Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Dimanche 19 avril 2015 | Mise en ligne à 23h10 | Commenter Commentaires (64)

L’étoile du match à Johanne Fontaine

jfontaine

Johanne Fontaine, qu’on verra dans un documentaire très touchant à Canal Vie, inspirait tout sauf la pitié dimanche soir à Tout le monde en parle. Une battante expressive, qui gesticule et parle fort, venue à bout de trois épisodes de cancer, et qui a illuminé le plateau. Je la soupçonne aussi de pouvoir déplacer des montagnes.

«Je suis une folle, une émotive, j’ai un rythme que les autres ont pas», admet celle qui vit intensément chaque moment de l’existence. Trop? «Peut-être que c’est les autres qui sont pas assez!» Sur son caractère étourdissant, souvent colérique: «ça ne m’a peut-être pas toujours servie, mais c’est ça qui m’a sauvée de la mort».

À travers l’épreuve, elle est restée lumineuse. Même quand elle devait porter un sac, qu’elle appelait Freddy – «il me faisait chier!» –, parfois même sur scène, avec la bonbonne de chimio. «J’ai l’impression que le tango avec le cancer est terminé», dit-elle aujourd’hui.

Oubliez la femme encore sonnée de la défaite par knock-out, l’ex-politicienne amère qu’on a vu chez Josélito Michaud à Télé-Québec l’automne dernier. La Pauline Marois qui retournait hier soir à Tout le monde en parle pour la première fois depuis son départ du Parlement apparaissait alerte, vive, comme dans ses meilleures années. Un peu plus, et on se serait cru en campagne électorale.

«Je crois que nous nous sommes fait battre par la peur qu’ont les Québécoises et les Québécois d’un référendum», dit-elle pour expliquer l’échec de son parti il y a un an. Elle croit toujours que Pierre Karl Péladeau représentait un atout précieux dans la campagne, pour donner une meilleure crédibilité économique au concept de souveraineté.

Ne comptez cependant pas sur l’ancienne première ministre pour commenter la course à la direction du Parti québécois – le contraire aurait été surprenant. Mais elle est toujours membre du parti, elle va voter pour le nouveau chef et sera «à ses côtés pour faire avancer le Québec vers son indépendance». Parce qu’elle n’a pas l’intention de s’éclipser. Hier soir, elle a même encore défendu sa charte, et pas du bout des lèvres.

S’ennuie-t-elle de Jean Charest? «Voulez-vous la vérité? Pas vraiment», a répondu Mme Marois. Celle-ci n’allait pas casser de sucre sur le dos de Sugar Sammy, assis à ses côtés, et qui a déjà dit faire plus confiance à Rob Ford qu’à elle. «Le droit d’expression doit exister même quand on dit des bêtises!» lui a-t-elle envoyé. La carte du fou du roi: «Trop jeune pour la retraite. Inspirez-vous d’Hillary Clinton, le Québec est trop petit pour vous, devenez première ministre du Canada!»

Fidèle à lui-même, Sugar Sammy, qui se dit gentil dans la vie et méchant sur la scène, ne s’est pas fait d’amis dans les régions. S’il gagne l’Olivier de l’année pour la troisième année consécutive, il promet de donner un spectacle gratuit à Shawinigan, qu’il a écorchée plus d’une fois. Et il en rajoute: «Pour une fois, il y aura quelque chose à faire à Shawinigan.»

L’humoriste s’est aussi moqué de la fierté des gens de Québec et de leur aéroport. «Ils l’appellent aéroport international Jean-Lesage, avec leur vol quotidien à Sept-îles. Ils ont deux gates à l’aéroport. C’est le plus petit avion que j’ai pris dans ma vie. Le pilote y’a même pas mis ça sur le tarmac, y’a juste parké ça entre deux chars!»

Karine Vanasse ignore si la série Revenge, Vengeance en français, sera de retour cet automne pour une cinquième saison sur ABC. La rumeur veut que les quatre épisodes restants soient les derniers.

L’interprète de Margaux admet que sa première coupe de cheveux de la saison, blonde coupée au carré, n’a pas fait l’unanimité. Elle savoure son personnage de méchante, même si celui-ci lui a valu des menaces de mort sur les réseaux sociaux, une réaction «normale» des fans pour les personnages de vilains, dit-elle.

