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  • Stéphanie Bérubé

    Stéphanie Bérubé est journaliste à La Presse depuis 1997. Elle a travaillé aux informations générales et aux arts, puis écrit désormais pour les sections du samedi, Voyage, Gourmand et Maison.
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    Samedi 20 novembre 2010 | Mise en ligne à 5h06 | Commenter Commentaires (2)

    Vol direct vers la Lune

    Violaine Ballivy, désert de l’Atacama, Chili.

    100 minutes de vol : c’est tout ce qu’il faut pour atterrir sur la Lune en partant de Santiago, au Chili.

    La piste d'atterrissage du minuscule aéroport de Calama, en plein désert de l'Atacama.

    La piste d'atterrissage du minuscule aéroport de Calama, en plein désert de l'Atacama.

    J’avais été prévenue que le dépaysement serait total, après avoir quitté l’une des régions les plus humides du Chili pour rejoindre le désert d’Atacama, le plus sec au monde. N’empêche que le choc est grand.
    Mon compagnon de vol, colombien, n’en revient pas non plus : « Mais elles sont où les rivières ? Et les lacs ? Et les arbres ?», demande-t-il plusieurs fois. Du haut des airs, on ne voit pas encore les quelques oasis de verdure qui ont permis à la population de s’établir ici.

    On comprend aisément pourquoi la vallée de la Lune a été baptisée ainsi. Les seules traces de vie qu'on y trouve sont les chauve-souris et les hibous qui viennent s'y reposer le jour.

    On comprend aisément pourquoi la vallée de la Lune a été baptisée ainsi. Les seules traces de vie qu'on y trouve sont les chauve-souris et les hibous qui viennent s'y reposer le jour.

    Quand l’avion se pose à Calama, c’est à peine si on peut distinguer la piste d’atterrissage du reste du désert. Dehors, le vent s’empare en quelques secondes de la moindre trace d’humidité sur la peau, les yeux, les lèvres. Au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest, peu importe où se pose le regard, il n’y trouve que sable et roches jaunes, blanches, roses et mauves. Le souffle est coupé par la beauté –et l’étrangeté- des paysages. Si durs et si doux à la fois.

    Ce salar (désert de sel) en plein coeur de l'Atacama est le troisième plus grand au monde. Rien n'y pousse.

    Ce salar (désert de sel) en plein coeur de l'Atacama est le troisième plus grand au monde. Rien n'y pousse.

    Le sol du Salar d'Atacama.

    Le sol du Salar d'Atacama.

    Le ciel pur de l'Atacama en fait l'un des endroits les plus propices au monde pour l'observation des corps célestes. Ci-dessus: la lune, photographiée à San Pedro de Atacama le 18 novembre.

    Le ciel pur de l'Atacama en fait l'un des endroits les plus propices au monde pour l'observation des corps célestes. Ci-dessus: la lune, photographiée à San Pedro de Atacama le 18 novembre.


    • wow quelles photos

      Ps: on s’y rend comment? et ca doit couter cher je suppose

    • Le moyen le plus rapide de rejoindre à San Pedro de Atacama est de prendre l’avion entre la capitale chilienne, Santiago et Calama, l’aéroport le plus proche de San Pedro de Atacama. L’aller-retour coûte environ 350$, mais les tarifs varient beaucoup si on peut réserver bien à l’avance et que l’on peut éviter la haute saison (entre mi-décembre et mars, au Chili). Plusieurs hôtels offrent ensuite le service de navette jusqu’à la petite oasis de San Pedro.
      L’autocar n’est pas à dédaigner: les bus du Chili sont certainement parmi les plus confortables de toute l’Amérique latine. Ils le sont bien plus, par exemple, que ceux qui assurent la liaison entre Montréal et New York, et très économiques.
      Bref: le trajet le plus cher reste la liaison entre Montréal et le Chili. Et une fois là-bas, il serait bien dommage de se priver d’une visite dans le désert!

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