Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Mercredi 9 avril 2014 | Mise en ligne à 16h59 | Commenter Commentaires (42)

Gilles Vigneault chez Guy A.

vigneault

Le grand Gilles Vigneault sera chez Guy A. Lepage dimanche soir, sur ICI Radio-Canada Télé, pour son nouvel album Vivre debout. Et il aura certainement des choses à dire sur la cuisante défaite du Parti québécois à l’élection de lundi dernier.

Tout le monde en parle, qui aura fort à faire contre la finale de La voix à TVA, reçoit aussi le lieutenant-général à la retraite et sénateur Roméo Dallaire pour les 20 ans du génocide au Rwanda, l’académicien et écrivain Dany Laferrière pour le livre jeunesse Le baiser mauve de Vava et une version adaptée pour les jeunes de L’odeur du café, Pénélope McQuade pour son talk-show, Anaïs Favron pour l’émission En route vers mon premier gala Juste pour rire, de même que Mathieu Bock-Côté et Alec Castonguay pour discuter de l’avenir du Parti québécois.

Du côté de Télé-Québec, à Deux hommes en or, vendredi à 21h, Patrick Lagacé et Jean-Philippe Wauthier accueillent Lise Dion, Pierre Curzi, Alexandre Taillefer et Diane Bibaud.

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Dimanche 6 avril 2014 | Mise en ligne à 23h10 | Commenter Commentaires (30)

L’étoile à Charlotte Le Bon

clebon

Vous savez, le genre d’invitée qui vous donne des papillons? Charlotte Le Bon a été tout simplement adorable dimanche soir à Tout le monde en parle. Une étoile bien méritée pour cette actrice pétillante, rafraîchissante, qu’on aimerait voir davantage au Québec, mais à qui les réalisateurs d’ici ne pensent pas.

«Mais c’est vous qui m’avez oubliée, bande d’ingrats!» a lancé celle qui s’est fait connaître comme Miss météo au Grand journal de Canal+ en France. Fille de l’actrice Brigitte Paquette, elle a détesté ses années de mannequinat. «En huit ans, je ne me suis pas fait une seule amie.»

Charmant, cet accent hybride entre le Québec et la France. Yves St-Laurent est le premier film pour lequel on a exigé qu’elle perde complètement son accent québécois. Elle a dû aussi suivre des cours de maintien, perdre du poids et s’initier à la cigarette, dont elle est devenue «un peu esclave».

On peut la voir dans le film La marche, qui rappelle ce mouvement pour l’égalité et contre le racisme d’il y a 30 ans en France. Des thèmes encore très actuels, «et je pense pas que c’est une bonne nouvelle», confie Charlotte Le Bon, qui déplore l’individualisme et le «repli sur soi-même» qui prévalent aujourd’hui là-bas.

S’il subsistait un léger doute sur le nouveau duo des Enfants de la télé, André Robitaille et Edith Cochrane, il a été dissipé dimanche soir. Si tout se passe aussi bien cet automne que dans les bouts d’auditions qu’on a vus, ça promet. J’aime la répartie absurde d’Edith Cochrane. Différente d’Antoine Bertrand, mais tout aussi comique. Il me semble qu’on sera moins porté à comparer. À lire lundi, mon entrevue avec André Robitaille.

Je ne savais pas que Michel Phaneuf, connu pour son célèbre Guide du vin, souffrait de la maladie de Parkinson. L’une des conséquences est la perte d’odorat, ce qui fait qu’il ne perçoit plus que 50% du goût des vins. Depuis sa maladie, il a confié son Guide du vin à celle qu’il appelle sa fille adoptive, sa dauphine, Nadia Fournier.

Les premières effluves de vins, il les a eus dans sa chambre, au-dessus du garage où son père fabriquait son propre vin. Michel Phaneuf, qui considère le vin comme un lubrifiant social, affirme que les Québécois s’y connaissent de plus en plus, qu’ils sont plus éveillés et curieux qu’à l’époque du Québérac.

Si vous voulez de la franchise, invitez Robert Morin. Venu présenter son nouveau film, 3 histoires d’Indiens, il compare la situation des autochtones à l’apartheid. «On les a fourrés d’aplomb ces gens-là», dit-il. Le cinéaste ne fait aucun compromis sur sa vision de l’art, qui doit absolument déranger. «L’art qui conforte, ce n’est plus de l’art, c’est de l’artisanat.»

Que ferait-il avec un budget de 50 millions$? «J’pense que j’partirais avec, pis j’arrêterais de faire du cinéma!» Honoré à plusieurs reprises, ce «faux bougonneux», comme le surnomme Guy A., pourrait très bien se passer de trophées. «À moins qu’il soit en or et que je puisse le “pawner”», ajoute-t-il. Il ne votera pas pour le Parti libéral, «ça va remettre trois médecins dans le système de santé».

