Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Dimanche 30 novembre 2014 | Mise en ligne à 23h06 | Commenter Commentaires (45)

L’étoile du match à Nathalie et Sylvie Moreau

jumellesmoreau

Il fallait voir cette étincelle dans le regard de Sylvie Moreau, la comédienne, et de sa soeur jumelle, Nathalie, qui travaille aux communications à Radio-Canada. Deux soeurs complices – et on ne peut plus identiques – qui ont vu la maladie s’immiscer entre elles sournoisement, mais qui restent lumineuses et n’attirent surtout pas la pitié mais une grande compassion.

Nathalie est actuellement en rémission d’un cancer des ovaires, le cancer féminin le plus mortel même s’il reste méconnu parce que difficile à diagnostiquer. Elle a d’ailleurs su qu’elle en était atteinte au stade le plus avancé, et sait que la maladie peut revenir n’importe quand. «Tu vas devoir vivre avec ça toute ta vie», lui a dit son médecin. Nathalie a été incapable de regarder plus de deux épisodes de la série Nouvelle adresse, pour des raisons évidentes.

Dans cette entrevue à aucun moment larmoyante, on a su que le cancer n’est pas nouveau dans la famille: leur mère a vécu 18 ans avec le cancer du sein, avant d’en mourir. Sylvie est susceptible d’être atteinte du cancer des ovaires, mais les tests ont confirmé qu’elle n’a pas été touchée. La comédienne a été à la fois heureuse et déçue du résultat, ne pouvant pas partager cette douleur avec sa sa soeur.

Les jumelles ont toutefois réuni leurs forces pour devenir ambassadrices de l’Institut du cancer de Montréal, afin de soutenir la recherche, qui permettrait un diagnostic et un traitements plus rapides. Beau moment de l’émission.

Antoine Bertrand et Robin Aubert jouent deux écrivains fantômes dans Les maîtres du suspense, une comédie de Stéphane Lapointe. Antoine, qui campe un éducateur de garderie qui écrit des livres jeunesse, admet ne pas être doué avec les enfants. Il l’a constaté sur le tournage du film Starbucks. «J’en ai fait brailler un, je pense qu’il braille encore.»

On l’a revu recevoir un trophée pour son rôle de Louis Cyr aux Jutra, alors qu’il venait le jour même d’enterrer sa mère. Il a failli ne pas aller au gala, mais ne l’a pas regretté. Très émouvant à revoir.

En jouant un itinérant dans le film Autrui de Micheline Lanctôt, Robin Aubert a vu le regard des autres changer lorsqu’il sortait du plateau. «On ne te regarde jamais dans les yeux», dit-il. On ne veut tellement pas voir, que le film a du mal à trouver preneur dans les festivals.

Très intéressante discussion sur la situation des Noirs aux États-Unis, avec les journalistes Frédéric Arnould et Pierre Emmanuel, en marge des émeutes de Ferguson. Arnould, qui a couvert les événements, a rappelé que cette petite ville en banlieue de Saint-Louis compte 50 policiers blancs pour trois policiers noirs.

Pierre Emmanuel a voulu faire ressortir les contradictions des Américains, qui ont élu un président noir deux fois de suite, mais qui considèrent encore, dans plusieurs états, les Noirs comme des personnes dangereuses. Et puis, la réaction d’Obama qui marche sur des oeufs constitue «une déception totale pour les Noirs».

Il qualifie d’«immense provocation» cette entrevue accordée par Darren Wilson, le policier qui a tué le jeune Michael Brown, au réseau ABC mardi dernier. L’agent, qui a depuis démissionné parce qu’il craint pour sa vie, y disait n’avoir aucun remords. Selon M. Emmanuel, Michael Brown serait fort probablement encore en vie s’il avait été Blanc.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a été fidèle à sa réputation de Kid Kodak. À sa huitième visite sur ce plateau, il a dit garder le cap sur la question des régimes de retraite des employés de la Ville. «50% de la population n’a pas de régime de retraite. Tout le monde doit y mettre du sien», a-t-il martelé.

Le maire a bien l’intention de faire payer les policiers pour le recul des revenus rattachés aux contraventions, une stratégie syndicale selon lui. Pas un hasard si les quotas de contraventions, qu’il appelle «objectifs de rendement», ont sérieusement diminué.

M. Coderre a donné son appui à Radio-Canada, dénonçant les coupes majeures imposées par «un gouvernement qui a pris en grippe» le diffuseur public. «Je ne laisserai pas faire ça», a-t-il dit au sujet de la fermeture du costumier notamment, parlant de l’importance d’«envoyer un signal très clair» aux décideurs.

