Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Dimanche 30 avril 2017 | Mise en ligne à 22h59 | Commenter Commentaires (22)

L’étoile du match à Nadia Comăneci

comaneci

Moment de grâce, dimanche, pour la visite de Nadia Comăneci. Quarante-et-un ans après ses exploits aux Jeux de 1976, l’histoire d’amour entre Nadia et le Québec est toujours aussi intense. Et pour la dernière de la saison de Tout le monde en parle, la reine des Jeux de Montréal nous a offert le meilleur moment de la soirée.

On pouvait lire l’admiration dans les yeux de tout le monde sur le plateau. Guy A. était sur place en 1976 quand elle a eu sa première note parfaite; Diane, la régisseure, avait demandé à sa mère de lui confectionner un maillot comme Nadia. Et Yves P. Pelletier lui a chanté «bonne fête» en roumain!

Aux Jeux de 1976, les revendeurs demandaient 200$ le billet de 20$ pour les prestations de Nadia. Dix mille personnes l’attendaient à l’aéroport à son retour en Roumanie. «J’étais pas une machine, j’étais une petite enfant», disait-elle, repensant à cette époque bénie.

À six ans, l’enfant énergique qu’elle était sautait sur les meubles quand sa mère a décidé de l’envoyer faire de la gymnastique. En 1989, elle a fui la Roumanie pour obtenir asile aux États-Unis, avant de s’installer dans Rosemont durant un an et demi. Depuis, elle a épousé un ancien gymnaste américain, Bart Conner, et vit à Oklahoma City avec leur fils de 10 ans. Venue annoncer les championnats du monde de gymnastique artistique, qui auront lieu cet automne à Montréal, Nadia a semblé passer un très agréable moment, et nous aussi.

«Ça a vécu dans un pays communiste pis c’est plus généreux que toi!» a blagué Louis Morissette, quand Nadia a demandé si le public allait boire du vin.

Patrick Huard et Colm Feore réussiront-ils à attirer autant de spectateurs pour Bon Cop Bad Cop 2? En 2006, le premier film avait été le plus grand succès commercial de l’histoire du cinéma canadien. Huard invite le public à aller voir le film dès son premier week-end, pour lui permettre de durer en salles. «Si tu performes moins que les attentes, tu perds 16 écrans», explique-t-il.

Parce qu’on voulait montrer Montréal, il est allé lui-même rencontrer le maire Denis Coderre pour lui demander son aide. On avait entre autres besoin de fermer l’autoroute Décarie pour une poursuite en voitures. Le film contient d’ailleurs cinq fois plus de scènes d’actions que le premier. On y fait allusion à Matricule 728, avec qui Patrick Huard avait croisé le fer sur le même plateau en 2015. Pas un règlement de comptes, mais un clin d’oeil humoristique.

Louis Morissette s’est retrouvé assis à côté de l’ex de sa femme, Patrick Huard. «Toi, t’étais le plan B de Véro», a lancé Dany Turcotte à Louis. Leur présence ensemble a donné lieu à plusieurs bons gags.

Louis Morissette, qui était là pour l’excellente minisérie Plan B, a dû revenir sur Votre beau programme, reconnaissant que le direct n’avait pas bien servi l’émission. On devrait savoir d’ici quelques semaines ce qu’il adviendra du concept. «Véro risque d’être à la télé l’année prochaine, je ne sais pas encore de quelle façon», affirme Louis.

Véro et lui ont maintenant leur fondation pour venir en aide aux autistes de plus de 21 ans délaissés par le système. On les a critiqués: «Vous avez même pas d’enfant autiste», se sont-ils fait dire. «Même [par] des gens de notre sympathique milieu», a précisé Louis, qui a dû justifier pourquoi ils avaient choisi cette cause.

Pourquoi le couple est-il souvent sur la sellette? «Plus tu montes dans la montagne, plus il vente. Quand t’es en bas, il vente pas. Je préfère être dans l’action et qu’il vente un peu», a répondu Louis. La carte de Dany: «La Banque du Canada exige une année sabbatique pour Véro et Louis, la machine à imprimer de l’argent est juste pus capable de vous survivre.»

Yves P. Pelletier a repris son «P» de RBO pour son premier spectacle d’humour solo, intitulé Moi? Moi, parce qu’il part à la recherche de son identité, sans nécessairement la trouver. «Je suis difficile à suivre. Moi-même, j’ai de la difficulté à me suivre», affirme le bizarre personnage. C’est en faisant son ex-détenu Capharnaüm sur scène avec RBO, qu’il a eu l’illumination de créer son premier one man show. Il reprendra quelques-uns de ses personnages, dont M. Caron. «Je commence à lui ressembler. [...] Moi en stand-up, c’est déjà rendu M. Caron.» Les autres: Cherze Siachon, l’extraterrestre Stromgol et le curé du bulletin sourd et muet.

