Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Dimanche 20 avril 2014 | Mise en ligne à 23h08 | Commenter Commentaires (58)

L’étoile à Cora Tsouflidou

CoraTsouflidou

Cora Tsouflidou. Ce nom de famille, elle le doit à son ex-mari, un restaurateur d’origine grecque, qui considérait qu’une femme ne devait rien faire d’autre que de la couture ou de la coiffure. Elle ne l’a pas écouté, et la voilà aujourd’hui avec plus de 130 restaurants de déjeuners Chez Cora. L’histoire de cette femme d’affaires accomplie, racontée dans le livre De Cora à Cora Déjeuners, a donné lieu au moment le plus intéressant de l’édition pascale de Tout le monde en parle dimanche soir.

Ses différents plats qui apparaissent au menu (Lucie-la-framboise, Le déjeuner d’Annie, etc.) ont réellement été inspirés par ses clients, à son premier resto de Côte-Vertu. «80% du menu», dit-elle. Elle ignorait même ce qu’était un franchisé quand une femme est venue lui offrir d’emprunter sa formule et son image pour ouvrir sa propre succursale Chez Cora.

Elle en a voulu longtemps à cette cuisinière qui s’est sauvée avec ses recettes pour ouvrir sa propre chaîne de restaurants, et qu’elle appelle la «vieille chipie». Cette trahison l’a quand même stimulée à élaborer le concept Cora, mais elle rage de ne pas toucher de redevances sur les profits de sa rivale.

Son fils Nicolas a pris sa relève à la tête de l’entreprise, qui table maintenant sur une expansion aux États-Unis. «Êtes-vous enregistrée au Delaware?» lui a demandé Dany Turcotte. «Comment vous savez ça, vous?» a répondu Cora Tsouflidou, qui semblait un peu mécontente de la question. On sait que le Delaware est considéré comme un paradis fiscal.

Mario Tessier a dû regretter d’avoir révélé qu’il avait retiré un gag du Gala Artis, qui rendait l’artiste qui en était la cible «mal à l’aise». «Qui? Et quel était le gag?», ont voulu savoir Guy A., Dany et même l’autre moitié des Grandes Gueules, José Gaudet. Guy A. a sorti le vin plus tôt afin qu’il raconte la fameuse plaisanterie, mais rien n’y fit. On a seulement compris que l’artiste en question était un homme et qu’il était homosexuel.

Benoît Dutrizac, qui coanimera la 17e saison des Francs-tireurs cet automne à Télé-Québec, aimerait beaucoup y recevoir Pierre Karl Péladeau, notamment pour savoir s’il considérait un peu disgracieux son discours improvisé avec les Drainville et Lisée, le soir de la défaite du Parti québécois. Alors que Martineau ne croit pas en la disparition de l’idée de souveraineté, Dutrizac l’associe à une autre époque.

Martineau a bondi lorsqu’il a été questionné sur l’UPAC et le parti de Philippe Couillard. «Faut-tu détester le référendum pour voter Libéral!» s’est-il indigné. Sur Gaétan Barrette, Dutrizac qualifie son changement de camp d’«odieux», se rappelant «ce qu’il m’a dit hors d’ondes sur Yves Bolduc et sur l’establishment du Parti libéral».

Alors que Martineau semblait dire que les coupures à Radio-Canada n’étaient pas pires que dans le reste du monde des médias – «c’est très triste mais ça arrive partout» –, Dutrizac déplorait qu’elle se fassent sur le dos des jeunes, insistant sur l’importance du service public.

Thomas Mulcair ne devait pas s’attendre à se faire ainsi bombarder. Le chef du NPD a admis avoir voté libéral pour son ami Geoffrey Kelley. «Pourquoi pas Québec solidaire?» a demandé Richard Martineau. Mulcair reste fédéraliste avant tout, quitte à voter pour un parti qu’il a pourtant quitté il y a huit ans en claquant la porte.

Il ne croit pas qu’un vote pour le NPD aux prochaines élections pourrait diviser le vote et réélire un gouvernement conservateur. «C’est vrai que des fois j’ai l’impression de me présenter contre People Magazine», dit-il à propos du chef libéral, Justin Trudeau. Thomas Mulcair se dit convaincu qu’Olivia Chow remportera la mairie de Toronto contre Rob Ford.

Le réalisateur Cédric Klapisch a attendu que Romain Duris soit papa avant de lui proposer Casse-tête chinois, dernier volet de sa trilogie entreprise avec L’auberge espagnole. «Je savais qu’il ne jouerait pas de la même façon s’il n’avait pas d’enfant.» Après Barcelone, Londres et Saint-Pétersbourg, il a choisi de situer le troisième chapitre dans le Chinatown de New York. Il ne croit pas faire un quatrième film, une idée que son propre fils lui déconseille d’ailleurs.

