Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Variétés’

Mercredi 25 mai 2016 | Mise en ligne à 14h15 | Commenter Commentaires (10)

Vox pop: encore trois émissions

andrerobitaille

Plusieurs, dont moi, ont été surpris d’apprendre au générique de Vox pop mardi soir que l’émission serait remplacée la semaine prochaine par Je vais à Rio, série sur des athlètes en préparation pour les Jeux d’été.

En réalité, il reste trois épisodes à Vox pop, qui en compte 11; ils seront diffusés après les Jeux, dans la même case du mardi à 19h30, du 23 août au 6 septembre, à ICI Radio-Canada Télé.

J’ai adoré cette série animée par André Robitaille, d’abord destinée à la chaîne ICI Trésor, qui ne verra jamais le jour. J’espère qu’on pense à une deuxième saison, considérant que la voûte de Radio-Canada ne doit pas manquer d’archives de vox pop. Les trois premières émissions ont attiré en moyenne 393 000 téléspectateurs. C’est presque identique aux chiffres de la défunte Tout le monde en parlait, mais je me serais attendu à beaucoup plus.

Par ailleurs, Je vais à Rio, qu’anime Alexandre Despatie, vaut aussi le détour; des histoires touchantes et inspirantes qui témoignent des embûches rencontrées par les athlètes, pour qui tout se joue en quelques secondes aux Jeux olympiques.

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Dimanche 22 mai 2016 | Mise en ligne à 23h11 | Commenter Commentaires (22)

Déjà dimanche!, un duo à apprivoiser

Deja_Dimanche

Serons-nous des adeptes de Déjà dimanche!, le nouveau rendez-vous du dimanche soir d’ICI Radio-Canada Télé? Après avoir passé l’été dernier avec Pénélope McQuade, Jean-Luc Mongrain forme désormais un duo avec Marie-Soleil Michon dans ce talk-show où défilent ceux qui ont fait l’actualité de la semaine. Une première qui a commencé froidement, pour se réchauffer au fur et à mesure des entrevues.

Franchement, on n’a rien appris de l’entrevue avec Robert Poëti, qui sortait d’une semaine mouvementée. «Ça sent-tu la revanche?» lui a demandé Jean-Luc Mongrain, au sujet de sa sortie sur des cas préoccupants au Ministère des Transports. «Vous avez un problème d’odorat, ça sent rien», a répondu l’ex-ministre, si pressé de partir, qu’il s’est levé de sa chaise avant même que la pause commence. M. Poëti n’a certainement gagné ni perdu une once de sympathie du public dans cette entrevue pas très intéressante.

Puis, je me demandais ce qu’on aurait encore à dire sur tout le débat autour de la liberté d’expression des humoristes, déjà un peu daté après à peine une semaine. Mais François Bellefeuille, instigateur du mouvement de solidarité aux Olivier, a somme toute bien défendu sa cause.

Tous les humoristes étaient d’accord avec son idée, même s’ils n’ont pas tous voulu s’impliquer. Comme Martin Petit, épuisé de mener des combats, et qui a boycotté la soirée. Les humoristes devraient-ils plutôt se lever pour des causes plus importantes et graves, comme l’ont écrit certains chroniqueurs? «Est-ce qu’il faut toujours, quand on se lève pour une cause, vérifier s’il n’y en a pas une qui est pire ailleurs?» a demandé Bellefeuille.

Ancien «faucon agréable» chez les scouts – Mongrain était pour sa part «suisse prudent» –, François Bellefeuille a reconnu que les humoristes d’opinions obtiennent généralement moins de succès. «Les gens n’aiment pas se faire brusquer. [...] Pour être populaire, il faut pas trop déranger.» Il réitère que l’élan de solidarité à l’endroit de Guy Nantel et Mike Ward était justifié. «On veut une liberté artistique, on veut être maîtres de ce que le public est prêt à accepter ou non.»

robertpoeti

Voisins de banquette à l’Assemblée nationale, Véronique Hivon et Alexandre Cloutier se parlent encore tous les jours. Le fait que la première se lance dans la course ne marque pas la fin d’une amitié. «Elle et moi allons faire équipe dans la prochaine élection», a lancé un Cloutier confiant et tout sourire.

