Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Dimanche 26 mars 2017 | Mise en ligne à 23h08 | Commenter Commentaires (22)

L’étoile du match à Annie Trudel

annietrudel

Il y a deux Éric Duhaime, selon Guy A. Lepage. Le très articulé qui pourrait prendre le temps d’expliquer les choses. Et le bouillant, qui donne un show à la radio. Hier, dans un contexte de promotion à Tout le monde en parle, l’animateur du FM93 s’est montré pas mal moins hostile et tranché dans ses propos qu’il peut l’être à la radio ou dans ses livres.

«Quand je suis à Québec, celui qui est dans le ring, c’est plus celui qui ne pense pas comme moi. Là, je suis un poisson sorti du bocal, c’est sûr que je ne suis pas sur mon terrain», a reconnu l’auteur de La fin de l’homosexualité et le dernier gay, un essai dans lequel il prétend que la bataille pour l’égalité des homosexuels a été gagnée au Québec.

«Le sexe de la personne avec qui je dors à tous les soirs, c’est secondaire dans ma vie», affirme Duhaime, qui refuse de servir de porte-parole à la communauté gaie. «Moi je dis que dans deux ans, t’es dans un char allégorique en bobettes!» a blagué Dany Turcotte, lui-même porte-étendard de la cause gaie.

Duhaime a ressorti une page couverture du Journal de Québec de 1970, titrée: «Réseau de «fifis» démembré par la ville de Vanier?» À l’époque, il affirme qu’on dévoilait les noms et les adresses des personnes qui avaient eu des relations homosexuelles, ce qui appartient à une autre époque. On n’en est plus là, et heureusement, dit-il.

ericduhaime

Dimanche, Éric Duhaime disait rendre hommage aux organismes de défense des gais, qui ont permis de faire beaucoup de progrès dans la lutte contre l’homophobie. Dany Turcotte lui a fait remarquer à plusieurs reprises qu’il les méprisait et les discréditait dans son livre. Duhaime maintient d’ailleurs ses propos tenus contre Jasmin Roy, qui lui a adressé une mise en demeure cette semaine.

D’un côté, Éric Duhaime réclame plus de débats au Québec. «On a peur de la chicane», déplore-t-il. De l’autre, il trouve qu’il a été malmené dimanche. «Je sens pas beaucoup d’amour autour de la table.» Quelle que soit notre divergence d’opinion, il croit que le débat va susciter des discussions autour de la machine à café, un point positif. «Plusieurs gais m’ont écrit pour me dire: “Éric, enfin, y’en a un qui le dit”», dit-il, en contrepoids à la controverse qu’a suscitée son livre.

Assez déconcertant, le portrait que fait Annie Trudel du Ministère des Transports du Québec: elle parle d’un manque total de transparence et d’un climat d’intimidation. La veille de sa visite sur le plateau de «Tout le monde en parle», l’ex-analyste au MTQ a reçu des messages peu rassurants. «On m’a mis en garde de faire très attention à ce que j’étais pour dire», affirme Annie Trudel, à qui je décerne l’étoile du match, pour son courage et son aplomb.

Elle a démissionné après 18 mois de service parce qu’elle n’en pouvait plus qu’on lui mette des bâtons dans les roues. Elle demandait un dossier, elle le recevait des mois plus tard, ou alors, noyé dans une tonne de dossiers. On a tout fait pour la discréditer, en l’accusant d’entretenir des relations personnelles avec ses patrons. «On m’a même inventé une mère adoptive», dit-elle. «Je vous trouve très courageuse d’être venue ce soir», lui a dit Guy A. pour la remercier.

Élise Béliveau est émue chaque fois qu’elle voit des images de son défunt mari, le grand Jean. Elle considère la minisérie actuellement diffusée à Historia, Béliveau, comme un véritable honneur à celui qui a partagé sa vie durant 60 ans. Pour la série, le réalisateur François Gingras a reconstitué les chorégraphies exactes des buts comptés par le numéro 4, et Pierre-Yves Cardinal, son interprète, a tenté de reproduire sa façon de patiner, en plus de porter des verres de contact bleus.

