Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Dimanche 4 mai 2014 | Mise en ligne à 23h23 | Commenter Commentaires (68)

L’étoile à Marc Labrèche

mlabreche

On ne pouvait mieux conclure la saison qu’avec cette édition de Tout le monde en parle. Pas de temps mort, des débats pertinents sur le choix de ne pas voter, les guerres, le cinéma, les compressions à Radio-Canada. Une émission 100% «mandat de diffuseur public».

Marc Labrèche a bien démarré la soirée avec son imitation de Jean Cocteau et de la diction des années 40, qu’on soit ici ou en France. En reprenant Les aiguilles et l’opium 20 ans plus tard, il repense inévitablement aux gens qu’il a perdus autour de lui depuis tout ce temps. «Je leur parle chaque fois avant d’entrer en scène.»

Bien sûr, l’ex-Bobo n’a rien perdu de sa folie, parlant notamment de «tribus de clitoris», mais reprenant son sérieux lorsque Guy A. lui demande quelle question il poserait à son père, Gaétan Labrèche. «Je voudrais savoir s’il était heureux», a-t-il répondu.

Invité à se prononcer sur les compressions à Radio-Canada, l’acteur s’est interrogé sur la décision d’amputer l’équipe de l’émission Enquête. «Quand tu es rendu à saper dans ce que tu fais de mieux», a-t-il dit, s’interrogeant sur la pertinence de mettre en ondes des émissions comme Alors on jase! et C’est ma toune, qui s’apparentent plutôt à ce que fait déjà le privé.

Dominic Arpin s’apprêtait à courir le marathon d’Ottawa quand il a appris qu’il souffrait d’un cancer du rein. Depuis son opération, il dit n’avoir jamais été aussi en forme de sa vie. La maladie lui a donné un électrochoc, resserrant les liens avec ses proches. Les réseaux sociaux n’ont pas que du mauvais; ils lui ont permis de passer au travers de cette épreuve, grâce au soutien de ses amis Facebook et abonnés Twitter.

Dominic Arpin n’aime pas que la course à pied, mais aussi les tough mudder, une série d’épreuves beaucoup plus éprouvantes, comme ramper sous des fils électriques dénudés, en subissant des chocs. «On est si bien chez soi avec un verre de vin», a répliqué Marc Labrèche.

Neuf têtes d’affiche de l’information de Radio-Canada ont laissé de côté leur devoir de réserve pour lancer un cri d’alarme sur les compressions de 130 millions$ qui touchent le diffuseur public. «Ne laissons pas ça se passer sans au moins qu’il y ait un débat public», a lancé Pierre Craig, qualifiant Radio-Canada d’«artère vitale pour la culture française en Amérique du Nord.» Insistant sur la couverture internationale que R.-C. est la seule à pouvoir offrir, Céline Galipeau s’inquiète pour l’avenir. «On est habitués de faire plus avec moins. Là, on fait moins avec moins», a-t-elle dit.

Patrice Roy déplore que les pertes d’emplois toucheront surtout les derniers arrivés. Se priver des jeunes employés, c’est «se priver d’oxygène dans une salle des nouvelles». Marie-José Turcotte a rappelé que Radio-Canada coûte «sept sous et demi» à chaque Canadien et que le privé est aussi subventionné. Anne-Marie Dussault attribue la faute en grande partie au mode de financement, qui n’est pas adéquat. Anormal que cette société publique soit à la merci de cotes d’écoute et de revenus publicitaires. «Qu’est-ce qui est rentable en information?» a demandé Alain Gravel, plaidant que les coûts des grands travaux d’infrastructure à Montréal avaient baissé de 30% depuis qu’Enquête s’est penchée sur la question.

La carte du fou du roi: «Vous pouvez bien rêver que le gouvernement Harper se mette à aimer l’information, la culture et la francophonie. Mais vous serez vite réveillé par le son d’un F-35 déchirant le ciel.»

Denys Arcand s’est retrouvé à justifier son choix de ne plus aller voter. «Je suis un orphelin de la politique, personne ne parle pour moi», a-t-il expliqué. «C’est quand même triste d’entendre ça», s’est permis d’ajouter Alain Gravel, ce qui a donné lieu à un intéressant débat sur ce choix pour plusieurs discutable.