En cette veille d’élection, Chantal Hébert croit que la charte a divisé les souverainistes, en plus de consolider le vote libéral et le vote pour Québec solidaire. Le poing en l’air de Pierre Karl Péladeau a été un mauvais calcul, faisant dérailler la campagne de Pauline Marois.

En ce qui concerne Philippe Couillard, oui, il a erré sur la question de la langue et son exemple de l’anglais à l’usine, pense Chantal Hébert. Une idée qui «retourne aux années 60: on va toute apprendre l’anglais pour faire plaisir au boss, d’un coup qu’il passe dans notre allée». Elle n’a pas entendu beaucoup d’électeurs parler de son amitié avec Arthur Porter, mais plusieurs se questionnaient sur l’intégrité des chefs. Selon Sébastien Bovet, les questions de corruption ont éclaboussé le PQ, le PLQ et même la défunte ADQ.

Celui-ci ne voit pas la CAQ faire de gains et ne donne pas cher de l’existence du parti, advenant un très mauvais score. Pour Pauline Marois, c’est majoritaire ou rien, pense Chantal Hébert. «Si elle perd, elle va partir vite.»

Par souci d’éthique, Sébastien Bovet annule son vote le jour des élections; il demande à son fils de l’accompagner dans l’isoloir, et de cocher tous les ronds sur le bulletin. Chantal Hébert, elle, a changé d’idée deux fois depuis le début de campagne, et précise qu’elle a voté pour à peu près tous les grands partis provinciaux et fédéraux dans le passé.

Le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury ne s’en est jamais caché: il visait rien de moins que l’or à Sotchi, mais a dû se «contenter» de l’argent. Les deux globes de cristal qu’il a remportés depuis sont venus mettre un baume sur sa petite déception. Sans se réjouir du départ à la retraite d’Alexandre Bilodeau, il se voit sur la plus haute marche du podium dans quatre ans en Corée. Il espère que certains sauts qu’il réussit, encore plus difficiles comme le double périlleux, mais qui sont refusés par la Fédération, seront un jour admis dans les compétitions.

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour recevoir les soeurs Dufour-Lapointe? Parce qu’elles n’ont pas arrêté depuis, cumulant les compétitions au Japon, en Norvège, en France. Chloé, Justine et Maxime, qui habitaient jusqu’à récemment dans la maison familiale, auront maintenant chacune leur appartement dans le quadruplex qu’ont acheté leurs parents. La carte du fou du roi: «Voici un truc infaillible pour démêler les soeurs Dufour-Lapointe: y’a la très belle, la trop cute et la full jolie.»

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Dimanche 30 mars 2014 | Mise en ligne à 23h31 | Commenter Commentaires (33)

L’étoile à Marie-Sol St-Onge et Alin Robert

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Sérénité, résilience, courage, bonne humeur. Guy A. Lepage a eu les bons mots pour décrire l’entrevue avec Marie-Sol St-Onge et Alin Robert, qui a clôturé Tout le monde en parle, dimanche soir. Plus aucune campagne électorale n’existait quand cette femme qui a dû se faire amputer des quatre membres et son conjoint ont raconté leur expérience tragique, mais toujours avec ce sourire dans la voix.

L’artiste peintre et mère de deux enfants, que j’avais découvert à Pénélope McQuade l’été dernier, souffrait d’un banal mal de gorge quand tout a commencé, il y a deux ans. En apprenant qu’elle avait la bactérie mangeuse de chair, son conjoint Alin a tout de suite pensé à Lucien Bouchard. Le couple avait gagné le gros lot à la «loterie du malheur»; en trois jours, la nécrose s’est emparée des quatre membres de Marie-Sol St-Onge.

Après l’amputation, elle a dû réapprendre à vivre, avec des prothèses. «J’ai toujours aimé la vie», affirme-t-elle pour expliquer cette sérénité avec laquelle elle a pu passer au travers. Le plus beau, c’est qu’elle peint toujours. Son conjoint l’a demandée en mariage alors qu’elle était encore incapable de parler, et le couple raconte son histoire dans le livre Quand l’Éverest nous tombe sur la tête. Inspirant, vous dites?

Aussi à côté d’eux, Jean-Luc Mongrain a parlé de «sérénité foudroyante». Tout au long de l’entrevue avec M. Mongrain, qui n’a pas perdu le feu sacré, je me disais qu’il manquait cruellement à notre télévision. Porte-parole du Concours musical international de Montréal, Jean-Luc Mongrain a raconté avoir acheté pour 1000$ une fanfare au grand complet, durant ses années d’études, pour la revendre et se faire 7000-8000$.

