Le Blogue-Trotter

Archive, janvier 2010

Samedi 30 janvier 2010 | Mise en ligne à 15h18 | Commenter Commentaires (5)

Villages purs et garantis sans béton

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ÉRIC CLÉMENT

Je me suis réconcilié avec la Costa del Sol. Il n’y a plus de malentendu. Les choses sont claires. J’ai décidé de lui pardonner ses excès :

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Et encore, je sais que certains d’entre vous ont vu pire. J’ai vu pire. Mais je ne me suis pas arrêté pour prendre une photo.

Mais bon, je lui pardonne et, de son côté, elle ne m’en veut pas et je pense même qu’elle comprend très bien que je préfère Grenade.

Il faut vous dire que la Costa del Sol et ma pomme, c’est une vieille histoire. On se fréquente depuis plus de 40 ans. J’ai même testé son système scolaire…quand j’avais 4 ans ! J’en avais presque oublié mon français…

Durant environ un an, mon père a travaillé à Marbella. On y habitait et j’allais à l’école avec ma petite chaise en bois. C’était l’usage dans le temps. L’Espagne n’était évidemment pas développée comme aujourd’hui. On était aussi dans les pires années du franquisme. On garrotait à tout va. Et mon père ne gardait pas sa langue dans sa poche. On a quitté.

Je suis retourné où j’avais vécu en 1983. Je n’ai, mais alors, rien reconnu. Tout avait été démoli et rebâti. À la même adresse, il y avait une carrière de béton, ou si vous préférez 3000 sièges sociaux d’Hydro-Québec en rangée d’oignons. Je vais y retourner la semaine prochaine, afin de voir si Marbella a quand même conservé quelques images de mon enfance.

Donc cette Espagne bétonnière, vraiment, très peu pour moi. Mais bon, je ne lui en tiendrai plus rigueur. Peut-on empêcher un coeur d’aimer… l’argent ? 

Mais surtout, je crois à la rédemption. L’homme sait quand il en fait trop. Il finit par comprendre. Des Espagnols ont compris que de bétonner n’est pas la seule solution. Conserver les richesses d’hier, respecter l’âme de la terre, c’est aussi rentable.

J’ai ainsi trouvé des petits coins de paradis sur les pentes de ce pays. Des villages encore immaculés du développement à outrance. Des villages accrochés dans les hauteurs, tels des miradors bâtis dans les côtes, contemplant la mer et le désastre plus bas: des sortes de Cuestas del Sol, des villages purs et garantis sans béton.

Je ne vous en donnerai qu’un exemple (car ce soir, je sort! Ça suffit le blogue!) : Benalmádena pueblo.

Et je dis bien “pueblo” parce qu’il y a plusieurs Benalmádena et les autres ne sont pas vraiment jojo, sauf peut-être le quartier Arroyo de la Miel.

Mais Benalmádena pueblo…à quelques kilomètres à l’ouest de Malaga, c’est un bijou.

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Il faut quitter la route 340 et monter quelques kilomètres dans la montagne, passer des zones pas terribles, puis on arrive finalement dans la partie basse du village (photo au-dessus de la signature). Là, il faut se garer.

J’ai eu du mal, alors en été, ça doit être la folie. Allez-y avant mai, vraiment. De toutes façons, comme m’ont dit plusieurs d’entre vous, il fait trop chaud l’été, alors. D’ailleurs, aujourd’hui, il faisait 16 degrés environ et on était super bien. Manquait plus qu’une tête dans l’eau…j’y pense…j’y pense.

Donc, une fois que vous êtes garés, vous allez prendre un ascenseur (eh oui) qui vous amène à la partie haute du village (photo ci-dessus). Là, c’est de toute beauté.

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J’ai parlé avec la dame assise devant chez elle (photo ci-dessous). Elle m’a dit avoir habité un an en Argentine et regrette presque d’être revenue dans son pays. “Cosas muertes”, m’a-t-elle dit, désabusée par la situation économique et, m’a-t-il semblé, un peu aigrie par la vie…et par son village déserté par les touristes, seule source de subsistance.