À propos des secrets de tournage, elle admet que les tournages hollywoodiens sont plus luxueux. Elle dispose de sa propre roulotte, qui sert davantage à son chien! Si un épisode de 30 vies coûte environ 100 000$, ça peut grimper jusqu’à 5 millions pour Vengeance!

«Vous avez pas le droit de faire ça!» s’est exclamé Denis Villeneuve quand on lui a annoncé qu’on préparait une suite à Blade Runner, un de ses films préférés à vie. Convaincu par le scénario, il réalisera pourtant cette suite, et a même eu la bénédiction de Harrison Ford, qui reprendra son rôle.

Le cinéaste n’est pas peu fier de tourner son prochain film, The Story of Your Life, une histoire d’extraterrestres, à Montréal. Pour voir sa famille, mais aussi pour les retombées économiques sur la métropole – le film dispose d’un budget de 50 millions $. Une façon de répondre à ceux qui accusent les artistes d’être des «téteux de fonds publics», une absurdité à son avis.

Denis Villeneuve a su exercer son métier aux États-Unis tout en ne reniant jamais son identité. Il dit avoir réalisé Sicario, sélectionné au Festival de Cannes, en totale liberté, sans faire de compromis. Un luxe que lui a fourni le succès de Prisoners, créé dans les mêmes conditions.

Patrick Masbourian, qui mérite certainement une mention spéciale pour son éloquence, est devenu très émotif en expliquant pourquoi il n’avait jamais réalisé de long métrage après avoir participé à La course, la même année que Denis Villeneuve. «Je manque de confiance en moi», a-t-il répondu à Guy A. sur cette question qui semble encore très sensible, ajoutant avoir bousillé plusieurs opportunités.

L’animateur de PM sur ICI Radio-Canada Première a été d’une grande pertinence au sujet du génocide arménien, toujours nié par les Turcs, 100 ans plus tard, et qu’il raconte dans le documentaire Le génocide arménien… 100 ans de solitude. Il a commencé à relater cette tragédie à son fils de huit ans, notamment en lui expliquant qu’il accepterait bien des choses de sa part, «mais jamais le non-respect des différences».

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Mercredi 15 avril 2015 | Mise en ligne à 16h33 | Commenter Commentaires (61)

Pauline Marois chez Guy A.

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Première visite dimanche soir de Pauline Marois depuis la défaite cuisante de son parti l’année dernière, sur le plateau de Tout le monde en parle. L’ancienne première ministre du Québec y sera à l’occasion du 75e anniversaire du droit de vote des femmes.

Aussi sur le plateau de Guy A. Lepage: Karine Vanasse pour la série Vengeance et la Foire d’art contemporain d’oeuvres sur papier, Sugar Sammy pour le concours Créa qui récompense les meilleures publicités de l’année au Québec, Patrick Masbourian pour le documentaire Le génocide arménien… 100 ans de solitude et Johanne Fontaine pour le documentaire Johanne Fontaine: accro à la vie.

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Lundi 13 avril 2015 | Mise en ligne à 10h25 | Commenter Commentaires (44)

L’étoile du match à Claude Poirier

claudepoirier

«J’ai été un maudit imbécile pensant être au-dessus des lois.»

Claude Poirier, qui avait choisi Tout le monde en parle pour accorder sa première entrevue au sujet de ses déboires financiers, ne s’est pas ménagé. «En affaires, j’ai été un crisse de cave, je n’ai pas mis ma femme au courant, par orgueil.»

Habile et drôle, le «bogonneux» de service n’a pas essayé de se défiler, fidèle à son franc-parler habituel, bien au-delà de sa portion d’entrevue, ce qui lui vaut notre étoile du match.

Claude Poirier, qu’on reverra sur Investigation l’automne prochain, n’en veut pas aux journalistes de La Presse qui ont révélé l’affaire; c’est le titre de l’article, La descente aux enfers, qu’il n’a pas aimé. «Chu pas dans rue, chu pas su’l bonheur social», a-t-il dit, jurant qu’il n’avait pas l’intention de s’enlever la vie et écorchant au passage les «mangeux de marde» qui le croyaient infidèle ou dépendant au jeu.

Concernant son absence des médias, il affirme ne plus vouloir faire de quotidienne, mais ajoute l’instant d’après que TVA et LCN avaient décidé autre chose pour lui, «c’est leur choix». On souhaitait qu’il intervienne dans différentes émissions et non plus qu’il ait la sienne. «Je ne voulais pas chercher de la cote d’écoute pour quelqu’un d’autre, être un «porteux de valise» pour quelqu’un d’autre», a-t-il protesté.

