Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Dimanche 7 décembre 2014 | Mise en ligne à 23h17 | Commenter Commentaires (44)

L’étoile du match à David McCallum

dmccallum

«Mais comment font-ils pour être aussi forts?» Voilà assurément la question qu’on s’est posé, chaque dimanche soir tout l’automne, durant Tout le monde en parle. Une saison conclue avec beaucoup de brio malgré des sujets graves, et qui vaut à David McCallum ma dernière étoile du match de 2014.

L’histoire de cet homme est tout simplement incroyable, tout autant que la résilience qu’il a su développer après avoir été mis en prison durant 29 ans pour un meurtre qu’il n’a pas commis. Il n’avait que 16 ans quand la police de Brooklyn a fini par lui faire avouer, sous la menace, qu’il était l’auteur du crime. «Cela a été la pire erreur de ma vie», dit-il aujourd’hui. Pourtant, jamais il n’a pensé au suicide.

La suite de l’histoire est plus heureuse. Deux étudiants de Concordia, Ray Klonsky et Marc Lamy, ont entrepris de tourner un documentaire sur lui et de réunir des preuves pour qu’il soit relâché. McCallum a été blanchi en octobre dernier, et les considère aujourd’hui comme ses «petits frères».

Avant de mourir, le célèbre Rubin Carter, surnommé Hurricane, a écrit une lettre souhaitant sa libération. Ray Klonsky se réjouit que ce grand personnage ait «utilisé sa dernière allocution pour soutenir David», coup de main ultime pour qu’il soit enfin libéré.

Le monde a changé en 29 ans, mais la chose la plus merveilleuse pour David McCallum à sa sortie a été de pouvoir se promener dans les rues.

Les misogynes et anti-féministes en ont pris pour leur rhume dimanche. D’abord pour parler du carcan de la beauté, et pour clore une semaine de commémoration du 25e anniversaire de la tuerie de Polytechnique.

Nathalie Provost, qui a été épargnée par Marc Lépine, a réussi à lui pardonner après toutes ces années. «J’ai un poids de moins sur mes épaules parce que je vais de l’avant.» Selon elle, le tueur devait souffrir infiniment pour commettre un geste d’une telle gravité.

Il aura fallu toutes ces années pour qu’on parvienne à reconnaître qu’il s’agissait d’un crime contre les féministes et non simplement l’oeuvre d’un fou. Nathalie Provost croit cependant qu’on n’a pas tiré suffisamment de leçons de la tragédie et dénonce les politiques du gouvernement conservateur, qui nous font reculer «plus loin que 1989» en ce qui concerne l’accessibilité des armes au pays. «Peter MacKay a dit à la Chambre des Communes qu’il ne comprend pas encore Polytechnique», s’est-elle indignée.

Alors directrice des communications et ancienne étudiante de l’institution, Michèle Thibodeau-DeGuire se réjouit que de quatre femmes qu’elles étaient il y a 58 ans, les étudiantes de Polytechnique sont au nombre de 2000 aujourd’hui. «On a décidé de bâtir, de construire», dit-elle à propos de la Semaine de la rose blanche, instaurée cette année pour commémorer la mort des 14 femmes.

Non, Mitsou n’a pas toujours aimé son corps, comme les autres femmes qui ont passé leur vie à vouloir atteindre un idéal de beauté. À 20 ans, elle s’est déjà retrouvée déshydratée sur le plancher de la salle de bain, la veille d’apparaître à l’émission Ad lib, et a souvent dû endurer des maux de tête pour s’être empêchée de manger. «Pendant qu’on braille qu’on se trouve trop grosses, y’a des gros gars lettes qui font plein de cash!», a lancé Valérie Blais comme un cri du coeur.

Anorexique dès l’âge de 10 ans, Léa Clermont-Dion a failli y laisser sa vie. «Je me haïssais et je me trouvais grosse», dit celle qui a voulu des pressions subies par les femmes dans le documentaire Beauté fatale à Télé-Québec. Dernièrement, elle a brisé le silence a admettant avoir été victime d’agression sexuelle, dans la foulée de #BeenRapedNeverReported.

Surprise en début d’émission, alors que Charles Tisseyre est entré à la place de Guy A. pour prendre les commandes du plateau, le temps de l’entrevue avec les gars de RBO, vêtus de leurs vestons jaunes. «Y’a des décisions de Radio-Canada qui nous laissent perplexes, mais celle de remplacer Guy était excellente», a blagué Dany Turcotte.

En plus de parler de leur spectacle au Centre Bell l’été prochain, les gars ont dit négocier pour qu’il soit aussi présenté à Québec. Une fois de plus, Mitsou prendra la place de Chantal Francke, qui «est rendue ailleurs dans sa vie», a expliqué Guy. Pas question d’offrir une version réduite du spectacle de l’été dernier, qui a fait fureur dans le Quartier des spectacles.

