Le Blogue-Trotter

Archive, octobre 2010

Dimanche 31 octobre 2010 | Mise en ligne à 10h36 | Commenter Commentaires (5)

La quête du Saint-Craabe

Crabes, façon Maryland

Crabes, façon Maryland

J’ai fini par trouver.

Après d’innombrables recherches, j’ai dégoté un « crab restaurant » authentique, pas touristique, où les petites bêtes à carapace sont apprêtées toute l’année à la bonne vieille méthode du Maryland. Le nom de l’endroit : Crackpot Restaurant, à Towson.

Installé dans le stationnement d’un centre commercial, l’endroit ne paie de mine : zéro fenêtre vers l’extérieur, des bardeaux de cèdre aux murs, un plafond suspendu jauni… Mais les tables bondées sont toujours plus rassurantes que le plus chic des décors.

Constat numéro 1 : le crabe bleu entier, assaisonné et cuit à la vapeur à la mode du Maryland, ne figure pas au menu. Il faut s’informer des arrivages (de la Louisiane, dans ce cas-ci)… Il se vend à la douzaine, le prix variant selon la taille des crustacées. Une douzaine de petits crabes (35$) nourrit amplement deux personnes.

Constat numéro 2 : manger du crabe, c’est salissant. Comme j’ai opté pour le crabe entier, ma table est débarrassée (exit le vase et son œillet rouge). Le serveur y met un épais papier brun sur lequel il dépose un grand bol vide, un maillet en bois et un couteau en plastique.

Les crabes arrivent dans un grand poêlon en acier. Ils sont recouverts d’un épais mélange d’épices rougeâtre, baptisé Old Bay. Le mélange (à base de sel de céleri, de grains de moutarde et de poivre) est tenu secret par chaque resto. Le crabe est frotté d’épice avant d’être cuit à la vapeur.

On m’avait prévenue : si le Old Bay est ajouté après la cuisson, il fallait fuir ! J’étais chez des imposteurs. Je devais aussi m’inquiéter si les clients autours portaient des bavoirs en plastique. Il faut être un touriste pour porter ÇA…

Rien de cela ici. Rien que des Marylander autour de moi. Cheryl, ma serveuse, me montre d’une main experte comment décortiquer les carapaces pour en tirer le plus de chair. Le maillet sert uniquement pour briser les pinces. Le reste se fait à la main…

Et puis ? C’est bon, piquant juste assez, plutôt salé. Et on s’en met vraiment partout… Bref, pas chic, mais délicieux !

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Samedi 30 octobre 2010 | Mise en ligne à 16h19 | Commenter Commentaires (3)

Mer! Mer!

Une pause maritime entre deux tronçons d'autoroute

Une pause maritime entre deux tronçons d'autoroute

Descendre en Floride, c’est pour beaucoup rouler vers la chaleur. Pour d’autres, dont moi, c’est surtout rouler vers la mer.

Après des heures d’autoroute entre des rangées d’érables et d’épinettes, j’avais envie de changer un peu de décor. Je voulais voir la mer. Ou se qui s’y rapprochait le plus.

J’ai donc décidé de quitter l’autoroute pour le premier village de bord mer situé pas trop loin de la 95. Son nom, déjà, était invitant : Havre de Grace, ainsi nommé en honneur de la ville du Havre, en France, et planté sur les rives de Chesapeake Bay.

Il faut traverser l’écran habituel des McDo, Starbucks et autres chaines pour trouver le cœur historique (et le port) d’Havre de Grace. National Geographic ne débarquera pas ici pour faire un grand reportage sur les beautés de l’endroit. Plusieurs boutiques ont fermés leurs portes et les locaux à louer sont nombreux.

N’empêche, l’endroit possède un certain charme suranné avec ses boutiques d’antiquités (dont un, immense, installé dans une ancienne conserverie) et son magasin général… Ici et là, des maisons, peintes en jaunes, en rose, en turquoise. Sur le bord de l’eau, un phare tout blanc qui se dresse auprès d’un long trottoir en bois qui s’avance dans la baie. Au bout, deux pêcheurs discutent de leurs prises de la journée en regardant passer les voiliers…

Pour le lunch, j’ai choisi le resto le plus chic de la rue : le Vineyard, un bar à vin qu’on verrait plus à sa place dans un quartier urbain que sur la vieillotte rue Washington.

J’ai bien choisi : les assiettes sont splendides, savoureuses (du pecorino et des anchois blanches entières dans une salade, ça change de la vinaigrette industrielle ! » Mieux, on y offre plus de 70 vins, vendus au verre ou en format dégustation de 3 onces.

Dommage que ma route ne s’arrête pas ici pour aujourd’hui…

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Samedi 30 octobre 2010 | Mise en ligne à 8h46 | Commenter Commentaires (4)

Gastronomie de campus

Un peu d'Alka-Seltzer avec votre Fat Darrell?

Un peu d'Alka-Seltzer avec votre Fat Darrell?

Quiconque est nostalgique de ses années de cégep ou d’université (la belle époque où vous vous couchiez à pas d’heure après avoir bu des hectolitres de bières pour vous levez le lendemain frais comme une rose) doit faire un arrêt à New Brunswick, New Jersey.

Sur le campus de l’université Rutgers, un terrain pas plus grand qu’un terrain de tennis agit comme un aimant sur les étudiants. Quatre ou cinq roulottes à patates – baptisées Grease Trucks – y sont installées à l’année. Et ici, on sert ce qui fait la renommée culinaire de l’endroit : les Fat Sandwichs.

Comme son nom l’indique, le Fat Sandwich est tout sauf santé. L’item le plus populaire du menu est le Fat Darrell. Voyez un peu : des filets de poulet (frits), des bâtonnets de mozzarella (frits), des patates (frites) et de la sauce tomate, servis dans un gros pain à hot-dog. Exactement le genre de truc qu’on mange au New Jersey et qu’on finit de digérer en Caroline…

Le soir, à la sortie des bars, l’endroit est bondé. Ihab, un des proprios de la roulotte Just Delicious, expliquait, en me tendant mon calorifique souper d’hier soir: « la police nous oblige à fermer à deux heures du matin, mais si on restait ouverts, il y aurait du monde toute la nuit ! »

Les gens viennent de partout sur la planète pour goûter les Fat Sandwichs, dit-il. Le magazine Maxim a même déjà couronné le Fat Darrell meilleur sandwich au pays ! Et Ihab jure que certains étudiants viennent chercher un Fat Sandwich AVANT et APRÈS leur soirée dans les bars.

Le plus cruel : contrairement à moi, eux n’ont pas besoin de déjeuner avec un verre d’eau chaude au citron et quelques fruits le lendemain de leur festin au Fat Darrell…

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