Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Mercredi 17 septembre 2014 | Mise en ligne à 15h54 | Commenter Commentaires (45)

Jean Lapierre chez Guy A.

jlapierre

Pour son grand retour dimanche à 20h, Guy A. Lepage reçoit à Tout le monde en parle quatre gagnants du Gala des prix Gémeaux: François Létourneau et Jean-François Rivard de Série noire, Martin Matte et Julie Le Breton des Beaux malaises.

De la visite rare sur ce plateau: Jean Lapierre, qui accompagne Chantal Hébert pour parler du livre Confessions post-référendaires, auquel il a contribué. Stéphane Quintal, nouveau vice-président de la sécurité des joueurs de la Ligue nationale de hockey, Mai Duong, en attente d’une greffe de la moelle osseuse, et l’écrivain Patrick Senécal pour son nouveau roman, comptent aussi parmi les invités.

Un peu plus tôt, à TVA, Julie Snyder et Michel Drucker reçoivent Stromae, Garou, Xavier Dolan, Karim Ouellet, Marie-Mai, Mario Cyr et Marc Labrèche, dès 19h, dans la troisième émission de L’été indien, qui précède la nouvelle téléréalité Vol 920, à 20h30.

À Télé-Québec, ce soir (mercredi) à 20h, Formule Diaz accueille Vincent Vallières, Xavier Dolan, Anne Dorval, Benoît McGinnis et Win Butler d’Arcade Fire. À 21h, aux Francs-tireurs, Richard Martineau s’entretient avec Guy Fournier. Puis, demain (jeudi) à 21h, Bazzo.tv reçoit François Legault, Martin McGuire, et on se demande si le système d’éducation doit former des travailleurs sur mesure. Vendredi à 21h, Élise Guilbault, Gilles Vigneault et Marc Bergevin seront les invités de Deux hommes en or.

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Dimanche 4 mai 2014 | Mise en ligne à 23h23 | Commenter Commentaires (68)

L’étoile à Marc Labrèche

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On ne pouvait mieux conclure la saison qu’avec cette édition de Tout le monde en parle. Pas de temps mort, des débats pertinents sur le choix de ne pas voter, les guerres, le cinéma, les compressions à Radio-Canada. Une émission 100% «mandat de diffuseur public».

Marc Labrèche a bien démarré la soirée avec son imitation de Jean Cocteau et de la diction des années 40, qu’on soit ici ou en France. En reprenant Les aiguilles et l’opium 20 ans plus tard, il repense inévitablement aux gens qu’il a perdus autour de lui depuis tout ce temps. «Je leur parle chaque fois avant d’entrer en scène.»

Bien sûr, l’ex-Bobo n’a rien perdu de sa folie, parlant notamment de «tribus de clitoris», mais reprenant son sérieux lorsque Guy A. lui demande quelle question il poserait à son père, Gaétan Labrèche. «Je voudrais savoir s’il était heureux», a-t-il répondu.

Invité à se prononcer sur les compressions à Radio-Canada, l’acteur s’est interrogé sur la décision d’amputer l’équipe de l’émission Enquête. «Quand tu es rendu à saper dans ce que tu fais de mieux», a-t-il dit, s’interrogeant sur la pertinence de mettre en ondes des émissions comme Alors on jase! et C’est ma toune, qui s’apparentent plutôt à ce que fait déjà le privé.

Dominic Arpin s’apprêtait à courir le marathon d’Ottawa quand il a appris qu’il souffrait d’un cancer du rein. Depuis son opération, il dit n’avoir jamais été aussi en forme de sa vie. La maladie lui a donné un électrochoc, resserrant les liens avec ses proches. Les réseaux sociaux n’ont pas que du mauvais; ils lui ont permis de passer au travers de cette épreuve, grâce au soutien de ses amis Facebook et abonnés Twitter.

Dominic Arpin n’aime pas que la course à pied, mais aussi les tough mudder, une série d’épreuves beaucoup plus éprouvantes, comme ramper sous des fils électriques dénudés, en subissant des chocs. «On est si bien chez soi avec un verre de vin», a répliqué Marc Labrèche.

Neuf têtes d’affiche de l’information de Radio-Canada ont laissé de côté leur devoir de réserve pour lancer un cri d’alarme sur les compressions de 130 millions$ qui touchent le diffuseur public. «Ne laissons pas ça se passer sans au moins qu’il y ait un débat public», a lancé Pierre Craig, qualifiant Radio-Canada d’«artère vitale pour la culture française en Amérique du Nord.» Insistant sur la couverture internationale que R.-C. est la seule à pouvoir offrir, Céline Galipeau s’inquiète pour l’avenir. «On est habitués de faire plus avec moins. Là, on fait moins avec moins», a-t-elle dit.