Très drôle, le segment où Guy A. a posé «des questions à Monsieur le maire». La carte de Dany: «Enfin, Montréal a un pilote dans l’avion. Ne reste qu’à changer les hublots, les bancs, les ailes, la carlingue et le moteur. Bon vol sur les ailes de Coderre Airlines!»

Très attachant ce Russell Martin. Avec en poche un contrat de 82 millions$ pour cinq ans, le receveur des Blue Jays de Toronto est devenu l’athlète québécois le mieux payé de l’histoire du sport professionnel.

Faisant référence au directeur général de l’équipe, qui a dit qu’il était «excellent au vestiaire», Guy A. a posé la question qui tue: «Russell, que fais-tu d’excellent dans le vestiaire?» Réponse: «Je me douche bien après les matchs.»

La carte du fou du roi, particulièrement applaudie: «Ici à Montréal, à 82 millions$, tu fais pas juste jouer dans le Stade. À ce prix-là, on te le donne.»

Denis Coderre a vanté le joueur plus qu’il n’en faut, impatient de le voir jouer au Stade olympique dans deux matchs opposant les Blue Jays aux Reds de Cincinnati en avril prochain.

Pas raffolé de l’entrevue dans la chaloupe avec le pêcheur Martin Petit en début d’émission. On a montré son faux père lui enfiler une couche dans la série après qu’il ait déféqué dans la barque. J’ai adoré l’épisode de la couche, mais montrer l’extrait sans voir le reste donnait l’impression d’un épisode scato, ce qui n’était pas le cas.

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Jeudi 27 novembre 2014 | Mise en ligne à 13h53 | Commenter Commentaires (31)

Denis Coderre chez Guy A.

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Le maire de Montréal, Denis Coderre, sera sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche soir. Guy A. Lepage aura certainement des questions à propos de l’adoption du projet de loi 3 sur les régimes de retraite des employés municipaux.

Aussi parmi les invités: Antoine Bertrand et Robin Aubert pour le film Les maîtres du suspense, Russell Martin, nouveau receveur des Blue Jays de Toronto, Martin Petit pour l’émission spéciale Le Noël des pêcheurs, les journalistes Frédéric Arnould et Pierre Emmanuel au sujet des événements de Ferguson, de même que Sylvie Moreau et sa jumelle Nathalie, ambassadrices de l’Institut du cancer de Montréal. Nathalie est elle-même en rémission d’un cancer.

À Télé-Québec, ce soir (jeudi) à 21h, Bazzo.tv accueille Ricardo Larrivée, et on se demande pourquoi la classe moyenne se sent étouffée, avec René Vézina et David Desjardins. Demain (vendredi) à 21h, Deux hommes en or reçoit Anne Casabonne, Marc Séguin, Marie-Chantal Perron, Mathieu Bock-Côté et Carole-Andrée Laniel.

À TVA, vendredi à 21h, à Ça finit bien la semaine, Julie Bélanger et José Gaudet s’entretiennent avec Jean-Marc Parent, Mariepier Morin et Joël Legendre, et les membres de Tocadéo offrent une prestation.

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Dimanche 23 novembre 2014 | Mise en ligne à 23h11 | Commenter Commentaires (75)

L’étoile du match à Yohan Lowen

yohanlowen

Il ne parle pas français, sait à peine écrire, et a été coupé du monde extérieur durant son enfance, «prisonnier» de la communauté juive Tosh à Boisbriand. Ça prend un sacré courage pour oser dénoncer en pleine télé, et entreprendre des procédures judiciaires pour le tort irréparable qu’on lui a causé.

Dimanche soir à Tout le monde en parle, Yohan Lowen a passé une bonne partie de l’entrevue les yeux fermés. Une telle enfance laisse des marques: il souffre de dépression chronique et de trouble obsessionnel compulsif. Mais on l’a vu rire plus tard, en plus d’apprendre qu’il aime apparaître à la télé, lui qu’on a confiné au silence trop longtemps.

Endoctrinés, les enfants de ces communautés les plus radicales apprennent à «craindre et à haïr le monde extérieur». Yohan Lowen ne voulait pas que ses quatre enfants connaissent le même sort. Il est le premier au monde à avoir recours aux tribunaux pour que les responsables paient. Il réclame 1,25 millions$ en dommages à deux écoles, à la commission scolaire, à la DPJ et au ministère de l’Éducation, pour avoir «laissé faire» de telles choses.

À ses côtés, Marc-Antoine Cloutier, directeur général de la clinique juridique Juripop, qui accompagne M. Lowen dans ses procédures, a rappelé qu’au Québec, les parents ont l’obligation d’envoyer leurs enfants de 5 à 16 ans à l’école. Autrement, la loi juge que ces enfants ont été abandonnés et maltraités par leurs parents. Spécialiste des questions touchant les communautés juives hassidiques, la journaliste Émilie Dubreuil prépare un documentaire sur l’histoire de Yohan Lowen, pour que tout le monde sache.

