Le Blogue-Trotter

Le Blogue-Trotter - Auteur
  • Stéphanie Bérubé

    Stéphanie Bérubé est journaliste à La Presse depuis 1997. Elle a travaillé aux informations générales et aux arts, puis écrit désormais pour les sections du samedi, Voyage, Gourmand et Maison.
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 19 avril 2010 | Mise en ligne à 21h56 | Commenter Commentaires (12)

    Conclusion japonaise

    Notre journaliste Émilie Côté a quitté Tokyo. Elle rentrera quelques jours à Montréal avant de repartir pour l’Éthiopie, pour aller travailler pendant deux semaines dans un orphelinat d’Addis Abeba, la capitale. C’est si les vols pour l’Europe reprennent d’ici samedi…

    ÉMILIE CÔTÉ

    Ah que c’est toujours bizarre la dernière journée d’un voyage. C’est un double-sentiment: on est à la fois triste de partir, mais fébrile à l’idée de rentrer à la maison. Dans mon cas, ce ne sera qu’un touch and go à Montréal, comme on dit en bon français, mais j’en profiterai pour faire le plein de famille et d’amis… Et je ferai du lavage :)

    C’est sans compter la rédaction des articles qui paraîtront dans le journal.

    Mais je suis toujours à Tokyo au moment d’écrire ces lignes. Je m’apprête à prendre l’avion. Avant de m’envoler au-dessus du Pacifique, laissez-moi vous raconter ma dernière journée dans la mégapole japonaise.

    Au programme hier: deux secteurs animés de Tokyo où je n’avais pas mis les pieds, soit Shinjuku et Ikebukuro.

    La journée a mal commencé, mais je vous raconterai le très banal incident à la fin du message.

    Shinjuku, donc. Shinjuku en quelques mots? D’abord la station de métro la plus fréquentée au monde, avec 3,6 millions de personnes qui y transitent chaque jour.

    Tokyo6 037a

    Shinjuku, c’est aussi le Park Hyatt Tokyo (où l’action du film Lost in Translation se déroule), mais surtout des grands magasins et de grands édifices qui appartiennent aux grandes compagnies japonaises.

    Tokyo6 006a

    Tokyo6 035a

    Mais après quatre jours à Tokyo, les gratte-ciel et les grandes artères commerciales, c’est moins épatant… Je suis donc allée à Shinjuku pour voir le quartier chaud (le “red light“) et le quartier gai.

    Le secteur des bars et des clubs XXX se nomme Kabukicho. Il est dans des ruelles derrière les grands édifices “importants” de Shinjuku.

    Tokyo6 011a

    Tokyo6 015a

    Pas de doute, j’étais au bon endroit.

    Tokyo6 008a

    Tokyo6 009a

    Imaginez tous ces néons qui brillent la nuit:

    Tokyo6 021a

    Tokyo6 007a

    Dans le Lonely Planet, on dit que les “clubs d’hôtesses” et les “salons de massages” sont contrôlés par les yakuza, les “mafieux”. What’s new… Tant qu’à faire, précisez donc que les hôtels où on offre des tarifs de sieste ne sont pas recommandés :)

    Ce qui m’a frappée, c’est plutôt la grande “offre” masculine:

    Tokyo6 013a

    Tokyo6 014a

    Pas trop virils les gars..hein les filles? Contrairement à ce gorille !?!

    Tokyo6 016a

    Il faut savoir que je n’étais pas encore dans le quartier gai. En m’y rendant, j’ai cru entendre de la musique traditionnelle de Bali. Bien, je n’étais pas folle, ai-je constaté, en croisant cet hôtel. (Ah Bali, où je suis allée avant Tokyo…merci d’être entré dans ma vie!)

    Tokyo6 023a

    J’ai continué à marcher. Étais-je rendue dans le quartier gai? J’ai sorti ma carte pour vérifier. Mais en fouillant dans mon sac, j’ai vu ce DVD dans une vitrine. J’avais ma réponse.

