Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Tout le monde en parle’

Dimanche 23 novembre 2014 | Mise en ligne à 23h11 | Commenter Commentaires (12)

L’étoile du match à Yohan Lowen

yohanlowen

Il ne parle pas français, sait à peine écrire, et a été coupé du monde extérieur durant son enfance, «prisonnier» de la communauté juive Tosh à Boisbriand. Ça prend un sacré courage pour oser dénoncer en pleine télé, et entreprendre des procédures judiciaires pour le tort irréparable qu’on lui a causé.

Dimanche soir à Tout le monde en parle, Yohan Lowen a passé une bonne partie de l’entrevue les yeux fermés. Une telle enfance laisse des marques: il souffre de dépression chronique et de trouble obsessionnel compulsif. Mais on l’a vu rire plus tard, en plus d’apprendre qu’il aime apparaître à la télé, lui qu’on a confiné au silence trop longtemps.

Endoctrinés, les enfants de ces communautés les plus radicales apprennent à «craindre et à haïr le monde extérieur». Yohan Lowen ne voulait pas que ses quatre enfants connaissent le même sort. Il est le premier au monde à avoir recours aux tribunaux pour que les responsables paient. Il réclame 1,25 millions$ en dommages à deux écoles, à la commission scolaire, à la DPJ et au ministère de l’Éducation, pour avoir «laissé faire» de telles choses.

À ses côtés, Marc-André Cloutier, directeur général de la clinique juridique Juripop, qui accompagne M. Lowen dans ses procédures, a rappelé qu’au Québec, les parents ont l’obligation d’envoyer leurs enfants de 5 à 16 ans à l’école. Autrement, la loi juge que ces enfants ont été abandonnés et maltraités par leurs parents. Spécialiste des questions touchant les communautés juives hassidiques, la journaliste Émilie Dubreuil prépare un documentaire sur l’histoire de Yohan Lowen, pour que tout le monde sache.

En début de carrière, Dominic et Martin donnaient des spectacles au restaurant Giorgio de Saint-Eustache quand Pierre Légaré leur a fait rencontrer Gilles Latulippe. C’est lui qui leur apprendra les secrets d’un bon duo et le rôle du straight man. Dominic Sillon n’a pas été froissé quand son camarade Martin Cloutier a été engagé pour animer l’émission du matin à CKOI. Les deux humoristes multiplient les contrats chacun de leur côté mais ne comptent pas pour autant abandonner leur célèbre duo. Dominic est script-éditeur de la nouvelle émission Ti-Mé Show, qui prendra l’antenne cet hiver.

Plus jeune lauréat d’un prix du Gouverneur général depuis sa création en 1936, Gabriel Nadeau-Dubois a choisi de remettre sa bourse de 25 000$ à des citoyens mobilisés pour contrer le projet d’oléoduc de TransCanada, sous la bannière «Coule pas chez nous». «J’aurais trouvé ça vaniteux de refuser le prix», dit-il, inspiré entre autres par Fernand Dumont, qui avait envoyé son chèque à René Lévesque en 1968.

À propos des policiers, il persiste et signe en leur suggérant de se poser des questions sur le rôle politique que le gouvernement veut parfois leur faire jouer. «Les policiers ne se sont pas rendu compte qu’on s’est servi d’eux», dit-il à propos du Printemps érable. La carte du fou du roi: «TransCanada rêve d’un immense pipeline qui transporterait proprement tous les environnementalistes le plus loin possible dans le Nord.»

Drôle d’entrevue avec l’auteure française Katherine Pancol, qui disait se souvenir de son premier passage à l’émission il y a 10 ans. Vérification faite, il s’agissait pourtant de sa première visite.

L’un des plus grands phénomènes de la littérature française des années 2000, Pancol a écrit la trilogie Muchachas après avoir été témoin d’une scène choquante, celle d’une femme qui s’est fait battre par son conjoint sans réagir d’aucune façon. «Si tu lui parles, je la tue», a dit l’homme à l’auteure. Elle-même victime de traumatismes durant son enfance, elle dit n’avoir eu aucune difficulté à trouver des femmes autour d’elle qui ont été victimes de violence conjugale.

Sur une note plus légère, Katherine Pancol a raconté sa rencontre avec l’une de ses idoles, Romain Gary, qui lui a donné le courage de publier ses oeuvres. Elle a aussi parlé de son chien laid obsédé sexuel, ce qui a donné lieu à plusieurs gags. «C’est votre problème!» dirait-elle à l’auteur français Frédéric Beigdeder, qui déteste son oeuvre. La carte de Dany: «La dureté des critiques français à votre endroit me désole. J’ai parlé au ministre des Finances, vos impôts et vous êtes les bienvenus chez vous.