On a su qu’André est le seul du groupe à avoir gardé la même épouse durant toutes ces années. Charles Tisseyre a admis qu’il avait trouvé difficile de se voir imité par RBO dans une parodie de Montréal ce soir, et renommé «Bouche-Trou». Parodie dont on a montré un extrait, à notre plus grand plaisir.

À propos de sa sortie récente à l’Assemblée publique annuelle de Radio-Canada, l’animateur de Découverte a tenu à préciser qu’il ne s’en prenait pas à la direction mais bien au manque de financement adéquat du diffuseur public. Plus tard dans l’émission, il s’emportera de nouveau, cette fois contre les magazines de mode qui montrent des femmes «anorexiques, malades» sur leurs pages couvertures.

Très bonne entrevue avec Serge Savard, qui a louangé son ami Jean Béliveau, mort mardi dernier. «Ça faisait réellement pitié de voir un grand personnage dans cet état», a-t-il dit après l’avoir visité il y a à peine deux semaines. «J’ai jamais entendu une personne dire quelque chose contre Jean Béliveau», affirme l’ancien hockeyeur, convaincu qu’il aurait fait un grand gouverneur général, s’il avait accepté l’offre de Jean Chrétien.

Selon Serge Savard, la masse salariale du Canadien des bonnes années serait aujourd’hui de 200 millions$. Donc, impossible qu’une seule équipe gagne autant de coupes Stanley qu’à l’époque.

Très pudique, Valérie Blais a réussi à évacuer le sexe de son premier spectacle solo, qu’elle a testé dans les bars, une expérience qui semble avoir été éprouvante. Elle rit aujourd’hui de son poids, mais avoue qu’elle recevait des pressions pour en perdre lorsqu’elle était porte-parole de Weight Watchers.

La comédienne humoriste a parlé de son ami Paul Buissonneau, décédé la semaine dernière, et qui lui a confié un rôle quand il a compris qu’elle jouait son personnage préféré dans Cornemuse.

Tout le monde en parle s’arrête pour les Fêtes et sera de retour le 25 janvier. Une émission des meilleurs moments sera diffusée dimanche prochain.

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Dimanche 30 novembre 2014 | Mise en ligne à 23h06 | Commenter Commentaires (45)

L’étoile du match à Nathalie et Sylvie Moreau

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Il fallait voir cette étincelle dans le regard de Sylvie Moreau, la comédienne, et de sa soeur jumelle, Nathalie, qui travaille aux communications à Radio-Canada. Deux soeurs complices – et on ne peut plus identiques – qui ont vu la maladie s’immiscer entre elles sournoisement, mais qui restent lumineuses et n’attirent surtout pas la pitié mais une grande compassion.

Nathalie est actuellement en rémission d’un cancer des ovaires, le cancer féminin le plus mortel même s’il reste méconnu parce que difficile à diagnostiquer. Elle a d’ailleurs su qu’elle en était atteinte au stade le plus avancé, et sait que la maladie peut revenir n’importe quand. «Tu vas devoir vivre avec ça toute ta vie», lui a dit son médecin. Nathalie a été incapable de regarder plus de deux épisodes de la série Nouvelle adresse, pour des raisons évidentes.

Dans cette entrevue à aucun moment larmoyante, on a su que le cancer n’est pas nouveau dans la famille: leur mère a vécu 18 ans avec le cancer du sein, avant d’en mourir. Sylvie est susceptible d’être atteinte du cancer des ovaires, mais les tests ont confirmé qu’elle n’a pas été touchée. La comédienne a été à la fois heureuse et déçue du résultat, ne pouvant pas partager cette douleur avec sa sa soeur.

Les jumelles ont toutefois réuni leurs forces pour devenir ambassadrices de l’Institut du cancer de Montréal, afin de soutenir la recherche, qui permettrait un diagnostic et un traitements plus rapides. Beau moment de l’émission.

Antoine Bertrand et Robin Aubert jouent deux écrivains fantômes dans Les maîtres du suspense, une comédie de Stéphane Lapointe. Antoine, qui campe un éducateur de garderie qui écrit des livres jeunesse, admet ne pas être doué avec les enfants. Il l’a constaté sur le tournage du film Starbucks. «J’en ai fait brailler un, je pense qu’il braille encore.»

On l’a revu recevoir un trophée pour son rôle de Louis Cyr aux Jutra, alors qu’il venait le jour même d’enterrer sa mère. Il a failli ne pas aller au gala, mais ne l’a pas regretté. Très émouvant à revoir.

En jouant un itinérant dans le film Autrui de Micheline Lanctôt, Robin Aubert a vu le regard des autres changer lorsqu’il sortait du plateau. «On ne te regarde jamais dans les yeux», dit-il. On ne veut tellement pas voir, que le film a du mal à trouver preneur dans les festivals.

