Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Souvenirs’

Vendredi 31 juillet 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (26)

Souvenir Télé Presse: Réal Giguère

realgiguere

NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

Réal Giguère a 45 ans lorsqu’il accepte d’animer Les matins de Réal à l’automne de 1979, à Télé-Métropole. Mais les relations ne sont pas au beau fixe avec la direction de l’antenne, où il a forgé sa célébrité. Les rumeurs courent depuis un certain temps qu’il veuille «traverser la rue».

Dans Télé Presse de la semaine du 20 au 27 octobre 1979, il exprime à voix haute le désir d’aller chez le concurrent. «”Oui, j’aimerais ça travailler à Radio-Canada.” Et le public de la société d’État, lui? Pour Réal Giguère, la question ne se pose pas: “Il n’y a qu’un seul public et ce public marche à condition que tu l’intéresses!”»

Réal Giguère est reconnu pour sa cordialité à l’endroit de ses invités. «Parce que ce n’est pas avec du vinaigre que tu attires les mouches, dit-il au journaliste Paul Roy. Les gens ne sont pas intéressés à se faire engueuler. Et moi, j’ai eu trop de succès en mettant les gens en confiance!»

Voilà 18 années que «le gros Giguère» comme plusieurs le surnomment cumule les succès à Télé-Métropole, de Dix sur dix à Madame est servie, Réal Giguère illimité, et bien sûr, Parle parle, jase jase… Présentée en semaine de 8h30 à 10h, Les matins de Réal est un magazine de variétés et d’information, avec orchestre en studio. L’animateur y reçoit des invités provenant autant du monde du spectacle que de la politique. En parallèle, il coécrit avec Claude Jasmin le téléroman Dominique depuis 1977, avec en vedette Dominique Michel.

Quand Dodo lui reproche dans un journal de négliger ses enfants dans l’histoire, il décide de reporter d’une journée l’entrevue qu’il doit faire avec elle à son émission du matin, ce que lui refuse la direction. Furieux, il claque la porte des Matins de Réal en pleine saison et refuse d’écrire une saison supplémentaire de Dominique, pourtant très populaire, un geste qu’il regrettera par la suite.

C’est Michel Jasmin qui finira la saison des Matins de Réal. L’animateur ouvrira le poste en plus de le fermer le soir avec Bonsoir le monde. En clin d’oeil, on rebaptise Les matins de Réal par le titre de Bonjour le monde. Après quoi, Réal Giguère ira effectivement travailler à Radio-Canada pour écrire la comédie Métro-boulot-Dodo, pour Dominique Michel, avec qui il s’est réconcilié. Mais l’émission est un échec cuisant, de sorte qu’il reviendra au canal 10 pour prendre la barre du jeu Galaxie, de 1983 à 1988.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Jeudi 30 juillet 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (11)

Souvenir Télé Presse: les nouvelles à TVA

bruneaumorency

NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

À l’automne 1982, Télé-Métropole décide d’améliorer son offre en information à l’heure du souper: fini Le 10 vous informe, voici Le 18 heures, nouveau rendez-vous d’une heure coanimé par le vétéran Jacques Morency et le jeune journaliste Pierre Bruneau, à qui Télé Presse consacre sa couverture dans la semaine du 28 août au 4 septembre.

«Après vingt et un ans d’histoire, Télé-Métropole croit qu’elle peut maintenant donner un sérieux coup de barre en information», explique le vice-président aux affaires publiques, M. Claude Lapointe, au journaliste André Pépin. On décide de mettre le paquet en confiant l’émission à quatre réalisateurs et en doublant les effectifs.

Et vous verrez que le commentaire dans les bulletins de nouvelles ne date pas d’hier; une portion de ce 18 heures est accordée à divers analystes de l’actualité, dont Michel Roy, Lysiane Gagnon, Marc Laurendeau et Jean-Guy Dubuc, tous alors de La Presse, de même que Pierre Bourgault, Solange Chaput-Rolland, Michel Nadeau du Devoir, Bertrand de la Grange du quotidien français Le Monde et Tom Sloan. «Jacques Morency reviendra ensuite avec une chronique quotidienne qui traitera du point chaud de la journée», poursuit André Pépin dans Télé Presse.

Pierre Bruneau dira souvent que Jacques Morency a été son mentor. Un grand homme de radio et de télévision, qui m’a enseigné au Conservatoire Lassalle, décédé il y a quatre ans à l’âge de 80 ans. Quant à Pierre Bruneau, il cumule 38 années de service à la barre des nouvelles à TVA, un exploit, en plus d’avoir remporté 16 trophées Artis.

La formule d’une heure du 18 heures durera deux saisons, avant que CFTM revienne à un créneau de 30 minutes en 1984. Ce n’est encore que la genèse d’une véritable transformation du service de nouvelles à TVA, qui gagnera en crédibilité quelques années plus tard, lors de la crise d’Oka, couverte en direct par deux journalistes nommés Alain Gravel et Gaétan Girouard.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Mercredi 29 juillet 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (20)

Souvenir Télé Presse: Claude Charron

ccharron

NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

Durant près de 20 ans, Claude Charron reste une figure marquante de la télévision québécoise. Dans la semaine du 13 au 20 février 1993, l’ancien ministre péquiste fait la couverture de Télé +, qui souligne que son émission, Le match de la vie, est l’émission d’affaires publiques la plus regardée, avec une moyenne d’un million de téléspectateurs chaque mardi soir à 20h, à TVA.

«Claude Charron est habitué aux ascensions fulgurantes. En politique, ses talents d’orateur et son charisme le portent député dès l’âge de 23 ans, et ministre à 30 ans. Après sa frasque chez Eaton, qui l’amena à quitter la politique [il avait volé un veston], on aurait pu croire qu’il se serait coupé de la vie publique. Mais en 1988, il s’est lancé dans une nouvelle carrière qui l’a propulsé au sommet des cotes d’écoute des émissions du genre», écrit alors Mathias Brunet.

Après un bref passage à CKAC au milieu des années 80, où il coanime une quotidienne avec l’ancienne ministre libérale Solange Chaput-Rolland, TVA lui confie en 1988 l’émission Objectifs et une chronique à Un été de bonne humeur. Le match de la vie naît à l’automne de la même année, composé à moitié au départ de reportages de 60 Minutes aux États-Unis.

Claude Charron assure les liens entre les reportages, qui portent sur les phénomènes sociaux de l’heure. Il rencontre aussi diverses personnalités. Ses entrevues avec Gerry Boulet et Jean-Guy Lavigueur restent certainement les plus mémorables. L’émission n’obtient pas seulement la faveur du public mais aussi celle du milieu de la télévision, qui lui décerne sept trophées Gémeaux en trois ans, une rareté pour une émission produite à TVA.

Rédacteur en chef du Match de la vie, Fabrice Brasier explique ainsi le succès de Claude Charron: «Son style humaniste et son charisme plaisent aux téléspectateurs. Les gens ont confiance en lui. [...] Ce qui touche surtout les gens, c’est qu’il ne s’estime pas supérieur à l’individu moyen. Il demeure très simple.»

Le match de la vie prendra fin en 1998, après quoi Claude Charron ira travailler à Radio-Canada, Historia et Canal D. Mais TVA retourne le chercher en 2002, dans le but de battre Jean-Luc Mongrain, premier de 17h à 18h à TQS. Charron devient alors le coanimateur de Pierre Bruneau – qu’il seconde aussi lors des soirées électorales – et le restera jusqu’en 2006, avant d’aller vivre à Paris et de disparaître de la sphère publique.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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