Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Séries’

Jeudi 25 juin 2015 | Mise en ligne à 9h03 | Commenter Commentaires (20)

Les pays d’en haut, loin du téléroman

paysdenhaut

Il y a longtemps que j’avais vu autant de chevaux et de charrettes sur un plateau de tournage. Les séries d’époque coûtent cher et nécessitent énormément de moyens. Ça prenait Séraphin et Donalda pour que la télé d’ici renoue avec les temps anciens.

Les pays d’en haut revisitera l’oeuvre de Claude-Henri Grignon l’hiver prochain sur ICI Radio-­Canada Télé, avec Vincent Leclerc et Sarah-Jeanne Labrosse dans les rôles principaux. Désolé de briser vos illusions, mais, pour les besoins du tournage, le village de Séraphin n’a pas été érigé dans les Laurentides comme dans l’histoire, mais bien à Rawdon, dans Lanaudière. L’équipe s’est installée dans l’ancien Village Canadiana, autrefois visité par les touristes, et loué pour des mariages ou des tournages depuis plusieurs années. Vous n’y verrez que du feu.

Les bottes de pluie étaient de mise mardi sur le plateau. Pas seulement en raison du mauvais temps, mais parce qu’on tournait une bataille générale dans la boue, avec 16 cascadeurs et une vingtaine de figurants. La plus grosse journée de ce tournage, qui est à mi-chemin.

La soutane couverte de boue, Antoine Bertrand fait un curé Labelle pas mal plus bagarreur et grande gueule que celui qu’on a vu dans Les belles histoires, et qui frappe à coups de bâton des villageois qui veulent s’en prendre à Honoré Mercier, un «Rouge», en pleine campagne électorale. «Le curé Labelle avait des idées progressistes et des opinions politiques tranchées, c’était un indépendantiste. Et ça, on ne le voyait pas dans le téléroman parce que Grignon était plutôt conservateur», explique l’auteur Gilles Desjardins, qui a aussi écrit Musée Eden, une autre série d’époque.

Dans les haut-parleurs, sur le plateau, le réalisateur Sylvain Archambault donne ses indications sur un ton autoritaire. «C’est un western enlevant, ­même un thriller, où il y aura des meurtres à élucider. Si les gens aiment ça, on en a pour des années», explique-t-il durant une pause. Inspiré par les Deadwood et autres westerns modernes, le réalisateur des Lavigueur affirme que ses Pays d’en haut n’auront plus grand-chose à voir avec Les ­belles histoires des années 50 et 60. «L’ADN a changé. Il n’y aurait aucune raison de dépenser des fonds publics pour donner au public du remâché», dit-il.

Enfant, il regardait le téléroman avec ses parents, et l’a revu depuis. «Le jeu est énorme, c’est du théâtre radio-canadien des années 50. Il n’y a aucun danger qu’on s’approche de ça», assure-t-il. Le téléroman donnait dans la légèreté; la série sera plus crue, voire violente, montrant toute l’hostilité entre les villageois et la misère noire de ces familles nombreuses.

Ainsi, Arthur Buies (Paul Doucet) sera un athée anticlérical. Et Donalda n’aura rien de la femme soumise jouée par Andrée Champagne. À l’époque, le cardinal Léger s’était bien assuré auprès de l’auteur que l’épouse de Séraphin soit un exemple de soumission. Oubliez aussi les patois, un procédé venant de la radio, auquel a renoncé l’auteur. Pas de «viande à chien» dans la bouche de Séraphin, ni de «bouleau noir» dans celle d’Alexis (Maxime Le Flaguais).

C’est le producteur ­François Rozon qui a eu l’idée de refaire Les belles histoires, qu’il a redécouvertes il y a quelques années. Il a contacté le petit-neveu de Claude-Henri Grignon, Pierre, qui détenait les droits, et qui s’est montré emballé par l’idée. Ravi, le diffuseur a déjà commandé une deuxième saison, mais le producteur affirme que l’histoire pourrait s’étendre sur six ou sept saisons, dans un monde idéal. Sophie Deschênes, qui coproduit la série, assure qu’elle coûte beaucoup moins cher que ce qu’on est habitué de voir en séries d’époque.

J’avoue avoir été de ceux qui s’interrogeaient sur l’utilité de recycler cette histoire maintes fois racontée. Cette visite de plateau m’a certainement rassuré sur les intentions de ses créateurs.

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Lundi 22 juin 2015 | Mise en ligne à 12h06 | Commenter Commentaires (9)

Une nouvelle saison de Mirador à Séries+

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Excellente nouvelle du lundi matin: la série Mirador aura finalement une troisième saison, mais cette fois à Séries+.

Rappelons que Radio-Canada avait renoncé à une suite, après avoir diffusé les deux premières saisons. J’ai toujours trouvé dommage qu’on ne donne pas de réelle fin à cette histoire, surtout après cette deuxième saison, de loin supérieure à la première.

Ainsi, Patrick Labbé, David La Haye et Gilles Renaud reprennent du service, de même que Catherine Trudeau, Nathalie Coupal, Geneviève Rochette, Normand Daneau et Steve Laplante.

Ce qu’il y a de particulier, c’est que la série ne sera plus écrite par ses deux créateurs, Daniel Thibault et Isabelle Pelletier, mais bien par Jacques Savoie, l’auteur des Lavigueur et du Berceau des anges. Louis Choquette revient à la réalisation.

Le tournage des six épisodes se mettra en branle en août pour une diffusion au cours de 2016.

Les deux premières saisons avaient été diffusées à l’hiver 2010 et à l’automne 2011.

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Jeudi 4 juin 2015 | Mise en ligne à 15h35 | Commenter Un commentaire

Qui est Jérémie?

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VRAK diffusera cet automne une nouvelle série dramatique intitulée Jérémie, dans son créneau du soir VRAK2, destiné aux vieux ados et aux jeunes adultes.

Nom surtout employé pour les garçons, Jérémie est ici une fille, qui traîne un lourd secret, et qui décide de se joindre à l’équipe de sauveteurs d’une base de plein air.

«Entre les partys, les dates et les escapades, les six amis seront confrontés aux petits tracas, aux grands remous et aux responsabilités du monde des adultes. Drogue, alcool, amours difficiles, relations familiales complexes et hormones qui leur jouent des tours: ils exploreront des terrains encore méconnus et testeront leurs limites!» peut-on lire dans le communiqué.

Le réalisateur François Bouvier ramène quelques jeunes acteurs vus dans 30 vies, dont Karelle Tremblay dans le rôle-titre, Lou-Pascal Tremblay, Claudia Bouvette et Stéphanie Arav-Clocchiatti. Complètent la distribution Pierre-Luc Lafontaine (La galère), Antoine L’Écuyer (Les rescapés), Patrick Labbé et Jean-Nicolas Verreault. Produite chez Zone 3, la série est écrite par Marie-Hélène Lapierre, Kristine Metz et Geneviève Simard.

Depuis l’acquisition par Bell Média, VRAK prend de la maturité en soirée avec des séries plus adultes comme MED. Vingt-six épisodes de 30 minutes sont prévus pour la première saison de Jérémie.

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