Le Blogue-Trotter

Archive, juillet 2010

Samedi 31 juillet 2010 | Mise en ligne à 8h35 | Commenter Commentaires (4)

Les chevaux norvégiens aiment le chocolat

J’avais rendez-vous avec quelqu’un à Gudvangen en après-midi pour mon reportage sur les vikings. Je devais donc passer la nuit ici, entre un spectaculaire trajet en autocar et un non moins spectaculaire trajet en bateau sur le Naeroyfjord, Patrimoine mondiale de l’Unesco, rien de moins. Pas un vilain endroit où passer quelques heures. Et l’hôtel sur le bord du fjord (il s’appelle d’ailleurs le Gudvangen Fjordtell, ils ne font pas ça très compliqué ici), est très chouette, avec un toit végétal qui permet au bâtiment de bien s’intégrer dans l’environnement.

Mais voilà, mon homme a un empêchement, et je me trouve avec quelques heures à tuer. Bonheur, on loue des kayaks tout à côté. Manque de pot, deux groupes viennent de partir, il n’y a plus de kayak pour moi. Grrrrr.

Mais on me parle d’une chouette petite randonnée à cinq kilomètres d’ici, à partir du hameau de Bakka. Vendu !

Un gentil Norvégien m’embarque jusqu’à Bakka, et j’arrive au début de la randonnée. Un panneau m’informe qu’il s’agit d’un sentier historique, le Rimstigen, utilisé entre le 16e siècle et 1962 pour permettre aux gens de Bakka et du hameau voisin de se rendre dans les alpages. Le sentier monte jusqu’à 1300 mètres pour descendre dans une autre vallée, mais une randonnée populaire couvre les premiers 725 mètres de dénivelé. En 1,7 kilomètre. Ce qui est assez raide et intéressant.

Et ça monte. Il y a des framboises sauvages, mais elles ne sont pas encore prêtes. Par contre, tout en haut, les bleuets sont très bons. Je tombe sur de beaux murs de soutènement et des escaliers de pierres. Les gens locaux ont engagé des maçons sherpas pour retaper leur sentier en 2009 !

D’en haut, la vue est superbe sur le fjord (patrimoine mondial de l’Unesco, faut-il le rappeler). Je me rends compte que les fjords, c’est bien beau d’en bas, mais il faut vraiment les voir d’en haut également. Je vous recommande donc cette petite randonnée si vous passez par ici.

Plus on monte, plus le fjord dévoile ses splendeurs.

Plus on monte, plus le fjord dévoile ses splendeurs.

Au retour, je décide de marcher les cinq kilomètres qui me séparent de Gudvangen en suivant la route. Mais c’est une route sympathique, qui monte, qui descend, qui vire et revire en suivant le fjord, et qui me permet d’ailleurs de passer à travers Bakka, vraiment joli.

C’est en sortant du hameau que je me fais un ami. Un très beau cheval blond, en liberté sur la route, se prend d’affection pour moi. Ou du moins, pour mon sac à dos. Il me suit, me suit, les naseaux collés sur mon sac. Eh, vas-tu me suivre jusqu’à Gudvangen ?

Je me demande ce qu’il y a dans mon sac qui l’attire à ce point. J’ai des noix, mais ce n’est certainement pas ça qui l’affole ainsi. Une pomme ? Peut-être, mais improbable.

Mon nouvel ami finit par trouver une touffe d’herbe à son goût sur le bord de la route et m’oublie momentanément. J’en profite pour m’éclipser.

Mon nouvel ami. J'ai pris la photo subrepticement, je ne voulais pas qu'il se rappelle de moi et qu'il se remette à me suivre...

Mon nouvel ami. J'ai pris la photo subrepticement, je ne voulais pas qu'il se rappelle de moi et qu'il se remette à me suivre...

Ce n’est qu’un peu plus tard que je me rappelle que j’ai un tube de chocolat, genre Nutella, dans la poche extérieure de mon sac. J’en avais utilisé la moitié sur mes rôties, j’avais gardé le reste pour une prochaine occasion.

Le mystère est résolu. Mon cheval blond avait envie d’un peu de Nutella pour mettre sur ses rôties demain matin.

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Vendredi 30 juillet 2010 | Mise en ligne à 8h30 | Commenter Commentaires (5)

Les clochettes des moutons

Pendant la majeure partie de la journée, je n’entends que le bruit de mes pas et le son des clochettes des moutons…

Je me suis enfuie de la ville pour une rando bien méritée. C’était une journée libre, de toute façon. Les gens du tourisme de la région m’avaient donné plusieurs suggestions, dont une visite à la maison d’Ole Bull. Hum. Que je ne connaissais pas. J’ai appris depuis que c’est un grand violoniste et compositeur du 19e siècle, qui a notamment découvert Edvard Grieg et Henrik Ibsen. C’était sûrement un grand homme, mais de là à aller visiter sa maison…

Hier, j’avais demandé à ma guide s’il y avait de chouettes randos à faire dans le coin. Ben justement, oui. Et dans la cour arrière de Bergen : le sentier entre le mont Floyen et le mont Ulriken, une randonnée de 13 kilomètres sur le haut plateau Vidden. Vendu !

Pour y monter, on peut y aller de façon paresseuse : prendre le funiculaire qui part à côté du vieux quartier Bryggen. J’ai décidé de monter à pied, une affaire de 45 minutes, ce qui n’est pas bien difficile. Par contre, le sentier n’est pas évident, il faut demander aux gens (qui sont très aimables et qui, en plus, peuvent parler en anglais !).