Retraité de la police de Montréal, Richard Dupuis a déjà été le patron de l’ex-enquêteur Benoît Roberge, qui a écopé de huit ans de prison pour avoir vendu des informations aux Hells Angels. Il parle d’un être manipulateur, qui ne respectait pas les règles, excessivement extraverti. Il qualifie d’effet de toge le numéro de Roberge, qui a pleuré devant le juge, pour s’attirer la sympathie du public, selon M. Dupuis. Roberge sera emprisonné dans un pénitencier adapté, afin qu’il ne soit pas victime de représailles de ses codétenus.

Richard Dupuis attribue les plus récents suicides de policiers à la plus grande pression qui leur est imposée, malgré des statistiques qui indiquent une baisse des suicides. La nomination des chefs de police aux changements de gouvernements, dont il a été largement question, a suscité l’indignation du panel d’invités.

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Lundi 14 avril 2014 | Mise en ligne à 10h48 | Commenter Commentaires (21)

L’étoile à Anaïs Favron

afavron

Drôle, rafraîchissante, attachante. Quand Anaïs Favron se présente à l’écran, le charme opère, et le rire est assuré. Ça mérite bien une étoile. Animatrice de la sixième édition d’En route vers mon premier Gala Juste pour rire à MAtv, cette ancienne de la Ligue nationale d’improvisation ne rêve pourtant pas d’une carrière d’humoriste et préfère l’absence de pression d’être drôle à tout coup. Eh bien ça marche.

L’animatrice du Dernier passager à Télé-Québec salue le courage des jeunes de la relève, qui doivent faire la tournée des bars, souvent payés à peine 25$. «Il faut être capable de se faire niaiser sans rien dire, ça prend pas d’orgueil», dit-elle à propos de la rareté des femmes en humour.

Pour un segment de Testé sur des humains tourné dans un bar, elle s’est donné 10 minutes pour convaincre des hommes, pour la plupart en couple, de l’accompagner dans son lit. Un test qui l’a rendue paranoïaque, avec un taux de réussite de 100%. Un gars aurait-il eu autant de succès avec des filles? Probablement, pense la comédienne, qui n’a jamais vécu de peine d’amour, ayant toujours laissé plutôt qu’avoir été laissée.

Le propos a donné lieu au moment le plus drôle de la soirée, alors que le sénateur Roméo Dallaire lui a fourni sa carte personnelle et que Gilles Vigneault lui a demandé: «C’est quel bar?» Une collègue me fait remarquer que le duo Dallaire-Vigneault ressemblait hier à Statler et Waldorf du Muppet Show, une formidable comparaison.

Anaïs Favron, qui a commencé à la salle des nouvelles de Radio-Canada à l’animation de RDI Junior, s’impose un rythme de vie très strict pour parvenir à remplir tous ses contrats de radio et de télévision. La carte du fou du roi: «Bonne route vers ton premier Gala Juste pour rire. Deux choses à éviter: la vulgarité et Gilbert Rozon en fin de soirée.»

L’académicien Dany Laferrière, dont c’était l’anniversaire hier, n’a pas eu peur de traiter de sujets aussi sérieux que l’amour, la mort et la politique dans ses livres jeunesse. «Les enfants, ce sont des philosophes», dit-il. Élu au premier tour par 13 voix à l’Académie française, il a écrit une longue lettre à chacun de ses confrères et consoeurs, mais ne pourra prendre possession de son siège avant le printemps 2015. Un académicien ne reçoit pas plus de 10 000$ par an.

L’écrivain en est venu à apprécier l’hiver au cours d’un séjour à Miami, en pleine canicule. «J’ai senti à ce moment-là se glisser dans mes veines un glaçon, et j’ai compris que mon identité d’homme du nord était née. J’ai pris mes cliques, mes claques, ma femme et mes filles et je suis rentré à Montréal», raconte l’homme de 61 ans.

De retour à l’animation de son talk-show pour une quatrième saison, Pénélope McQuade ne nie pas que la performance des Canadiens en séries et la météo auront de l’influence sur ses cotes d’écoute. Pour elle, l’auditoire, «c’est le nerf de la guerre, c’est ce qui fait qu’on reste en ondes». «Je ne pensais jamais arriver à un tel niveau de plaisir, de bonheur, et je dirais même de confort», affirme celle qui craignait que sa carrière était finie il y a quatre ans, avant de relever ce nouveau défi.