    Tokyo6 027a

    Il n’y pas grand-chose à voir de jour. Mais on peut constater qu’il y en a pour tous les goûts. Dans cet édifice, on a le choix: les ours ou les athlètes?

    Tokyo6 032a

    J’ai su que j’aurais été admise dans ce bar:

    Tokyo6 028a

    Et que je manquerais cette soirée de drags au Advocates Bar, décrit par le Lonely Planet comme “un lieu de convivialité homo”. (Il me semble que ça fait tellement “1995″ l’expression “homo”… )

    Tokyo6 030a

    Bon, il se faisait tard et je voulais voir le quartier d’Ikebukuro de jour, situé à quelques stations de métro.

    ***

    L’une des nombreuses sorties de métro où je suis sortie donnait sur un site en construction:

    Tokyo6 038a

    Je suis donc partie à droite et j’ai abouti dans une ruelle fascinante.

    Tokyo6 040a

    Il y avait un établissement où l’on vendait de l’alcool, mais qui était aussi un bar improvisé, fréquenté seulement par des hommes:

    Tokyo6 041a

    Il y avait aussi plusieurs salles de pachinko & slot…

    Tokyo6 046A

    Des gens viennent manifestement y décompresser après le travail en jouant et en enfilant des cigarettes (ce que ça puait la boucane là-dedans):

    Tokyo6 044a

    La ruelle débouchait sur l’une des artères principales d’Ikebukuro. La vue était beaucoup mieux ici:

    Tokyo6 051a

    Tokyo6 048a

    Tokyo6 049a

    J’ai croisé ces écoliers:

    Tokyo6 039a

    Recommandé par quelqu’un sur Twitter, le secteur d’Ikebukuro est certainement à visiter. C’est plus japonais, moins occidentalisé. Nous sommes davantage témoins de la vie quotidienne des Tokyoïtes.

    J’ai par ailleurs mangé dans un excellent restaurant de sushis, où l’on était bien surpris de voir y entrer une touriste.

    Tokyo6 053a

    En sortant du restaurant, la nuit était tombée:

    Tokyo6 055a

    Je suis allée fouiner dans un magasin de disques…

    Tokyo6 065a

    …et en voyant cette boutique, je me suis dit: “Vivre la liberté assumée de Tokyo!”

    Tokyo6 060a

    Puis dans le métro, j’ai croisé l’acteur Christopher Walken déguisé en Japonais:

    Tokyo6 056a

    En j’en ai conclu que les hommes d’affaires japonais qui ont des lunettes des années 80 ont l’air plus importants:

    Tokyo6 057a

    ***

    Alors voilà, c’est déjà la fin des mes aventures japonaises. Ce qui m’a le plus frappée? La “droiture” des Japonais. Je m’explique…

    Ils sont 500 à attendre à une intersection. Le feu est rouge et il n’y a pas l’ombre d’une voiture, mais personne n’emboîte le pas avant que la lumière tourne au vert.

    Les gens respectent les règles et sont honnêtes. Pour eux, ce n’est pas pensable de jeter un papier de gomme par terre. Et si vous laissez un petit peu de pourboire, on vous le redonne! (Le pourboire n’est pas commun au Japon).

    Je suis allée en Chine et je m’y suis sentie en très grande sécurité. Au Japon, encore plus… Mais comme me le soulignait une barmaid d’origine polonaise qui vit à Tokyo depuis cinq ans: “ils sont tellement riches, ils s’en foutent des 100$ dans vos poches.”

    C’est bien vrai…ce qu’ils ont de l’argent et ce qu’ils magasinent les Tokyoïtes. Surtout les jeunes. Mais où prennent-ils leur argent? Et le dimanche à 22h, pourquoi traînent-ils encore dans les boutiques?

