Le Blogue-Trotter

Archive, novembre 2010

Dimanche 21 novembre 2010 | Mise en ligne à 18h53 | Commenter Un commentaire

Afuerinos, Vizcachas et autres curiosités de l’Atacama

?Violaine Ballivy, dans le désert de l’Atacama, au Chili

Le désert de l’Atacama n’attire pas que les touristes en quête d’exotisme et les entreprises minières en quête de filons payants. ?San Pedro de Atacama est le théâtre depuis quelques années d’une importante vague d’immigration venue… de la capitale du pays!
Généralement (et au Québec aussi), c’est pourtant l’inverse qui se produit et ce sont les jeunes des régions éloignées qui quittent leur terre natale pour chercher du travail dans les grands centres urbains.?

L'église de San Pedro de Atacama, un attrait touristique parmi tant d'autres dans la région..

L'église de San Pedro de Atacama, un attrait touristique parmi tant d'autres dans la région..


Mais voilà que San Pedro de Atacama échappe à la règle grâce aux touristes, de plus en plus nombreux chaque année. Résultat: les hôtels recrutent massivement, à Santiago, leurs guides touristiques bilingues, surnommés par les habitants de l’Atacama les Afuerinos, néologisme inspiré de l’expression «A fuera» qui signifie, en espagnol, « en dehors ». Ceux venus d’ailleurs, quoi!

?Quelques surprises supplémentaires en vrac:

Une Vizcacha croquée sur le vif dans le désert de l'Atacama.

Une Vizcacha croquée sur le vif dans le désert de l'Atacama.



?Les Vizcachas

?Un écureuil? Un kangourou ? Un lapin ? La vizcacha ressemble un peu à tout cela. Petit rongeur vivant dans les hauts plateaux de la cordillière des Andes (au Chili, en Bolivie, en Argentine et au Pérou), la Vizcacha a les oreilles et la taille d’un lapin, la queue d’un écureuil et bondit un peu à la manière du Kangourou. Terriblement mignon.
Les vicunas ont frôlé l'extinction avant d'être protégées par le gouvernement chilien..

Les vicunas ont frôlé l'extinction avant d'être protégées par le gouvernement chilien..

?Les Vicunas
?Les Vicunas sont les petits frères des lamas popularisés par Hergé dans les aventures de Tintin au Temple du Soleil. Leur laine est, dit-on, la plus douce et la plus chaude du monde, mais elle est rare: on ne peut les tondre qu’une fois tous les trois ans. Menacés de disparition, ils sont maintenant strictement protégés.

La -très rare!- végétation de l'Atacama est étonnante. La mousse ci-dessus ne croît que d'un centimètre par année. Très dense, elle a longtemps servi de combustible aux habitants de la région.

La -très rare!- végétation de l'Atacama est étonnante. La mousse ci-dessus ne croît que d'un centimètre par année. Très dense, elle a longtemps servi de combustible aux habitants de la région.


La rica rica

?Rica rica veut littéralement dire Savoureux savoureux. Mais c’est aussi pour ses propriétés médicinales que cette herbe, qui ne pousse que dans la région aride de l’Atacama, est appréciée des Atacamenos. Les habitants de la région l’utilisent depuis des lustres en tisanes contre les douleurs d’estomac et les problèmes de digestion. Et, depuis peu… pour agrémenter les Pisco Sours, les crèmes brûlées et autre plats fins servis dans les meilleurs restaurants de San Pedro!

Le centre-ville de San Pedro de Atacama est Wi-Fi!

Le centre-ville de San Pedro de Atacama est Wi-Fi!


… Et le wi-fi
Et oui ! Même en plein désert, le minuscule village de San Pedro offre l’internet Wi-Fi gratuitement à tous, sur la place centrale, juste au pied de sa fameuse église blanche. Une leçon pour bien des grandes villes de ce monde!

Mes aventures au Chili sont déjà terminées. À très bientôt, en Europe cette fois.

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Samedi 20 novembre 2010 | Mise en ligne à 5h06 | Commenter Commentaires (2)

Vol direct vers la Lune

Violaine Ballivy, désert de l’Atacama, Chili.

100 minutes de vol : c’est tout ce qu’il faut pour atterrir sur la Lune en partant de Santiago, au Chili.

