Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Souvenirs’

Vendredi 18 avril 2014 | Mise en ligne à 12h03 | Commenter Commentaires (42)

Souvenir Télé Presse: Jésus de Nazareth

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Chaque Semaine sainte apporte son lot de films du Christ et de péplums bibliques. Mais l’oeuvre religieuse qui marqua le plus la télévision reste sans aucun doute Jésus de Nazareth, présentée en couverture de Télé Presse dans la semaine du 7 au 14 avril 1979.

L’oeuvre de Franco Zeffirelli avait rallié deux ans plus tôt 99 millions de téléspectateurs aux États-Unis. Radio-Canada la diffusera en trois parties, du Mercredi au Vendredi saint. «On a parlé d’oeuvre magistrale: la première vraiment réussie, la première satisfaisant chrétiens et juifs, la première qui savait s’installer dans un contexte historique sans se vider du sens spirituel», écrit le journaliste Jean-Guy Dubuc dans Télé Presse.

Zeffirelli, qui avait réalisé par le passé Roméo et Juliette au grand écran, ose proposer pour l’époque une vision audacieuse de l’histoire du Christ. «La Dernière Cène présentée différemment, Marie est vraiment l’épouse de Joseph et Judas n’est pas un traître», dit la publicité. Zeffirelli «avait renouvelé Shakespeare; il tenterait d’en faire autant avec la Bible», poursuit Jean-Guy Dubuc.

Le grand public découvre l’acteur britannique Robert Powell dans le rôle du Christ. J’avais alors six ans et j’étais persuadé qu’il s’agissait réellement de Jésus! «S’il faut se défier des apparences pour l’ensemble des comédiens, c’est peut-être le contraire qui a poussé Zeffirelli à choisir l’interprète du rôle principal: toute l’allure physique de Robert Powell rejoint adéquatement l’aspect que l’on peut supposer du personnage de Jésus. Car on se fait toujours une image de la personne: Powell, que l’on a déjà vu dans le Mahler de Ken Russell, correspond au portrait plus ou moins conscient que se font de Jésus ceux qui ont lu l’Évangile», peut-on lire dans Télé Presse.

Outre Powell, qui ne trouvera jamais de rôle aussi marquant par la suite, Olivia Hussey joue Marie, Peter Ustinov incarne Hérode, Rod Steiger, Pilate, et Anne Bancroft, Marie-Madeleine. Font aussi partie de la distribution Michael York, Claudia Cardinale, Anthony Quinn, Ernest Borgnine, Sir Laurence Olivier, Christopher Plummer et Fernando Rey.

Cinépop diffuse Jésus de Nazareth, aujourd’hui (Vendredi saint) de 13h à 19h15.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 11 avril 2014 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (22)

Souvenir Télé Presse: Les Berger

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Quand Les Berger arrive dans notre télévision en juin 1970, ce n’est que pour la saison estivale. Mais le téléroman de Marcel Cabay obtient un tel succès le lundi à 19h30 que Télé-Métropole le maintient à son antenne l’automne venu, et il y restera jusqu’en 1978.

Alors que plusieurs oeuvres ont exploré les milieux bourgeois ou la classe moyenne, Les Berger souhaite plutôt montrer la vie de gens ordinaires, qui tirent le diable par la queue. Le public du 10 s’éprend très rapidement de cette famille en qui elle peut se reconnaître, de sorte que Les Berger se hisse au sommet des cotes d’écoute.

Le téléroman marque les débuts d’acteur du fantaisiste Yvan Ducharme, surtout connu pour ses Insolences d’un téléphone, dans le rôle du père un peu mou de la famille, Guy Berger. «Le père vend des aspirateurs, mais il ne réussit pas très bien dans son métier puisque sa faiblesse devant les femmes et son honnêteté l’empêchent de “pousser” la vente. Cette faiblesse, qui lui cause des problèmes financiers, ne l’empêche pas pour autant d’être ou de tenter d’être un excellent père de famille», écrit Ingrid Saumart dans Télé Presse, semaine du 13 au 20 juin 1970.

Pour jouer sa femme, qui semble beaucoup plus solide, on engage Rita Bibeau. «Mariette, la mère, consacre chacun de ses précieux moments libres à faire de la couture pour les autres afin de joindre les deux bouts du budget familial.» Leurs deux grands enfants seront interprétés par le chanteur Steve Fiset, qui obtient un gros succès avec la chanson Les chemins d’été, et par Claudine Chatel, fille de l’auteur jusque là inconnue du public.