    Mais je dois préciser que les Tokyoïtes n’incarnent pas la vie traditionnelle japonaise. On dit que les gens qui sont à Tokyo ont voulu fuir les lourdes obligations familiales traditionnelles japonaises. Cette image est très poétique, et il ne faut pas généraliser (je ne suis pas sortie de Tokyo), mais il est vrai que les Tokyoïtes dégagent l’impression qu’ils font ce qu’ils en ont bien envie et qu’ils n’ont besoin de personne.

    Ils sont “autarciques”, comme me le soulignait un ami avant de partir. Ils font leurs trucs et n’ont pas besoin de faire parler d’eux. C’est un peu comme ça politiquement, non? Pourquoi nous connaissons bien les chefs d’États chinois, russe, etc., mais pas celui du Japon. Et le système politique japonais, comment fonctionne-t-il? Vous connaissez quelqu’un qui a pris un cours d’histoire du Japon à l’université?

    Pas moi en tout cas…mais je compte bien faire du rattrapage.

    J’ai bien hâte à mon retour à Montréal pour mettre la main sur l’édition hors-série du Courrier international intitulé Pop Japan. Je vous en reparlerai.

    Mais la “droiture” des Japonais peut aussi avoir ses mauvais côtés pour un touriste de l’Amérique du Nord. Je vous disais au début de ce message que ma journée d’hier a mal commencé. Ce n’est rien, mais je vous raconte…

    Je me suis rendue dans un centre d’entraînement très tôt en matinée pour courir (il était impossible de faire du jogging dans le coin achalandé de mon hôtel).

    Il a fallu que je prenne le métro (les gyms sont très rares à Tokyo). Le premier Gold Gym (est-ce que ça existe encore chez nous?) que j’ai vu était fermé. Je me suis donc rendue à un deuxième. Pour m’entraîner seulement une fois, il fallait que je paye 30$ !?! J’étais prête à le faire (quand j’ai un plan dans la tête, il n’y a rien pour m’arrêter), mais la fille au comptoir ne voulait rien savoir (dixit RBO), car je n’avais pas mon passeport avec moi. J’étais rouge de rage. J’essayais de lui faire comprendre (gestes à l’appui) que ça faisait une heure que je cherchais un maudit gym d’ouvert, que c’était ma dernière journée, que je n’avais pas le temps de niaiser et que je voulais juste courir 45 minutes et m’en aller. Même un entraîneur a essayé de plaider en ma faveur.

    Rien à faire.

    -No, I’m sorry. I need your passport. It’s the rule.

    Ah ben t… J’étais vraiment à bout de nerfs. Mais bon, je me suis calmée…valait mieux profiter de ma dernière journée à Tokyo après tout.

    J’ai aussi dû me calmer quand j’ai retiré 300$ au lieu de 30$ avant d’aller au restaurant pour mon dernier repas.

    Mais j’apprends beaucoup du bouquin que je lis dont je vous ai parlé, Eat, Pray & Love. En gros: on ne peut pas tout contrôler dans la vie. Surtout en voyage.

    Parlez-en aux Québécois qui sont pris en Europe, ou pris à Montréal dans l’espoir de partir. Moi je ne suis pas encore revenue à Montréal, mais je passe par l’Europe pour aller en Afrique samedi.

    Mais à quoi bon stresser sur quelque chose qu’on ne contrôle pas (ndlr: un volcan!).

    Mon Dieu, je suis rendue aussi relax que Christian Bégin. “Vino”, comme dirait Marc Labrèche, en imitant le comédien qui porte un bracelet de cuir.

    Allez, trêve de niaiseries.

    Je vous dis à bientôt .


    • Excellent, j’espère que vous avez apprécié ce pays si fascinant et que ça vous a donné le goût de revenir. Tokyo n’est pas dans mon top 5 du Japon donc vous feriez mieux de revenir un jour!
      La prochaine fois, je vous suggère: Sapporo, Nikko, Kansai, Kagoshima et Yakushima. Tous des endroits magiques.
      Je m’en vais à Bali le mois prochain donc je profiterai de vos judicieux conseils.
      ??????????!!
      ?????

      ????