Maurice Richard et lui n’étaient pas des ennemis, affirme Élise Béliveau. Oui, il y a bien eu un froid entre eux lorsque Jean est entré dans l’équipe, mais ils sont vite devenus amis, précise-t-elle. Mme Béliveau assiste encore à une vingtaine de matchs du Canadien au Centre Bell. «Pauvre P.K.» dit-elle au sujet de Subban, dont Béliveau était l’idole. Même échangé, le joueur lui a envoyé un de ses baisers habituels lors de son récent passage à Montréal.

Les journalistes Isabelle Richer et André Cédilot sont venus commenter la libération de 35 individus présumément liés à la mafia montréalaise, avec l’arrêt des procédures dans l’enquête Clemenza. Une affaire qui avait pourtant bien tourné, la police ayant trouvé le moyen d’intercepter les messages textes des suspects, ce qu’ils n’avaient pas réussi à faire durant Colisée. Or, les suspects s’échangeaient les appareils, ce qui a compliqué l’utilisation des messages textes comme preuves.

Même si les plus récents ont échoué, Isabelle Richer croit qu’on n’échappera pas à d’autres méga procès. «On n’arrêtera pas le crime organisé en les arrêtant un par un», dit-elle. La journaliste trouve inconcevable que des accusés doivent attendre des années pour connaître leur procès. Pour cette raison, les délais imposés par la Cour suprême avec l’arrêt Jordan ne sont pas une mauvaise chose, selon elle.

Pénélope McQuade est convaincue que les femmes sont plus souvent la cible que les hommes des commentaires haineux sur les réseaux sociaux. Elle croit qu’il y a beaucoup de travail à faire pour enrayer la violence sexuelle sur les campus. «Si elle fait à sa tête, le Québec serait un chef de file en la matière», dit-elle au sujet de la ministre Hélène David, pour qui elle a animé deux journées de réflexion récemment. Le mois dernier, l’animatrice a éclaté sur les réseaux sociaux contre son ex «sur le coup de l’émotion». «J’ai pas beaucoup de filtre», admet-elle aujourd’hui.

On a reproché à son émission Les échangistes, de retour pour une deuxième saison, de manquer de contenu. Selon elle, toute la question du mandat de Radio-Canada et le fait que l’émission soit produite par Éric Salvail ont beaucoup joué dans le débat. «Y’en a eu du contenu», insiste-t-elle, rappelant qu’il a été question sur son plateau de politique, des réfugiés syriens, d’homophobie, de féminisme.

Pour Pénélope, Dany Turcotte avait une de ses bonnes cartes de la saison: «Comme Winston semble préférer sa petite-fille, je t’offre ma deuxième paire de lunettes chez Greiche & Scaff.»

Marc Beaupré aime dépoussiérer les classiques pour n’en retirer que l’essentiel. C’est ce qu’il a fait avec Caligula et Dom Juan, c’est ce qu’il fait maintenant avec Hamlet Director’s Cut. On lui parle encore régulièrement de son personnage de Marc Arcand dans Série noire, dont il est très différent. «Je suis doux comme un agneau. Je déteste le conflit», affirme l’acteur, qu’on peut voir jouer Henri Richard dans Béliveau. Pour maîtriser le nunchaku de Marc Arcand, il a dû s’entraîner une heure par jour durant quatre mois.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (22)  |  Commenter cet article






Mercredi 22 mars 2017 | Mise en ligne à 17h07 | Commenter Commentaires (39)

Éric Duhaime chez Guy A.

