
Luc Vigneault est la preuve vivante qu’on peut connaître une existence heureuse, même avec la schizophrénie. Dimanche soir à la dernière de la saison de Tout le monde en parle, ce pair-aidant de l’Institut universitaire de santé mentale de Québec a certainement fait tomber des tabous sur cette maladie méconnue, que plusieurs croient encore incurable.
Quand on l’a diagnostiqué à la fin de l’adolescence, ce n’est pourtant pas ce que son psychiatre lui faisait miroiter: «Vous êtes fini, vous ne pourrez jamais travailler, avoir une vie sociale et sentimentale», lui avait-il dit. Heureusement, les temps ont changé. Aujourd’hui, il a une conjointe, «son garde-fou» mais pas sa soignante, et sait qu’une personne aux prises avec la maladie mentale peut mener «une vie exceptionnellement heureuse».
Or, le malaise persiste, et l’homme au rire communicatif a vu la différence quand il a été soigné pour un cancer de la vessie et qu’on lui envoyait des fleurs et des cadeaux. «Quand t’es hospitalisé en psychiatrie, le téléphone arrête de sonner, le facteur ne passe plus.»
Venu promouvoir le film Hot Dog, dont il tient la vedette avec Paul Doucet, Éric Salvail a annoncé que son émission Fidèles au poste ne reviendra pas cet automne à TVA. Il affirme «avoir fait le tour du concept» et refuse d’attribuer cette décision au mauvais choix du diffuseur de programmer l’émission contre Les enfants de la télé, mais Paul Doucet s’en est chargé. «C’est le public qui paye», a déploré l’acteur à propos de décisions semblables, l’oeuvre «de quelques individus». Normal que Salvail reste prudent: il affirme avoir d’autres projets avec TVA.
Par ailleurs, ce n’est pas la bande-annonce de Hot Dog qui va nous donner envie d’aller voir ce film, même si Éric Salvail parle d’«une comédie rafraîchissante» et «à l’humour fin». J’ai plus hâte de voir les films Sarah préfère la course de Chloé Robichaud et Le démantèlement de Sébastien Pilote, tous deux sélectionnés à Cannes. Pour le premier, l’actrice Sophie Desmarais s’est entraînée à courir durant six mois sans savoir si le film obtiendrait son financement.
Belle occasion dimanche de souligner le travail d’Alain Gravel et de Marie-Maude Denis, encore pertinents en regard des dernières révélations de la commission Charbonneau. Témoin de corruption dans le monde municipal depuis le début de sa carrière, Alain Gravel considère que la classe politique a manqué de courage en laissant aller les choses.
Persuadé que Frank Zampino était l’homme fort de la Ville de Montréal, Gravel se demande pourquoi le maire Tremblay n’a pas posé davantage de questions. Il comprend mal qu’il se soit montré, lui et d’autres, avec Gilles Cloutier, qui avait pourtant fait la une des journaux pour avoir été reconnu coupable de collusion.
Même incompréhension chez Marie-Maude Denis sur le financement des partis par les entreprises. «Cet argent-là ne tombe pas du ciel. Pourquoi il n’y a pas d’acte de contrition de la classe politique?» demande-t-elle. Quant à Gilles Cloutier, la police ne lui aurait pas donné le choix: ou bien il collaborait, ou bien elle l’arrêtait. «Pour lui c’est une question de faire le bien après avoir fait le mal», résume la journaliste.
Alain Gravel trouve par ailleurs maladroit l’appel à la prudence de Pauline Marois à l’endroit de la commission Charbonneau au moment où Guy Chevrette est éclaboussé, rappelant que le Parti québécois a mis du temps à réclamer une commission d’enquête, après l’ADQ.
Récipiendaire du trophée Artis de l’animateur d’émissions d’affaires publiques la semaine dernière, Alain Gravel le prend comme une marque de reconnaissance de la part du public pour le travail des journalistes d’enquête.
Mario Jean, qui animera dimanche prochain le Gala Les Olivier, est venu flanqué de Jean-François Mercier et de Daniel Savoie. Celui-ci a été le plus drôle, avec son légendaire joueur de hockey Patrice Lemieux. «Le Canadien va-t-il gagner la coupe?», lui a demandé Guy A. «C’est comme si je te demandais les numéros du Super 7», a répondu Lemieux.
Dans ses grandes années de radio à CKOI à Montréal, Lucien Francoeur aurait voulu parler de Réjean Ducharme, mais son patron préférait qu’il fasse tirer des casquettes des Backstreet Boys. Le «rocker lettré» devenu enseignant, dont on publie la biographie, réclame aujourd’hui des classes moins peuplées au secondaire et au cégep.
Tout le monde en parle reviendra cet automne pour une 10e saison. Merci pour votre fidélité à ce blogue tout au long de la saison!
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