvert pour apprécier les trésors qu’ont à offrir ces villes!

    • C’est vrai qu’Athènes est vraiment moche même s’ils l’ont retapée un peu avec les JO.

    • Jumelons Montréal et Bucarest comme le font quelques villages Québécois et Français…!

    • http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=1781

      «Bucarest vingt ans après Ceausescu
      Quel bilan peut-on tirer de la politique mégalomane qu’a menée Nicolae Ceausescu à Bucarest durant les années 80 ? Le jugement généralement porté est sévère. On reproche au dictateur communiste la destruction d’une partie importante des vieux quartiers centraux pour y percer de gigantesques avenues, l’édification le long de ces artères d’immeubles disproportionnés, le déplacement autoritaire de populations contraintes de se réinstaller en périphérie. Qu’en est-il, vingt ans exactement après la révolution de palais qui mit fin au régime communiste roumain ?

      L’impression que ressent le visiteur est pour le moins contrastée car le paysage urbain de Bucarest est un curieux patchwork. La ville offre une juxtaposition de styles rappelant que Bucarest fut un laboratoire pour les architectes et les urbanistes, influencés par des modèles urbains extérieurs : Paris puis Londres et Berlin au XIXe siècle, Moscou puis Pyongyang au XXe siècle. Le résultat est une cohabitation sauvage de fragments de quartiers que tout oppose, un inachèvement généralisé.

      Contrairement à Prague qui a gardé – au moins au centre – son unité et son charme, Bucarest est une sorte de miroir brisé dans les interstices duquel toute une frange de la population tente de survivre : des personnes âgées qui vendent à la sauvette de pauvres objets personnels, des femmes tenant des échoppes misérables proposant des chaussettes, des jeunes gens manifestement désoeuvrés disputant aux chiens errants les terrains vagues qui s’insinuent en pleine ville. Car cette transformation à marche forcée, pour des buts de propagande intérieure et extérieure, a été menée en prélevant une forte part de la richesse nationale… qui a manqué au développement économique et surtout social. Et la politique qui a suivi a probablement encore gonflé les inégalités sociales…

      Et pourtant, de tout cela monte un certain dynamisme, on voit bien que les gens se sont appropriés les avenues nouvelles, que l’énorme circulation qui les emplit avait besoin de ces percées sans lesquelles la ville étoufferait. Le style lui-même des constructions – je ne parle pas du Palais du Parlement, monstrueuse pâtisserie indéfendable – rappelle celui du catalan Bofill (que beaucoup apprécient à Paris) dont l’unité tient à des colonnettes, des courbes, des arcades et des portiques. On aime ou pas mais il y a quand même là une oeuvre qui a le mérite d’offrir des dizaines de milliers d’appartements en pleine ville.

      D’ailleurs à Bucarest même, passé le rejet général de l’ensemble de la période communiste, des voix francophones et francophiles (il y en a beaucoup) s’élèvent pour dire qu’Haussmann à Paris a fait de même et que Versailles était – aussi – pure folie pour les finances de la France de Louis XIV… Le visiteur curieux de se faire une opinion personnelle n’hésitera pas à passer de l’autre côté du miroir, c’est-à-dire à se glisser sous les porches des immeubles pour retrouver, juste derrière, le vieux Bucarest dans son désordre organique : la trame des anciennes rues, impasses, placettes est toujours là, avec ses petites églises orthodoxes entourées de maisons dotées de jardinets.

      Le mieux est de préparer son voyage en survolant la ville avec Google Earth et de lire l’excellent article de Samuel Rufat, Bucarest, l’éternel retour, paru dans le numéro 65 de la revue Géographie et Cultures en 2008, accessible sur internet.»

      Pierre Bloc-Duraffour

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