Ancien croyant, le Français Emmanuel Carrère s’est intéressé à l’oeuvre des évangélistes, à la communauté qu’ils formaient, particulièrement Paul et Luc, pour écrire Le royaume. Il voulait d’abord en faire une série télévisée mais a choisi d’en faire un livre. Carrère a pris part au scénario de l’excellente série Les revenants, avant de quitter le projet pour se consacrer à ce nouveau bouquin.

L’entrevue avec Roch Voisine a été parsemée de petits malaises, à commencer par cet échange avec Katherine Pancol, qui disait qu’il avait disparu des projecteurs après avoir connu la gloire en France, une affirmation qui a semblé froisser Voisine. «Là vous allez me connaître», a-t-il dit à la romancière lorsque Guy A. s’est mis à lui distribuer les nombreux CD lancés par l’artiste durant les dernières années.

Reçu Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en France, puis Officier de l’Ordre du Canada dans les années 90, Voisine vient d’être intronisé au sein de l’Ordre du Nouveau-Brunswick. Un peu tard, demande Guy A.? «Le Québec est pas réveillé encore», a répondu Voisine, qui n’a pas encore reçu cette distinction chez nous.

Roch Voisine déplore qu’on dénigre la beauté des chanteurs, alors qu’on ne le fait pas pour les acteurs. Il admet du même coup que la beauté l’a quand même bien servi. Preuve qu’il a des défauts: il lui arrivait de faire Montréal-Québec en voiture en deux heures moins quart. «Elle habitait Ste-Foy, moi je partais du nord de Montréal», s’est-il défendu, ajoutant avoir souvent déjoué la vigilance des policiers.

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Dimanche 16 novembre 2014 | Mise en ligne à 23h30 | Commenter Commentaires (58)

L’étoile du match à Tanya St-Arnauld et Normand Baillargeon

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Je ne me souviens pas d’avoir vu le plateau de Tout le monde en parle virer autant à la foire. Un dernier segment d’émission qu’on ne voulait pas voir finir, avec un Éric Salvail survolté qui prend le contrôle, une Véro délicieusement cynique qui lui donne la réplique et un Louis Morissette à la répartie efficace. Le vin et la vodka étaient bons!

La conversation sans queue ni tête mais drôle à souhait a même porté sur le choix dominical de votre humble blogueur. «On est dans le trouble avec l’étoile du match de Richard Therrien!» a lancé Véro, au milieu d’un brouhaha hilarant. «Richard, vote pas pour nous autres!» a poursuivi Éric Salvail, devenu incontrôlable. La vidéo ici.

Même s’ils m’ont arraché les larmes (de rire!), les Salvail, Cloutier et Morissette n’ont effectivement pas l’étoile du match, mais certainement une mention spéciale pour leur folle répartie. On en redemande.

verolouis

J’ai plutôt choisi d’en décerner deux cette semaine, exceptionnellement. D’abord, à Tanya St-Arnauld, pour son courage et sa détermination. Qu’il faisait bon de la voir rire et sourire, elle qui venait pourtant se replonger dans ce terrible drame, qui a horrifié tout le monde il y a deux ans. La jeune femme avait été aspergée d’un produit corrosif par son conjoint d’alors, Nikolas Stefanatos.

Quand celui-ci a plaidé coupable jeudi dernier, sa victime a été soulagée. Celle-ci est belle à voir, elle a retrouvé l’amour, a eu un bébé, elle resplendit.

Je vous passerai les détails du récit, si ce n’est que son ex-conjoint a tilté ce jour-là, sans donner de signes avant-coureurs. Jeudi, elle n’a pas eu envie d’entendre ses regrets et n’a même pas voulu le regarder en Cour. «Y’a rien qui peut sortir de sa bouche qui peut m’aider à grandir comme personne», dit-elle. Tanya St-Arnauld ne pardonne pas, mais elle accepte.

Belle histoire que cette visite sur le plateau d’Anderson Cooper, qui lui a offert le privilège de suivre des traitements au laser avec une dermatologue renommée. Aujourd’hui, jamais on ne pourrait percevoir qu’elle a été défigurée.

nbaillargeon

J’ai aussi choisi d’en remettre une à ce grand sage qu’est Normand Baillargeon, essayiste, chroniqueur et professeur en sciences de l’éducation, qui se décrit comme un «anarcho-syndicaliste». Sa présence a donné lieu à des échanges nourris et pertinents.

Découragé par cette «période historique troublée» dans laquelle on vit, il décrit nos élections comme une mascarade, où les politiciens nous racontent n’importe quoi sans tenir leurs promesses. Il déplore que le peuple ne soit pas plus révolté, et salue l’oeuvre des étudiants lors du Printemps érable. Un geste qui leur a valu une certaine paix avec le gouvernement actuel, qui s’en prend à tous sauf à eux.