Pour l’inspirante Rachel Lapierre, gagner à la loterie, ça change le monde. Avec les 1000$ qu’elle reçoit chaque semaine depuis qu’elle a gratté un billet de Gagnant à vie, elle peut se consacrer au bénévolat et à l’organisme Le Book humanitaire, qui aide des gens dans le besoin. On parle de 8500 actions directes seulement dans la dernière année. Par exemple, on fournit des meubles et des denrées à des personnes âgées, on soutient les familles en situation de violence conjugale. «Je vois les effets, je vois ce que ça donne», se réjouit l’infirmière de métier, qui se rend régulièrement en Inde pour des projets humanitaires. Son mari et elle ont six enfants, qu’elle a tous «contaminés» à l’envie de faire du bénévolat.

Quelle belle histoire que celle de Jouhaïnna Lebel et Paul-André Brissette, de Sherbrooke, qui ont découvert tout à fait par hasard qu’ils sont frère et soeur. Tous deux nés à Macao en Chine et adoptés par des familles québécoises en 1980, ils se connaissaient sans savoir qu’ils avaient ce lien familial. C’est après avoir vu l’histoire de Pascal Robidas à Deuxième chance que Jouhaïnna a eu envie de retrouver sa mère biologique portugaise et s’est confiée à La Tribune. Paul-André a lu l’histoire et l’a contactée, de là leur incroyable découverte. Tous deux parents, le frère et la soeur en sont encore à s’apprivoiser.

Tout le monde en parle, qui nous a donné plusieurs très bons moments cet hiver, s’arrête pour l’été mais reviendra cet automne pour une 14e saison à ICI Radio-Canada Télé. J’en profite pour vous remercier de votre attention toujours aussi marquée et de vos nombreux commentaires à la suite de mon compte rendu hebdomadaire. La semaine prochaine, la finale de La voix.

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Lundi 24 avril 2017 | Mise en ligne à 16h48 | Commenter Commentaires (65)

Tout le monde en parle: 14e saison confirmée

danyguya

Le contraire aurait été bien étonnant: Tout le monde en parle a obtenu son passeport pour une 14e saison, cet automne à ICI Radio-Canada Télé.

Encore cette année, l’émission de Guy A. Lepage et de Dany Turcotte a su maintenir son auditoire, malgré les gros canons de TVA. Hier soir, 794 000 téléspectateurs l’ont regardée, contre 1 929 000 pour La voix. Contre le hockey, le soir de Pâques, elle en avait rallié 880 000.

En données confirmées, qui incluent les enregistrements, Tout le monde en parle franchit bien souvent le million.

La dernière de la saison sera diffusée dimanche à 20h.

MOYENNE D’ÉCOUTE EN DONNÉES CONFIRMÉES
Hiver 2015: 1 018 000
Hiver 2016: 1 095 000
Hiver 2017: 1 058 000

(Source: Numeris)

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gaspejasmin

«C’est de sa faute!» «Ah, parle pas de ça!» «Ben non, c’est pas possible!» On en aurait pris encore. Savoureux de voir ces deux anciens collaborateurs de 90 et 95 ans se corriger et se taquiner à travers leur récit d’Expo 67, dimanche à Tout le monde en parle.

Quand on y pense, ce que Philippe de Gaspé Beaubien et Yves Jasmin ont accompli est colossal. Respectivement chef de l’exploitation et directeur de l’information, de la publicité et des relations publiques à l’Expo 67, mes deux étoiles du match n’ont eu que quatre ans pour tout monter; l’équipe avant eux avait démissionné, estimant qu’elle n’aurait jamais assez de temps. «Ils cherchaient un Canadien français un peu fou», raconte de Gaspé Beaubien. Ils l’avaient trouvé.

Celui-ci a dû insister pour qu’on crée La Ronde, que les dirigeants trouvaient trop coûteuse. Alors qu’il n’avait lui-même visité que le parc Belmont, il a emmené un des décideurs aux jardins de Tivoli au Danemark et demandé conseil à Walt Disney pour réussir à convaincre les plus sceptiques.