1203488-eric-duhaime-fait-coming-out

Éric Duhaime, dont la sortie du placard a fait beaucoup jaser en début de semaine, sera à Tout le monde en parle dimanche à 20h, sur ICI Radio-Canada Télé. L’auteur du livre La fin de l’homosexualité et le dernier gay devra défendre sa position voulant que la bataille pour l’égalité des homosexuels a été gagnée au Québec.

Aussi sur le plateau de Guy A. Lepage: Pénélope McQuade, pour le retour des Échangistes, Élise Béliveau, le réalisateur François Gingras et Pierre-Yves Cardinal pour la minisérie Béliveau, les journalistes Isabelle Richer et André Cédilot, au sujet de l’abandon des procédures judiciaires contre 35 individus présumément liés à la mafia montréalaise, Marc Beaupré pour la pièce Hamlet_director’s cut, et l’ex-analyste au ministère des Transports, Annie Trudel.

À Télé-Québec, ce soir (mercredi) à 21h aux Francs-tireurs, Richard Martineau reçoit Nathalie Bondil, première femme à diriger le Musée des beaux-arts de Montréal. Vendredi à 21h, Deux hommes en or accueille Micheline Lanctôt, Patrick Poivre d’Arvor, Jean-Philippe Daoust et Dave Clermont.

À TVA, vendredi à 19h, Ça finit bien la semaine reçoit Julie Perreault, Hugo Girard, Bruno Pelletier et Pierre-Yves Lord.

À ICI ARTV, dimanche à 19h, La soirée est (encore) jeune accueille André Sauvé, Édith Cochrane et Vincent Vallières.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (39)  |  Commenter cet article






Dimanche 19 mars 2017 | Mise en ligne à 22h57 | Commenter Commentaires (10)

L’étoile du match à Marianne St-Gelais

mstgelais

Marianne St-Gelais a peut-être remporté deux fois l’argent aux championnats du monde de patinage de vitesse sur courte piste; pour Tout le monde en parle, c’est une invitée en or. Assurément la plus lumineuse sur ce plateau dimanche, l’athlète mérite haut la main l’étoile du match.

Son succès à Rotterdam est d’autant plus méritant qu’elle revenait de très loin, après Sotchi, dont elle était sortie brisée. Elle a vécu très durement le départ de son ancien entraîneur, Sébastien Cros, avec qui elle se voyait accéder au podium des Jeux. La transition avec le nouveau, Frédéric Blackburn, ne s’est pas du tout bien passée, expliquant en bonne partie sa déconvenue à Sotchi. Ils se sont réconciliés depuis, réussissant à former une équipe gagnante.

L’athlète se met à pleurer en évoquant son titre de championne du monde du 1500 mètres l’an dernier, une première pour elle et pour son entraîneur. «Deux ans avant, on était deux personnes qui ne s’aimaient pas, je pense, et qui pensaient jamais qu’on allait réaliser quelque chose comme ça.» Et maintenant, on pense à Pyeongchang, qui seront ses derniers Jeux, à 28 ans, assure-t-elle. Avec son amoureux, le patineur Charles Hamelin, elle souhaite entre autres fonder une famille.

Fini Broue, après 38 ans. Pour leur toute première visite en trio sur le plateau de Tout le monde en parle, Michel Côté, Marc Messier et Marcel Gauthier ont annoncé qu’ils diront adieu à Broue, après la 3322e représentation, le 22 avril à Sherbrooke. Ils auraient pu se rendre à 40 ans, mais préfèrent quitter avant de se lasser. Ils partent aussi parce que des gens de leur équipe prennent leur retraite, dont le producteur Jean-Claude L’Espérance, et parce qu’ils ne voulaient pas voir des salles à moitié pleines.

Le trio doit beaucoup à Jean Duceppe, qui a programmé la pièce en 1980 et l’a fait partir en tournée parce qu’il y croyait. Les acteurs auraient aimé se rendre à New York, mais ont tout de même joué en sol américain, dans un anglais approximatif qui faisait quand même rire le public.

