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Le Blogue-Trotter - Auteur
  • Stéphanie Bérubé

    Stéphanie Bérubé est journaliste à La Presse depuis 1997. Elle a travaillé aux informations générales et aux arts, puis écrit désormais pour les sections du samedi, Voyage, Gourmand et Maison.
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    Jeudi 9 septembre 2010 | Mise en ligne à 7h40 | Commenter Commentaires (4)

    Visite de musée à Kangiqsujuaq

    Du haut des airs, le village de Kangiqsujuaq semble bien petit. Et il l’est. La population tourne autour de 600 personnes. Mais il est très joli, niché entre de grosses collines grises, sur le bord de la baie de Wakeham, d’un beau bleu profond sous le soleil de midi.

    Arrivée à Kangiqsujuaq

    Arrivée à Kangiqsujuaq

    Le village est en bon état. Les gens de la communauté reçoivent des royautés liées à la mine Raglan, pas tellement loin d’ici, et de la future mine de Canadian Royalties. On y trouve notamment une résidence pour étudiants toute neuve, une piscine, et même un terrain de golf. Avis aux intéressés. Mais il ne faut pas s’attendre à une belle surface gazonnée. C’est une étendue de petites roches, dans laquelle on a mis ça et là des ronds de gazon synthétiques. C’est… particulier.

    Petite vue rapide sur Kangiqsujuaq

    Petite vue rapide sur Kangiqsujuaq

    Nous laissons nos guides inuits ici au village. Nous avons vraiment passé des heures fascinantes avec eux. Mais avant le départ de notre vol pour Kuujjuaq, nous avons le temps de passer au centre d’interprétation du Parc national des Pingualuit, établi ici à Kangiqsujuaq (ce n’est pas souvent que le centre d’interprétation d’un parc se retrouve à plus de 80 kilomètres dudit parc !). Le détour en vaut vraiment la peine. Ce centre n’aurait pas à rougir s’il se trouvait au beau milieu d’une métropole. Il est petit, bien sûr, mais bien intéressant.

    Une première salle en demi-cercle raconte rapidement, quelques artéfacts à l’appui, que la région est fréquentée depuis 4000 ans. Une autre salle permet d’en savoir un peu plus sur la faune de la région. Et notamment sur la faune ailée. Nous avions justement quelques questions à ce sujet. Sylvie avait vu deux plongeons catmarin près du lac Manarsulik, j’avais entendu le plongeon huard. Mais est-ce que le catmarin a les mêmes cris que le huard ? Nous pesons sur des boutons enfin d’entendre un enregistrement des deux oiseaux. La question est réglée : les cris sont on ne peut plus différents, il y avait donc, et du catmarin, et du huard.

    Un présentoir porte sur les traces d’animaux. Il confirme que j’ai bien vu des traces de renard sur le bord du lac. Et des traces de lagopèdes. Mais je n’avais pas besoin de confirmation pour cela : les lagopèdes étaient très nombreux, au point de presque buter sur eux.

    Une section porte évidemment sur la géologie de la région, et du fameux cratère du Nouveau-Québec, que nous avons maintenant vu sur presque toutes ses coutures (du haut des airs, les rebords ont l’air bien lisses, bien beaux. Au ras du sol, c’est de la grosse pierraille peu facile à négocier). On le surnomme ici «le lac venu de l’espace». Joli surnom : le cratère a effectivement été causé par une météorite tombée avant-hier (en termes géologiques), soit il y a 1,3 million d’années.

    Dans une dernière salle, sur les populations inuites, je tombe en pamoison devant un superbe kayak traditionnel, long, aiguisé, et qui a bien servi. Derrière l’hiloire, la surface du kayak est rouge du sang des nombreux animaux qui ont ainsi effectué leur dernier voyage. Parlant de voyage, je dois mettre fin au mien, et retourner vers le sud. Vers Kuujjuaq, puis Montréal.


    • Avec vos articles, Mme Tison, vous m’avez fait voyager et…rêver! Merçi. Avez-vous pris des photos du centre d’interprétation, de l’extérieur et intérieur? Allez-vous nous montrer Kuujjuak?

      mtison: j’aurais effectivement dû prendre des photos de l’intérieur du centre (notamment du kayak), mais le temps manquait. Même chose pour Kuujjuaq. J’y ai fait un reportage dont je vous reparlerais bientôt, qui n’a rien à voir avec le tourisme (petit scoop: c’est sur la pénurie de logement au Nunavik).

    • Bonjour mme Tison, j’ai adoré votre récit devoyage. Dommage que ce soit terminé, je me suis bien divertie sans les maringuoins. Vous continuez a m’impressionner!!
      Louise Mercure, la tantelou de Philippe Mercure, on s’est déja vu a Détour Nature.

      mtison: il n’y avait pas de maringouins, il ventait trop!

    • J’ai bien aimer vos virées et vos récits. Merci
      Bonne route.

    • Cet été je suis allé me balader en Jamésie. Votre très beau reportage me donne envie d’aller encore plus au nord.

      Pour un prochain article sur le Québec nordique, vous feriez vraiment mon bonheur si vous mettiez votre collègue Lagacé dans vos valises. Un gros égo à gérer mais, quelques leçons de journalisme et surtout d’ouverture d’esprit ne lui feraient pas de tors.

      Il avait planté le village de Radisson sur son blogue de cyberpresse l’an dernier.

      J’y suis resté trois jours cet été et ne vois vraiment pas de motifs à écrire de façon si négative sur cet endroit.

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