Patrice Roy déplore que les pertes d’emplois toucheront surtout les derniers arrivés. Se priver des jeunes employés, c’est «se priver d’oxygène dans une salle des nouvelles». Marie-José Turcotte a rappelé que Radio-Canada coûte «sept sous et demi» à chaque Canadien et que le privé est aussi subventionné. Anne-Marie Dussault attribue la faute en grande partie au mode de financement, qui n’est pas adéquat. Anormal que cette société publique soit à la merci de cotes d’écoute et de revenus publicitaires. «Qu’est-ce qui est rentable en information?» a demandé Alain Gravel, plaidant que les coûts des grands travaux d’infrastructure à Montréal avaient baissé de 30% depuis qu’Enquête s’est penchée sur la question.

La carte du fou du roi: «Vous pouvez bien rêver que le gouvernement Harper se mette à aimer l’information, la culture et la francophonie. Mais vous serez vite réveillé par le son d’un F-35 déchirant le ciel.»

Denys Arcand s’est retrouvé à justifier son choix de ne plus aller voter. «Je suis un orphelin de la politique, personne ne parle pour moi», a-t-il expliqué. «C’est quand même triste d’entendre ça», s’est permis d’ajouter Alain Gravel, ce qui a donné lieu à un intéressant débat sur ce choix pour plusieurs discutable.

Le cinéaste est bien sûr déçu que son film Le règne de la beauté n’ait pas été sélectionné à Cannes «parce qu’on s’est pris trop tard», dit-il. Le cinéaste a badiné sur les critères de cette compétition, racontant qu’un homme de l’organisation lui ait reproché de ne pas avoir suffisamment de gros noms dans ses films, parlant de «M. Labiche» au lieu de Marc Labrèche.

Arcand se permet de passer un message dans son nouveau film, déplorant que les Québécois soient si peu sensibles à l’architecture, et vantant notamment l’architecte de Québec Pierre Thibault.

La nouvelle ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre Lise Thériault n’a pas encore parlé au directeur général de la Sûreté du Québec, Mario Laprise, qu’on dit assis sur un siège éjectable depuis l’élection des libéraux. Mme Thériault affirme au contraire qu’elle n’a pas été nommée «pour faire le ménage» ou «pour mettre M. Laprise dehors». «La SQ est une institution, faut trouver la manière de nommer les responsables sans interférence politique», dit-elle.

Une politicienne n’avait jamais eu à affronter autant de journalistes sur ce plateau. Alain Gravel n’allait pas se gêner pour lui rappeler que les Nathalie Normandeau, Violette Trépanier et Marc-Yvan Côté étaient visés par l’UPAC. Les lois ont changé depuis, a-t-elle plaidé, ajoutant que personne n’est au-dessus des lois, y compris les politiciens.

La ministre a écorché nos pauvres oreilles à quelques reprises avec ses «si j’aurais» et «ça l’existe pas». Encore drôle qu’elle n’ait pas été nommée ministre de l’Éducation. «Nos aînés doivent donner l’exemple aux plus jeunes», a-t-elle envoyé à Denys Arcand, concernant sa décision de ne plus voter.

J’adore les «je ne suis pas d’accord» et les débats qui s’ensuivent, comme ce fut le cas entre le cinéaste et acteur Mathieu Kassovitz et Denys Arcand. Des échanges vigoureux et sains, comme nous en avons trop peu à la télé québécoise. Kassovitz considère que les cinéastes commencent à être moins bons après leur quatrième film, une théorie que ne partage pas du tout Arcand. Il fallait voir les deux cinéastes se tirer la pipe amicalement.

Une chose sur laquelle ils sont d’accord, c’est sur l’abstentionnisme, Kassovitz ayant voté pour la dernière fois alors qu’il n’avait que 18 ans. Et c’était pour Mitterrand.

Le réalisateur de La haine a repris la narration du troisième volet de la fascinante série documentaire Apocalypse, portant cette fois sur la 1ère Guerre mondiale. «On se souvient, grâce à ça, qu’on est toujours très proches de conflits terribles et de vies gâchées», a-t-il dit. Mécontent que son dernier film, L’ordre et la morale, n’ait pas été reconnu aux Césars, il affirme que la France, jadis «un pays de lumière», est «devenu extrêmement ringard».

Tout le monde en parle sera de retour cet automne pour une 11e saison. Un montage des meilleurs moments depuis 10 ans sera diffusé dans deux semaines. Merci de votre grande fidélité au compte rendu hebdomadaire de Tout le monde en parle, qui reste l’entrée de blogue la plus consultée de la semaine.

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Dimanche 20 avril 2014 | Mise en ligne à 23h08 | Commenter Commentaires (63)

L’étoile à Cora Tsouflidou

CoraTsouflidou

Cora Tsouflidou. Ce nom de famille, elle le doit à son ex-mari, un restaurateur d’origine grecque, qui considérait qu’une femme ne devait rien faire d’autre que de la couture ou de la coiffure. Elle ne l’a pas écouté, et la voilà aujourd’hui avec plus de 130 restaurants de déjeuners Chez Cora. L’histoire de cette femme d’affaires accomplie, racontée dans le livre De Cora à Cora Déjeuners, a donné lieu au moment le plus intéressant de l’édition pascale de Tout le monde en parle dimanche soir.

