Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Souvenirs’

Vendredi 24 octobre 2014 | Mise en ligne à 12h09 | Commenter Commentaires (16)

Souvenir Télé Presse: Des dames de coeur

damesdecoeur

Quand les nouvelles dames de coeur de Lise Payette apparaissent en page couverture de Télé Presse, dans la semaine du 6 au 13 décembre 1986, on est encore loin de se douter de l’impact qu’obtiendra le téléroman chez le public québécois.

Alors que La bonne aventure, premier téléroman de Mme Payette, mettait en scène quatre femmes dans la trentaine «qui n’ont pas été élevées dans la crainte de l’autonomie et qui détenaient toutes des emplois», Des dames de coeur a comme héroïnes quatre femmes dans la quarantaine. À quelques jours de la première, la critique de télévision Louise Cousineau n’a vu qu’un extrait de quelques minutes. «Il était question d’un problème fondamental: les femmes de 40 ans doivent-elles endurer un mari qui ne les rend plus heureuses ou le quitter? Cette courte scène présentait des positions diverses et assez nuancées pour nous donner envie de voir tout un épisode», écrit-elle dans Télé Presse.

«Claire Trudel (Luce Guilbeault), Lucie Belleau (Louise Rémy) et Évelyne Lamontagne (Andrée Boucher) sont les femmes de trois associés d’un bureau de comptable. L’histoire commence au moment où un nouveau comptable, François O’Neil (Pierre Curzi), se joint à l’entreprise. Sa femme Véronique (Michelle Rossignol) sera donc invitée à faire partie du groupe des “épouses”.»

Des dames de coeur marquera un tournant dans la façon d’aborder l’émancipation des femmes à la télévision. Ironiquement, de tous les personnages, ce sera celui de Jean-Paul Belleau, joué par Gilbert Sicotte, qui trouvera le plus d’échos chez les téléspectateurs. Le macho fini qu’on aime haïr, celui qui collectionne les conquêtes et ramène une MTS dans le lit familial, apparaît dans cette scène mémorable où sa femme Lucie lui apporte des pilules et le rabroue pour ses infidélités.

Étrangement, malgré son immense succès, le téléroman de Lise Payette n’a jamais été rediffusé, pas plus que La bonne aventure et sa suite, Un signe de feu, qui regroupait les personnages des deux téléromans. Dans une série de parodies devenues célèbres, le groupe Rock et Belles Oreilles rebaptise l’émission Des deux de pique. Guy A. Lepage y incarne une Évelyne qui boite et passe son temps à demander à tout le monde s’il voudrait «prendre un café».

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 17 octobre 2014 | Mise en ligne à 13h13 | Commenter Commentaires (27)

Souvenir Télé Presse: La fureur

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Véronique Cloutier adopte un tout nouveau look lorsqu’elle apparaît en couverture de Télé Plus, dans la semaine du 14 au 21 août 1999. L’animatrice entreprend alors la deuxième saison de La fureur, succès instantané de Radio-Canada et phénomène de l’heure, qui se répand jusque dans les partys de famille.

Le concept est simple: devant un public survolté, deux équipes, une de gars et l’autre de filles, s’affrontent dans diverses épreuves toutes reliées à la chanson. «L’émission a causé tout un émoi la saison dernière. On ne sait trop quel ingrédient de la recette reprise d’une émission française à succès a cloué un million de téléspectateurs devant leur téléviseur toutes les semaines. L’animatrice chérie des Québécois? Les invités? Le public tiré à quatre épingles? Les chanteurs? Les danseurs? «La fureur, c’est un tout», répond Véronique Cloutier à la journaliste Isabelle Massé.

Après ses années à MusiquePlus et le jeu La tête de l’emploi, La fureur a permis à l’animatrice d’accéder au cercle des plus grandes vedettes de la province. «Avec ses deux émissions l’an dernier, ajoutées aux spéciaux du gala de l’ADISQ, nul doute que Radio-Canada mise énormément sur l’animatrice de 24 ans pour faire briller la chaîne au sommet du palmarès… des cotes d’écoute», poursuit Isabelle Massé, qui a visé dans le mille avec cette affirmation. Véro, comme les gens l’appellent, restera à La fureur jusqu’en 2003, passant le flambeau à Sébastien Benoit jusqu’en 2007.

L’après-Fureur s’avère toutefois plus difficile, avec le talk-show Véro, qui ne rallie pas le public escompté. Mais l’animatrice renoue rapidement avec le succès, avec les Bye bye, Le verdict – c’est votre opinion, les galas des prix Gémeaux, et bien sûr, Les enfants de la télé. Preuve de son succès, Véro collectionne les trophées Artis et Gémeaux.

Elle restera à Radio-Canada jusqu’en 2014, choisissant d’interrompre sa carrière télé pour se lancer dans l’humour sur scène avec son mari Louis Morissette.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 10 octobre 2014 | Mise en ligne à 13h36 | Commenter Commentaires (12)

Souvenir Télé Presse: Fanfan Dédé

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Mes plus lointains souvenirs de télévision, je les dois entre autres à Fanfan Dédé, à son ami Finfin et à sa corde à linge de lettres. L’émission pour enfants a tenu l’antenne de Télé-Métropole de 1975 à 1982.

Chaque jour de la semaine, Fanfan Dédé reçoit des enfants dans son jardin, chante, bricole, raconte des histoires, pose des questions, et surtout, parle avec son ami Finfin, une marionnette, qu’il accueille en chantant «Bon matin, Monsieur Finfin!»

«Fanfan Dédé n’est pas un personnage de conte de fée. Un jour, j’ai mis mes jeans et une casquette, ce fut mon costume», raconte le comédien André Richard à la journaliste Anne Richer, dans le Télé Presse de la semaine du 16 au 23 juin 1979.

C’était l’époque où TVA avait une programmation jeunesse, beaucoup moins touffue que Radio-Canada, mais tout de même. Un genre qu’André Richard affectionne particulièrement. «C’est moins gris qu’un téléroman qui raconte toujours la petite misère au jour le jour. Pour les enfants, il y a plus de folie et c’est plus imaginatif.»

Alors que Passe-Partout connaît un succès fulgurant chez la concurrence, André Richard insiste sur l’aspect ludique de Fanfan Dédé. «La meilleure pédagogie à travers une émission, c’est encore le respect des enfants. Plutôt que de se promener avec les théories de Piaget dans les poches et suivre les conseils des pédagogues, psychologues et autres “ogues”, il a préféré fonctionner intuitivement», explique Anne Richer dans Télé Presse.

Quand il accepte d’animer L’école du music-hall, une émission de jeunes talents à Télé-Métropole, André Richard souhaite se dissocier des concours du genre qui existaient par le passé. «Les parents y amenaient leurs enfants habillés comme le roi de l’habit. Ils voulaient tous en faire des petits René Simard. On leur apprend à parler le bec en cul de poule au lieu de les laisser s’exprimer dans la langue qui nous est propre. Et la dernière mode: l’orgue. Les parents s’imaginent que leur enfant est génial alors que l’orgue joue tout seul.»

D’autres émissions pour enfants qui ont tenu l’antenne de TVA: Le zoo du capitaine Bonhomme, Le monde de Monsieur Tranquille, La cabane à Midas, Patofville, Entre deux nuages, Les Satellipopettes, Les Champignoles, Gronigo et cie, Au château des enfants, Le village de Nathalie

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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