Violaine Ballivy, depuis Santiago au Chili.
Il suffit d’une virée à vélo dans les rues de Santiago pour réaliser à quel point, à Montréal, les cyclistes sont choyés.
Des pistes cyclables ? Oubliez ça.
« On nous en a promis… elles arriveront bien un jour », lance Andrès, guide touristique sur deux roues. Visiblement sans y croire.
En attendant, rouler à Santiago relève de l’exploit.

Ne vous méprenez pas sur cette cycliste à l'allure détendue: c'est une actrice surprise en plein tournage dans le quartier Concha y Toro. Les rues étaient barrées pour l'occasion: pour une rare fois, elle pouvait pédaler sans soucis!
Les rues sont si étroites que les cyclistes roulent tous, ou presque, directement sur le trottoir où ils livrent une chaude lutte aux piétons. Les deux camps s’ignorent complètement. Jusqu’à ce qu’ils se heurtent. Et se blessent. Ou s’insultent…

Les habitants de Santiago sont loin d'être aussi choyés qu'Amsterdam et même Montréal en termes de pistes cyclables.
Et ça, c’est sans compter les immenses nids de poule qui grèvent chaque rue, ou presque, des quartiers centraux.
Santiago a pourtant le profil idéal pour devenir la Mecque du vélo, avec ses grands boulevards, son dénivelé quasi nul et sa météo clémente…
La capitale chilienne a bien lancé, en 2008, un projet baptisé Bicimetro, qui permet de laisser son vélo en sécurité dans l’un des stationnements payants situés aux abords d’une dizaine de stations de métro de la ville. Mais voilà un bien petit pas… Après Montréal et Londres, Santiago est mûre pour une révolution BIXI.