Le duo rappelle avec fierté le succès inespéré de l’aventure: on attendait 200 000 visiteurs par jour, il en est venu 350 000 le premier vendredi et 550 000, le samedi. L’objectif de 30 millions de visites a été largement dépassé, on en a eu 55 millions. Parmi les coups de maître d’Yves Jasmin, une publicité dans le magazine Life, tiré à neuf millions d’exemplaires, invitant les Américains à venir rencontrer l’ennemi, l’URSS. L’Expo a coûté 10 fois plus cher que prévu, mais Jasmin croit que le Québec en est sorti gagnant. Cinquante ans plus tard, on pourra revivre leur histoire dans le documentaire Expo 67: Mission impossible, diffusé à Canal D, le dimanche 30 avril à 21h.

À 88 ans, le grand Gilles Vigneault entretient avec toujours autant d’ardeur sa passion pour les mots, qu’il écrit à la main ou à la dactylo. Et il la transmet aux jeunes de la relève. Depuis une dizaine d’années, il en a vu plus de 50, des noms comme Safia Nolin, les soeurs Boulay, Fanny Bloom, Alex Nevsky, à qui il enseigne à écrire des vers. «Je dis à tous les jeunes qui nous écoutent: «exigez l’exigence!»»

Dans le documentaire Le goût d’un pays, de Francis Legault, il échange avec Fred Pellerin, et fait un lien métaphorique entre le sirop d’érable et l’identité québécoise. Tous deux propriétaires d’érablières, les deux partagent «la même manière de voir le monde à travers leur village». Inutile de vouloir acheter du sirop Vigneault, le grand poète n’en vend pas, il en donne.

Christine Beaulieu ne connaissait à peu près rien d’Hydro-Québec avant de créer J’aime Hydro, son théâtre documentaire. Elle a dû faire sa propre enquête sur la société d’État, rencontrer des spécialistes, des autochtones, jusqu’au ministre Pierre Arcand, et même le président d’Hydro, Éric Martel, ce que n’avait pas réussi Roy Dupuis pour son film sur la Romaine. De 35 minutes à sa création, le spectacle dure maintenant quatre heures et sera repris au Festival Juste pour rire.

À propos de ce symbole très fort de notre histoire, la comédienne du film Le mirage voit de nouvelles énergies prendre le dessus sur l’hydroélectricité, de l’énergie solaire aux éoliennes. Que vaudront dans 30 ans nos barrages conçus pour 100 ans?, se demande-t-elle. Bonne nouvelle, son personnage d’agente immobilière sera de retour dans la prochaine saison des Pêcheurs.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a dû justifier le 1,5 million de dollars accordé au projet «Lab-école» de Ricardo Larrivée, Pierre Thibault et Pierre Lavoie. Il rappelle que ce sont les trois hommes qui sont venus lui faire la proposition et qu’il leur fait confiance pour offrir un milieu plus stimulant aux élèves. Selon le ministre, on n’aurait jamais dû cesser d’enseigner l’éducation sexuelle, de même que l’économie dans nos écoles. Il se dit prêt à ramener cette dernière matière dès l’automne, malgré l’opposition des centrales syndicales. Le ministre promet d’importants travaux pour embellir nos écoles durant le congé scolaire. La carte du fou du roi: «Je vous trouve bien sympathique, mais à la vitesse qu’on change de ministre de l’Éducation au Québec, j’aime autant pas m’attacher.»

Marie-Jeanne Rivard, qu’on a vue durant deux saisons dans Flip de fille à Moi&cie, a maintenant son hôtel-boutique écoresponsable, Boxotel, un concept pour concurrencer Airbnb. L’entrepreneure générale en construction, qui s’est spécialisée dans les flips de maisons, veut que ses habitations soient aussi belles que fonctionnelles et pratiques, un mariage pas toujours évident en design moderne. Elle avait étudié en neuropsychiatrie pour comprendre les gens dépressifs autour d’elle, mais l’appel manuel de la rénovation a été plus fort. Elle gère un monde de gars, dont certains préfèrent s’adresser à son chum plutôt qu’à elle.

Ambassadeur du Défi sportif AlterGo, qui rassemble des athlètes ayant un handicap, Hugo Girard n’a pas vécu d’intimidation à l’école, mais se sentait à part en raison de sa corpulence. Déjà à 12 ans, il voulait devenir l’homme le plus fort du monde, et il y est parvenu. Dans À vos risques et périls à Évasion, il parcourt les villes les plus dangereuses des États-Unis, où son physique impose le respect. À Atlanta, il a rencontré un dénommé Snow, revendeur de drogues qui porte bien son nom et qui a sorti sa marchandise devant la caméra. L’espérance de vie d’un membre de gang de rue là-bas: 23 ans. Pour conclure cette avant-dernière émission de la saison, Hugo Girard a réfuté les dires de l’homme fort Jean-François Caron, qui l’avait accusé sur le même plateau de vouloir l’empêcher de mettre la main sur un nouveau titre canadien.

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