Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Souvenirs’

Vendredi 17 octobre 2014 | Mise en ligne à 13h13 | Commenter Commentaires (24)

Souvenir Télé Presse: La fureur

VeroTP

Véronique Cloutier adopte un tout nouveau look lorsqu’elle apparaît en couverture de Télé Plus, dans la semaine du 14 au 21 août 1999. L’animatrice entreprend alors la deuxième saison de La fureur, succès instantané de Radio-Canada et phénomène de l’heure, qui se répand jusque dans les partys de famille.

Le concept est simple: devant un public survolté, deux équipes, une de gars et l’autre de filles, s’affrontent dans diverses épreuves toutes reliées à la chanson. «L’émission a causé tout un émoi la saison dernière. On ne sait trop quel ingrédient de la recette reprise d’une émission française à succès a cloué un million de téléspectateurs devant leur téléviseur toutes les semaines. L’animatrice chérie des Québécois? Les invités? Le public tiré à quatre épingles? Les chanteurs? Les danseurs? «La fureur, c’est un tout», répond Véronique Cloutier à la journaliste Isabelle Massé.

Après ses années à MusiquePlus et le jeu La tête de l’emploi, La fureur a permis à l’animatrice d’accéder au cercle des plus grandes vedettes de la province. «Avec ses deux émissions l’an dernier, ajoutées aux spéciaux du gala de l’ADISQ, nul doute que Radio-Canada mise énormément sur l’animatrice de 24 ans pour faire briller la chaîne au sommet du palmarès… des cotes d’écoute», poursuit Isabelle Massé, qui a visé dans le mille avec cette affirmation. Véro, comme les gens l’appellent, restera à La fureur jusqu’en 2003, passant le flambeau à Sébastien Benoit jusqu’en 2007.

L’après-Fureur s’avère toutefois plus difficile, avec le talk-show Véro, qui ne rallie pas le public escompté. Mais l’animatrice renoue rapidement avec le succès, avec les Bye bye, Le verdict – c’est votre opinion, les galas des prix Gémeaux, et bien sûr, Les enfants de la télé. Preuve de son succès, Véro collectionne les trophées Artis et Gémeaux.

Elle restera à Radio-Canada jusqu’en 2014, choisissant d’interrompre sa carrière télé pour se lancer dans l’humour sur scène avec son mari Louis Morissette.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 10 octobre 2014 | Mise en ligne à 13h36 | Commenter Commentaires (12)

Souvenir Télé Presse: Fanfan Dédé

fanfandede

Mes plus lointains souvenirs de télévision, je les dois entre autres à Fanfan Dédé, à son ami Finfin et à sa corde à linge de lettres. L’émission pour enfants a tenu l’antenne de Télé-Métropole de 1975 à 1982.

Chaque jour de la semaine, Fanfan Dédé reçoit des enfants dans son jardin, chante, bricole, raconte des histoires, pose des questions, et surtout, parle avec son ami Finfin, une marionnette, qu’il accueille en chantant «Bon matin, Monsieur Finfin!»

«Fanfan Dédé n’est pas un personnage de conte de fée. Un jour, j’ai mis mes jeans et une casquette, ce fut mon costume», raconte le comédien André Richard à la journaliste Anne Richer, dans le Télé Presse de la semaine du 16 au 23 juin 1979.

C’était l’époque où TVA avait une programmation jeunesse, beaucoup moins touffue que Radio-Canada, mais tout de même. Un genre qu’André Richard affectionne particulièrement. «C’est moins gris qu’un téléroman qui raconte toujours la petite misère au jour le jour. Pour les enfants, il y a plus de folie et c’est plus imaginatif.»

Alors que Passe-Partout connaît un succès fulgurant chez la concurrence, André Richard insiste sur l’aspect ludique de Fanfan Dédé. «La meilleure pédagogie à travers une émission, c’est encore le respect des enfants. Plutôt que de se promener avec les théories de Piaget dans les poches et suivre les conseils des pédagogues, psychologues et autres “ogues”, il a préféré fonctionner intuitivement», explique Anne Richer dans Télé Presse.

Quand il accepte d’animer L’école du music-hall, une émission de jeunes talents à Télé-Métropole, André Richard souhaite se dissocier des concours du genre qui existaient par le passé. «Les parents y amenaient leurs enfants habillés comme le roi de l’habit. Ils voulaient tous en faire des petits René Simard. On leur apprend à parler le bec en cul de poule au lieu de les laisser s’exprimer dans la langue qui nous est propre. Et la dernière mode: l’orgue. Les parents s’imaginent que leur enfant est génial alors que l’orgue joue tout seul.»

D’autres émissions pour enfants qui ont tenu l’antenne de TVA: Le zoo du capitaine Bonhomme, Le monde de Monsieur Tranquille, La cabane à Midas, Patofville, Entre deux nuages, Les Satellipopettes, Les Champignoles, Gronigo et cie, Au château des enfants, Le village de Nathalie

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 3 octobre 2014 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (18)

Souvenir Télé Presse: Chambres en ville

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Quand Chambres en ville entre en ondes à l’automne 1989, il y a de cela 25 ans, le public se prend aussitôt d’affection pour les jeunes de la pension de Louise. J’entre au cégep l’année suivante, et chaque lendemain d’épisode, avant les cours, on parle de Pete, de Lola, du «sportif» et du «tétard». On peut dire sans exagérer que Chambres en ville a marqué toute une génération de téléspectateurs.

C’est Sylvie Payette qui a la merveilleuse idée de prendre des jeunes comme personnages principaux, une rareté pour l’époque. Autour de Louise Deschâtelets et Francis Reddy, la plupart des rôles sont donnés à des comédiens peu connus du grand public comme Nathalie Gagnon (qui deviendra Nathalie Rose) et Patricia Paquin, qui apparaissent sur la page couverture fluo de Télé Presse dans la semaine du 9 au 16 septembre 1989.

En plus d’avoir travaillé comme maquilleuse sur les plateaux de Parler pour parler et Samedi de rire, Sylvie Payette a collaboré aux scénarios des téléromans de sa célèbre mère, Lise Payette, dont Des dames de coeur et Un signe de feu. Cette fois, les rôles sont inversés.

«Je suis extrêmement nerveuse, avoue-t-elle à la journaliste Danielle Bonneau. Les gens ne doivent pas s’attendre à voir un téléroman de Lise Payette. C’est différent. Je suis très inquiète d’être jugée durement. Mais c’est normal, cela risque d’arriver.»

Je ne me souvenais pas à quel point le téléroman avait connu une naissance difficile, Téléfilm Canada ayant tardé à financer le projet. «Sylvie Payette aurait préféré pouvoir faire une émission pilote pour pouvoir s’ajuster, voir l’efficacité des répliques. “Ça a été long et difficile. Le plus énervant, après le stress de l’attente, ça a été de se demander si on allait réussir à tout finir à temps. Eh bien, on a même de l’avance!”»

Sylvie Payette est alors maman d’une fillette de 18 mois, prénommée Flavie. La même Flavie Payette-Renouf qui a coréalisé le documentaire Lise Payette : un peu plus haut, un peu plus loin avec Jean-Claude Lord, présenté l’hiver dernier à Télé-Québec.

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