Mme Hivon a répété qu’elle ne s’était pas lancée la première fois parce qu’elle était en démarche d’une seconde adoption, qui n’a pas abouti. Cette fois, elle est prête et souhaite réinventer le Parti québécois, en faire «un parti réformateur qui pourrait ressembler au PQ de 1976», a-t-elle dit. Tout un contrat.

Et la famille? L’épouse de Cloutier a voulu s’adresser au public quand il s’est lancé pour montrer qu’elle n’était pas «couchée en boule», expression qu’avait choisie Julie Snyder à Tout le monde en parle. Véronique Hivon, elle, a montré sa fille pour la première fois. «C’était important qu’on voit que la famille était avec nous», a ajouté Véronique Hivon, qui avait jusque là tenu ce jardin secret, en «louve protectrice».

À lire les commentaires sur les réseaux sociaux, l’astronaute québécois David Saint-Jacques est déjà un sex symbol. Si nous avions été à «Tout le monde en parle», je lui aurais décerné mon étoile du match, pas pour sa beauté mais pour son intelligence et sa pertinence. Je sens qu’on va beaucoup aimer cet homme.

Celui qui partira pour l’espace en novembre 2018 étudie déjà tous les pires scénarios possibles comme tout bon astronaute doit le faire. Se sentir au-dessus de ses affaires ou se croire superhéros constitue le meilleur moyen de causer un accident, pense-t-il.

David Saint-Jacques a parlé de l’importance des missions dans l’espace, notamment pour la recherche dans le domaine médical. Même s’il faut investir. «On n’a pas les moyens de ne pas y aller. À chaque 10 minutes, on utilise tous un satellite pour quelque chose», dit-il. Pour la science, il s’expose à de multiples problèmes de santé, très faciles à étudier chez des astronautes au meilleur de leur forme.

davidstjacques

Si enfant, Alexandre Cloutier souhaitait devenir Mats Näslund, et que Véronique Hivon rêvait d’être championne d’équitation, le petit David Saint-Jacques, lui, voulait simplement «enfin comprendre la vie».

Coproduite par Radio-Canada et Salvail & Co, Déjà dimanche! se démarque complètement des Échangistes de Pénélope en semaine. Pour le décor, on est allé ailleurs, avec un comptoir pour tout le monde, les animateurs au centre, les invités de chaque côté, beaucoup plus rapprochés qu’à Tout le monde en parle. On espère voir Marie-Soleil Michon s’imposer un peu plus dans les prochaines émissions; Jean-Luc Mongrain prenait très souvent la parole dimanche soir. Une première est une première, laissons les nouveaux mariés s’apprivoiser l’un et l’autre.

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Mercredi 18 mai 2016 | Mise en ligne à 22h44 | Commenter Commentaires (63)

Solide Céline

celinebarrette

Pour sa première entrevue en français depuis la mort de son mari, Céline Dion a paru en contrôle, jamais désarçonnée, sans épanchement, mercredi soir à TVA. Plusieurs le verront comme une façade, une manière de se protéger, une forme de déni. Le deuil a ses phases, et la mort est récente.

«Pleure, Céline, pleure», avait-on presque envie de lui dire.

Dans cette entrevue accordée jeudi dernier à Marie-Claude Barrette sur la scène du Colosseum de Las Vegas, et intitulée Céline maintenant, la chanteuse a tenu un discours très spirituel, et répété plusieurs fois que René l’habitait encore. Pour passer au travers, pour réduire au minimum les impacts sur ses enfants, elle s’imprègne chaque jour de la présence de son mari. «Il était là, il est encore là, il sera toujours là», dit-elle. Puis: «René est vivant, mais il n’est pas présent physiquement.» Chaque geste est posé en fonction de ses enfants. Tous les soirs, elle s’installe, entourée d’eux, à reprendre le même rituel. «Les jumeaux couchent avec moi. Ça m’aide plus que ça peut les aider eux-mêmes.»