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J’ai un peu flâné dans les ruelles, ébloui par cette lumière et cette chaux :

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J’ai vu une plaque où l’on expliquait que le village a été choisi en 1970 comme symbolique capitale de la province de Malaga à cause des efforts qu’il avait fait pour enjoliver ses maisons et ses rues. Jusqu’aux plaques de rue:

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Je me suis finalement assis sur cette petite place invitante, où une petite fille tend en permanence une écuelle d’eau aux passants:

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J’étais assis sous les orangers:

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Il faisait frais quand le soleil était caché. Je me suis senti en vacances (une première fois depuis le 7 janvier, un égarement sans doute boss). J’ai pris des calamaritos fritos (petits calmars frits). Un délice. Pour 7 euros. Pas pire.

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C’était calme. J’étais bien. Mais il fallait partir. Faut bien suivre le programme….

Je suis allé jusqu’à un petit belvédère. On a une vue sur toute la Costa del Sol. Comme c’est loin, on ne voit pas la laideur du béton. Mais on voit les sommets enneigés de la Sierra Nevada. Et vous voyez le léger flou. C’est la chaleur.

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Ceci dit, j’aurai bien fait la sieste cette après-midi. Car on est samedi soir, quand même. Faut que je me déniaise si je veux voir l’España by night…

D’ailleurs, les Espagnols, eux, ils la font la sieste. Et n’importe où…même en plein soleil.

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Pour finir, j’ai trouvé l’Espagne catholique pas mal ouverte aux gays. Je me trompe ? En tout cas, en trois jours, j’ai vu deux fois des garçons se tenir par la main ou par le bras. Un truc qu’on voit même pas à Montréal-la-ville-la-tellement-plus-ouverte-aux-gays-au-monde.

À Grenade, c’était deux jeunes, dans la vingtaine, en soirée, dans une rue assez fréquentée. Mais à Malaga, ce couple de vieux monsieurs marchaient bras dessus bras dessous tranquillement, en plein jour, sur le Paseo del parque.

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Mais, vous allez me dire, z’étaient peut-être pas gays ces deux messieurs, mais juste bien de même, ensemble bras dessus bras dessous. Porque no ? Être bien, de même. Comme ces baigneuses de Picasso qui vont main dans la main sur la plage de Torremolinos:

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Ou ces deux monsieurs qui prenaient le soleil sur la plage de Benalmádena Costa:

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Allez, je vous laisse. À propos, merci pour les commentaires. C’est très apprécié. Je n’ai pas l’impression de voyager seul. C’est comme si vous étiez un peu sur mon épaule. Et vos suggestions sont très appréciées. J’en ai retenu quelques-unes…vous aurez la surprise dans La Presse ! Allez, reposez-vous, c’est la fin de semaine. Et j’espère que vous ne pelletez pas trop…je vous rejoins mercredi…

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Vendredi 29 janvier 2010 | Mise en ligne à 17h41 | Commenter Commentaires (3)

De Karnattah à Malakka

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ÉRIC CLÉMENT

Bon, je sais, ça fait deux-trois jours que je ne vous ai pas donné de nouvelles. Mais bon, ne pensez pas que c’est parce qu’il fait super beau depuis deux jours et qu’avant, avec la pluie, je n’avais rien d’autre à faire que de vous raconter mes tribulations.

En fait, j’ai tellement tribulé du matin au soir que je n’ai pas eu le temps, c’est tout. Quand le père Clément est crevé à 23 h, c’est que vraiment il n’en peut plus !

Vous voyez la photo en Une de ce texte, au-dessus de la signature, c’est Archez, petit village de montagne, à l’est de Malaga, dans une petite région sauvage qui s’appelle la Axarquia.

