Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Politique’

Jeudi 4 décembre 2014 | Mise en ligne à 9h47 | Commenter Commentaires (76)

Fermer Télé-Québec?

helenedavid

Le collègue Tommy Chouinard annonce ce matin dans La Presse que le gouvernement Couillard a envisagé la migration de Télé-Québec sur le web et sa disparition des ondes, rien de moins.

La ministre de la Culture et des Communications, Hélène David (sur la photo avec le premier ministre), a affirmé hier à mon collègue que le projet était à l’étude, avant d’écarter fermement ce scénario plus tard en journée.

Depuis l’automne, l’incertitude règne dans les couloirs de Télé-Québec, qui se sait visée par la révision permanente des programmes des libéraux.

À ceux qui suggéreraient que la fermeture de Télé-Québec permettraient d’importantes économies – plusieurs s’en donneront à coeur joie dans les commentaires de ce blogue –, la PDG Michèle Fortin affirme plutôt qu’elle entraînerait des coûts considérables évalués à 168 millions$. Un document a d’ailleurs été produit à l’intention la Commission de révision permanente des programmes pour éviter une migration sur Internet. Tommy Chouinard en a obtenu une copie, écrit-il:

Fermer Télé-Québec est «une tentation périodique et récurrente des gens à la recherche d’argent», peut-on y lire. «Cela témoigne d’une méconnaissance de l’étendue des activités de Télé-Québec sur le terrain» et «des obligations contractuelles de Télé-Québec avec ses employés, ses producteurs et ses fournisseurs de services». On y affirme que Télé-Québec «soutient 70 millions en production télévisuelle indépendante».

Télé-Québec, qui vient de perdre les services de Dominique Chaloult aux programmes, devra se concentrer sur l’éducation et la culture, a insisté la ministre David. Cette nouvelle arrive alors que le diffuseur public connaît pourtant une bonne période dans les parts de marché.

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Vendredi 24 octobre 2014 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (11)

Le Dragon François Lambert approché par Justin Trudeau

flambert

L’émission Dans l’oeil du dragon perd deux de ses joueurs de la première heure, François Lambert et Gaétan Frigon, qui ont tous deux annoncé leur départ après trois ans de service pour des raisons personnelles. Mes taupes bien informées m’ont soufflé à l’oreille que François Lambert a été vu en train de partager un repas avec le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, il y a quelques semaines, et qu’il réfléchit sérieusement à un saut en politique fédérale.

Au téléphone, le Dragon aux bas multicolores, considéré comme le «baveux de service», confirme avoir reçu une offre des libéraux. «Je pense que je pourrais apporter quelque chose à la politique», m’a-t-il confié, ajoutant que la philosophie de ce parti rejoint pleinement ses valeurs. «Dans l’optique où l’élection fédérale a lieu dans un an, je ne pouvais pas m’engager pour une quatrième saison des Dragons, étant donné tout le suivi que ça demande auprès des entrepreneurs.»

François Lambert souhaite cependant évaluer tous les impacts sur sa vie familiale, lui qui est père de deux enfants, et dont la conjointe, Valérie Taillefer, en a également deux. Il est aussi conscient qu’un titre de député l’obligerait à placer ses avoirs en fiducie sans droit de regard. Mais la politique n’est pas sa seule option; un autre projet de télévision l’intéresse également et pourrait influencer sa décision.

Chose certaine, François Lambert ne quitte pas les Dragons par lassitude. «C’est un show que j’adorais et qui m’a permis de me faire connaître. Ça m’allait très bien.» Bien sûr, des tensions sont apparues au cours de l’aventure, notamment avec Danièle Henkel, mais jamais au point de remettre en question sa participation. «Il faut faire une différence entre les tensions qui pouvaient survenir en ondes et le plaisir que nous avions quand même ensemble. J’ai eu de solides désaccords avec Gaétan Frigon, et c’est devenu un ami dans la vie.»

Pour sa part, Gaétan Frigon avait déjà informé les producteurs de ses intentions à la fin de la dernière saison. «L’émission s’en allait beaucoup vers le mentorat, ça ne m’intéresse pas et je n’en ai jamais fait. Danièle et Serge [Beauchemin] ont du plaisir à faire ça», dit-il. De plus, le suivi de ses transactions avec les entrepreneurs l’occupaient, avec son épouse et sa belle-soeur, six mois par année.

Au départ, M. Frigon ne souhaitait faire que la première saison et partir en même temps que Normand Legault, mais il s’est laissé convaincre et y a pris plaisir. Il affirme ne pas avoir encore récolté les fruits de ses investissements, mais qu’il pourra en mesurer le rendement d’ici quelques années. Il vient d’ailleurs de conclure un «deal» de 300 000$ avec François Lambert et Alexandre Taillefer, dans l’entreprise de Québec, Theobroma Chocolat, dont il parle avec fierté.