    • haha … votre “mauvaise” histoire est chose frequente a Tokyo. Des exemples comme celui ci j’en ai des centaines. Il faut comprendre que les employes suivent les reglements a la lettre et non aucune marge de manoeuvre pour prendre des decisions .. meme logique. L’avantage c’est que quand ils font quelque chose il le font bien, peu importe ou on va, mais quand on veut une “exception”, oh la, c’est le drame ! Totemo muzikashi (tres difficile !).

      Le pourboire … j’ai deja laisse 10 cents a un chauffeur de taxi (ie coute $9.90, j’ai laisse $10.00), pour realiser qu’il etait sorti de sa voiture et me courait apres pour me donner mon change … Ce n’est pas parcequ’ils sont riche car ils ne le sont plus, mais bien parce qu’ils sont fier et que le pourboire est une insulte a leurs yeux, comme s’ils n’etaient pas capable de faire un bon travail sans le besoin du pourboire …

      Dommage que vous n’etiez pas a Kabukicho le soir … vous avez manque l’action et regarder les “salarymen” se promener de bars en bars, de 20 and 80 ans … pour le club avec des garcons, c’est souvent des Coreens aux cheveux longs qui font fureurs avec les dames … par contre, pour le quartier gay, c’est Shinjuku san-chome … bien joue !

      Ce que j’ai aime du Japon durant ces 8 annees … l’aspect zen. Je ne sais pas si vous avez remarque, mais pour une ville de 30 millions c’est tres calme car on entend presque jamais de .. klaxons de voitures ! Quand les gens sont en arriere d’un camion ou d’une voiture lente, on attend calmement ! Des “road rage” on en voit pas (par contre, des “subway rage …”).
      Mes parents n’aiment pas la ville, ils nt adore Tokyo. J’avais la chance d’avoir une terrasse pour y retrouver mon pere qui y lisait paisiblement come s’il etait chez lui en campagne, en toute serenite (quoi que le sake aidait …).

    • Si vous allez a Tokyo … il faut ABSOLUMENT y aller un dimanche, voici l’itineraire :

      1) Vous commencer a Omotesando Kosaten (le “coin” Omotesando) qui est le croisement de la rue Omotesando et la “route” 246. Omotesando est “les champs Elysees” de Tokyo, soit un grand boulevard avec des arbres et des boutiques de luxe de chaque cote. Vous vous diriger vers Yoyogi Koen (le parc Yoyogi).

      2) prendre un morceau a “Anniversaire”. Une des plus belle terrasse de Tokyo avec une copie d’eglise en arriere plan. Il y a des mariages au 30 minutes, et voire les Japonaises se rassembler dans la rue pour s’ecrier “sugoi” (wow), et “Kawaii” (cute) est a mourire de rire.

      3) continuer tranquillement votre marche vers le parc en passant par Harajuku, ce quartier pour les jeunes et le shopping dans les rues avoisinantes. Fascinant. Harajuku station tout au bout avec les gens qui se deguisent comme des personnages de mangas … seulement le diamnche, vers 2:00hres …

      4) Au parc, les “Elvis”, ou “Rockabellies” qui y dansent chaque dimanche .. tres mal en plus. Certains n’ont vraiment pas le look, il y a du tape sur leurs bottes car ils se dehanchent directement sur l’asphalte .. personne n’a pense a y mettre du carton.

      5) continuer vers Shibuya apres une pause au parc s’il fait beau. Tout le long vous aller y voir des groupes de musique qui se pratique et vendent leur CD. Il y en a de tres bon, d’autres sont tres droles …

      6) objectif, Shibuya. Shibuya crossing la ou les gens traversent la rue par milliers quand tout les feux tombent au rouge. Le Starbucks le plus “busy” au monde qui offre une super vue.

      7) remonter vers Omotesando a travers la rue pietonniere qui longe Meiji Dori (la rue Meiji). Plein de vendeurs s’y installe et vendent t-shirts, etc. Il y a meme des vendeurs ambulant de tempura, creme glacee, crepes …

      Ca comble une journee, et vous serez bien entoure de la vie trepidente des jeunes qui sont a l’ecole 6 jours par semaine et qui se defoulent !!!