En début de carrière, Dominic et Martin donnaient des spectacles au restaurant Giorgio de Saint-Eustache quand Pierre Légaré leur a fait rencontrer Gilles Latulippe. C’est lui qui leur apprendra les secrets d’un bon duo et le rôle du straight man. Dominic Sillon n’a pas été froissé quand son camarade Martin Cloutier a été engagé pour animer l’émission du matin à CKOI. Les deux humoristes multiplient les contrats chacun de leur côté mais ne comptent pas pour autant abandonner leur célèbre duo. Dominic est script-éditeur de la nouvelle émission Ti-Mé Show, qui prendra l’antenne cet hiver.

Plus jeune lauréat d’un prix du Gouverneur général depuis sa création en 1936, Gabriel Nadeau-Dubois a choisi de remettre sa bourse de 25 000$ à des citoyens mobilisés pour contrer le projet d’oléoduc de TransCanada, sous la bannière «Coule pas chez nous». «J’aurais trouvé ça vaniteux de refuser le prix», dit-il, inspiré entre autres par Fernand Dumont, qui avait envoyé son chèque à René Lévesque en 1968.

À propos des policiers, il persiste et signe en leur suggérant de se poser des questions sur le rôle politique que le gouvernement veut parfois leur faire jouer. «Les policiers ne se sont pas rendu compte qu’on s’est servi d’eux», dit-il à propos du Printemps érable. La carte du fou du roi: «TransCanada rêve d’un immense pipeline qui transporterait proprement tous les environnementalistes le plus loin possible dans le Nord.»

Drôle d’entrevue avec l’auteure française Katherine Pancol, qui disait se souvenir de son premier passage à l’émission il y a 10 ans. Vérification faite, il s’agissait pourtant de sa première visite.

L’un des plus grands phénomènes de la littérature française des années 2000, Pancol a écrit la trilogie Muchachas après avoir été témoin d’une scène choquante, celle d’une femme qui s’est fait battre par son conjoint sans réagir d’aucune façon. «Si tu lui parles, je la tue», a dit l’homme à l’auteure. Elle-même victime de traumatismes durant son enfance, elle dit n’avoir eu aucune difficulté à trouver des femmes autour d’elle qui ont été victimes de violence conjugale.

Sur une note plus légère, Katherine Pancol a raconté sa rencontre avec l’une de ses idoles, Romain Gary, qui lui a donné le courage de publier ses oeuvres. Elle a aussi parlé de son chien laid obsédé sexuel, ce qui a donné lieu à plusieurs gags. «C’est votre problème!» dirait-elle à l’auteur français Frédéric Beigdeder, qui déteste son oeuvre. La carte de Dany: «La dureté des critiques français à votre endroit me désole. J’ai parlé au ministre des Finances, vos impôts et vous êtes les bienvenus chez vous.

Ancien croyant, le Français Emmanuel Carrère s’est intéressé à l’oeuvre des évangélistes, à la communauté qu’ils formaient, particulièrement Paul et Luc, pour écrire Le royaume. Il voulait d’abord en faire une série télévisée mais a choisi d’en faire un livre. Carrère a pris part au scénario de l’excellente série Les revenants, avant de quitter le projet pour se consacrer à ce nouveau bouquin.

L’entrevue avec Roch Voisine a été parsemée de petits malaises, à commencer par cet échange avec Katherine Pancol, qui disait qu’il avait disparu des projecteurs après avoir connu la gloire en France, une affirmation qui a semblé froisser Voisine. «Là vous allez me connaître», a-t-il dit à la romancière lorsque Guy A. s’est mis à lui distribuer les nombreux CD lancés par l’artiste durant les dernières années.

Reçu Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en France, puis Officier de l’Ordre du Canada dans les années 90, Voisine vient d’être intronisé au sein de l’Ordre du Nouveau-Brunswick. Un peu tard, demande Guy A.? «Le Québec est pas réveillé encore», a répondu Voisine, qui n’a pas encore reçu cette distinction chez nous.

Roch Voisine déplore qu’on dénigre la beauté des chanteurs, alors qu’on ne le fait pas pour les acteurs. Il admet du même coup que la beauté l’a quand même bien servi. Preuve qu’il a des défauts: il lui arrivait de faire Montréal-Québec en voiture en deux heures moins quart. «Elle habitait Ste-Foy, moi je partais du nord de Montréal», s’est-il défendu, ajoutant avoir souvent déjoué la vigilance des policiers.

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