Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Dimanche 1 mars 2015 | Mise en ligne à 23h13 | Commenter Commentaires (46)

L’étoile du match à Jacques Villeneuve

jvilleneuve

Hilarant. Arrivé en toute fin d’émission dimanche à Tout le monde en parle, Jacques Villeneuve, oncle, a volé le show. Après plus de 40 ans de carrière, l’homme qui parle aussi vite qu’il roule accroche son casque. Sans conteste un cas d’étoile du match.

Le coureur, qui sort à peine d’un accident de motoneige, décrivait avec une telle désinvolture ses blessures, qu’on ne pouvait faire autrement que d’en rire. L’entrevue est devenue drôle à pleurer quand il s’est mis à mieux prononcer pour se faire comprendre d’une invitée française sur le plateau. «Y voulait me mettre un plâtre jusqu’au sac!» a-t-il dit, avant de s’arrêter pour bien prononcer le mot «tyrap» («tie wrap»), dans l’hilarité générale.

Sur un ton plus sérieux, il a admis ne pas avoir adressé la parole à son neveu Jacques depuis plus de deux ans. Alors que pour son frère Gilles et lui, la course automobile était une passion, pour Jacques, c’était un métier. «Je l’ai entraîné quand il était jeune. Malheureusement, il a de la misère à se rappeler de ça», a-t-il dit, répétant à quelques reprises: «Je veux pas partir de bataille.»

Souffrant d’un cancer inopérable, il a accepté la chimiothérapie mais pas la greffe de moelle. Pas question de passer trois semaines à l’hôpital. «Pas de temps à perdre avec ça», a-t-il confié, causant la surprise en studio. Sans filtre, Villeneuve a pointé Dany Turcotte en parlant de la place du deuxième, dont personne ne se souvient autant que du premier. «J’aime me surpasser, j’aime gagner, point final.»

«Qui conduit le mieux?» lui a demandé Guy A. «Les hommes conduisent plus vite. Les femmes, plus sécuritairement», a répondu Villeneuve. «Donc, les femmes conduisent mieux», a poursuivi l’animateur. «Non, plus sécuritairement», a répondu Villeneuve, s’enfonçant un peu plus dans ses explications.

L’invitée française, c’était l’historienne et auteure Diane Ducret, qui a embarqué volontiers dans sa folie, même si elle ne devait rien y comprendre. Si j’avais une deuxième étoile à décerner, je la lui donnerais, pour cette fascinante discussion sur le sexe féminin. Tout sauf moralisatrice, elle nous a montré à quel point l’humanité a résisté de manière souvent absurde à reconnaître à la femme le droit au plaisir sexuel, comme elle le raconte dans le livre La chair interdite.

On part de loin, de Platon qui considérait le sexe féminin comme un animal qui peut s’échapper par la bouche, à Léonard de Vinci qui n’arrivait pas à le représenter. De toutes les époques, les artistes et les scientifiques ont eu du mal à le faire, par interdit religieux ou politique. En cette matière, Diane Ducret a rappelé les torts causés par le discours de Freud, et de ces peuples qui ont condamné la masturbation féminine, imposé la ceinture de chasteté et l’excision.

S’ils avaient été amants, France Castel et Michel Barrette en seraient probablement morts, a dit ce dernier, en raison de leurs problèmes de dépendance respectifs. Le duo de Pour le plaisir s’arrête au printemps après huit ans. Barrette est déçu, Castel aurait apprécié qu’on la mette au courant en processus de décision. Mais ils comprennent tous les deux et saluent le choix de Marina Orsini pour leur succéder.

Collectionneur émérité, Michel Barrette possède un cheveu de Marilyn Monroe, et un autre de John F. Kennedy. Il a gardé contact avec le jeune homme qu’il a convaincu de ne pas se suicider sur le pont Jacques-Cartier, alors que certains automobilistes baissaient leur fenêtre pour lui crier «Saute donc tabarnak!»

La directrice du nouveau Bureau des enquêtes indépendantes, Me Madeleine Giauque, inspirera-t-elle confiance à la population? Après tout, elle a fait condamner 17 motards criminels dans le méga procès contre les Hells. Mais à ceux qui souhaitent plus de transparence dans les enquêtes sur des policiers, elle reste prudente, privilégiant le respect de l’intimité des personnes contre qui des charges n’ont pas été retenues.

Me Giauque dit n’avoir jamais eu peur de représailles, ni même avoir été menacée par le crime organisé. Si le dossier SharQc s’éternise, elle croit qu’il a déjà eu un impact majeur pour déstabiliser les six chapitres québécois des Hells Angels, plusieurs ayant plaidé coupables et écopé de peines de 25 ans de prison.