Tous les partis lui ont ouvert leurs portes à travers les années, mais il a toujours dit non. Il ne se voyait pas être journaliste le vendredi, puis politicien le lundi, comme l’inverse lui semble absurde. «Ça prend un sas de décontamination d’un bon moment», dit-il.

Comme il l’a fait avec d’autres invités, Guy A. lui a fait passer une «entrevue Jean-Luc Mongrain», mais cette fois avec le vrai. Celui-ci répondait, et prenait une gorgée de café entre chaque question. Selon lui, les sondages sont «un mal nécessaire qui sert davantage l’industrie du sondage que la vitalité politique». Et il est contre la charte des valeurs, qui lui fait dire que les Québécois font «du cherry picking avec nos religions». Twitter, très peu pour lui.

Après François Legault, au tour de Philippe Couillard et de Pauline Marois de contourner habilement les questions de Guy A., qui n’a épargné ni l’un ni l’autre, abordant de front plusieurs controverses les impliquant. Les deux chefs n’étaient pas présents en même temps sur le plateau, et ont quitté dès la fin de leur entrevue.

Si une bonne partie de l’entretien avec Philippe Couillard a porté sur le système de santé, il a bien sûr été question de paradis fiscal et de la perquisition de l’UPAC. L’animateur a souligné le fait que M. Couillard avait parlé de référendum «10 fois plus» que Pauline Marois, «avec des expressions sorties d’une autre époque». «Je suis tanné de la mascarade», s’est défendu le chef du PLQ, qui rappelle que la souveraineté est l’un des principaux objectifs du Parti québécois.

Si le chef libéral n’a pas parlé de la charte durant la présente campagne, serait-ce pour ne pas effaroucher sa base électorale, a demandé Guy A.? «On en parle quand on nous le demande parce que les priorités du Québec ne sont pas là», a répondu M. Couillard, qui refuse l’idée qu’on congédie des femmes pour des raisons religieuses. «Ce n’est pas ce qu’elle porte sur la tête, c’est ce qu’elle a dans la tête qui m’intéresse.»

J’aurais cru Jean-Luc Mongrain plus incisif à l’endroit des chefs. «Ça participe à un climat de doute et de suspicion», a-t-il quand même dit à propos des demandes de Philippe Couillard à ses adversaires de dévoiler leur situation financière. La carte du fou du roi au chef: «La plus belle performance du Parti libéral en matière de création d’emploi, c’est au sein de l’Unité permanente anti-corruption.»

De son côté, Pauline Marois a dû défendre son nouveau candidat, Pierre Karl Péladeau, et dit ne pas craindre pour l’indépendance journalistique. «Je serais très étonnée quand je vois la façon dont les médias de Québecor traitent notre formation politique.» Luc De Larochellière a admis ne pas voir d’un bon oeil l’arrivée d’un homme d’affaires de droite dans une formation qu’il croyait de gauche. «Je n’arrive pas à voir ça autrement que le loup invité dans la bergerie», a-t-il dit à Pauline Marois. Réponse de celle-ci: «J’ai pas changé le programme du Parti québécois parce que Pierre Karl Péladeau arrivait au parti.»

La carte de Dany Turcotte était particulièrement acide: «Une élection de 88M$ pour retourner dans l’opposition, vraiment pas votre meilleur deal.» Ce à quoi Mme Marois a répondu: «Comme vous savez qu’y a pas de deal, on va former le prochain gouvernement.»

Guy A. avait ouvert l’émission avec Luc De Larochellière et Andrea Lindsay, un couple en parfaite harmonie. Encore très émouvant de revoir De Larochellière chanter Si fragile en duo avec un jeune leucémique, David Brunet, au téléthon Opération Enfant Soleil il y a 20 ans. À partir de ce moment, «la chanson a pris une autre dimension pour beaucoup de monde», dit-il.

Andrea Lindsay l’a rencontré dans un festival il y a quatre ans, et l’amitié s’est transformée en relation amoureuse. Les deux solitudes étaient réunies, lui étant indépendantiste, et elle Ontarienne d’origine, vivant au Québec depuis 14 ans.

Après son prochain film, Mommy, son cinquième en cinq ans, Xavier Dolan veut prendre une pause pour retourner aux études, lui qui regrette d’avoir abandonné après le secondaire. À 25 ans, il souhaite se rattraper et vivre «une vie de son âge». On peut le voir actuellement dans Tom à la ferme et Miraculum, et il sera du prochain film de Charles Binamé, The Elephant Song, un rôle qu’il souhaitait ardemment jouer.

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