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  • Stéphanie Bérubé

    Stéphanie Bérubé est journaliste à La Presse depuis 1997. Elle a travaillé aux informations générales et aux arts, puis écrit désormais pour les sections du samedi, Voyage, Gourmand et Maison.
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    Dimanche 31 octobre 2010 | Mise en ligne à 10h36 | Commenter Commentaires (5)

    La quête du Saint-Craabe

    Crabes, façon Maryland

    Crabes, façon Maryland

    J’ai fini par trouver.

    Après d’innombrables recherches, j’ai dégoté un « crab restaurant » authentique, pas touristique, où les petites bêtes à carapace sont apprêtées toute l’année à la bonne vieille méthode du Maryland. Le nom de l’endroit : Crackpot Restaurant, à Towson.

    Installé dans le stationnement d’un centre commercial, l’endroit ne paie de mine : zéro fenêtre vers l’extérieur, des bardeaux de cèdre aux murs, un plafond suspendu jauni… Mais les tables bondées sont toujours plus rassurantes que le plus chic des décors.

    Constat numéro 1 : le crabe bleu entier, assaisonné et cuit à la vapeur à la mode du Maryland, ne figure pas au menu. Il faut s’informer des arrivages (de la Louisiane, dans ce cas-ci)… Il se vend à la douzaine, le prix variant selon la taille des crustacées. Une douzaine de petits crabes (35$) nourrit amplement deux personnes.

    Constat numéro 2 : manger du crabe, c’est salissant. Comme j’ai opté pour le crabe entier, ma table est débarrassée (exit le vase et son œillet rouge). Le serveur y met un épais papier brun sur lequel il dépose un grand bol vide, un maillet en bois et un couteau en plastique.

    Les crabes arrivent dans un grand poêlon en acier. Ils sont recouverts d’un épais mélange d’épices rougeâtre, baptisé Old Bay. Le mélange (à base de sel de céleri, de grains de moutarde et de poivre) est tenu secret par chaque resto. Le crabe est frotté d’épice avant d’être cuit à la vapeur.

    On m’avait prévenue : si le Old Bay est ajouté après la cuisson, il fallait fuir ! J’étais chez des imposteurs. Je devais aussi m’inquiéter si les clients autours portaient des bavoirs en plastique. Il faut être un touriste pour porter ÇA…

    Rien de cela ici. Rien que des Marylander autour de moi. Cheryl, ma serveuse, me montre d’une main experte comment décortiquer les carapaces pour en tirer le plus de chair. Le maillet sert uniquement pour briser les pinces. Le reste se fait à la main…

    Et puis ? C’est bon, piquant juste assez, plutôt salé. Et on s’en met vraiment partout… Bref, pas chic, mais délicieux !


    • Ça devait être tout un festin…

    • Et merci pour l’adresse et les commentaires.

      Mais un maillet pour briser les pinces? Ouache. Ça doit éclabousser rare. Je traine toujours avec moi une paire de ciseaux de cuisine plutôt spéciaux, à lames recourbées, étroites et extrêmement solides.
      Je m’en sers pour le homard dont la carapace et les pinces sont pas mal plus dures que le crabe. Ça fait un travail propre et ça vous laisse avec des morceaux entiers, pas du tout défigurés ou tranformés en filaments. Bien entendu, les restos ne vont pas mettre ça sur les tables, surtout aux USA. Des fois que quelqu’un se couperait et alors, bonjour les poursuites.

    • Enroulez la pince dans la napkin avant de frapper dessus à coup de maillet. Ca “ervole” moins.

    • @gl000001 ,1 novembre 2010,13h02. Bien sûr. C’est un bon palliatif. Et on pourrait aussi mettre le crabe entier dans une chaussette et le «swinger» à tour de bras sur le coin de la table. Qu’en dites-vous?

    • @jeanfrancoiscouture
      Ca fait trop Mister Bean. Il faisait ça avec sa laitue pour l’essorer alors qu’il pique-niquait sur un banc de parc. La seule chose que je ferais comme lui, c’est le coup de la peinture explosive.

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