Serge Denoncourt affirme que Le prénom, qui roule depuis trois ans, est la pièce la plus drôle sur les 130 qu’il a mises en scène. Une production que Patrice Robitaille reprend volontiers, contrairement à Cyrano, qu’il ne souhaite plus jouer, tant c’est un rôle difficile.

Serge Denoncourt a choisi d’appuyer Alexandre Cloutier dans la course au leadership du Parti québécois. «Il a un projet de société pour le Québec», plaide-t-il, ajoutant qu’on a trop vite couronné Pierre Karl Péladeau. «Est-ce que je veux être dirigé par quelqu’un qui a un empire médiatique? [...] Moi je suis mal à l’aise avec ça.»

Le metteur en scène évoque l’histoire politique récente de l’Italie, où il possède toujours une maison. «J’ai vécu sous le règne Berlusconi. Ça n’a pas de bon sens. Déjà, ça ne tient pas de bout ce truc-là.»

Guy A. a bien ri de l’expression «oasis de verdure» qu’on a utilisée pour décrire le parvis de Radio-Canada qui accueillera la nouvelle émission Par ici l’été avec Stéphane Bellavance. Un lieu qu’il qualifierait plutôt de «jardin de seringues».

Coqueluche des ados, Bellavance retrouvait sur le plateau son ancien prof, Serge Denoncourt. Il n’est pas peu fier de raconter qu’il l’a déjà battu aux Masques pour un prix de mise en scène. Denoncourt, lui, considère qu’on ne voit pas suffisamment son ancien élève comme acteur.

Veuillez prendre note que le compte rendu de Tout le monde en parle fera relâche dimanche prochain.

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Jeudi 26 février 2015 | Mise en ligne à 13h43 | Commenter Commentaires (27)

Jacques Villeneuve, oncle chez Guy A.

jacquesvilleneuve

L’ancien coureur automobile et frère de Gilles, Jacques Villeneuve, sera sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche, pour parler de sa retraite de la course de motoneige.

Guy A. Lepage reçoit aussi le metteur en scène Serge Denoncourt et l’acteur Patrice Robitaille pour la pièce Le prénom, Stephane Bellavance pour sa nouvelle émission estivale Par ici l’été, Diane Ducret pour son livre La chair interdite, la directrice du Bureau des enquêtes indépendantes, Madeleine Giauque, de même que Michel Barrette et France Castel, dont l’émission Pour le plaisir prendra fin au printemps.

À Télé-Québec, vendredi à 21h, Deux hommes en or reçoit Marc Labrèche, le maire Denis Coderre, Micheline Lanctôt ainsi que Vincent Dion-Lavallée et Gabrielle Rivard-Hiller de l’émission Un chef à la cabane.

À TVA, vendredi à 21h à Ça finit bien la semaine, José Gaudet et Julie Bélanger accueillent Antoine Bertrand, Luc Guérin, Anne-Marie Cadieux, Tammy Verge et Michel Bergeron.

Sur ICI ARTV, vendredi à 21h à C’est juste de la TV, il sera question de doublage et des enjeux auxquels fait face l’Union des artistes avec Sophie Prégent.

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Dimanche 22 février 2015 | Mise en ligne à 22h47 | Commenter Commentaires (66)

L’étoile du match à Chrystine Brouillet

cbrouillet

Fallait pas mettre son cerveau à «off» pour bien suivre Tout le monde en parle dimanche soir. Pendant que Hollywood remettait ses Oscars, on jasait sur le plateau de Guy A. Lepage de sujets aussi sérieux que la découverte du boson de Higgs, de nos liens de sang avec les Amérindiens et de la quête du bonheur. Une soirée très cérébrale, pour ne pas dire assommante par moments.

J’en ai surtout retenu l’entrevue avec la romancière Chrystine Brouillet, la plus allumée de la soirée. Et pourtant, on a affaire ici à une «psychorigide angoissée» qui écrit pour combattre ses peurs.

Dans La mort mène le bal, elle ramène son personnage de Louise, tueuse en série «pour les bonnes raisons», qui avait 20 ans dans son premier roman il y a plus de 30 ans, et qui en a maintenant 50. L’auteure ferait-elle une bonne tueuse? «Je pense que je pourrais, j’irais avec le poison. C’est très lourd une arme à feu», a-t-elle répondu, sourire en coin. À quoi pensez-vous lorsque vous assistez à un mariage? Elle, elle imagine des meurtres.