Le cinéaste est bien sûr déçu que son film Le règne de la beauté n’ait pas été sélectionné à Cannes «parce qu’on s’est pris trop tard», dit-il. Le cinéaste a badiné sur les critères de cette compétition, racontant qu’un homme de l’organisation lui ait reproché de ne pas avoir suffisamment de gros noms dans ses films, parlant de «M. Labiche» au lieu de Marc Labrèche.

Arcand se permet de passer un message dans son nouveau film, déplorant que les Québécois soient si peu sensibles à l’architecture, et vantant notamment l’architecte de Québec Pierre Thibault.

La nouvelle ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre Lise Thériault n’a pas encore parlé au directeur général de la Sûreté du Québec, Mario Laprise, qu’on dit assis sur un siège éjectable depuis l’élection des libéraux. Mme Thériault affirme au contraire qu’elle n’a pas été nommée «pour faire le ménage» ou «pour mettre M. Laprise dehors». «La SQ est une institution, faut trouver la manière de nommer les responsables sans interférence politique», dit-elle.

Une politicienne n’avait jamais eu à affronter autant de journalistes sur ce plateau. Alain Gravel n’allait pas se gêner pour lui rappeler que les Nathalie Normandeau, Violette Trépanier et Marc-Yvan Côté étaient visés par l’UPAC. Les lois ont changé depuis, a-t-elle plaidé, ajoutant que personne n’est au-dessus des lois, y compris les politiciens.

La ministre a écorché nos pauvres oreilles à quelques reprises avec ses «si j’aurais» et «ça l’existe pas». Encore drôle qu’elle n’ait pas été nommée ministre de l’Éducation. «Nos aînés doivent donner l’exemple aux plus jeunes», a-t-elle envoyé à Denys Arcand, concernant sa décision de ne plus voter.

J’adore les «je ne suis pas d’accord» et les débats qui s’ensuivent, comme ce fut le cas entre le cinéaste et acteur Mathieu Kassovitz et Denys Arcand. Des échanges vigoureux et sains, comme nous en avons trop peu à la télé québécoise. Kassovitz considère que les cinéastes commencent à être moins bons après leur quatrième film, une théorie que ne partage pas du tout Arcand. Il fallait voir les deux cinéastes se tirer la pipe amicalement.

Une chose sur laquelle ils sont d’accord, c’est sur l’abstentionnisme, Kassovitz ayant voté pour la dernière fois alors qu’il n’avait que 18 ans. Et c’était pour Mitterrand.

Le réalisateur de La haine a repris la narration du troisième volet de la fascinante série documentaire Apocalypse, portant cette fois sur la 1ère Guerre mondiale. «On se souvient, grâce à ça, qu’on est toujours très proches de conflits terribles et de vies gâchées», a-t-il dit. Mécontent que son dernier film, L’ordre et la morale, n’ait pas été reconnu aux Césars, il affirme que la France, jadis «un pays de lumière», est «devenu extrêmement ringard».

Tout le monde en parle sera de retour cet automne pour une 11e saison. Un montage des meilleurs moments depuis 10 ans sera diffusé dans deux semaines. Merci de votre grande fidélité au compte rendu hebdomadaire de Tout le monde en parle, qui reste l’entrée de blogue la plus consultée de la semaine.

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Dimanche 20 avril 2014 | Mise en ligne à 23h08 | Commenter Commentaires (63)

L’étoile à Cora Tsouflidou

CoraTsouflidou

Cora Tsouflidou. Ce nom de famille, elle le doit à son ex-mari, un restaurateur d’origine grecque, qui considérait qu’une femme ne devait rien faire d’autre que de la couture ou de la coiffure. Elle ne l’a pas écouté, et la voilà aujourd’hui avec plus de 130 restaurants de déjeuners Chez Cora. L’histoire de cette femme d’affaires accomplie, racontée dans le livre De Cora à Cora Déjeuners, a donné lieu au moment le plus intéressant de l’édition pascale de Tout le monde en parle dimanche soir.

