
J’ai 40 ans. Paul Anka, c’est nos parents qui écoutaient ça. Moi, je trouvais ça quétaine.
C’était avant de le voir dimanche à Tout le monde en parle. Honte à moi! Paul Anka est un homme charmant, vraiment. Et ce grand monsieur a l’intention de s’arrêter… à sa mort! «On ne devrait pas arrêter de faire ce que l’on fait bien. On ne devrait pas vivre en fonction de son âge», dit-il.
Il relate le cas de Frank Sinatra qui a fait cinq retours après avoir juré chaque fois que c’était la dernière. «Tous ces artistes qui prennent leur retraite, c’est de la foutaise», lance Paul Anka, qui lui, jure de ne jamais s’arrêter. Ferland aurait dû faire pareil.
Le parcours de l’homme est impressionnant. Savais pas qu’il avait composé le thème du Tonight Show de Johnny Carson. Savais pas non plus qu’il était derrière This is it de Michael Jackson, composée avant Thriller. Jackson était parti avec les enregistrements, et Anka a dû revendiquer sa paternité, comme il le raconte dans son autobiographie, My Way.
L’homme s’est généreusement confié sur plusieurs épisodes de sa vie, son passage au cinéma, ses spectacles à Las Vegas, gérée par la mafia, et l’écriture de My Way sur la musique de Comme d’habitude de Claude François, sur mesure pour Sinatra. C’est dans leur plus simple appareil qu’il a rencontré la première fois les Sammy Davis, Dean Martin et Sinatra au bain de vapeur.
Le chanteur d’origine canadienne était aussi venu promouvoir son album Duets, mais Guy A. est resté accroché à Rock Swings, sorti en 2005, qu’il réécoute en boucle.
On avait ouvert l’émission avec les événements de Boston, relatés par deux marathoniens, le comédien Éric Hoziel, et Marie-Josée Gariépy, présidente de la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants.
Pourquoi avoir ciblé le marathon? Dans la tête des terroristes, «il faut que la prochaine attaque soit surprenante», a expliqué la professeure au Collège militaire royal de Saint-Jean et spécialiste du terrorisme, Janine Krieber. Aussi, le fait qu’il s’agisse d’«une activité gratuite faite par des riches, qui ont le temps de se mettre en forme», «des gens qui ont trop de loisirs», a sûrement compté.
Hoziel, qui venait tout juste de retrouver ses proches quand il a entendu les détonations, a d’abord cru à une fuite de gaz. Si c’était à refaire, il aurait éteint son cellulaire pour rassurer les siens plutôt que d’accorder des entrevues aux chaînes d’information continue qui le sollicitaient.
Marie-Josée Gariépy, qui parle d’une scène complètement surréaliste, raconte qu’il a fallu 40 minutes avant qu’un officiel prenne un porte-voix pour expliquer la situation. Elle n’a jamais pu terminer son parcours, mais une amie lui a remis sa médaille.
Janine Krieber a tout de même voulu remettre les choses en contexte: «Ce qui s’est passé à Boston s’est passé une fois. Ça se passe à Kaboul et à Bagdad tous les jours», a-t-elle dit, rappelant que «toutes les causes ont donné lieu à la violence», «du capitalisme libertaire jusqu’au communisme révolutionnaire».
Venu à l’occasion de l’ouverture du nouveau musée Grévin à Montréal, Bernard Pivot a déploré que Denise Bombardier soit la seule auteure à y avoir sa statue de cire, et plaide pour que Michel Tremblay et Dany Laferrière, entre autres, y soient intronisés.
Adepte de Twitter, dont il louange «la contrainte et le plaisir de faire court», le président de l’Académie Grévin a été couronné par L’Express roi du tweet. «Les tweets sont des chats: ils cheminent en silence et arrivent en silence.»
La carte du fou du roi: «Avec l’arrivée du botox, les statues de cire parlent et marchent. Alors, le musée Grévin, je n’ai rien à en cirer!»
Intéressante discussion avec les entrepreneurs Benoît Berthiaume et Jean-François Bouchard, initiateurs de l’événement C2-MTL, une conférence internationale regroupant des chefs d’entreprises à la mi-mai. Le duo s’entend pour dire que Montréal ne rayonne pas suffisamment à l’international.
Jean-François Bouchard est président et associé principal de l’agence Sid Lee, derrière les publicités de Sleeman. Bien qu’il n’y paraisse rien, Benoît Berthiaume a été défiguré à la suite de deux accidents de moto et de voiture. Trente chirurgies ont été nécessaires.
Guy A. n’a pas fait de cadeau à Gilles Duceppe et Rita Dionne-Marsolais, nommés par le Parti québécois pour coprésider la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi, une nomination jugée partisane et très critiquée.
Mme Dionne-Marsolais a expliqué avoir eu une vie avant et après la politique, et a même raconté son passé fédéraliste, avant l’accord du lac Meech.
Mais c’est, ô surprise, Éric Hoziel, Templeton en personne, qui allait prendre le relais de ce débat politique, les co-présidents refusant de se prononcer sur la victoire de Justin Trudeau, pas plus que Janine Krieber, qui est l’épouse de Stéphane Dion. «Une chance qu’on a le gars de Lance et compte!» a lancé Dany Turcotte.
Pendant de longues minutes, Duceppe et Dionne-Marsolais ont dû justifier leur silence, le premier ayant promis de ne faire aucun commentaire et de ne participer à aucune activité partisane avant de remettre son rapport. «Je veux faire un travail rigoureux, qui serve la société québécoise. C’est peut-être plate pour l’émission», a dit l’ancien chef du Bloc.
Guy A. l’a bien cuisiné, mais Duceppe dit ne pas avoir cherché à savoir qui l’avait dénoncé dans l’affaire de l’utilisation douteuse de fonds publics, pour laquelle il a été blanchi, et qui lui aurait coûté ses chances de diriger le Parti québécois. «Ce serait peine perdue.»
Belle finale avec une partie de la distribution du Chant de Sainte Carmen de la Main, l’oeuvre de Michel Tremblay, reprise en musique par Daniel Bélanger avec René Richard Cyr au livret, aux paroles et à la mise en scène.
Normand D’Amour, qui joue Maurice, parle d’«un appel au Québec de se réveiller», «une pièce encore très actuelle». D’Amour n’avait pas été le premier choix, mais François Papineau a décliné, un fait sans importance pour D’Amour.
En parlant de leurs rôles, Eveline Gélinas (Bec-de-lièvre), France Castel (Gloria), Benoît McGinnis (Tooth Pick) et bien sûr Maude Guérin (Carmen) avaient tous un enthousiasme contagieux, René Richard Cyr ayant visiblement réussi à créer une équipe complice et serrée.
Le compte rendu de Tout le monde en parle fera relâche dimanche prochain en raison du Gala Artis, présenté à TVA. De retour pour la dernière de la saison, le 5 mai.