Ses différents plats qui apparaissent au menu (Lucie-la-framboise, Le déjeuner d’Annie, etc.) ont réellement été inspirés par ses clients, à son premier resto de Côte-Vertu. «80% du menu», dit-elle. Elle ignorait même ce qu’était un franchisé quand une femme est venue lui offrir d’emprunter sa formule et son image pour ouvrir sa propre succursale Chez Cora.

Elle en a voulu longtemps à cette cuisinière qui s’est sauvée avec ses recettes pour ouvrir sa propre chaîne de restaurants, et qu’elle appelle la «vieille chipie». Cette trahison l’a quand même stimulée à élaborer le concept Cora, mais elle rage de ne pas toucher de redevances sur les profits de sa rivale.

Son fils Nicolas a pris sa relève à la tête de l’entreprise, qui table maintenant sur une expansion aux États-Unis. «Êtes-vous enregistrée au Delaware?» lui a demandé Dany Turcotte. «Comment vous savez ça, vous?» a répondu Cora Tsouflidou, qui semblait un peu mécontente de la question. On sait que le Delaware est considéré comme un paradis fiscal.

Mario Tessier a dû regretter d’avoir révélé qu’il avait retiré un gag du Gala Artis, qui rendait l’artiste qui en était la cible «mal à l’aise». «Qui? Et quel était le gag?», ont voulu savoir Guy A., Dany et même l’autre moitié des Grandes Gueules, José Gaudet. Guy A. a sorti le vin plus tôt afin qu’il raconte la fameuse plaisanterie, mais rien n’y fit. On a seulement compris que l’artiste en question était un homme et qu’il était homosexuel.

Benoît Dutrizac, qui coanimera la 17e saison des Francs-tireurs cet automne à Télé-Québec, aimerait beaucoup y recevoir Pierre Karl Péladeau, notamment pour savoir s’il considérait un peu disgracieux son discours improvisé avec les Drainville et Lisée, le soir de la défaite du Parti québécois. Alors que Martineau ne croit pas en la disparition de l’idée de souveraineté, Dutrizac l’associe à une autre époque.

Martineau a bondi lorsqu’il a été questionné sur l’UPAC et le parti de Philippe Couillard. «Faut-tu détester le référendum pour voter Libéral!» s’est-il indigné. Sur Gaétan Barrette, Dutrizac qualifie son changement de camp d’«odieux», se rappelant «ce qu’il m’a dit hors d’ondes sur Yves Bolduc et sur l’establishment du Parti libéral».

Alors que Martineau semblait dire que les coupures à Radio-Canada n’étaient pas pires que dans le reste du monde des médias – «c’est très triste mais ça arrive partout» –, Dutrizac déplorait qu’elle se fassent sur le dos des jeunes, insistant sur l’importance du service public.

Thomas Mulcair ne devait pas s’attendre à se faire ainsi bombarder. Le chef du NPD a admis avoir voté libéral pour son ami Geoffrey Kelley. «Pourquoi pas Québec solidaire?» a demandé Richard Martineau. Mulcair reste fédéraliste avant tout, quitte à voter pour un parti qu’il a pourtant quitté il y a huit ans en claquant la porte.

Il ne croit pas qu’un vote pour le NPD aux prochaines élections pourrait diviser le vote et réélire un gouvernement conservateur. «C’est vrai que des fois j’ai l’impression de me présenter contre People Magazine», dit-il à propos du chef libéral, Justin Trudeau. Thomas Mulcair se dit convaincu qu’Olivia Chow remportera la mairie de Toronto contre Rob Ford.

Le réalisateur Cédric Klapisch a attendu que Romain Duris soit papa avant de lui proposer Casse-tête chinois, dernier volet de sa trilogie entreprise avec L’auberge espagnole. «Je savais qu’il ne jouerait pas de la même façon s’il n’avait pas d’enfant.» Après Barcelone, Londres et Saint-Pétersbourg, il a choisi de situer le troisième chapitre dans le Chinatown de New York. Il ne croit pas faire un quatrième film, une idée que son propre fils lui déconseille d’ailleurs.

Retraité de la police de Montréal, Richard Dupuis a déjà été le patron de l’ex-enquêteur Benoît Roberge, qui a écopé de huit ans de prison pour avoir vendu des informations aux Hells Angels. Il parle d’un être manipulateur, qui ne respectait pas les règles, excessivement extraverti. Il qualifie d’effet de toge le numéro de Roberge, qui a pleuré devant le juge, pour s’attirer la sympathie du public, selon M. Dupuis. Roberge sera emprisonné dans un pénitencier adapté, afin qu’il ne soit pas victime de représailles de ses codétenus.

Richard Dupuis attribue les plus récents suicides de policiers à la plus grande pression qui leur est imposée, malgré des statistiques qui indiquent une baisse des suicides. La nomination des chefs de police aux changements de gouvernements, dont il a été largement question, a suscité l’indignation du panel d’invités.

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