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À Archez, ils sont pas mal fiers de leur clocher d’église qui est en fait un ex-minaret almohade. Pour aller prendre cette photo, ça prend pas mal de temps à faire des virages en S sur des petites routes vertigineuses. C’est le fun pendant un moment. Un coup de volant à gauche. Un autre à droite. J’étais mort, arrivé à Malaga !

Bref, je ne vous raconterai pas en détail ce que j’ai fait au cours des 48 dernières heures mais sachez qu’il y en aura une bonne partie dans La Presse (et sur Cyber pour les amis qui n’ont pas la chance de vivre dans la belle province). Vous ne perdez rien pour attendre. 

En attendant, justement, je me suis dis qu’il serait bien de vous donner un aperçu de mon dernier jour à Grenade et de mon premier sur la Costa del Sol.

J’ai appris que les Phéniciens l’auraient nommé Karnattah et les Romains, Illiberis, avant qu’elle ne devienne Granada. L’Andalousie n’était qu’une partie des territoires ibériques contrôlés par les musulmans qui avait constitué ce qu’on appelait Al-Andalus.

De son côté, elle s’appelait Malakka du temps des Phéniciens. Elle est devenue Malaga. Il reste d’ailleurs encore (je les ai vus) quelques murs phéniciens à Malaga, in-situ au sous-sol du musée Picasso, qui datent de seulement 2800 ans…

Il y a l’Alhambra à Grenade et des petites ruelles qui rappellent les souks marocains ou encore les bazars stambouliotes dans un quartier nommé Albayzin.

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À Malaga, il y a l’Alcazaba, elle aussi forteresse et jardins de l’époque musulmane mais par la suite transformé pour devenir plus catholiquement correcte.

J’ai adoré Grenade, je vous l’ai dit. De Grenade, ce n’est pas l’Alhambra que j’ai préférée. C’est Albayzin. C’est cet enchevêtrement de ruelles aux pavements décoratifs, ces murs d’enceintes, ces maisons blanchies à la chaux, ces mélanges de cultures. J’ai adoré m’y perdre. M’y retrouver seul, en sécurité, dans des ruelles d’un calme étonnant.

Incroyable le peu de touristes qu’il y a en Espagne en ce moment. Si vous aimez la tranquillité en vacances, let’s go, venez en Espagne! Y’a personne en ce moment. Les commerçants et les hôteliers sont désespérés. Du coup, y’a plein de spéciaux.

J’ai mangé à midi sur la rue Alcazabilla, à Malaga, un menu d’une valeur de 14 euros bradé à 7,60 : avec en entrée une bonne assiette de paella, puis des boquerones (petite friture d’anchois) et un flanc. Avec la bière, ça ne faisait pas 10 euros. En terrasse. Au soleil. Et avec un gars qui est venu nous crier un peu de flamenco. Puis un couple qui est venu jouer La Truite à la guitare quatre mains.

Pour revenir au climat social et économique en Espagne, c’est franchement grisaillou. Le chômage frise les 20%. Les touristes ne venant pas, c’est plutôt calme. Y’a plein de panneaux “cerrado por vacaciones”. Les boss ont mis les employés en vacances.

Comme les gens font souvent la sieste l’après-midi, je peux vous dire que vers 15h, dans certains coins, c’est complètement mort et y’a pas foule sur les routes.

Sur cette place de Grenade, y’a 300 personnes l’été:

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Il y avait neuf clients à l’hôtel Guadalupe de Grenade quand j’y étais. Y’a pas beaucoup plus de monde au Melia Costa del Sol de Torremolinos où je suis en ce moment. Je dois être le plus jeune client de l’hôtel, c’est vous dire la clientèle du moment. Ça ne doit pas se bousculer pas dans les discothèques ! Faudra que j’aille y jeter un coup d’oeil.

C’est donc vraiment le temps de venir en Espagne. Dans le quartier Albayzin dont je vais vous parler dans un instant, je suis tombé sur un super petit hôtel pas cher, en plein milieu de ce quartier, au bord du rio Darro, l’hôtel Zaguan del Darro.

J’ai été intrigué car ils affichaient le prix sur la porte: 48,15 euros par nuit du dimanche au jeudi et dix euros de plus la fin de semaine. (60 euros en mars). Ça me semblait ridiculement bas pour le quartier. Je suis monté voir.

Voici la vue depuis votre chambre (l’Alhambra):

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Voici votre chambre:

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Voici la salle de bains:

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Et voici le petit salon où vous pourrez surfer sur le net ou lire un bon livre de Garcia Lorca ou de Dany Laferrière:

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Pas pire quand même, non ? Elle est pas belle la vie ?, dirait ma mère.

Pour revenir à Grenade, voici quelques échantillons d’Albayzin.

D’abord, le Paseo de los Tristes, juste en dessous de l’Alhambra, où il y a l’hôtel dont je viens de vous parler. Petite rue étroite. Watchez-vous quand vous vous promenez là car les bus et les taxis vous rasent:

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Mais ça, c’est rien. Regardez la largeur de cette ruelle:

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Et de celle-ci:

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Et de celle-là ! On se croirait dans une traboule lyonnaise…

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Ça c’est Albaycin: maisons blanches collées les unes aux autres et toit de tuiles:

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Ou bien les minarets devenus clochers:

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Ou bien la juxtaposition des architectures maures et espagnoles, ici près de la Puerta nueva:

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Voici la Puerta Nueva:

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Même Coca-Cola a fière allure dans Albayzin et a pris des couleurs locales:

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Mais même si je préfère Grenade à Malaga, je vais décevoir ma guide grenadine Maria Angustias: j’ai préféré l’Alcazaba à l’Alhambra.

Encore une fois le fait que j’étais tout seul avec les oiseaux et deux trois Allemands perdus a sûrement aidé. J’ai pu faire toutes les photos que j’ai voulues en toute tranquillité.

C’est vraiment beau l’Alcazaba. Il y a quelque chose de plus lumineux qu’à l’Alhambra. Je ne sais pas. Je vous laisse découvrir quelques clichés:

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Bon, allez, je vous laisse avec une photo de mon hôtel. 

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La piscine n’est pas ouverte.  Mais la mer, oui. J’ai essayé timidement avec la main. C’est frette. Je sais pas. Douze degrés ? Huit ? Je ne dis pas que j’essaierais pas s’il faisait plus chaud. Mais là, à 13 degrés dehors… On verra. 

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Mardi 26 janvier 2010 | Mise en ligne à 15h44 | Commenter Aucun commentaire

Jusqu’à ce que tombe la nuit…

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ÉRIC CLÉMENT

Je me promenais le long du Genil, la petite rivière limpide qui traverse le sud de la cité de Grenade, bien canalisée dans son corset de pierres et de béton…

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…quand j’ai vu cet écriteau (voir la photo en-dessous du titre de ce texte) qu’un citoyen avait accroché près d’un pont.

En gros, ça dit que “personne ne dit du mal de la journée jusqu’à ce que tombe la nuit, moi j’ai vu des matins tristes rendre les soirées joyeuses”.

Ça m’a fait penser à Antes que anochezca, l’oeuvre autobiographique du Cubain Reinaldo Arenas qui y racontait son vain combat pour sa liberté sur l’île castriste, en tant qu’homme et en tant qu’homosexuel.

Mais j’ai surtout repensé à ce matin. Car quelques heures auparavant, je m’étais rendu (avec Alfonso Alcala Moreno, le directeur du musée consacré à Federico Garcia Lorca dans son bourg natal de Fuente Vaqueros) près du village de Viznar, où le poète andalou et 2000 autres républicains espagnols ont été fusillés par les franquistes.

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Pour Garcia Lorca (assassiné le 18 août 1936) et ces autres martyrs balayés par le fascisme, la nuit est tombée sans prévenir, brutale. Mais après la nuit vint le jour. Et avec le jour, la mémoire qui fait revivre.