La piste d'atterrissage du minuscule aéroport de Calama, en plein désert de l'Atacama.

La piste d'atterrissage du minuscule aéroport de Calama, en plein désert de l'Atacama.

J’avais été prévenue que le dépaysement serait total, après avoir quitté l’une des régions les plus humides du Chili pour rejoindre le désert d’Atacama, le plus sec au monde. N’empêche que le choc est grand.
Mon compagnon de vol, colombien, n’en revient pas non plus : « Mais elles sont où les rivières ? Et les lacs ? Et les arbres ?», demande-t-il plusieurs fois. Du haut des airs, on ne voit pas encore les quelques oasis de verdure qui ont permis à la population de s’établir ici.

On comprend aisément pourquoi la vallée de la Lune a été baptisée ainsi. Les seules traces de vie qu'on y trouve sont les chauve-souris et les hibous qui viennent s'y reposer le jour.

On comprend aisément pourquoi la vallée de la Lune a été baptisée ainsi. Les seules traces de vie qu'on y trouve sont les chauve-souris et les hibous qui viennent s'y reposer le jour.

Quand l’avion se pose à Calama, c’est à peine si on peut distinguer la piste d’atterrissage du reste du désert. Dehors, le vent s’empare en quelques secondes de la moindre trace d’humidité sur la peau, les yeux, les lèvres. Au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest, peu importe où se pose le regard, il n’y trouve que sable et roches jaunes, blanches, roses et mauves. Le souffle est coupé par la beauté –et l’étrangeté- des paysages. Si durs et si doux à la fois.

Ce salar (désert de sel) en plein coeur de l'Atacama est le troisième plus grand au monde. Rien n'y pousse.

Ce salar (désert de sel) en plein coeur de l'Atacama est le troisième plus grand au monde. Rien n'y pousse.

Le sol du Salar d'Atacama.

Le sol du Salar d'Atacama.

Le ciel pur de l'Atacama en fait l'un des endroits les plus propices au monde pour l'observation des corps célestes. Ci-dessus: la lune, photographiée à San Pedro de Atacama le 18 novembre.

Le ciel pur de l'Atacama en fait l'un des endroits les plus propices au monde pour l'observation des corps célestes. Ci-dessus: la lune, photographiée à San Pedro de Atacama le 18 novembre.

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Vendredi 19 novembre 2010 | Mise en ligne à 16h44 | Commenter Aucun commentaire

Au Chili comme en Allemagne

Vous imaginez Barack Obama passer ses vacances d’été aux côtés de George W. Bush?
Difficilement…

Plusieurs plages du lac Villarica, à Pucon, sont noires. Le sable est fait de roches volcaniques.

Plusieurs plages du lac Villarica, à Pucon, sont noires. Le sable est fait de roches volcaniques.

C’est pourtant le cas au Chili. L’ancienne présidente du pays, Michelle Bachelet, et son successeur et rival politique, Sebastian Pinera, possèdent tous les deux un chalet d’été dans la région de Pucon.
Une pure coïncidence.

Le parc Huerquehue, situé à 40 minutes de Pucon, au Chili.

Le parc Huerquehue, situé à 40 minutes de Pucon, au Chili.

Mais on comprend facilement leur choix : les Chiliens vous diront tous que la région « des lacs » est l’une des plus belles du pays, avec ses innombrables lacs d’eau limpide, ses hautes montagnes enneigées et ses forêts luxuriantes –remplies, ces jours-ci, de rhododendrons en fleurs.

Rhododendrons en fleurs à Pucon.

Rhododendrons en fleur à Pucon.


On s’y sent un peu comme dans les Alpes, et pas seulement à cause du paysage.
Le Chili –et particulièrement la région dans laquelle est comprise Pucon- a connu au début du 19e siècle une importante vague d’immigration allemande (suivie d’une deuxième avant, pendant et après la Deuxième guerre mondiale) qui a laissé des traces bien visibles encore aujourd’hui.
Le café de la P. à Pucon.

Le café de la P. à Pucon.

Plusieurs maisons ont été construites, en bois, sur le modèle des chalets alpins et la majorité des menus des restaurants se vantant d’être « typiquement chiliens » proposent des spécialités allemandes, dont les Küchen.

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