    • Bon, apres 10 ans ici, c’est toujours sympa de voir ce que les touristes decouvrent, ca nous rappelle le bon vieux temps. La prochaine fois j’aurai peut-etre la chance de jouer au guide? Au plaisir de te lire sur l’Afrique…

    • Pour avoir fait une majeur en études est-asiatiques avec spécialisation en langue et culture japonaise, avec un an à Tokyo et oui, cours de l’histoire du japon (un cours sur l’histoire classique, un sur l’histoire moderne), on connait bien mal notre voisin de l’Ouest. C’est pourtant notre partenaire commercial #2 (ou 3 maintenant peut-être).

      Pour ce qui est de l’argent: pour les jeunes femmes, elles graduent de l’université mais ne veulent pas se marier tout de suite. Elles travaillent donc tout en vivant chez leur parents. À gagner 30-40K par année et tout ce que vous devez payer c’est des fringues… C’est pour ça qu’on voit PLEIN de femmes avec des sacs Louis Vutton, Prada, etc, des vrais, pas des immitations! Chaque grande ville a aussi son magasin Louis Vutton, Gucci, etc.

      J’ai déjà vu un solde chez Louis Vutton et comme les japonais payent presque toujours cash (rarement crédit), les femmes arrivaient avec des méga-pilles de billets pour s’acheter 2-3 articles “à rabais” mais quand même des centaines de dollars la pièce.

    • Vos boys ”girls” tout en haut, vous savez c’est la mode ! Tout les acteurs et la plupart des chanteurs ressemble à ça. En regardant l’affiche j’ai même avoir vu un ”copieur” de Reita (TheGazette). C’est un autre style… je croyais que ça venait des mangas, mais peut-être que les mangas sont influencés par la mode après tout?

      J’adore vraiment leur uniforme, très différent de ceux qu’on peut porter dans les écoles privés ici. ça ma l’air beaucoup plus propre et classe.

      Oui, il est possible de connaître le japon dans les université québécoise ;) En politique en autre, dans le cours qui englobe les politiques modiales. Leur façon de faire m’impression surtout au niveau économique, le fait qu’ils prennent aussi des risque en misant beaucoup sur la recherche et le développement.

      J’ai entendu dire toute sorte de chose sur le comportement et la personnalité des japonais, mais reste que je pourrai vraiment remarqué tout ça une fois là bas!
      Et la ville, m’a tellement l’air sécuritaire. A voir tout ses buldings on compare au grandes villes américaines, mais l’ambiance à l’air tout autre…

    • À Supercorn…vous n’avez pas lu mes posts précédents. J’ai fait les trois quarts de vos suggestions.
      Merci,
      Émilie C.

    • Émilie, vous dites: ” Tant qu’à faire, précisez donc que les hôtels où on offre des tarifs de sieste ne sont pas recommandés:)”
      Ces fameux “LOVE HOTELS” ne sont pas juste des hôtels de passe, comme on les appelle ici. Bien sûr il y les clients qui ont … loué les services d,une jeune demoiselle… il y a les amants illicites, mais les Japonais en couple réglo eux-mêmes les utilisent! Beaucoup de Japonais habitent chez leurs parents ou disposent de peu d’espace privé dans leur propre maison. Il est donc fréquent de voir un couple tout à fait normal louer une chambre pour quelques heures pour profiter d’un peu d’intimité! Ces hôtels sont différents de ceux qu’on trouve près de Ste-Catherine St-Laurent à Montréal!

      Autre point: vous parlez indirectement de la richesse des Japonais (“ils sont tellement riches, ils s’en foutent des 100$ dans vos poches.” ). Je ne sais pas si on peut dire ça. D’abord, il est vrai que peu de Japonais manquent réellement des denrées importantes. Ensuite la moral collective et individuelle est TRÈS forte. Donc moins portés à voler, on se sent en sécurité, oui.