Ses différents plats qui apparaissent au menu (Lucie-la-framboise, Le déjeuner d’Annie, etc.) ont réellement été inspirés par ses clients, à son premier resto de Côte-Vertu. «80% du menu», dit-elle. Elle ignorait même ce qu’était un franchisé quand une femme est venue lui offrir d’emprunter sa formule et son image pour ouvrir sa propre succursale Chez Cora.

Elle en a voulu longtemps à cette cuisinière qui s’est sauvée avec ses recettes pour ouvrir sa propre chaîne de restaurants, et qu’elle appelle la «vieille chipie». Cette trahison l’a quand même stimulée à élaborer le concept Cora, mais elle rage de ne pas toucher de redevances sur les profits de sa rivale.

Son fils Nicolas a pris sa relève à la tête de l’entreprise, qui table maintenant sur une expansion aux États-Unis. «Êtes-vous enregistrée au Delaware?» lui a demandé Dany Turcotte. «Comment vous savez ça, vous?» a répondu Cora Tsouflidou, qui semblait un peu mécontente de la question. On sait que le Delaware est considéré comme un paradis fiscal.

Mario Tessier a dû regretter d’avoir révélé qu’il avait retiré un gag du Gala Artis, qui rendait l’artiste qui en était la cible «mal à l’aise». «Qui? Et quel était le gag?», ont voulu savoir Guy A., Dany et même l’autre moitié des Grandes Gueules, José Gaudet. Guy A. a sorti le vin plus tôt afin qu’il raconte la fameuse plaisanterie, mais rien n’y fit. On a seulement compris que l’artiste en question était un homme et qu’il était homosexuel.

Benoît Dutrizac, qui coanimera la 17e saison des Francs-tireurs cet automne à Télé-Québec, aimerait beaucoup y recevoir Pierre Karl Péladeau, notamment pour savoir s’il considérait un peu disgracieux son discours improvisé avec les Drainville et Lisée, le soir de la défaite du Parti québécois. Alors que Martineau ne croit pas en la disparition de l’idée de souveraineté, Dutrizac l’associe à une autre époque.

Martineau a bondi lorsqu’il a été questionné sur l’UPAC et le parti de Philippe Couillard. «Faut-tu détester le référendum pour voter Libéral!» s’est-il indigné. Sur Gaétan Barrette, Dutrizac qualifie son changement de camp d’«odieux», se rappelant «ce qu’il m’a dit hors d’ondes sur Yves Bolduc et sur l’establishment du Parti libéral».

Alors que Martineau semblait dire que les coupures à Radio-Canada n’étaient pas pires que dans le reste du monde des médias – «c’est très triste mais ça arrive partout» –, Dutrizac déplorait qu’elle se fassent sur le dos des jeunes, insistant sur l’importance du service public.

Thomas Mulcair ne devait pas s’attendre à se faire ainsi bombarder. Le chef du NPD a admis avoir voté libéral pour son ami Geoffrey Kelley. «Pourquoi pas Québec solidaire?» a demandé Richard Martineau. Mulcair reste fédéraliste avant tout, quitte à voter pour un parti qu’il a pourtant quitté il y a huit ans en claquant la porte.

Il ne croit pas qu’un vote pour le NPD aux prochaines élections pourrait diviser le vote et réélire un gouvernement conservateur. «C’est vrai que des fois j’ai l’impression de me présenter contre People Magazine», dit-il à propos du chef libéral, Justin Trudeau. Thomas Mulcair se dit convaincu qu’Olivia Chow remportera la mairie de Toronto contre Rob Ford.

Le réalisateur Cédric Klapisch a attendu que Romain Duris soit papa avant de lui proposer Casse-tête chinois, dernier volet de sa trilogie entreprise avec L’auberge espagnole. «Je savais qu’il ne jouerait pas de la même façon s’il n’avait pas d’enfant.» Après Barcelone, Londres et Saint-Pétersbourg, il a choisi de situer le troisième chapitre dans le Chinatown de New York. Il ne croit pas faire un quatrième film, une idée que son propre fils lui déconseille d’ailleurs.