Yvan Ducharme ne tiendra pas le rôle de Guy Berger jusqu’à la fin, remplacé par Yves Létourneau. À travers les années, le plateau des Berger accueille des comédiens reconnus comme Michel Dumont, Françoise Faucher, Louise Latraverse, Monique Miller, Jean Coutu, Yves Corbeil, Lionel Villeneuve, Béatrice Picard, Émile Genest, Jean-Louis Millette et même le petit René Simard. L’émission s’arrête en 1978 mais l’auteur poursuivra avec Le clan Beaulieu, famille créée dans Les Berger, et dont l’irascible patriarche est joué par Roland Chenail.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 4 avril 2014 | Mise en ligne à 12h02 | Commenter Commentaires (17)

Souvenir Télé Presse: les élections

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Le 25 septembre 1989, jour d’élections provinciales au Québec, les téléspectateurs québécois ont du choix à la télé: quatre réseaux offrent leur soirée électorale. Comme on peut le voir sur cette page couverture de Télé + de la semaine du 23 au 30 septembre, Radio-Canada, TVA, TQS et Radio-Québec se font la compétition.

Sont alors candidats le premier ministre Robert Bourassa pour le Parti libéral, qui sera réélu, Jacques Parizeau pour le Parti québécois, qui formera l’opposition officielle, Robert Libman pour le Parti Égalité, Jean Ouimet pour le Parti vert et Roland Morin pour le NPD Québec. Nous sommes à l’époque de Meech, qui échouera lamentablement l’année suivante.

En information, Radio-Canada est alors la référence et sa soirée électorale, la plus regardée. Quand Bernard Derome lance «si la tendance se maintient», tout s’arrête. «La tradition de RC, c’est lui; les élections, c’est son show. Puisqu’il s’agit bien d’un spectacle, ne nous leurrons pas», écrit Daniel Lemay dans Télé +. Jean Bédard et Simon Durivage accompagnent M. Derome, Suzanne Laberge hérite du pupitre des résultats, alors que la table d’analystes est composée du libéral Pierre Anctil, du futur premier ministre Bernard Landry et de l’ancien président d’Alliance Québec, Michael Goldbloom.

«Si, de tout temps, les élections ont été l’affaire de Radio-Canada, les autres réseaux québécois cherchent quand même à occuper leur espace», poursuit Daniel Lemay. TVA, qui a déjà été la risée des élections en raison de son ordinateur déficient sur le point d’élire un marxiste-léniniste en 1981, prend du gallon peu à peu, et finira par battre Radio-Canada dans les sondages plusieurs années plus tard. En 1989, Pierre Bruneau est déjà l’homme de confiance de l’antenne; il dirige la soirée en compagnie de Normand Rhéaume, de Jacques Moisan et de Marie-Anna Murat aux résultats. Jean-Luc Mongrain anime le panel, composé du libéral Jean-Noël Lavoie, des péquistes Lise Payette et Claude Charron, et de Royal Orr, anciennement d’Alliance Québec.

Les moyens sont beaucoup plus réduits à TQS, qui n’existe que depuis trois ans. Hélène Fouquet et Luc Lapierre se partagent l’animation d’une émission spéciale de 45 minutes, de 22h15 à 23h. Puis à Radio-Québec, on confie l’animation de la soirée à Dominique Payette – candidate du PQ à la présente élection –, qui s’entoure de Joane Prince aux résultats et des analystes Lise Bissonnette et Pierre Godin. Claire Lamarche, Mme Droit de parole, anime quant à elle le forum, composé entre autres des anciens ministres Jean Cournoyer et Marcel Léger.

Le lendemain dans La Presse, la chroniqueuse de télévision Louise Cousineau donne la victoire à Radio-Canada. Elle écrit: «Bernard Derome me rappelait les grandes soirées d’élections américaines avec Walter Cronkite qui savait marier les résultats chauds avec les anecdotes sur les candidats et les comtés. Quand j’allais voir TM, M. Bruneau avait beau faire de son mieux, son débit plus lent donnait l’impression de passer de l’avion à réaction au train de Via Rail…»

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