Qu’a-t-il fait pendant ces deux jours où il a complètement disparu sans en informer son épouse en décembre dernier? «Réfléchir», a-t-il dit.

Le négociateur dit avoir toujours entretenu de meilleurs rapports avec les bandits qu’avec la police. «Le monde criminel te donne toujours l’heure juste.» Dans sa série, il fera une révélation au sujet de Marc Lépine, l’assassin de Polytechnique, qui, selon lui, connaissait la victime qu’il a poignardée.

Stéphane Rousseau était à Paris lors de l’attentat contre Charlie Hebdo et donnait un spectacle le soir même. «J’avais pas le goût de faire le show mais je ne voulais pas leur donner raison», dit-il, ajoutant avoir eu la nausée durant toute la première demi-heure. L’humoriste venu présenter son présenter Un peu princesse est revenue sur sa rupture récente d’avec Reem Kherici, qui s’est bien déroulée selon ses dires, le couple ne partageant plus les mêmes rêves.

India Desjardins a vendu 1,5 million d’exemplaires de sa série de romans Le journal d’Aurélie Laflamme dans le monde, un phénomène. À l’aube de la sortie en salles d’Aurélie Laflamme – Les pieds sur terre, elle affirme que ce deuxième film ne marque pas la fin d’une histoire, et qu’elle aimerait un jour écrire ce que sont devenus ses personnages 10 ans plus tard.

À ses côtés, la vedette du film, Marianne Verville, qui est devenue son amie, affirme que son père, l’imitateur Pierre Verville, l’encourage mais sans complaisance, toujours franc sur la qualité de son travail. Consultante au scénario de Ces gars-là, India Desjardins admet que le personnage de Mélissa Désormeaux-Poulin, Amélie, la représente tout à fait. Comme elle, elle a déjà dit «4/10» quand le médecin à l’urgence lui a demandé de quantifier sa douleur alors qu’elle souffrait d’une appendicite, ne jugeant pas son cas si important.

Le journaliste français Nicolas Hénin a survécu à 10 mois de captivité, tenu en otage par le groupe armé État islamique en Syrie. «Ce cauchemar n’est rien par rapport au drame que vivent chaque jour les Syriens», dit-il pour expliquer qu’il ne raconte pas l’histoire dans son livre Jihad Academy.

Il a un moment partagé la même cellule que James Foley, qui lui, a été tué par les terroristes. Il ignore contre quoi il a été échangé mais assure que le gouvernement français n’a pas payé pour sa libération.

Il associe l’efficacité de l’État islamique à son absence de doctrine. Le groupe armé recrute «des paumés, pas de vie, pas de culture», comme cet adolescent catholique pratiquant, qui s’est radicalisé en l’espace de deux semaines. «Vous prenez une tête bien vide, vous lui mettez dans le crâne une dizaine de mots arabes qui sont des notions islamiques, et vous les faites mouliner», illustre-t-il.

Il déplore que les frappes des forces canadiennes en Syrie ne visent que l’État islamique et qu’elles n’interviennent pas pour protéger les civils.

Pas impressionné par le discours du président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, qui n’a surtout pas voulu détailler clairement les secteurs touchés par ses coupes budgétaires, l’animateur le faisant à sa place. Au milieu d’un discours ronflant, Stéphane Rousseau a déridé l’assistance par cette question: «Ah, vous êtes pas?… Je pensais que c’était le premier danseur nu du 281!» Et le fou du roi d’ajouter: «Non lui, c’est le citoyen qu’il déshabille!»

La carte du fou du roi: «Comme le Trésor est vide, plus besoin de président. On a le regret de vous annoncer que votre poste est aboli.»

Le premier à avoir dansé nu sur la scène du 281, c’est plutôt Léonard Lalumière. «Claude, c’est une entrevue, pas un interrogatoire de police», a blagué Guy A. lorsque Claude Poirier s’est mis à bombarder l’invité de questions.

Ce monteur de ligne a été recruté en pleine rue en 1980 à 40 ans, par un homme sortant d’une voiture de luxe qui souhaitait ouvrir un bar de danse érotique destiné aux femmes, qui fête cette année son 35e anniversaire. Loin d’être dérangée par ce nouveau boulot, sa propre épouse dansera à son tour durant 10 ans.

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