Normand Baillargeon s’inquiète des actions du gouvernement Harper, qui démantèle «des institutions où on peut débattre», comme Radio-Canada, et dénonce l’affaiblissement des institutions scientifiques. En tant qu’«anarcho-syndicaliste», il reconnaît aux libertariens la volonté de débattre et d’argumenter, et partage avec eux certains idéaux, mais là s’arrête la comparaison.

Toujours difficile de rapporter les paroles de Fred Pellerin tout en leur rendant justice. Il était venu parler de son nouvel album intitulé Plus tard qu’on pense. Alors que le conteur fait rire, le chanteur, lui, se permet d’explorer des zones plus mélancoliques, qui envoûtent son public.

Fred Pellerin a parlé de Saint-Élie-de-Caxton, où on a «planté» un arbre à paparmanes. Il a raconté vouloir utiliser une partie de ses droits d’auteur pour les réinvestir dans ce village qu’il a rendu célèbre.

Sur l’amour que les Français lui portent, il ne fait pas de concessions et ne prend pas le temps de leur expliquer les expressions qu’ils ne comprennent pas. «On n’est pas chatouilleux de la même affaire», dit-il de ce public, qui peut se mettre à rire quand il dit simplement «bois de chauffage»!

Aux 75 000 billets vendus pour leur spectacle, Véronique Cloutier et Louis Morissette en ont ajouté 35 000. Déjà, on sentait une douce folie s’installer entre les deux, qui ont passé l’entrevue à se défier, à deux semaines de la première montréalaise.

«On s’est entendu qu’on n’allait pas revenir sur les raisons qui nous ont gardées à distance», a dit Véro à propos de sa «chicane» avec Julie Snyder, réglée au Banquier dernièrement. «C’est mieux pour tout le monde et c’est plus simple», a poursuivi Louis Morissette, qui dit n’avoir jamais parlé à Julie Snyder et à Pierre Karl Péladeau.

[En réalité, il faisait erreur. Sur Twitter, Julie lui a rappelé qu'elle l'avait reçu au Poing J avec les Mecs comiques et qu'ils s'étaient cotoyé dans l'édifice où Productions J avait ses bureaux, à l'époque où elle produisait des émissions pour VRAK.]

Le segment s’est conclu sur une entrevue «Voyons donc mon amour», où le couple simulait des désaccords, un exercice réussi. Le Bye Bye sera-t-il moins bon sans vous? «Oui», a répondu Véro. «On va faire plein de choses avec le salaire qu’on a sauvé», a répliqué Louis en pointant Véro.

PDG de l’Association québécoise des CPE, Louis Senécal craint que la hausse des tarifs, jusqu’à 20$ pour certaines familles, incite les parents à revenir à l’ancien modèle, où seul l’un des deux conjoints travaillaient, et les décourage à avoir un deuxième et un troisième enfant. Il déplore que le surplus accumulé par le gouvernement n’ira pas à l’amélioration des services de garde mais bien à la lutte au déficit.

M. Senécal est revenu très déçu d’une rencontre à Québec avec la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, qui ne lui a accordé que 10 minutes cette semaine.

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Comment résumer l’entrevue avec Éric Salvail, qui venait parler de sa nouvelle émission à V, Ce soir tout est permis? Je vous incite fortement à la visionner quand l’émission sera disponible sur le site de Tout le monde en parle.

Guy A. Lepage lui a rappelé qu’un concept semblable aux Recettes pompettes, My Drunk Kitchen, existe déjà aux États-Unis. Éric parle tout de même d’un concept original qu’il veut d’ailleurs exporter. Est-ce de la vraie vodka qu’on boit aux Recettes pompettes? Moitié vodka, moitié eau, a voulu préciser Guy A., qui a conclu avec une entrevue «Une question, un shooter!», mais avec de la vodka pure, ce qui a donné lieu à un dérapage en règle. Irrésistible.

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Jeudi 13 novembre 2014 | Mise en ligne à 13h15 | Commenter Commentaires (19)

Tanya St Arnauld chez Guy A.

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Prise deux pour Tanya St Arnauld, qui sera de retour sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche.

L’entrevue de la jeune femme aspergée d’un produit corrosif par son ex-conjoint avait été coupée au montage lors de son premier passage en février 2013, pour ne pas nuire au déroulement du procès de son présumé agresseur. Celui-ci ayant plaidé coupable à des accusations de voies de fait graves à l’endroit de Tanya St-Arnauld, plus rien n’empêche la visite de Mme St Arnauld chez Guy A.

Aussi parmi les invités: Véronique Cloutier et Louis Morissette pour le spectacle Les Morissette, Fred Pellerin pour son nouvel album intitulé Plus tard qu’on pense, Éric Salvail pour sa nouvelle émission Ce soir tout est permis à V, et Normand Baillargeon, auteur et professeur en sciences de l’éducation à l’UQAM, à quelques jours du Salon du livre de Montréal.

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