Pour aider ses trois enfants à accepter le départ de leur père, elle a demandé une aide psychologique et a lu sur le sujet. «C’est pas pour moi», s’est-elle rendue compte un matin. Elle s’est plutôt servie du film Up des studios Disney, sur un personnage qui doit vivre seul et se bâtir un restant de vie, une image qui parlait aux enfants. «Y’é où papa? Y’est «up» pis y’a pus de bobos», leur a-t-elle dit.

Contrairement à l’entrevue pour Good Morning America, la chanteuse n’a pas évoqué les derniers échanges qu’elle a eus avec son mari. Elle a tout de même raconté qu’il l’a appelée la veille de sa mort, alors qu’elle montait sur scène. Pourtant, René n’entendait et ne parlait pratiquement plus. Le coroner révélera plus tard qu’il est mort entre 3h et 4h. Céline a aussi raconté que René-Charles n’a pas voulu revoir son père à sa mort, préférant garder l’image d’un homme bien vivant. Aux funérailles, Céline lui a donné le choix de prononcer un discours. «C’est la dernière fois que t’as la chance de parler à ton père», lui a-t-elle dit.

Après le décès, elle a demandé à ce qu’on laisse la chambre du défunt intacte, jusqu’à son retour à Vegas. On a retiré tout ce qui représentait la maladie de René, de son lit thérapeutique à la rampe pour l’aider à se lever. Puis, on a repeinturé et apposé sur les murs de photos du père avec ses enfants.

Céline ne pleure pas, mais c’est sur scène qu’elle perd ses moyens. Comme le 23 février, lorsqu’elle a fait son retour au Colosseum à Las Vegas, à peine un mois après la mort d’Angélil, et qu’elle a craqué en interprétant All By Myself. Quand elle sent le public fragilisé, qui se demande comme elle arrive à chanter malgré la peine.

Elle a parlé de ses funérailles comme de la continuation de son mariage, où René et elle s’étaient promis l’un à l’autre, à la vie, à la mort. Tout était réglé au quart de tour par l’imprésario, qui avait choisi d’ouvrir avec la chanson Trois heure vingt. «Arrangez-vous pas pour que j’arrive à 3h23 parce que ça marchera pas», s’est-elle assurée. En retard au mariage, ça passait toujours, aux funérailles, non. Le symbole de boucler la boucle était trop important. Symboliquement, elle a aussi demandé à son neveu et à sa nièce d’ouvrir la marche aux funérailles, comme ils l’avaient fait au mariage.

Avec l’ombre de René toujours à côté d’elle, Céline regarde en avant. «Je sais qu’il veut que je continue à faire ce métier-là.» Elle a insisté pour que Jean-Jacques Goldman lui écrive une chanson. «C’est un sujet très délicat de quelqu’un qui se bat très fort pour sa vie. C’est le début d’une nouvelle vie. Il a accepté tout de suite. Ça m’a beaucoup émue», dit-elle de cette chanson intitulée Encore un soir, qui sortira à la fin du mois, trois mois avant un album complet de chansons en français. Elle a aussi commencé à recevoir des textes en anglais pour un album éventuel.

Puis, elle partira en tournée, à Anvers, à Paris, chez nous à Trois-Rivières, Québec, Montréal. Son gérant Aldo Giampaolo voit déjà loin, mais Céline pense plus aux vaccins de ses enfants, aux cours de gymnastique qu’aimerait suivre Eddy et au piano de Nelson. Le cinéma? Dans 15 ans, peut-être. «Je pense que je vais être une bonne vieille actrice. Je n’ai pas le visage cinématographique cute, français», blague-t-elle.

À l’écoute, Marie-Claude Barrette a somme toute été très effacée au cours de l’entretien, qui aurait sans doute été très différent avec Julie Snyder. C’était «le» moment de Céline, celui où elle voulait partager avec le public ce qu’elle vivait, une sorte de reconnaissance pour le support de ses fans québécois. Et tout ça, avant de traverser les prochaines étapes du deuil.

AJOUT: Céline maintenant a été suivie mercredi soir par 1 320 000 téléspectateurs à TVA, alors que Les échangistes a connu son pire score de la saison avec 288 000 à ICI Radio-Canada Télé.

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