En haut du mont Floyen, il y a plusieurs pistes de randonnées hyper faciles, des chemins larges qu’on peut facilement faire avec une poussette. Mais c’est encore un peu mêlant, c’est bon de demander son chemin. Et puis enfin, après le refuge Brushytten, je pars à l’aventure. Le sentier commence à monter et s’enfonce dans la brume. Je dois vérifier à quelques reprises avec d’autres randonneurs pour être certaine d’être sur le bon sentier.

Mystérieux étang dans la brume.

Mystérieux étang dans la brume.

Puis, le brouillard se lève, et je peux enfin admirer les hauts plateaux : des étendues sans arbres, des rochers et de l’herbe… et des moutons, qui font ding ding ding. Du moins, ce sont leurs clochettes qui font ding ding ding.

Exemple de mouton ding ding ding.

Exemple de mouton ding ding ding.

Il n’y a pas beaucoup de randonneurs dans cette section-ci, je suis donc seule à me promener. Heureusement, le sentier est maintenant très bien marqué avec des cairns à courte distance les uns des autres.

Il y a de petits lacs, des étangs, une ou deux cascades, et des moutons ding ding ding. Puis, je commence à croiser de plus en plus de randonneurs qui font le trajet en sens inverse.

Les superbes paysages entre Floyen et Ulriken

Les superbes paysages entre Floyen et Ulriken

Cela me prend quatre heures pour arriver au mont Ulriken, la plus haute des sept montagnes qui cerclent Bergen. Pour descendre, il y a la façon paresseuse, le téléphérique. Je n’hésite pas, après 13 kilomètres dans des souliers de marche (et non pas dans mes fidèles bottes de randonnée, que j’ai laissées à la maison), j’ai les pieds en compote.

Le sentier entre Floyen et Ulriken est un classique ici : il est à deux pas de Bergen, et pourtant, en haut, on se sent loin dans la nature.

De retour en ville, je voudrais bien me reposer, mais le soleil brille, et je décide de reprendre en photo les mêmes vieux bâtiments de Bryggen que j’ai pris hier, alors qu’il faisait gris. Vous me remercierez quand vous verrez mon reportage sur la Norvège !

Bon, vu que vous êtes sages, je vous donne un échantillon.

Les quais du vieux quartier de Bryggen.

Les quais du vieux quartier de Bryggen.

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Jeudi 29 juillet 2010 | Mise en ligne à 8h45 | Commenter Commentaires (3)

Championnat de majorettes à Bergen

Désolée, je ne serai pas en mesure de vous dire qui a gagné ce fameux championnat mondial de majorettes. C’est qu’il se tiendra à Bergen, du 31 juillet au 9 août prochain, et je serai alors déjà partie de cette très belle ville du sud-ouest de la Norvège.

J’ai constaté que j’allais manquer cet événement d’envergure internationale en consultant le «calendrier culturel et événementiel 2010» de Bergen. Je manquerai également le festival des jeux de société, qui aura lieu du 31 juillet au 7 août.

Ce que j’ai constaté en voyageant, c’est que Montréal est bien loin d’être le seul endroit à se  targuer d’être la ville par excellence des festivals.

À Bergen seulement, je remarque qu’il y a un festival viking, un festival d’opéra et un festival de jazz en juin ; un festival de l’émigration en juillet ; deux festivals de musique, un festival de culture du littoral et un festival Metal Rock en août ; un festival de la gastronomie et un festival de la bande dessinée en septembre ; un festival de danse et un festival international de film en octobre, etc. Et cela, c’est sans compter le festival national des chorales en mai.

La région de Stavanger, un peu plus au sud, a aussi sa floppée de festivals, qu’on parle de jazz, de vin, de rock, de cerfs-volants, de pêche en haute mer, de ski à roulettes, de jonglage, du cuisine du monde, de fiertée gaie, de danse du ventre… Il ne faut pas manquer non plus le festival de la pomme de terre en septembre et la semaine de l’ail en avril.

Tout ça pourrait peut-être donner des idées à nos organisateurs de festivals.

Quant à moi, je suis extrêmement déçue de manquer le principal événement à Bergen en décembre : la plus grande ville miniature en biscuits de Noël au monde…

Et vous, quel est le festival le plus original que vous ayez eu la chance (ou la malchance) de voir en voyage ?

Comme il s’agit d’un interlude hautement culturel, je vous présente à deux grands noms de la culture norvégienne.

Edvard Grieg, un grand homme de la musique classique (il faisait 1,52 mètre...)

Edvard Grieg, un grand homme de la musique classique (il faisait 1,52 mètre...)

L'écrivain Henrik Ibsen, qui est notamment l'auteur de Peer Gynt, mais en musique par Edvard Grieg.

L'écrivain Henrik Ibsen, qui est notamment l'auteur de Peer Gynt, mais en musique par Edvard Grieg.

En ce qui a trait à Bergen elle-mème, j’ai eu un sérieux choc en y arrivant. Je venais d’Haugesund, une petite ville tranquille, très tranquille. J’arrive ici, il y a des foules de touristes. Il y a quatre bateaux de crosière au port. Cet été, ils en attendent 420. Ouch. Le marché aux poissons (où il se vend plus de souvenirs que de poisson) et le quartier historique de Bryggen fourmillent de gens. Heureusement, Diane, ma guide, m’entraine dans des quartiers plus tranquilles, où on voit bien peu de touristes, et où les maisons sont charmantes. Pour vous donner une idée, si jamais vous y allez, c’est surtout le quartier à droite du funiculaire, tout en pente, qui est joli, et le quartier autour de la rue piétonne Marken. Le centre-ville est aussi intéressant, surtout avec la chouette statue de M. Ibsen, qui «regarde ses compatriotes d’un air sceptique», me dit Diane.

Il y a bien de gens au quartier de Bryggen. Qui vaut vraiment le détour, faut-il ajouter.

Il y a bien de gens au quartier de Bryggen. Qui vaut vraiment le détour, faut-il ajouter.

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