La soirée a commencé avec la vedette internationale de country, Keith Urban, qui a vendu 20 millions d’albums. Vraiment sympathique, l’époux de Nicole Kidman a raconté comment sa femme lui a fait reconnaître sa dépendance à la drogue, en 2006, alors qu’il était au sommet de la gloire. Il était en cure de désintoxication quand on lui a remis un prix aux Country Music Awards; un agent de sécurité est venu le lui murmurer après le couvre-feu. Le couple australien vit à Nashville, mais Urban n’a pu identifier P.K. Subban, dont il avait vaguement entendu parler.

On avait pas mal tout dit sur le cafouillage du gouvernement durant la tempête. Caroline Duval était dans l’un des 300 véhicules coincés sur l’autoroute 13 durant la tempête, avec sa fille de six ans, au milieu d’un tunnel. Vers 1h30, alors qu’elle y était depuis 18h30, une policière lui a suggéré d’appeler un proche pour qu’il vienne lui fournir de l’essence, une proposition saugrenue à l’image de cette nuit insensée. Mme Duval a salué l’entraide dont ont fait preuve les autres automobilistes, l’invitant à monter dans leur véhicule avec sa fille pour rester au chaud.

Le député péquiste Pascal Bérubé, porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, blâme sévèrement les ministres Coiteux et Lessard, qui par ailleurs, ont refusé l’invitation de Tout le monde en parle. Il ne comprend pas l’inaction du gouvernement, alors que les autoroutes sont surveillées par caméras, évoquant le vol de harfang des neiges, une vidéo qui avait fait le tour du web l’an dernier. M. Bérubé rappelle le cas des incendies de l’Isle Verte et de Lac-Mégantic, alors qu’une cellule de crise avait rapidement été formée par le gouvernement en place.

Heureusement que les pompiers étaient là. De leur propre chef, ils ont secouru les personnes en détresse vers 4h30. Aucune demande officielle ne leur avait été adressée, même si la Sûreté du Québec a appelé une centaine de fois pour alerter le Ministère des Transports. «Merci d’avoir transgressé le protocole», a lancé Guy A. à Christian Legault du Service de sécurité incendie de Montréal. Chroniqueur circulation au 98,5 à Montréal, Marc Brière affirme que ça tourne pas rond dans ce ministère. «J’ai jamais vu un cafouillage de la sorte. Dire qu’ils l’ont échappé, c’est pas assez fort.»

François Morency raconte ses conversations familiales loufoques dans un livre publié ces jours-ci, Discussions avec mes parents. Toutes les situations du livre sont vraies, l’humoriste a seulement punché les dialogues pour rendre la lecture agréable. Il y raconte aussi avoir connu ses premiers émois sexuels en regardant Lindsay Wagner dans «La femme bionique». À chaque pause, un petit tour dans la chambre pour se soulager, un stratagème qu’a vite compris sa mère.

Pour reprendre l’animation du Gala Les Olivier, déplacé en décembre cette année, Morency avait mis ses conditions: il fallait que ça change, après le boycott de Mike Ward au dernier gala. L’Association des professionnels de l’industrie de l’humour a fait ses devoirs en nommant une nouvelle direction. On a aussi impliqué plus d’humoristes, créé de nouvelles catégories et raccourci le gala d’une demi-heure.

À part les initiés, pas sûr que bien des gens ont pu suivre la discussion sur Google et la trace qu’on laisse sur Internet. Responsable du développement des activités de Google au Québec, Marie-Josée Lamothe a eu à défendre l’entreprise; selon elle, Google n’a aucun intérêt à tout connaître de ses utilisateurs, contrairement à Facebook, par exemple. Montréal devient la septième région à héberger un centre de stockage de données de l’entreprise. Mme Lamothe considère par ailleurs que le Canada est en retard de trois ans en matière de commerce électronique.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (10)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mars 2017
    L Ma Me J V S D
    « fév    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives