ÉMILIE CÔTÉ
J’espère que vous avez passé un bon et beau weekend.
Avant de vous raconter mes deux derniers jours à Copenhague, laissez-moi d’abord répondre à certains de vos questions/réflexions/commentaires.
Oui, le coût de la vie à Copenhague est très élevé, mais il y a des trucs pour les voyageurs pour que ce soit moins cher et je vais en parler dans mes articles qui seront publiés dans le journal (s’assurer que le déjeuner soit inclus à l’hôtel, par exemple, ou se procurer la “carte Copenhague“).
Comme me le soulignait l’un d’entre vous, il est vrai que Copenhague est plus “austère” qu’Amsterdam. Mais c’est ça, la Scandinavie: le ciel à la température changeante, l’impression de ”grand espace” et une démographie beaucoup moins dense (le Danemark ne compte que 5,5 millions d’habitants).
Mais pour répondre à la question d’un lecteur dont le pseudonyme est “android”, je préfère la cuisine scandinave à la cuisine française. En plein dans mes goûts: beaucoup de poisson et de fruits de mer servis avec des légumes, du pain de grande qualité, des produits frais, des recettes pas trop riches mais pleines de saveurs…mais avec du fromage quand même:)

Merci à une lectrice d’avoir précisé que les oies ne font pas “coin-coin” et que les parcomètres fonctionnent aussi grâce à un écran solaire à Montréal. Mon erreur…
Et merci pour vos suggestions. Malheureusement, mon itinéraire est tout tracé d’avance… Je serais très bien allée en campagne ou en Suède (depuis 2002, le pont de l’Øresundun relie Copenhague et la ville suédoise de Malmö en 35 minutes), mais ce sera pour une autre fois.
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Mais revenons à mes deux derniers jours passés à Copenhague. J’ai loué un vélo donc je me déplaçais en un rien de temps et j’ai eu le temps de visiter une foule de trucs.

Je suis d’abord allé voir la fameuse “communauté de Christiania”. Une communauté libre et auto-gérée, fondée en 1971 sur le terrain d’une ancienne caserne militaire par des chômeurs, des hippies, des idéalistes, des squatteurs, etc.




L’endroit est devenu touristique (il y a des restaurants et des musées), mais son esprit “libertaire” est encore là: des gens qui boivent de la bière à midi, des clochards qui traînent, des jeunes qui viennent y fumer du pot, des artistes qui y ont une galerie…
Cela m’a un peu fait penser à Venice Beach, à Los Angeles.


C’est impressionnant de voir un tel quartier central mais indépendant survivre avec les années (les relations avec la police sont parfois tendues). C’est une île déserte perdue dans Copenhague, une enclave, en quelque sorte.
Et en haut d’une côte, on aboutit sur un superbe lac:

Il y a même une écurie:

Il faut absolument voir Christiania si on est à Copenhague. Il est impossible de prendre des photos à plusieurs endroits. Les résidents pro-écologie/auto-gestion/tolérance de Christiania veulent protéger ce qu’ils ont.

(Plus d’infos à http://www.christiania.org/)
Voyez comme Christiania est un lieu vraiment à part. Son “territoire” est fortifié:

Je suis ensuite allée en savoir plus sur une autre “marque de commerce” de Copenhague et du Danemark: le design.
J’ai enfourché mon vélo pour me rendre au Dansk Design Center, conçu par l’architecte Henning Larsen.



L’une des expositions relatait l’essor du design danois après la Seconde guerre mondiale avec des créateurs comme Arne Jacobsen.
On y retrace l’évolution du design des articles ménagers aux meubles et gadgets de la maison, en passant par les espadrilles et les vêtements.




Une autre exposition s’intéressait au design du futur dans un contexte de développement durable. D’après plusieurs experts, le design sera appelé à être vert, artistique, émotionnel, personnalisé, intelligent, social, etc.
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C’est par ailleurs à Copenhague que l’on a inauguré le tout premier “hôtel-design” au monde, le SAS Royal Hotel (cinq étoiles), en 1960.
Il faut savoir qu’il y a aussi des hôtels-design pour les plus petits budgets, dont l’Hôtel Fox, situé tout près du Dansk Design Center.

J’y suis passée pendre un café. Le décor est spectaculaire.


