Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Souvenirs’

Mardi 22 juillet 2014 | Mise en ligne à 9h00 | Commenter Commentaires (11)

Souvenir Télé Presse: Les Satellipopettes

claudesteben

NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

«Les Satellipopettes sont des robots sans lunettes. Ils viennent de leur planète, voir si on n’est pas trop bêtes…»

Oui, Télé-Métropole (TVA) a déjà eu une programmation jeunesse à son antenne. Jamais aussi touffue qu’à Radio-Canada et Radio-Québec, mais tout de même très populaire auprès des enfants.

C’est le cas des Satellipopettes, rendez-vous incontournable des écoliers, que TVA diffuse de 1978 à 1987, et qui fait la couverture de Télé Presse, dans la semaine du 30 septembre au 7 octobre 1978. «C’est vrai! On n’était pas trop fort là-dedans. On s’est cassé la gueule souvent», admet alors un porte-parole du diffuseur au sujet des tentatives d’émissions jeunesse à ce réseau.

Dans le costume métallique du capitaine Cosmos, Claude Steben devient rapidement la coqueluche des 7 à 12 ans, à qui se destine Les Satellipopettes. Chaque midi – et quelques années plus tard en fin d’après-midi –, deux équipes de Terriens du primaire s’affrontent dans différents jeux, répondent à des questions «spring spring» et accumulent des morceaux de robots. La première qui complète son robot, Math d’un côté et Matique de l’autre, remporte la partie et le trophée Cosmos.

Dans Télé Presse, le journaliste Jean Forest parle de décors et de costumes attirants «pour les jeunes d’aujourd’hui qui baignent dans un univers de science-fiction.» L’émission se veut aussi éducative que ludique. «Quant aux jeux, ils sont variés (Florina, casse-tête, Kim, jeux d’orthographe et d’adresse) et menés rondement.»

L’article ne fait pas mention de Vermicelle, ce personnage muet campé par Daniel Couturier, arrivé l’année suivante, et qui ne restera pas jusqu’à la fin. Durant la saison 1983-84, l’émission change de formule et s’intitule Capitaine Cosmos, sans public en studio, avant de revenir à la version originale l’année suivante.

Parmi les autres émissions pour enfants diffusées à TVA: Le zoo du capitaine Bonhomme, Patofville, Le monde de Monsieur Tranquille, La cabane à Midas, Fanfan Dédé, Les Champignoles, Au pays de Chanterelle, Au château des enfants, Gronigo et cie et Le village de Nathalie.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Lundi 21 juillet 2014 | Mise en ligne à 9h00 | Commenter Commentaires (20)

Souvenir Télé Presse: Céline l’enfant martyre

tpceline

NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

La seule véritable incursion de Céline Dion dans la fiction remonte à 1991, alors qu’elle a tenu le rôle principal de la minisérie Des fleurs sur la neige à Radio-Canada, tel qu’en fait foi cette page couverture de Télé+, semaine du 2 au 9 mars.

L’oeuvre est l’adaptation de l’autobiographie d’Élisa Trudel, une jeune femme brisée par le traitement cruel de sa mère. «Et de son père et du chum de sa mère. Et plus tard de sa famille d’accueil. Puis de ses chums à elle. La violence sourde, habituelle, qui s’engendre elle-même à l’infini si elle ne réussit pas à trouver le remède de l’amour et de la tendresse», écrit Daniel Lemay dans Télé+.

L’expérience s’avère pénible pour le téléspectateur, comme en témoigne le journaliste. «C’était à peine commencé que j’avais hâte que ça finisse. Pas parce que c’est de la mauvaise télévision, pas parce que c’est mal joué, au contraire. Non. Parce que ces histoires-là, je ne suis pas capable de les prendre et que, comme bien du monde, je pense, je préfère détourner les yeux. Malaise complet, insoutenable.»

Le rôle de la marâtre est campé par Han Masson, «sublime de cruauté, mais envers Élisa seulement, qu’elle appelle “la guenon” et dont elle ne veut rien savoir et rien recevoir. La scène du coeur de la Saint-Valentin va vous geler sur place…» Pour son premier et seul rôle à la télévision, Céline Dion est accompagnée notamment de Roger Léger, Normand Chouinard, Louise Richer, Patrick Huneault, Gildor Roy et même le jeune Guy Jodoin en livreur de circulaires.

