Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Internet’

Mercredi 16 mars 2016 | Mise en ligne à 14h59 | Commenter Commentaires (11)

Macha Limonchik, vedette de Fatale-Station

Denis Bernard, Micheline Lanctôt, Stéphane Bourguignon, Rafaël Ouellet et Macha Limonchik. Photo: ICI Radio-Canada Télé

Denis Bernard, Micheline Lanctôt, Stéphane Bourguignon, Rafaël Ouellet et Macha Limonchik. Photo: ICI Radio-Canada Télé

Macha Limonchik sera la vedette de la nouvelle série de Stéphane Bourguignon, Fatale-Station, prévue pour 2017 uniquement sur l’Extra d’ICI Tou.tv.

Après La vie la vie et Tout sur moi, Bourguignon nous propose cette fois un thriller qui s’annonce emballant. Il a écrit la série pour Macha Limonchik, qui est aussi sa compagne de vie.

Celle-ci jouera Sarah, une mystérieuse femme qui fait irruption dans un village éloigné pour fuir un dangereux individu. À ses côtés, Claude Legault sera barman, Denis Bernard, le maire du village, et Micheline Lanctôt, la seule citoyenne à se montrer hostile à cette femme venue d’on ne sait où.

La série sera réalisée par Rafaël Ouellet, qui était derrière Nouvelle adresse. Une diffusion éventuelle à ICI Radio-Canada Télé n’est pas exclue, mais pas dans les plans non plus. Il faudra donc vous abonner si vous voulez la voir. Les producteurs ont conclu un partenariat avec Arte pour la diffusion de la série en Europe.

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Mercredi 24 février 2016 | Mise en ligne à 14h39 | Commenter Commentaires (15)

Véro revient à Radio-Canada avec Véro.tv

verotv

Non, Véronique Cloutier n’a pas convoqué la presse mercredi après-midi pour parler de son retour à la télé, mais bien de Véro.tv, une nouvelle plateforme à son image, qui sera disponible en 2017 auprès des abonnés de l’Extra d’ICI Tou.tv.

Sur Véro.tv, on retrouvera des émissions de style de vie à la Oprah, on y traitera de mode, d’alimentation, mais aussi de fiction, d’humour et de divertissement, autant des productions originales québécoises que des acquisitions étrangères.

Véro pourrait y animer une ou deux émissions, mais donnera son sceau d’approbation à l’ensemble de la programmation. Les séries y seront disponibles en entier d’un seul coup, comme sur Netflix, et pourront voyager ensuite sur les autres écrans de la famille Radio-Canada.

Qu’en est-il du retour à la télé de Véro? Elle y travaille mais n’a encore rien à annoncer. Radio-Canada parle d’une entente d’exclusivité à long terme avec l’animatrice, qui souhaite revenir dans le créneau du divertissement ou des variétés.

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Mardi 5 janvier 2016 | Mise en ligne à 23h59 | Commenter Commentaires (32)

La série qui ébranle l’Amérique

Vous n’aviez déjà pas confiance en la justice? Making a Murderer, la série de Netflix qui ébranle l’Amérique, vous fera crier d’indignation dans votre salon. Vous savez, ce sentiment de rage qui monte en vous sans pouvoir le réprimer?

Disponible depuis le 18 décembre, la série que plusieurs ont dévorée durant les Fêtes n’est pas une oeuvre de fiction, mais une série documentaire, tellement choc qu’elle pourrait faire rouvrir un dossier judiciaire qu’on croyait bien réglé. Netflix – qui nécessite un abonnement mensuel de 9,99$ par mois, dont le premier est gratuit – frappe encore un grand coup avec cette oeuvre de 10 épisodes, aussi disponible en version française, et bâtie comme un suspense aux multiples tiroirs et aux rebondissements spectaculaires. Sauf que cette fois, c’est vrai.

Making a Murderer, ou «fabriquer un meurtrier», expose le destin aussi triste qu’improbable de Steven Avery, un homme du comté de Manitowoc, dans le Wisconsin, libéré en 2003 après 18 ans de prison pour un crime qu’il n’avait pas commis. La réhabilitation de l’homme montré en exemple ne dure pas : deux ans plus tard, il est accusé du meurtre sordide d’une jeune photographe, Teresa Halbach, avec la complicité de son neveu Branden Dassey, un adolescent pauvre d’esprit. Les deux seront reconnus coupables au terme d’un procès-fleuve, qui fera grand bruit dans les médias américains.

Les réalisatrices Laura Ricciardi et Moira Demos, qui ont mis 10 ans à construire la série, démontrent comment les autorités locales auraient monté de toutes pièces la culpabilité d’Avery, deux fois plutôt qu’une. Et combien la présomption d’innocence n’a aucune valeur pour bien des gens. Avocats, spécialistes et membres de la famille racontent ce qui s’avère une série d’enquêtes bâclées, d’aveux de culpabilité forcés, de manipulations de preuves, de jugements hâtifs. Et cette façon odieuse de profiter du retard intellectuel du jeune Brendan.

Certains enquêteurs ne s’en cachent même pas : ils le croyaient coupable depuis le début, sans même l’ombre d’une preuve. La famille Avery gère un parc de voitures dédiées à la ferraille, et ne jouit pas d’une très bonne réputation. De plus, Steven a déjà commis quelques délits. Un plus un font deux.

Chose certaine, la série ne redonne pas foi en la justice américaine. Elle renforcera même l’image corrompue de ces shérifs qui abusent de leurs pouvoirs et s’érigent en justiciers sans discernement, comme on en voit au cinéma. Vous détesterez le procureur Ken Kratz, le méchant de l’histoire, qui croit Avery coupable d’emblée, mais dissimule des squelettes dans son placard. Et qui abusera de son pouvoir pour les y maintenir. On ne le voit pas témoigner dans la série; les réalisatrices assurent l’avoir contacté, il nie en bloc.

Mais voilà, l’histoire de Steven Avery méritait-elle qu’on s’étende sur 10 épisodes? Vrai qu’après le premier, on a du mal à s’imaginer qu’on puisse tenir neuf autres heures sur le même sujet. Vrai que certains épisodes souffrent de quelques longueurs, et que les réalisatrices abusent d’images de ferraille prises dans l’immense casse Avery pour assurer certaines transitions. Mais il faut regarder Making a Murderer comme une série et pas comme un long métrage. L’étalement sur 10 épisodes permet de ressortir des éléments déterminants, de décortiquer les témoignages, et surtout les intentions à peine voilées des gens en autorité.

Les réalisatrices veulent nous rendre sympathiques à la cause d’Avery. Mais leur travail n’en est pas moins rigoureux et efficace. Ricciardi et Demos ne profitent pas de la cause d’Avery; elles la servent.

L’oeuvre a suscité de nombreuses réactions depuis sa sortie, et des pétitions réclament qu’on retourne en procès pour innocenter Avery et son neveu. Ken Kratz dit avoir reçu des menaces de mort et plaide que le documentaire fait abstraction de plusieurs preuves incriminantes. Un juré au procès d’Avery a confié aux réalisatrices être convaincu qu’il avait été victime d’un coup monté.

Dans sa malchance, Steven Avery a quand même pu compter sur ses parents, qui le soutiennent sans relâche depuis le début, alors que le reste de la famille l’a condamné. Et sur des avocats compétents et dévoués. Mais les ravages sur la famille sont incalculables – vous vous prendrez d’affection pour sa pauvre mère. À 53 ans, comme son neveu, Steven croupit encore en prison sans possibilité de libération conditionnelle, mais vit d’espoir malgré tout. Cette série pourrait constituer son ultime chance de prouver son innocence.

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