Voyez aussi des photos des chambres sur le site Internet du Fox.
Ensuite, pour le lunch, je suis allée dans un must de Copenhague, un restaurant appelé Aamanns, où l’on sert un fameux sandwich (appelé smørrebrød) sans tranche sur le dessus.


Sans surprise, j’ai pris celui au saumon:

(C’était aussi bon que cela en a l’air.)
Adam Aamann, le chef qui a réinventé et donné une touche contemporaine au sandwich-tartine danois est par ailleurs chargé de la restauration du pavillon du Danemark, à l’Expo universelle de Shanghai.
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J’ai ensuite traversé un pont pour me rendre dans le secteur cool et branché de Nørrebro (plus d’infos ici). Pour vous situer, en haut et à gauche sur cette carte.


Nørrebro, c’est le coin des boutiques de designers, des cafés où traînent des jeunes hispters…avec une population plus artistique et multi-ethnique. Disons un quartier à 75% gentrifié…



Sur le chemin du retour, “ah ah!” j’ai pris les Danois les deux mains dans le sac. Ils ont beau aimer le design et les objets rares de grande qualité, eux aussi se font tenter par le Made in China.
Leur Dollarama à eux s’appelle le Tiger (dont le nom m’a aussi fait penser aux magasins Tigre géant).

Mais nous sommes au Danemark, donc on ne se croirait pas dans un magasin “à rabais”. Illusion décorative.

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Le lendemain matin, il faisait un soleil radieux. Comme la température est très changeante à Copenhague, j’ai commencé ma journée en haut de Rundetaarn, la plus vieille tour ronde d’Europe.


D’en haut (34,8 métres au-dessus du niveau de la rue), on y voit des éoliennes au loin dans la mer.

Construite à l’initiative du Roi Christian IV (1588-1648), la tour comprend une rampe en colimaçon.
La rampe de 209 mètres monte en spirale et fait sept fois et demi le tour de la tour. Il s’agit de la seule liaison entre les différentes parties de l’édifice.
Pas d’escalier.
Impressionnant et facile à monter.



Et que dire de la bibliothèque, où j’organiserais bien un party de Noël.


Blague à part, j’ai lu sur le site officiel de la tour Rundetarrn que ”la salle de la bibliothèque est située au-dessus des voûtes de l’Église de la Trinité, qui a été utilisée comme bibliothèque dans la période de 1657 à 1861. En 1987, la salle a été rouverte après une importante restauration, et les 900 mètres carrés de la salle servent maintenant de cadre pour des expositions d’art, de culture, d’histoire et de sciences.”
Vous dire comment j’ai trouvé ce lieu beau, inspirant, et à la fois contemporain et historique.



Puis j’ai fait un saut au Palais royal de Rosenborg Slot, construit aussi à l’initiative de Christian IV de 1606 à 1634.

Les membres de la monarchie danoise y ont habité jusqu’en 1710, et sa vocation muséale date d’aussi loin que 1838.



Mais il reste que les monarques étaient des gens comme tout le monde.

Par un pont, vous avez accès du château au parc Kongens Have, soit l’ancien jardin royal.



Il vaut aussi la peine d’aller se balader dans le Jardin botanique de Copenhague (Botanisk Have) situé à quelques minutes à pied de là.




Tellement apaisant comme endroit.

Tant qu’à être dans le coin, vous pouvez aussi aller au Statens Museum for Kunst, la galerie nationale du Danemark.

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Par la suite, j’ai changé d’hôtel pour ma dernière nuit. J’avais une chambre dans un dortoir féminin du Danhostel Copenhaguen City (celui-ci, il y a plusieurs Danhostel), le plus grand auberge de jeunesse de l’Europe, dit-on.

Pour vous dire comment la température peut faire des virages à 180 degrés à Copenhague.
Voici l’avant et l’après d’une demi-heure à peine.




Ma chambre était au 18e étage. Quelle vue de là-haut.



Ai-je besoin de préciser que j’ai bien aimé Copenhague?
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Je vous parle de la capitale du Danemark (et je vous en reparlerai), mais je mets en ligne ce message en direct de Londres.
Je prends le temps d’arriver et je vous redonne des nouvelles bientôt.
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