Retraité de la police de Montréal, Richard Dupuis a déjà été le patron de l’ex-enquêteur Benoît Roberge, qui a écopé de huit ans de prison pour avoir vendu des informations aux Hells Angels. Il parle d’un être manipulateur, qui ne respectait pas les règles, excessivement extraverti. Il qualifie d’effet de toge le numéro de Roberge, qui a pleuré devant le juge, pour s’attirer la sympathie du public, selon M. Dupuis. Roberge sera emprisonné dans un pénitencier adapté, afin qu’il ne soit pas victime de représailles de ses codétenus.

Richard Dupuis attribue les plus récents suicides de policiers à la plus grande pression qui leur est imposée, malgré des statistiques qui indiquent une baisse des suicides. La nomination des chefs de police aux changements de gouvernements, dont il a été largement question, a suscité l’indignation du panel d’invités.

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Lundi 14 avril 2014 | Mise en ligne à 10h48 | Commenter Commentaires (21)

L’étoile à Anaïs Favron

afavron

Drôle, rafraîchissante, attachante. Quand Anaïs Favron se présente à l’écran, le charme opère, et le rire est assuré. Ça mérite bien une étoile. Animatrice de la sixième édition d’En route vers mon premier Gala Juste pour rire à MAtv, cette ancienne de la Ligue nationale d’improvisation ne rêve pourtant pas d’une carrière d’humoriste et préfère l’absence de pression d’être drôle à tout coup. Eh bien ça marche.

L’animatrice du Dernier passager à Télé-Québec salue le courage des jeunes de la relève, qui doivent faire la tournée des bars, souvent payés à peine 25$. «Il faut être capable de se faire niaiser sans rien dire, ça prend pas d’orgueil», dit-elle à propos de la rareté des femmes en humour.

Pour un segment de Testé sur des humains tourné dans un bar, elle s’est donné 10 minutes pour convaincre des hommes, pour la plupart en couple, de l’accompagner dans son lit. Un test qui l’a rendue paranoïaque, avec un taux de réussite de 100%. Un gars aurait-il eu autant de succès avec des filles? Probablement, pense la comédienne, qui n’a jamais vécu de peine d’amour, ayant toujours laissé plutôt qu’avoir été laissée.

Le propos a donné lieu au moment le plus drôle de la soirée, alors que le sénateur Roméo Dallaire lui a fourni sa carte personnelle et que Gilles Vigneault lui a demandé: «C’est quel bar?» Une collègue me fait remarquer que le duo Dallaire-Vigneault ressemblait hier à Statler et Waldorf du Muppet Show, une formidable comparaison.

Anaïs Favron, qui a commencé à la salle des nouvelles de Radio-Canada à l’animation de RDI Junior, s’impose un rythme de vie très strict pour parvenir à remplir tous ses contrats de radio et de télévision. La carte du fou du roi: «Bonne route vers ton premier Gala Juste pour rire. Deux choses à éviter: la vulgarité et Gilbert Rozon en fin de soirée.»

L’académicien Dany Laferrière, dont c’était l’anniversaire hier, n’a pas eu peur de traiter de sujets aussi sérieux que l’amour, la mort et la politique dans ses livres jeunesse. «Les enfants, ce sont des philosophes», dit-il. Élu au premier tour par 13 voix à l’Académie française, il a écrit une longue lettre à chacun de ses confrères et consoeurs, mais ne pourra prendre possession de son siège avant le printemps 2015. Un académicien ne reçoit pas plus de 10 000$ par an.

L’écrivain en est venu à apprécier l’hiver au cours d’un séjour à Miami, en pleine canicule. «J’ai senti à ce moment-là se glisser dans mes veines un glaçon, et j’ai compris que mon identité d’homme du nord était née. J’ai pris mes cliques, mes claques, ma femme et mes filles et je suis rentré à Montréal», raconte l’homme de 61 ans.

