Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Souvenirs’

Vendredi 19 septembre 2014 | Mise en ligne à 11h44 | Commenter Commentaires (14)

Souvenir Télé Presse: CTYVON

deschampsctyon

À l’automne 1989, le grand Yvon Deschamps croit tenir un concept du tonnerre: CTYVON fait la page couverture de Télé+ dans la semaine du 2 au 9 septembre. La question à ne pas poser: «C’est-y bon?» Après avoir connu le succès avec Samedi de rire, l’humoriste n’imagine pas à quel point il vivra son pire échec cette année-là.

CTYVON est une chaîne de télévision fictive, qui opère du lundi au jeudi à 19h, à Radio-Canada. Yvon Lamarche, joué par Deschamps, en est le grand patron. De l’équipe de Samedi de rire, Deschamps a ramené avec lui Michèle Deslauriers, Normand Brathwaite et Normand Chouinard.

À CTYVON, on peut voir le téléroman Rive-sud, une série policière, le magazine masculin Salut, bonhomme!, un quiz, un talk-show, une émission pour enfants, une ligne ouverte, bref, tout ce qu’une station de télévision peut offrir. Parmi les collaborateurs, Marc Labrèche joue un grand reporter et Jean-Claude Germain raconte l’histoire de la télé.

Dans Télé+, Yvon Deschamps se dit conscient du défi titanesque qui l’attend. «C’est quasiment trop! On essaie d’inventer une nouvelle façon de tourner. Notre but est d’arriver, bientôt, à la qualité technique d’une émission hebdomadaire», dit-il au journaliste Daniel Lemay.

«Lundi soir, la télévision québécoise embarque dans une ère nouvelle et, comme devant toute nouveauté, les sceptiques sont légion. Un pari de fou? Un pari d’Yvon Deschamps. Ça passe et CTYVON fait époque. Ou ça casse et Yvon Lamarche devient le premier directeur d’une station de télévision à se congédier lui-même. En ondes», peut-on lire aussi dans l’article.

Les sceptiques auront finalement raison, et l’émission reçoit des critiques assassines. «CTYVON est de la mauvaise télévision: sous le prétexte de faire de la télévision d’amateurs, on nous refile des textes d’une pauvreté déconcertante», écrit Louise Cousineau dans La Presse. Plus loin: «Lundi soir, grand branle-bas à la station CTYVON: les employés croyaient que le boss allait la vendre. Hélas, nous les téléspectateurs, on sait bien que nous n’aurons pas cette chance.»

L’émission ne durera qu’une seule trop longue saison pour mourir le 29 mars 1990. L’automne 1989 représente un véritable cauchemar pour Radio-Canada, qui connaît aussi un flop monumental à 17h avec le jeu Une paire d’as, coanimé par Gaston L’Heureux et Ghyslain Tremblay.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 12 septembre 2014 | Mise en ligne à 11h44 | Commenter Commentaires (15)

Souvenir Télé-Presse: Bernard Derome

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Quand il fait la page couverture de Télé Presse dans la semaine du 7 au 14 juillet 1973, voilà seulement trois ans que Bernard Derome anime Le téléjournal de Radio-Canada.

Le chef d’antenne est alors loin de s’imaginer qu’il y restera 33 ans. «En ce moment, il est heureux, même s’il se dit qu’un de ces jours, il aura envie de faire autre chose, de recommencer à faire de grands reportages, par exemple», écrit Rudel-Tessier dans Télé Presse.

Le téléjournal allait rapidement faire de lui une vedette, au-delà de ce à quoi un journaliste peut s’attendre. «La faveur populaire l’a proclamé, devant les caméras de la télévision, il n’y a pas si longtemps, un des dix plus beaux hommes du Canada. Et il avait l’air d’être en train de se demander combien de ses amis avaient conspiré pour que cela lui arrive.»

C’était une époque bénie pour les bulletins de fin de soirée, aujourd’hui en complète transformation. «C’est un fait que le Téléjournal n’a pas la cote d’écoute de certains feuilletons (ou de tous) et de beaucoup d’autres émissions, mais cela tombe sous le sens que bien peu de téléspectateurs regardent les informations parce qu’ils n’ont pas autre chose à faire», poursuit Rudel-Tessier dans son article intitulé Bernard Derome: un journaliste heureux et un bel annonceur!

Monsieur «Si la tendance se maintient», qui avait fait ses classes à Rimouski et à Ottawa, n’était pas le premier de la famille à exercer ce métier. «S’il a opté pour le journalisme parlé, c’est peut-être parce que son père fit partie de l’une des premières équipes d’animateurs de CKAC. Ceux qui ont l’âge de se souvenir de 1928 se souviennent de Jules Derome.»

Remarquez le bandeau publicitaire d’Export “A”, vestige d’une tout autre époque.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 5 septembre 2014 | Mise en ligne à 11h47 | Commenter Commentaires (23)

Souvenir Télé Presse: La montagne du Hollandais

montagne

TVA n’a pas toujours connu que des succès. Comme par exemple La montagne du Hollandais, téléroman d’époque présenté en couverture de Télé+, dans la semaine du 29 août au 5 septembre 1992.

L’oeuvre de l’auteur Yves É. Arnau avait la tâche ardue de succéder à un grand succès de l’antenne de 1984 à 1992, Entre chien et loup, dans la case du lundi à 19h.

«Le Hollandais du titre, c’est Lothar Olden, petit-fils de Hugo Oldenbarvelt, un bûcheron venu des Pays-Bas s’établir au Québec, en 1875», écrit la journaliste Lucie Côté.

Le téléroman décrit la vie des habitants de Dutchville, un village forestier dans les années 50. Paul Hébert incarne Lothar Olden, surnommé «le vieux Dutch». Vivent aussi au pied de la montagne un simple d’esprit, une prostituée, un curé au cou barré, et un homme qui se fait appeler «le schlitteur». Rita Lafontaine, Lionel Villeneuve, Claude Blanchard et Fernand Gignac font partie de la distribution.

«Je pense que nous avons tous les éléments pour faire un succès», affirme le réalisateur Claude Colbert à Télé+. Il ne pouvait pas mieux se tromper.

Critique de télévision à La Presse, Louise Cousineau est sans pitié dans sa chronique du 3 septembre 1992, intitulée «La montagne du Hollandais: un téléroman pas mal chinois». «Je suis sortie du visionnement des deux premiers épisodes en n’ayant rien compris, ni à l’action ni à la plupart des personnages. L’auteur nous avait promis de l’humour, mais j’étais trop perplexe pour rire», écrit-elle. Plus tard, elle parlera du «pire téléroman produit depuis des lunes à la télévision».

Malgré des cotes d’écoute honorables, La montagne du Hollandais devient rapidement la cible de railleries. À la surprise générale, le téléroman est reconduit pour une deuxième saison. Pour répondre aux critiques, on change toutefois le titre pour Les Olden en plus d’adjoindre une coauteure à Yves É. Arnau. C’est peine perdue, et TVA tire la plogue après deux saisons.

Plus bas, les génériques d’ouverture des deux émissions.

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