Chrystine Brouillet admet avoir quitté sa maison d’édition, La courte échelle, par angoisse, voyant les difficultés de la boîte, qui a frôlé la faillite, avant d’être rachetée. Oui, elle a eu peur de perdre ses droits d’auteurs, mais ça n’a pas été le cas, fort heureusement pour elle. Elle est maintenant publiée chez Druide.

Benoît Brière et René Richard Cyr en connaissent un chapitre sur les rôles de femmes ou d’hommes déguisés en femmes. Le premier jouera le rôle-titre de Madame Lebrun à Super Écran, le second assurera la mise en scène de cette adaptation d’une comédie de la BBC Écosse. L’histoire d’une mégère sexagénaire qui se mêle constamment de la vie de ses enfants.

«J’ai plus gagné ma vie en brassières pis en bas culottes qu’en pantalon», affirme Benoît Brière, qui se souvient avoir dû subir un entraînement pour se muscler le bas du dos et les mollets, afin de lui permettre de porter des talons hauts dans Hosanna.

Directeur artistique du Théâtre du Vieux-Terrebonne, Brière admet que les pièces de théâtre d’été ont pu donner dans la facilité, mais que c’est chose du passé. «J’oserais dire que les meilleurs ont survécu», a ajouté René Richard Cyr. En ces temps d’austérité, «on a grand besoin de rire», pense-t-il. Et on ne peut que lui donner raison.

C’est parce qu’il ne se reconnaissait pas dans la société française, qu’il a fréquentée pour le travail, que Roy Dupuis a voulu faire le documentaire L’empreinte. «Je me suis rendu compte que je n’étais pas Français», affirme l’acteur, qui dit se sentir plus proche des Amérindiens. «Si les Français sont nos cousins, on a trahi nos frères.»

Roy Dupuis paraissait serein dimanche, disant même être en couple en réponse à une question de Guy A. Il n’aime pas le concept de gauche et de droite, très galvaudé ces temps-ci. «Les gens de droite ont des bonnes idées des fois», a-t-il dit, ajoutant qu’écologie et économie allaient forcément de pair, l’un nourrissant l’autre.

Il ne fallait pas aller au petit coin pour tout comprendre de l’entrevue avec le sympathique physicien Yves Sirois, le frère de Richard Z. Sirois, qui a contribué à la découverte du boson de Higgs, une particule aussi petite qu’un grain de sable. Vous l’expliquer? Je ne m’y aventurerai pas.

M. Sirois, qui a consacré les 30 dernières années de sa vie à ces recherches, admet en avoir marre qu’on lui demande à quoi sert son travail, l’équivalent pour lui de demander à quoi servent les symphonies de Beethoven. Il respecte les croyances religieuses de chacun, mais qualifie la démarche des créationnistes de remettre en question la recherche scientifique d’«extraordinairement dangereuse».

Présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Josée Scalabrini affirme avoir reçu les récentes coupes en éducation comme «une gifle en plein visage». Le ministre Bolduc, qui selon elle éprouve de sérieux problèmes d’apprentissage à son deuxième bulletin de l’année, souhaite notamment augmenter le nombre d’élèves par classes.

Mme Scalabrini affirme que le milieu paye encore pour «la grande coupure de 1998». Avec les 200 millions $ qui seront retranchés à la prochaine rentrée, cette facture imposée au milieu de l’éducation grimpera à un milliard $, rien de moins.

Des enseignants ont récemment dénoncé un retour à l’époque des Filles de Caleb. «On a Ovila sur le plateau», a rappelé Guy A. à la blague, en pointant Roy Dupuis. «Oui mais Ovila a eu un service particulier», a répondu Mme Scalabrini. «Qui leur vaudrait la prison à tous les deux aujourd’hui», a conclu Guy A.

Philosophe, sociologue et auteur, Frédéric Lenoir est un spécialiste du bonheur, dont il admet s’être rapproché, après moult détours. Pour lui, vouloir l’atteindre à tout prix nous en éloigne un peu plus. «Je suis convaincu qu’on ne peut pas contrôler la vie. Une des clés du bonheur, c’est d’accepter ça», affirme ce partisan du lâcher prise.

Il souligne que le Danemark, symbole de perfection à plusieurs points de vue, reste néanmoins le pays européen ayant le plus fort taux de suicide. À son avis, les plaisirs n’engendrent pas forcément le bonheur, et rappelle qu’Épicure était un adepte du plaisir modéré.

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