Des fleurs sur la neige a la tâche ingrate de succéder à la série Les filles de Caleb, qui attire alors plus de 3 millions de fidèles dans la case du jeudi à 20h. Céline Dion n’en est alors qu’à l’aube de sa carrière internationale de chanteuse. À ma collègue de La Presse, Louise Cousineau, René Angélil raconte que Radio-Canada ne voulait pas de sa protégée pour le rôle. «”La patronne des dramatiques à l’époque – Mme Hélène Roberge – n’avait pas confiance, et elle était persuadée que le producteur voulait l’engager juste pour monter les ratings.” Alors, Céline Dion s’est soumise à une audition. Comme 18 autres comédiennes. Trois noms ont été retenus. “Quand Mme Roberge, qui croyait que Céline n’était plus dans le portrait, a vu les scènes, raconte M. Angélil, elle a été bien surprise. Et convaincue.”»

Louise Cousineau, elle, sera moins convaincue des qualités de la série. Dans un article intitulé «Une difficile tâche attend notre Céline nationale», elle écrit: «Céline s’y révèle une bonne comédienne, mais ce sera la seule surprise de cette oeuvre cousue de gros câble blanc. Un remake de La petite Aurore, l’enfant martyre, qui n’apporte rien de nouveau, du moins durant les deux premiers épisodes que j’ai vus, dans le dossier des enfants maltraités.»

Des fleurs sur la neige obtiendra une moyenne d’écoute de 2 248 000 téléspectateurs.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Dimanche 20 juillet 2014 | Mise en ligne à 9h00 | Commenter Commentaires (26)

Souvenir Télé Presse: Louise Arcand

tplarcand164

NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

Triste destin que celui de Louise Arcand, grande animatrice de Radio-Canada dont la classe n’avait d’égal que son talent, et qui est devenue bien malgré elle le symbole de la discrimination envers les femmes en information.

Bien ironiquement, quand elle fait la page couverture de Télé Presse dans la semaine du 13 au 20 mai 1978, elle anime Femme d’aujourd’hui, un magazine qui tiendra l’antenne durant 17 saisons à Radio-Canada, et qui a justement pour objectif de «rompre ce cercle social qui entretient la discrimination à l’égard du sexe féminin», confie Louise Arcand au journaliste Jean Forest.

«À Femme d’aujourd’hui, nous croyons, et avons toujours cru je pense, que c’est à force de répéter des choses aux gens, de les leur rappeler sans cesse, que nous contribuons à faire changer les mentalités. Ils finissent par les prendre vraiment en considération et s’en occuper. Grâce à cette répétition, faite de façon non didactique, Femme d’aujourd’hui compte sûrement parmi les instruments importants de changement.»

Après avoir entrepris sa carrière à Ottawa au tournant des années 70 et animé le magazine Consommateurs +, Louise Arcand devient en 1981 la présentatrice du bulletin Ce soir, qui voit ses cotes d’écoute augmenter. Mais alors qu’elle n’a pourtant que 40 ans, la direction de Radio-Canada décide de la remplacer en 1984 par une plus jeune, Marie-Claude Lavallée, qui elle a 28 ans. Indignée qu’on la tasse pour «rajeunir l’information», Louise Arcand porte sa cause devant un arbitre du travail, puis devant la Commission des droits de la personne, qui statue deux ans plus tard qu’elle a bel et bien été victime de discrimination en raison de son âge. Bien qu’elle soit revenue travailler dans l’ombre pour l’émission Actuel, puis à la radio comme journaliste au magazine économique Les affaires et la vie, elle n’a jamais pu réintégrer son poste au Ce soir.

À la même époque, elle confie à ma collègue Louise Cousineau dans La Presse: «Je n’aurais pas pu me regarder dans le miroir le matin si je ne m’étais pas défendue. J’ai continué parce que je ne voulais pas déchoir à mes propres yeux. Et j’ai continué pour prouver que c’était possible de tenir tête à une attitude aussi indignante. [...] Je veux être heureuse. Je faisais bien mon travail et j’étais heureuse. Je veux retrouver ce bonheur de travailler.»

Après avoir trimé durement pour défendre ses droits, Louise Arcand meurt d’un cancer du cerveau à l’été de 1992. Elle n’avait que 48 ans.

Modeste, elle avait confié à Télé Presse en 1978: «Je suis convaincue que toute l’histoire de ma vie tient au fait que je me suis trouvée là au moment où des gens étaient mal pris et qu’ils ont eu recours à moi pour les dépanner. Et cela me satisfait de croire que c’est ainsi. Après tout, ce qui compte c’est que l’on fasse des choses que l’on aime, peu importe, en somme, le concours de circonstances qui nous y amène…»

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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