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  • Stéphanie Bérubé

    Stéphanie Bérubé est journaliste à La Presse depuis 1997. Elle a travaillé aux informations générales et aux arts, puis écrit désormais pour les sections du samedi, Voyage, Gourmand et Maison.
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    Mercredi 8 septembre 2010 | Mise en ligne à 7h32 | Commenter Commentaires (6)

    La petite aurore

    Un des attraits du grand nord, c’est évidemment la possibilité de voir des aurores boréales. J’ai dû faire une quinzaine de voyages dans les régions arctiques, mais ma récolte d’aurores boréales est jusqu’ici très très mince.

    C’est que la plupart de ces voyages ont eu lieu en plein été, alors qu’il faisait jour 24 heures sur 24. Bien difficile de voir des aurores.

    J’ai bien fait un voyage printanier sur la Terre de Baffin il y a quelques années. Mais le terme «printanier» est trompeur. Il faisait -25, ou plus froid. Et nous faisions du camping. Alors, à 20h30, possibilités d’aurores ou pas, nous étions dans nos sacs de couchage de duvet. Et nous ne sortions plus de la tente, même pour faire pipi (il y a des bouteilles pour ça… bien que ça demande un peu d’entraînement).

    Tout ça pour dire que je m’en promettais pour ce voyage-ci au Parc des Pingualuit : bonne latitude (61e parallèle), bonne période de l’année (le soleil se couche autour de 20h30), belle visibilité (aucune source de lumière à la ronde).

    Mais encore faut-il de la chance. La première nuit, je me lève vers 2h30 du matin, rien. Le ciel semble être nuageux.

    Le lendemain, une de mes co-voyageuses raconte que les aurores étaient spectaculaires… vers minuit. Grr.

    Deuxième nuit, nuages.

    Troisième nuit, ciel clair. Je me lève vers 2h00 : rien. Ma co-voyageuse, le lendemain encore, me dit que les aurores étaient superbes vers minuit. Re-grr.

    Quatrième nuit, ciel clair. Mais je ne vois rien. Ma co-voyageuse n’a rien vu non plus.

    Cinquième nuit, enfin, je vois quelque chose, des lueurs verdâtres. Mais il y a probablement des nuages de haut niveau, les aurores ne sont pas clairement définies. Mais c’est mieux que rien.

    Sixième (et dernière) nuit, bingo ! Les lueurs du soleil ne se sont pas encore éteintes à l’ouest que je vois déjà de grands rubans verts traverser le ciel, changeant lentement d’aspect. Au sud, des rideaux, verts encore, s’étirent d’un horizon à l’autre. Youpi ! Et en plus, le vent n’est pas trop fort ce soir, je peux donc rester dehors quelques minutes pour les admirer. Je rentre pour me réchauffer quelque temps, ressors, les rubans ont changé de place, le ciel est encore différent. Entre ces rubans, je peux voir les étoiles d’été, les brillantes Véga, Arcturus et Altaïr. Je distingue Cassiopée dans la voie lactée. Est-ce Mars, qui brille de façon un peu rougeâtre à l’ouest ? À l’est, c’est Jupiter, c’est sûr. (C’est là tout ce que je sais de l’astronomie : je me suis munie du Petit planétaire et du Ciel du mois du Planétarium de Montréal avant de partir).

    C’est une façon superbe de finir le voyage. Mais, désolée, pas de photos des aurores. Un, je n’ai pas apporté de trépied. Deux, je n’ai pas les connaissances techniques pour prendre de telles photos. Oh, j’ai bien essayé en mettant l’appareil sur la galerie et utilisant le retardateur, mais j’ai dû mal lire le manuel de 276 pages de mon appareil (ça ne s’invente pas) et j’ai failli tout le bousiller. Il ne fonctionnait plus du tout ! Heureusement, j’ai trouvé comment revenir aux réglages de départ, ce qui fait que j’ai pu prendre ces photos du cratère à notre départ en avion. C’est votre prix de consolation…

    Le voici, le voilà, le cratère.

    Le voici, le voilà, le cratère.


    • Pour ceux qui voudraient voir des aurores boréales, un des meilleurs endroits est Yellowknife, capitale des Territoires du Nord-Ouest et où on peut se rendre en voiture (environ 1600 km au nord d’Edmonton par la route Mackenzie). La ville elle-même est un peu éclairée mais on peut quand même voir les aurores. Par contre, si on va à quelques km à l’est de la ville, au lac Prelude, là il fait noir et les chances de voir des aurores sont très grandes… si le ciel est clair. Heureusement, Yellowknife est dans une zone où il y a très peu de précipitations et où le ciel est généralement clair.

    • Les aurores pour les nuls, le plus facile : la route de la Baie-James vers Radisson en hiver. Pas d’avion, pas dispendieux, en bonus, visite de barrage et centrale. Le tout au Québec.

    • prévisions des aurores boréales:
      http://www.gedds.alaska.edu/auroraforecast/

      ca fait longtemps que je n’en ai pas vues……j’habite trop au sud…

    • Nous sommes dans une période de calme relatif pour ce qui est des aurores boréales. Leur fréquence et leur intensité suit un cycle sur 11 ans environ (le cycle solaire). En 2004, il y avait de belles aurores boréales dans le ciel de Matane et même de Kamouraska, plus au sud. Mais en 2008 (la dernière fois que je suis “monté” dans le Bas-Saint-Laurent), il n’y avait presque rien dans le ciel, juste une lueur verdâtre diffuse. Rien de comparable aux volutes qui dansaient dans le ciel de Matane en 2004.

    • Voici le site de la NOAA (agence américaine) qui donne l’intensité des aurores boréales. Pour qu’elles soient visibles au 48e parallèle (Rimouski), par exemple, il faut que le niveau d’activité solaire soit de 7 ou supérieur.
      http://www.swpc.noaa.gov/pmap/pmapN.html

    • On peut en voir à l’extérieur de Montréal dans un coin ou il fait vraiment noir. J’en ai vu une en 2004 justement à St-Roch-L’Achigan. C’est assez exceptionel par-contre et c’était plutot faible.

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