Elle a bondi quand Guy Fournier a commenté l’an dernier le geste de Jean-François Mercier, qui avait posé sa main à deux reprises sur son genou dénudé. Selon le chroniqueur du Journal de Montréal, c’est pour se faire remarquer par les hommes que les femmes s’habillent aussi courtement. L’animatrice estime le commentaire «totalement rétrograde et à la limite extrêmement dangereux» et considère qu’on ne doit pas justifier «les actions et les comportements des autres» à partir de la façon de se vêtir des femmes. «Eille, on est-tu en 1952?» demande-t-elle.

Concernant la Soirée des Jutra, qu’elle a coanimée avec Laurent Paquin, elle assure que l’assistance n’y était pas aussi froide que l’ont prétendu certains critiques.

Gilles Vigneault paraissait moins abattu que dans les entrevues accordées aux journaux depuis la défaite brutale du Parti québécois. L’homme de 85 ans y affirmait être plus démoli qu’au lendemain des deux référendums. Est-ce la mort du concept de souveraineté? «Un traitement de choc, c’est pas pour tuer le cheval, c’est pour le sauver», répond-il. Vigneault ne tient pas à voir le Québec devenir un pays de son vivant, pourvu que ses enfants et ses petits-enfants le réalisent.

Il sort amer des plans de restauration de sa maison familiale, qui n’aboutiront pas. «Des gens ont déclaré qu’on avait mis des millions sur la cabane à Vigneault», dit-il, insulté. Il a reçu des commentaires «horribles et insupportables», et considère l’affaire comme «un accroc extrêmement ennuyeux à sa réputation».

Pour le sénateur Roméo Dallaire, le génocide rwandais aurait pu être évité. Plusieurs savaient, mais n’en ont pas informé les Nations Unies. Et de nombreux pays à qui il a fait appel au cours de la première semaine du génocide ont refusé d’intervenir. Les dirigeants de l’un d’entre eux, qu’il n’a pas nommé, considéraient même farfelu d’intervenir dans un pays déjà surpeuplé.

Certains bourreaux courent encore, et il y en a même au Canada. Il n’est pas exclu selon lui que le président rwandais Paul Kagame utilise à son tour la force extrême. Vingt ans plus tard, M. Dallaire garde encore des séquelles de ce qu’il a vécu là-bas, malgré 13 ans de thérapie et les neuf pilules qu’il doit prendre chaque jour. Le Sénat devrait avoir beaucoup plus de Roméo Dallaire, affirme Alec Castonguay, chef de bureau politique au magazine L’Actualité convaincu qu’on ne remettrait plus en cause l’existence de l’institution.

Le sociologue et chroniqueur au Journal de Montréal Mathieu Bock-Côté nie avoir été pour quelque chose dans le virage identitaire du Parti québécois, comme l’a écrit Vincent Marissal dans La Presse. «Il aurait dû m’appeler», affirme celui qui dit tenir trop à son indépendance intellectuelle pour s’impliquer d’aussi près en politique.

M. Bock-Côté considère que Bernard Drainville a injustement servi de bouc émissaire durant la campagne. Sans parler de bon coup, il parle d’«indignation forcée» lorsqu’il est question du discours des «trois ténors» avant celui de Pauline Marois, le soir de la défaite. Une décision jugée mauvaise par Roméo Dallaire, tout autant que la stratégie de ce parti durant la campagne. «Ça doit être fascinant d’essayer de prendre des notes dans votre cours», a fait remarquer le sénateur au chroniqueur verbomoteur.

Pour Alec Castonguay, le PQ a eu tort de tabler sur son bilan de règne pour remporter l’élection. Il considère que Philippe Couillard a fait une bonne campagne et que son organisation a été sous-estimée.

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Mercredi 9 avril 2014 | Mise en ligne à 16h59 | Commenter Commentaires (42)

Gilles Vigneault chez Guy A.

vigneault

Le grand Gilles Vigneault sera chez Guy A. Lepage dimanche soir, sur ICI Radio-Canada Télé, pour son nouvel album Vivre debout. Et il aura certainement des choses à dire sur la cuisante défaite du Parti québécois à l’élection de lundi dernier.

Tout le monde en parle, qui aura fort à faire contre la finale de La voix à TVA, reçoit aussi le lieutenant-général à la retraite et sénateur Roméo Dallaire pour les 20 ans du génocide au Rwanda, l’académicien et écrivain Dany Laferrière pour le livre jeunesse Le baiser mauve de Vava et une version adaptée pour les jeunes de L’odeur du café, Pénélope McQuade pour son talk-show, Anaïs Favron pour l’émission En route vers mon premier gala Juste pour rire, de même que Mathieu Bock-Côté et Alec Castonguay pour discuter de l’avenir du Parti québécois.

Du côté de Télé-Québec, à Deux hommes en or, vendredi à 21h, Patrick Lagacé et Jean-Philippe Wauthier accueillent Lise Dion, Pierre Curzi, Alexandre Taillefer et Diane Bibaud.

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