Gaétan Frigon affirme avoir éprouvé un plaisir fou durant toute la durée de l’émission. «Les Dragons, c’est une école d’entrepreneuriat pour le public. Ce qui me faisait le plus plaisir, c’est quand je voyais des jeunes de huit, neuf, 10 ans, demander à se faire prendre en photo avec nous», confie l’homme d’affaires, qui vient de faire l’acquisition d’un nouveau condo en Floride, dont il souhaite bien profiter.

De retour au printemps prochain sur ICI Radio-Canada Télé avec Serge Beauchemin et Alexandre Taillefer, Danièle Henkel sera la seule à avoir résisté aux trois saisons de Dans l’oeil du dragon. Les entrepreneurs intéressés pourront soumettre leur candidature d’ici le 5 décembre en vue de la quatrième saison. Les noms des deux nouveaux Dragons devraient être annoncés en janvier prochain.

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Jeudi 29 mai 2014 | Mise en ligne à 13h24 | Commenter Commentaires (61)

La télé ou la pension pour Gilles Duceppe

duceppe

ICI RDI a peut-être annoncé trop vite la nomination de Gilles Duceppe au sein du Club des ex cet automne. Il se trouve que sa pension de député et de chef du Bloc québécois ne l’autorise pas à gagner plus de 5000 $ par année dans une institution fédérale. Ou il agit bénévolement, ou ses cachets comme analyste du Club des ex devront être déduits de sa pension fédérale.

La direction de l’information n’a été mise au courant de la situation qu’après avoir publié son communiqué, vendredi dernier, annonçant que M. Duceppe et l’ex-députée libérale provinciale Yolande James succéderaient à Jean-Pierre Charbonneau et Christos Sirros à l’automne. Il semble que le contentieux de Radio-Canada ignorait cette disposition de la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires. Les anciens parlementaires fédéraux qui touchent une pension doivent informer Ottawa lorsqu’ils commencent à occuper un emploi fédéral. Si leur rémunération dépasse 5000 $, chaque dollar qu’ils touchent est déduit de leur pension. «M. Duceppe fait présentement des vérifications et la direction de RDI lui laisse tout le temps nécessaire pour le faire», nous a indiqué Marc Pichette, directeur aux relations publiques et promotion télévision, qui plaide que l’institution avait parfaitement le droit de l’embaucher. Selon nos informations, un membre du Club des ex gagne au minimum 75 000 $ par année, pour 90 minutes d’antenne, quatre jours par semaine. C’est bien au-delà des 5000 $ autorisés.

M. Duceppe a représenté Laurier-Saint-Marie à la Chambre des communes pendant 21 ans et il a été chef du Bloc québécois. En vertu de ses longs états de service, il a droit à une pension de 140 000 $ du gouvernement fédéral. Comment se fait-il qu’il n’ait pas prévu qu’il aurait à rendre des comptes? Celui-ci n’a pas souhaité commenter, mais il serait plutôt étonnant de le voir renoncer à son salaire. Le cas s’applique-t-il à l’ancien conservateur Benoît Bouchard, qui a participé régulièrement au Club des ex? Non, a répondu l’ancien ministre conservateur, car contrairement aux autres «ex», il n’avait pas un lien d’emploi formel avec la société d’État. Il participait à l’émission sur une base ponctuelle. «Je n’étais pas un employé de la société d’État parce que je n’avais pas un contrat à temps plein avec eux», a indiqué M. Bouchard lorsque joint mercredi. Radio-Canada affirme pour sa part que la question avait déjà été soulevée à l’interne concernant M. Bouchard, sans qu’il y ait interférence.

Qu’en est-il de Liza Frulla, qui multiplie les collaborations à la télé depuis plusieurs années? L’ancienne députée libérale n’a pas siégé assez longtemps à Ottawa pour bénéficier d’une pension, de sorte qu’elle peut travailler où elle veut et à n’importe quel salaire. Il faut avoir passé six ans sur deux élections pour bénéficier de cette pension. Mme Frulla y a passé quatre ans et demi. Dans le cas de Jean Lapierre, il a bien oeuvré au micro de CBC momentanément, avant de passer rapidement au privé. Quant aux Jean-Pierre Charbonneau, Christos Sirros et Yolande James, ils ne sont pas soumis aux mêmes règles, puisqu’ils ont été élus au provincial, qui n’a pas ces exigences.

En 2011, Gilles Duceppe avait dû renoncer à des collaborations à l’émission de radio Médium large, parce que le code de déontologie de Radio-Canada impose un purgatoire de deux ans aux transfuges de la politique.

Avec la collaboration de Martin Croteau, La Presse

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