Aujourd’hui, on se souvient et on fait luire au grand jour l’oeuvre de Lorca qui, après sa mort, n’a été publiée pendant de longues années qu’à l’étranger, en Argentine, en France ou en Amérique. Hier soir, le chanteur espagnol Enrique Morente a interprété des poèmes de Lorca dans la maison de ce dernier à Fuente Vaqueros. Tous les médias espagnols s’étaient déplacés et en parlaient aujourd’hui. C’est donc le temps du souvenir et de la renaissance.

Ceci dit, on ne sait pas vraiment où Lorca a précisément été fusillé. Bien des gens essaient de le savoir. Mais comme le dit Alfonso, l’importance est de faire connaître l’oeuvre du poète et de l’honorer tout comme ses compagnons qui sont tombés avec lui.

Dans ce parc-mémorial de Viznar (el barranco de Viznar), où je suis allé ce matin, sous une pluie et même de la neige balayée par le vent, on a placé un bloc de pierre en mémoire de Lorca, près d’un olivier:

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Mais les gens honorent ces victimes de la noirceur en se rendant un peu plus loin dans le parc où une stèle a été installée avec l’inscription “Lorca eran todos” (ils étaient tous des Lorca) près de grands pins parasols. Des gens y ont déposé des fleurs et y ont brûlé des bougies :

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De l’endroit où il est probablement tombé sous les balles, Lorca a dû avoir un dernier regard vers cette campagne andalouse et ces oliviers dont il a tant parlé dans sa poésie, m’a dit, ému, Alfonso Alcala Moreno:

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L’émotion passée, nous sommes ensuite retournés à Grenade nous regaillardir avec une bière et nous avons parlé de l’Europe, de l’ETA, de l’histoire mauresque de Grenade et de la vie d’aujourd’hui dans cette Espagne qui ne s’est pas encore complètement remise des années du franquisme mais qui, petit à petit, redonne vie à ceux dont on devait taire le nom.

“Il était même interdit de se rendre à Viznar”, ajoute Alonso.

Nous nous sommes ensuite quittés et j’ai poursuivi mes errances dans cette ville qui a décidément bien des charmes. Même s’il y a des travaux dans bien des quartiers, notamment parce que Grenade construit, elle aussi (c’est une mode en Europe), sa ligne de tramways…

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J’ai aussi croisé un café-théâtre qui a repris le nom de Barraca que Lorca avait donné à sa troupe de théâtre qui était allée jouer dans la campagne espagnole (où l’art était alors bien peu présent) avant que la guerre civile n’y mette fin.

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Puis, j’ai constaté à Grenade, comme à Budapest ou à Lyon, combien la municipalité a donné la priorité aux rues piétonnes (faudrait que notre maire Tremblay voie ces photos…):

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Petite note gastronomique, je vous recommande si vous vous rendez à Grenade de goûter au jambon cru, celui-là:

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C’est un régal…

Ah oui, je crois vous avoir déjà dit que de décembre à février, c’est le temps de la récolte des olives, eh bien c’est aussi celui des oranges. Tous les orangers des rues de Grenade ploient sous le fardeau de leurs fruits. Ici, sur la place Bibataubin, avec vue sur la fontaine de la Plaza del Campillo:

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Ou là, près de l’édifice des députés de la province de Grenade:

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Là, la nuit est tombée. Le réceptionniste de l’hôtel Guadalupe vient de m’offrir un Solera 1847 Oloroso dulce (14,95 $ à la SAQ!) en guise d’excuses pour avoir laissé la porte de ma chambre ouverte toute la journée (!), sans conséquences heureusement, si ce n’est que ce petit vin (moins doucereux que le Pedro Ximenez d’hier) n’est pas piqué des hannetons, comme on dit dans les vieux pays…

Parfait, avant d’aller tester les tapas de Grenade. Il est 21h, la nuit est tombée. Les restaurants viennent d’ouvrir. Mon matin était peut être triste mais la soirée sera joyeuse.

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