      Mais ce n’est pas tant que le Japonais est “riche”. Pas individuellement. Les prix sont élevés, mais les salaires aussi. Tout le monde gagne “assez”. Tout est proportionnel, il me semble. Vous êtes vous demandés pourquoi on vend si chers les petits mochis que vous voyez fabriqués dans des boutiques? 10-15$ pour une boîte de 6 gâteaux traditionnels? Et tout le monde qui en achète! Ces gâteaux souvent sont faits par une petite équipe de 4-6 employés. Le patron n’enfourne pas des profits records, mais paie décemment ses employés.

    • Un passeport pour s’entrainer? lol Dire qu’ici certains se plaignent que la police fait du profilage raciale parce qu’elle ose demander à des minorités visibles de s’identifier lorsqu’elle cherchait une personne de couleur!

    • @ p-y-au-japon

      Merci pour les suggestions de ville, moi et mon frère avons fait Sapporo mais pas les autres et nous avons adoré. Surtout le Bier Garten du musée Sapporo. Il nous a fallu demandé trois fois pour être sûr que la traduction anglaise sur l’affiche à l’entrée était bonne. Ça disait “All you can eat and drink” pour 35 000 yens (35$ CAN en 2008) à ce restaurant du musée. Vous pouvez être sûr qu’ils n’ont pas fait d’argent avec nous ;) Nous avons aussi découvert que la Sapporo que nous avons au Québec est leur bière de base et qu’ils en ont d’autres meilleures qui ne sont malheureusement pas disponible à l’extérieur du Japon.

    • Ha desole, je promet de lire vos prochains blogues plus assiduement.

      En vous lisant, je me suis remis a y vivre …

      … les pizzas de “Savoy” dans Azabu Djuban plus Italiennes que chez les Italiens eux meme, “Elio” dans Hanzomon qui partage sa joie de vivre, “Le Petit Tonneau” et certains autres Francais qui font en sorte que Tokyo a plus d’etoiles Michelins que Paris, les “Stand Up” sushis a 75yen piece avec une bonne Asahi en fut, “Fuku Zushi” a Roppongi qui coute un bras mais qui sert le sushi traditionnel avec du Toro (thon gras” qui fond dans la bouche, “Cicada” ce mediteraneen branche, “Mason” dans Harajuku/Omotesando qui sert un Tonkatsu de porc noir delectable, et la fin de saison des Shabu-Shabu et autres hot-pots a prendre apres un bon bain chaud dans un des centaines d’endroits publiques repartis a travers la ville …

      … les gens qui sont souriant (meme si des fois on comprend que l’agressivite et le racisme est bien cache !), mon velo pour y parcourir les rues chaque w-e, la proprete, la saison des cerisiers en fleurs qui vient de finir, les neons et lumieres rouge sur chaque coin de gratte ciel qui fait que Tokyo la nuit ressemble a un immense arbre de noel …

      … le boeuf Waguy en tournedos qu’on fini au four avec une belle tranche de bleu d’auvergne qui se mari hyper bien avec un Pomerol qui sont moins cer qu’en France (saviez vous qu’il y a des compagnies francaise qui achetent du vin au Japon pour le repatrier en Franec ?! Les Japonais en avaient trop achete dans les annees ‘90 !) …

      … prendre le train et aller n’importe ou, n’importe quand, facilement et rapidement souvent pour moins de $5.00 (a moins que ce ne soit le Shinkansen !) … essaye de se perdre un w-e en lisant un livre dans un train au hasard, sans regarder ou on va …

      … bon, je vous epargne les desagrements et promet de lire les prochains blogues !

    • @ martinmichaud
      Je serai au Japon en septembre prochain et puisque le blogue d’Émi m’a “très beaucoup” laissé sur ma faim et que tu te proposes comme guide, je relève ton offre… rejoins-moi sur gmail

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juillet 2014
    L Ma Me J V S D
    « juin    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives

  • publicité