Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Information’

Mercredi 18 juin 2014 | Mise en ligne à 11h28 | Commenter Commentaires (19)

Moncton: ICI RDI blâmé par l’ombudsman

moncton

«La couverture des événements du 4 juin 2014 à Moncton par ICI RDI a enfreint plusieurs principes et valeurs des Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada.»

Telle est la conclusion de l’ombudsman des services français de Radio-Canada, Pierre Tourangeau, qui répond à un auditeur de Fredericton au Nouveau-Brunswick, de même qu’à 70 autres plaintes adressées à son bureau, au lendemain de ce cafouillage. Selon lui, le diffuseur public a failli à sa mission en ne décrétant pas une émission spéciale, le soir de la tuerie, et n’a pas servi adéquatement l’intérêt public. «Durant toute la soirée et toute la nuit, les citoyens directement visés [...] ont dû se tourner vers les télévisions anglophones et les médias sociaux pour s’informer du déroulement des événements et des directives données par les autorités. Terrés dans leur maison, les citoyens du quartier visé ont vécu dans la peur», note l’ombudsman.

Pierre Tourangeau relève également que, si le drame s’était produit à Montréal, la direction d’ICI RDI aurait «immédiatement lancé les procédures d’urgence prévues en pareilles circonstances et pris les moyens d’assurer une couverture continue.» Selon lui, la population de Moncton n’a pas été traitée avec «ouverture et respect».

«Bref, chacun s’est fié sur l’autre pour prendre une décision que personne, en fin de compte, n’a prise, tandis que certains s’en lavaient plutôt les mains. J’imagine que la direction d’ICI Radio-Canada se penchera sur le déroulement de cette soirée et en tirera les leçons qui s’imposent», poursuit l’ombudsman.

Au lendemain de la tuerie, la direction d’ICI RDI a reconnu son erreur dans nos pages, admettant qu’une émission spéciale aurait dû être décrétée.

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Vendredi 6 juin 2014 | Mise en ligne à 9h05 | Commenter Commentaires (30)

Un jour plus tard dans les Maritimes

moncton

Est-ce normal qu’on doive se rabattre sur la chaîne publique anglophone pour s’informer des derniers développements d’un drame national comme celui de Moncton? La réponse est non, et, pourtant, RDI et LCN n’étaient à peu près pas là mercredi soir, se contentant de brèves mentions de la tuerie qui venait de se passer. Il fallait regarder CBC News pour être au fait de la nouvelle, largement exploitée depuis.

Oui, Céline Galipeau a ouvert son Téléjournal de 22h avec la nouvelle, mais à peine trois minutes plus tard, c’en était tout. Julie Drolet est revenue à quelques occasions, joignant en direct la journaliste Michèle Brideau – toujours excellente – à Moncton. Pas suffisant.

La direction d’ICI RDI a reconnu son erreur jeudi. «À un certain moment de la soirée, il est clair qu’on aurait dû décréter une émission spéciale. Nous avons fait une rétroaction des événements à l’interne avec les équipes concernées pour comprendre ce qui s’est passé», m’a répondu Marc Pichette, des communications de Radio-Canada, qui n’a pas voulu en dire davantage sur les conclusions de cette rencontre.

Je n’ai pu m’empêcher de repenser au ratage autour de l’incendie du Manège militaire à Québec en 2008. C’était un vendredi, en fin de soirée, les journalistes étaient disponibles, mais RDI n’a pas voulu d’images en direct. On avait été moins sélectif l’année précédente quand La Maison du rôti, sur l’avenue du Mont-Royal, a été rasée par les flammes; on a tout vu. En dehors du 9 à 5, on ferme la switch sur les nouvelles hors métropole.

Dans le cas de mercredi, je ne crois pas qu’on puisse attribuer l’impair aux récentes compressions, mais simplement à un manque de jugement. LCN peut plaider ne pas avoir de journalistes à Moncton, mais RDI en a plein, qui ont dû accomplir leur travail sur les réseaux sociaux, faute d’avoir les ondes pour le faire. Insensé. Croyez-moi qu’ils rageaient de ne pouvoir faire leur boulot comme il se doit.

Céline Galipeau a animé son Téléjournal de jeudi en direct de Moncton, ce qui ne donne pas grand-chose de plus, entre vous et moi. Et on a envoyé le journaliste de Montréal Thomas Gerbet sur les lieux pour la radio, alors que l’équipe en place peut très bien faire le job.

Les réseaux sociaux se sont enflammés mercredi soir, devant l’inertie des chaînes d’info continue. «Je croyais que nous avions des services de “nouvelles continues” en français maintenant», a ironisé le maire de Montréal,

Denis Coderre, sur Twitter. L’auteur Daniel Thibault avait un tout autre avis : «On se plaint du manque de couverture à Moncton. Est-ce si grave? La médiatisation à outrance de ces tragédies en entraîne parfois d’autres.»

La décision de Radio-Canada de jouer profil bas la semaine dernière avec l’histoire du bébé enlevé à Trois-Rivières avait déjà soulevé l’indignation de plusieurs. Et c’est pourtant sa médiatisation qui a contribué à retrouver la suspecte. Je ne suis pas du camp voulant qu’un diffuseur public n’ait pas à accorder autant de temps d’antenne à un «fait divers». La tuerie de mercredi dépasse le fait divers, toute une population a été prise en otage. Il est question de vies humaines, et un service public comme Radio-Canada se doit d’informer autant la population locale que le reste du pays des risques et de chaque développement.

Autant LCN que RDI se sont bien repris jeudi, chacune en émission spéciale une bonne partie de la journée. Mais pourquoi une nouvelle mériterait une couverture en direct toute la journée du lendemain, et pas le soir même, au moment où le drame vient de se produire et qu’un tireur fou se promène dans la ville? L’information continue existe justement pour nous tenir au courant des événements à l’instant où ils se passent, pas le lendemain.

Le premier réflexe quand on apprend qu’un tel drame s’est produit est de se brancher sur LCN ou RDI, dans le but d’y trouver l’information qu’on attend. Mercredi soir, même notre diffuseur public a échoué dans cette mission.

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Mardi 3 juin 2014 | Mise en ligne à 6h35 | Commenter Commentaires (35)

Le Téléjournal midi réduit de moitié

gasselin

La guillotine est bien aiguisée ces jours-ci dans la grande tour : au tour du Téléjournal midi d’écoper et de se voir privé de la moitié de son temps d’antenne. Diffusé de 11h30 à 12h30 sur ICI Radio-Canada Télé et ICI RDI, le bulletin animé par Geneviève Asselin commencera à midi dès la fin de l’été.

«La situation financière nous amène à faire des choix. Les ressources dégagées par la réduction de la durée du Téléjournal midi seront ainsi redirigées vers deux de nos priorités, le reportage terrain et le multiplateforme. Nous sommes actuellement en réflexion pour déterminer comment RDI pourra remplacer la demi-heure d’information produite par l’équipe du Téléjournal», a fait savoir au personnel le directeur général de l’information, Michel Cormier.

Sur la chaîne principale, la première demi-heure du TJ midi est suivie en moyenne par 114 000 téléspectateurs, et la deuxième, par 129 000, auxquels s’ajoutent les 40 000 à 50 000 qui le regardent sur RDI. La direction assure vouloir garder les deux bulletins du soir intacts.

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