De retour à l’animation de son talk-show pour une quatrième saison, Pénélope McQuade ne nie pas que la performance des Canadiens en séries et la météo auront de l’influence sur ses cotes d’écoute. Pour elle, l’auditoire, «c’est le nerf de la guerre, c’est ce qui fait qu’on reste en ondes». «Je ne pensais jamais arriver à un tel niveau de plaisir, de bonheur, et je dirais même de confort», affirme celle qui craignait que sa carrière était finie il y a quatre ans, avant de relever ce nouveau défi.

Elle a bondi quand Guy Fournier a commenté l’an dernier le geste de Jean-François Mercier, qui avait posé sa main à deux reprises sur son genou dénudé. Selon le chroniqueur du Journal de Montréal, c’est pour se faire remarquer par les hommes que les femmes s’habillent aussi courtement. L’animatrice estime le commentaire «totalement rétrograde et à la limite extrêmement dangereux» et considère qu’on ne doit pas justifier «les actions et les comportements des autres» à partir de la façon de se vêtir des femmes. «Eille, on est-tu en 1952?» demande-t-elle.

Concernant la Soirée des Jutra, qu’elle a coanimée avec Laurent Paquin, elle assure que l’assistance n’y était pas aussi froide que l’ont prétendu certains critiques.

Gilles Vigneault paraissait moins abattu que dans les entrevues accordées aux journaux depuis la défaite brutale du Parti québécois. L’homme de 85 ans y affirmait être plus démoli qu’au lendemain des deux référendums. Est-ce la mort du concept de souveraineté? «Un traitement de choc, c’est pas pour tuer le cheval, c’est pour le sauver», répond-il. Vigneault ne tient pas à voir le Québec devenir un pays de son vivant, pourvu que ses enfants et ses petits-enfants le réalisent.

Il sort amer des plans de restauration de sa maison familiale, qui n’aboutiront pas. «Des gens ont déclaré qu’on avait mis des millions sur la cabane à Vigneault», dit-il, insulté. Il a reçu des commentaires «horribles et insupportables», et considère l’affaire comme «un accroc extrêmement ennuyeux à sa réputation».

Pour le sénateur Roméo Dallaire, le génocide rwandais aurait pu être évité. Plusieurs savaient, mais n’en ont pas informé les Nations Unies. Et de nombreux pays à qui il a fait appel au cours de la première semaine du génocide ont refusé d’intervenir. Les dirigeants de l’un d’entre eux, qu’il n’a pas nommé, considéraient même farfelu d’intervenir dans un pays déjà surpeuplé.

Certains bourreaux courent encore, et il y en a même au Canada. Il n’est pas exclu selon lui que le président rwandais Paul Kagame utilise à son tour la force extrême. Vingt ans plus tard, M. Dallaire garde encore des séquelles de ce qu’il a vécu là-bas, malgré 13 ans de thérapie et les neuf pilules qu’il doit prendre chaque jour. Le Sénat devrait avoir beaucoup plus de Roméo Dallaire, affirme Alec Castonguay, chef de bureau politique au magazine L’Actualité convaincu qu’on ne remettrait plus en cause l’existence de l’institution.

Le sociologue et chroniqueur au Journal de Montréal Mathieu Bock-Côté nie avoir été pour quelque chose dans le virage identitaire du Parti québécois, comme l’a écrit Vincent Marissal dans La Presse. «Il aurait dû m’appeler», affirme celui qui dit tenir trop à son indépendance intellectuelle pour s’impliquer d’aussi près en politique.

M. Bock-Côté considère que Bernard Drainville a injustement servi de bouc émissaire durant la campagne. Sans parler de bon coup, il parle d’«indignation forcée» lorsqu’il est question du discours des «trois ténors» avant celui de Pauline Marois, le soir de la défaite. Une décision jugée mauvaise par Roméo Dallaire, tout autant que la stratégie de ce parti durant la campagne. «Ça doit être fascinant d’essayer de prendre des notes dans votre cours», a fait remarquer le sénateur au chroniqueur verbomoteur.

Pour Alec Castonguay, le PQ a eu tort de tabler sur son bilan de règne pour remporter l’élection. Il considère que Philippe Couillard a fait une bonne campagne et que son organisation a été sous-estimée.

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