Très intéressante discussion sur la situation des Noirs aux États-Unis, avec les journalistes Frédéric Arnould et Pierre Emmanuel, en marge des émeutes de Ferguson. Arnould, qui a couvert les événements, a rappelé que cette petite ville en banlieue de Saint-Louis compte 50 policiers blancs pour trois policiers noirs.

Pierre Emmanuel a voulu faire ressortir les contradictions des Américains, qui ont élu un président noir deux fois de suite, mais qui considèrent encore, dans plusieurs états, les Noirs comme des personnes dangereuses. Et puis, la réaction d’Obama qui marche sur des oeufs constitue «une déception totale pour les Noirs».

Il qualifie d’«immense provocation» cette entrevue accordée par Darren Wilson, le policier qui a tué le jeune Michael Brown, au réseau ABC mardi dernier. L’agent, qui a depuis démissionné parce qu’il craint pour sa vie, y disait n’avoir aucun remords. Selon M. Emmanuel, Michael Brown serait fort probablement encore en vie s’il avait été Blanc.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a été fidèle à sa réputation de Kid Kodak. À sa huitième visite sur ce plateau, il a dit garder le cap sur la question des régimes de retraite des employés de la Ville. «50% de la population n’a pas de régime de retraite. Tout le monde doit y mettre du sien», a-t-il martelé.

Le maire a bien l’intention de faire payer les policiers pour le recul des revenus rattachés aux contraventions, une stratégie syndicale selon lui. Pas un hasard si les quotas de contraventions, qu’il appelle «objectifs de rendement», ont sérieusement diminué.

M. Coderre a donné son appui à Radio-Canada, dénonçant les coupes majeures imposées par «un gouvernement qui a pris en grippe» le diffuseur public. «Je ne laisserai pas faire ça», a-t-il dit au sujet de la fermeture du costumier notamment, parlant de l’importance d’«envoyer un signal très clair» aux décideurs.

Très drôle, le segment où Guy A. a posé «des questions à Monsieur le maire». La carte de Dany: «Enfin, Montréal a un pilote dans l’avion. Ne reste qu’à changer les hublots, les bancs, les ailes, la carlingue et le moteur. Bon vol sur les ailes de Coderre Airlines!»

Très attachant ce Russell Martin. Avec en poche un contrat de 82 millions$ pour cinq ans, le receveur des Blue Jays de Toronto est devenu l’athlète québécois le mieux payé de l’histoire du sport professionnel.

Faisant référence au directeur général de l’équipe, qui a dit qu’il était «excellent au vestiaire», Guy A. a posé la question qui tue: «Russell, que fais-tu d’excellent dans le vestiaire?» Réponse: «Je me douche bien après les matchs.»

La carte du fou du roi, particulièrement applaudie: «Ici à Montréal, à 82 millions$, tu fais pas juste jouer dans le Stade. À ce prix-là, on te le donne.»

Denis Coderre a vanté le joueur plus qu’il n’en faut, impatient de le voir jouer au Stade olympique dans deux matchs opposant les Blue Jays aux Reds de Cincinnati en avril prochain.

Pas raffolé de l’entrevue dans la chaloupe avec le pêcheur Martin Petit en début d’émission. On a montré son faux père lui enfiler une couche dans la série après qu’il ait déféqué dans la barque. J’ai adoré l’épisode de la couche, mais montrer l’extrait sans voir le reste donnait l’impression d’un épisode scato, ce qui n’était pas le cas.

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Jeudi 27 novembre 2014 | Mise en ligne à 13h53 | Commenter Commentaires (31)

Denis Coderre chez Guy A.

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Le maire de Montréal, Denis Coderre, sera sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche soir. Guy A. Lepage aura certainement des questions à propos de l’adoption du projet de loi 3 sur les régimes de retraite des employés municipaux.

Aussi parmi les invités: Antoine Bertrand et Robin Aubert pour le film Les maîtres du suspense, Russell Martin, nouveau receveur des Blue Jays de Toronto, Martin Petit pour l’émission spéciale Le Noël des pêcheurs, les journalistes Frédéric Arnould et Pierre Emmanuel au sujet des événements de Ferguson, de même que Sylvie Moreau et sa jumelle Nathalie, ambassadrices de l’Institut du cancer de Montréal. Nathalie est elle-même en rémission d’un cancer.

À Télé-Québec, ce soir (jeudi) à 21h, Bazzo.tv accueille Ricardo Larrivée, et on se demande pourquoi la classe moyenne se sent étouffée, avec René Vézina et David Desjardins. Demain (vendredi) à 21h, Deux hommes en or reçoit Anne Casabonne, Marc Séguin, Marie-Chantal Perron, Mathieu Bock-Côté et Carole-Andrée Laniel.

À TVA, vendredi à 21h, à Ça finit bien la semaine, Julie Bélanger et José Gaudet s’entretiennent avec Jean-Marc Parent, Mariepier Morin et Joël Legendre, et les membres de Tocadéo offrent une prestation.

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