Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Souvenirs’

Vendredi 27 février 2015 | Mise en ligne à 12h08 | Commenter Commentaires (23)

Souvenir Télé Presse: La soirée de l’impro

tpyvanponton

J’étais un fanatique de La soirée de l’impro, mon bonheur du dimanche soir avant cinq jours sans télé au pensionnat. Les matchs de la Ligue nationale d’improvisation ont été retransmis en direct du Spectrum à Radio-Québec de 1982 à 1988. Sur la passerelle, les commentateurs Jean-François Doré, Michel Desautels et Jan-Marc Lavergne, et l’analyste Ghyslain Tremblay, se prononçaient sur les performances des joueurs entre chacune des improvisations, à la façon de La soirée du hockey. Autour de la patinoire, les animatrices Lise Garneau et Ariane Émond ont tour à tour recueilli les observations des joueurs.

Lorsque le détestable arbitre Yvan Ponton apparaît en page couverture de Télé Presse, dans la semaine du 13 au 20 avril 1985, Radio-Québec s’apprête à diffuser quatre matchs de la première Coupe mondiale de l’improvisation, qui regroupe six équipes de quatre pays, la France, la Suisse, la Belgique et le Canada, à Montréal et à Québec. Un vieux rêve du président fondateur et joueur émérite de la LNI, Robert Gravel.

Impossible d’oublier la voix de Pierre Martineau, maître de cérémonie durant 26 saisons, qui entonnait l’hymne national de la Ligue, intitulé La feuille d’érable. À la LNI, le public décide du gagnant d’une impro en soulevant un carton de la couleur de l’équipe qu’il choisit. Et s’il s’emmerde, ou si l’arbitre prend une décision qui lui déplaît, il peut lancer une claque en caoutchouc, une tradition adoptée ou transformée par les équipes européennes. «Les Français ont accepté la pratique, sauf qu’ils ont remplacé les claques par des sandales chinoises. Les Belges, quant à eux, viennent de nous commander un lot de couvre-chaussures», explique Robert Gravel au journaliste Ronald White dans Télé Presse.

Comme au hockey, chacun a ses joueurs préférés. Les miens étaient Patrice L’Écuyer, Claude Laroche, Sylvie Legault, Diane Jules, Pierrette Robitaille, Robert Lepage et bien sûr, Robert Gravel.

En 1988, Radio-Québec annonce qu’elle ne retransmettra plus les matchs de la LNI, faute de commanditaires. C’est la fin d’une époque, mais pas de la LNI.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 20 février 2015 | Mise en ligne à 12h26 | Commenter Commentaires (25)

Souvenir Télé Presse: Patof

patof

Quand il apparaît en page couverture de Télé Presse dans la semaine du 9 au 16 juin 1973, Patof succède au Capitaine Bonhomme, qui officiait depuis 10 ans dans la case de 16h au canal 10.

Clown venu tout droit de Russie personnifié par Jacques Desrosiers, Patof est déjà connu des enfants grâce au Cirque du Capitaine, et grâce à son succès, Patof Blou. À Patofville, il vit dans une bottine géante, entouré d’enfants et de M. Polpon, rôle tenu par Gilbert Chénier, aussi auteur de la série, de l’espion Itof, du chien Boulik et de Mlle Saugrenu, tous joués par Roger Giguère. Au fil des saisons, différents personnages se grefferont à l’émission, jusqu’en 1976.

«Tous les jours, un enfant (peut-être plusieurs) sera invité à «traverser le miroir» (comme Alice), à franchir le petit écran pour tomber (sans se faire mal!) dans Patofville», raconte le journaliste Rudel-Tessier dans Télé Presse. «L’autre jour, quand la direction de Télé-Métropole a reçu les journalistes, dans le décor de Patofville, on disait volontiers que jamais la maison n’avait mis autant d’argent dans un décor.»

Patof collera à la peau de son interprète, Jacques Desrosiers, qui le ramènera ponctuellement dans d’autres émissions et sur scène. Le personnage connaîtra plusieurs succès sur disque et aura même son restaurant, La Patofferie.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 13 février 2015 | Mise en ligne à 12h39 | Commenter Commentaires (3)

Souvenir Télé Presse: Peau de banane

peaudebanane

Le lundi 27 avril 1987 à 19h, Peau de banane prend fin après cinq ans de succès à TVA. Collé à de nouvelles valeurs familiales, la comédie de Guy Fournier aura su imposer deux célibataires, un homme et une femme, vivant sous le même toit, et des enfants qui osent répondre à leur père en le traitant de «vieux schnock». Une petite révolution dans le monde de la télé.

Jeté dehors de chez lui par sa femme, Claude Cayer (Yves Corbeil) aboutit chez la voisine, Simone St-Laurent (Louise Deschâtelets), amie de la famille, et depuis peu célibataire elle aussi. Dans le rôle de Claude, un prof impliqué dans le syndicat, Yves Corbeil fume, est mal rasé, apparaît souvent portant un simple slip. Il a deux enfants, Zoé et Renaud, joués par Marie-Soleil et Sébastien Tougas, aussi frère et soeur dans la vie.

«Les deux enfants, qui avaient respectivement 11 et huit ans au début de la série, ont grandi devant nos yeux et sont devenus des vedettes de télévision. [...] Et tous deux sont devenus un peu nos enfants…», écrit Louise Cousineau dans Télé Presse.

Claude Cayer quittera plus tard son boulot de prof pour devenir animateur de radio, propre, bien rasé, mais toujours aussi macho. Il finira même par épouser Simone. «Les gens s’étaient plaints dès le début du statut bizarre de Claude et Simone, qui cohabitaient sans être mariés ou même amoureux. Leur mariage n’a donc pas été critiqué, même si tous deux avaient divorcé. Le public a été soulagé», explique le vice-président à la programmation de Télé-Métropole, Vincent Gabriele, à la chroniqueuse de La Presse.

Louise Cousineau remarque qu’encore en 1987, les enfants sont presque absents de nos téléromans pourtant très axés sur la famille. «La dernière fois où ils ont été constamment présents à l’écran, c’était dans Quelle famille de Janette Bertrand de 69 à 74», écrit-elle.

Mme Bertrand a son point de vue sur la question: «C’est tellement de trouble d’avoir des enfants en studio. Ils sont à l’âge où ils n’aiment pas attendre, où ils veulent jouer. [...] Je me rappelle que nous tournions le dimanche et que nous apportions des bicyclettes pour les tenir amusés pendant les périodes de repos. Les gardiens ont fait des griefs parce que les petits roulaient dans les couloirs et jouaient dans les ascenseurs.»

Signe que les auditoires se sont fractionnés depuis Peau de banane: les meilleurs soirs, l’émission attirait 2,5 millions de téléspectateurs, des chiffres que seule La voix et le Bye Bye peuvent atteindre aujourd’hui.

Et quels étaient les patois des personnages, marque de commerce de l’auteur? Claude: Jérusalem! Simone: Sainte-Fesse! Zoé: Crotte de bouc! Renaud: Ostin d’beu! (comme Rémi dans Jamais deux sans toi). Narcisse, collègue de Simone: Apostrophe! Mireille la réceptionniste: Citron! Clarisse, la mère de Claude: Sainte-Bénite!

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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