Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Souvenirs’

Vendredi 23 janvier 2015 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (16)

Souvenir Télé Presse: Charivari

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Lorsqu’il apparaît en couverture de Télé Presse dans la semaine du 2 au 9 avril 1988, Guy Mongrain anime le jeu télévisé le plus populaire de l’heure, Charivari, en semaine à 18h30, à TVA. L’animateur aux grosses lunettes et à la moustache légendaire n’en était pas à son premier quiz puisqu’il avait animé l’émission estivale Québec à la carte. C’était avant Salut, bonjour! et La poule aux oeufs d’or.

Né l’automne précédent et produit par le chanteur Donald Lautrec, Charivari attire en moyenne un million de téléspectateurs chaque soir. Trois concurrents, tous assistés d’une vedette, doivent deviner un mot à partir de lettres mélangées. Le meilleur de la saison remportera «un dépôt de $100 000 sur une maison annoncée au canal Télévidéo et une piscine creusée de $15 000», écrit la journaliste Danielle Bonneau.

Anecdote: le public, qui pouvait assister aux enregistrements en début de saison, a finalement été banni des studios. «Ça ne paraît pas et ne change rien au jeu. Mais les gens soufflaient les réponses, ce qui est inacceptable. Avec un grand prix de $115 000, les concurrents sont sérieux. Il faut les respecter», confiait le réalisateur Pierre-Paul Beaulieu à Télé Presse.

Quelques années plus tard, ce sera au tour des vedettes invitées d’être rayées du concept, certaines parvenant davantage à nuire aux concurrents qu’à les aider. Les participants viendront désormais en duos. Deux déclinaisons naîtront à travers les années: Charivari jeunes, pour un public adolescent et animé la première saison par Pierre Houle, et Charivari élite, recevant des concurrents de niveaux collégial et universitaire. Marie-Michèle Desrosiers animera Charivari le temps d’un été, en 1990. La version quotidienne du jeu disparaîtra en 1991 pour laisser place à Jeopardy!, que devait d’abord animer Guy Mongrain avant qu’il soit confié à Réal Giguère.

Et si on jouait? Dans la catégorie «États»: AADLMNRY. Un indice: américain.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 16 janvier 2015 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (26)

Souvenir Télé Presse: Charles Lafortune

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Quand il apparaît à la une de Télé Plus dans la semaine du 10 au 16 juin 2000, Charles Lafortune n’est pas la vedette qu’il est devenu, et qui entreprendra dimanche sa troisième saison de La voix à TVA. Mais ce n’est qu’une question d’année avant que le public l’adopte pour de bon et en fasse l’un de ses favoris. À ce moment-là, TVA confie à celui qui a surtout oeuvré comme comédien son nouveau magazine culturel estival, intitulé Tôt ou tard.

Comme Sucré salé, qui lui succédera, Tôt ou tard est présentée en début et en fin de soirée, à la différence que la seconde diffusion n’est pas une reprise. Ainsi, on verra Charles à 18h30 à la clarté, et à 22h30, à la noirceur. Dix rendez-vous bien distincts par semaine. «L’émission de 18h30 sera plus familiale et grand public, la deuxième, plus branchée», explique-t-il à Isabelle Massé dans Télé Plus.

«Il y a le Charles Lafortune charmant, coquet, bien coiffé, qui a un faible pour les sorties au restaurant et au musée, le fils dont rêvent toutes les mamans. Puis, il y a le Charles Lafortune à la chevelure ébouriffée, aux vêtements plus ajustés, qui ne rêve que de concerts, de clubs et de partys bien arrosés», résumé ma collègue pour différencier les deux éditions quotidiennes.

Et qui tient la chronique cinéma à Tôt ou tard? Nulle autre que Sophie Prégent, qui deviendra la mère de son fils Mathis. Éric Salvail tient quant à lui la chronique potins.

L’aventure sera plus concluante que Jet 7, qu’animera l’automne venu Charles Lafortune, et que TVA avait envoyée contre Flash à 18h30. Un échec cuisant qui n’empêchera pas le diffuseur de ramener Tôt ou tard l’été suivant. Cette fois, Charles Lafortune ne conserve que la version «tard» alors qu’on confie la version «tôt» à la journaliste culturelle Catherine Vachon.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 9 janvier 2015 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (16)

Souvenir Télé Presse: Pierre Nadeau

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Pierre Nadeau a marqué l’histoire de la télévision, en particulier celle de la couverture internationale en information. Lorsqu’il apparaît en page couverture de Télé-Presse dans la semaine du 18 au 25 mai 1974, le reporter charismatique conclut la première saison d’un magazine d’affaires publiques qui fera époque, Le 60, et que suivent jusqu’à 1,4 millions de téléspectateurs à Radio-Canada.

Diffusé le mardi à 21h30, tout de suite après le populaire téléroman Rue des Pignons, Le 60 traite chaque semaine de quatre sujets d’ici ou de l’étranger. La liste de ses journalistes est notamment composée de Claude-Jean Devirieux, Guy Lamarche, Michel Pelland et René Mailhot.

L’émission avait commencé l’automne précédent sur des chapeaux de roues avec un reportage de Pierre Nadeau au Chili, diffusé sept jours avant le coup d’État sanglant, puis un autre sur la sécheresse en Éthiopie. Incapable de tenir en place, Nadeau n’avait aucune difficulté à parcourir le monde tout en continuant d’animer Le 60, ce qu’il fera durant la guerre du Kippour en Israël, «prenant l’avion le mercredi matin pour le Moyen-Orient, revenant à temps pour faire l’émission suivante, et cela deux semaines d’affilée», racontera ma collègue de La Presse Louise Cousineau, quelques années plus tard, toujours dans Télé-Presse.

Le réalisateur Pierre Castonguay explique le succès du 60 par sa façon de vulgariser des sujets d’actualité complexes au plus grand nombre: «Ça c’est le grand secret de l’émission: être très près des gens et travailler concrètement avec eux. C’est ainsi que la télévision joue vraiment son rôle de miroir dans lequel les gens se voient eux-mêmes et voient leurs semblables.»

Et ce talent de vulgarisation, Pierre Nadeau le possède parfaitement, comme l’explique ici Louise Cousineau: «On dit parfois dans le métier qu’il peut faire avaler un reportage très moyen aux téléspectateurs parce qu’il a la manière. Il va m’expliquer que “la manière” en question, c’est de faire des phrases courtes et claires, avec des mots accessibles. “Quand je présente un reportage, dit-il, je dis mon texte avant. Ce n’est pas du bon journalisme écrit, mais ça s’entend bien”.»

Le documentaire Pierre Nadeau, grand reporter s’attarde longuement sur ce pan de la carrière du journaliste et montre plusieurs images de ses reportages au 60, entre autres. Veuillez cependant prendre note que l’oeuvre signée Marc Laurendeau et Francine Doyon, qui devait être présentée sur ICI RDI vendredi soir, a été reportée à vendredi prochain à 20h en raison de la couverture entourant les prises d’otages en France, survenues plus tôt aujourd’hui.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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