Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Humour’

Mercredi 4 janvier 2017 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (75)

Les Roger: le pire de la télé en 2016

Que s’est-il fait de pire dans notre écran en 2016? Pour une sixième année, permettez-moi de décerner mes prix Roger, librement inspirés des Gérard de la télévision sur Paris Première en France, et en référence à Roger Giguère des Tannants. C’est un peu méchant, à prendre avec une bonne dose de sarcasme. Et les Roger vont à…

L’émission de 2016 dont on souhaite le moins le retour : Célibataires et nus Québec. Mais ça coûte tellement pas cher de linge que ça va revenir.

L’émission dont on va s’ennuyer le moins : Ti-Mé Show. On aurait pu au moins remplacer ça par des reprises de Détect Inc. ou d’Adam et Ève.

Le prix «Défaite par KO» : Les jeunes loups anéantie par Les pays d’en haut le lundi soir. La game est finie, Paula.

Le prix «Elle a trouvé son diplôme dans une boîte de Cracker Jack» : La haute fonctionnaire de Patrimoine Canadien qui pense que BazzoTV, c’était des variétés. Ben oui, pis Second regard s’adresse aux aveugles.

Le prix «Bronzée, musclée, des gros totons» : Loïc de Célibataires et nus qui décrit son type de fille. Inscris-toi à Occupation double mon homme.

Le prix «Personne se souvient qui a gagné» : Le combat des villes. Tsé l’affaire qui a remplacé Les chefs?

Le prix copié-collé «Gagnants à vie» : Le Gala Artis. Que j’en vois un dire que Charles Tisseyre est meilleur que mon Denis Lévesque.

Le prix «Bébé la la» patates en poudre : Gaétan Barrette, qui se plaint de ne pas être invité à Tout le monde en parle. Ça fait juste 46 fois qu’il y va.

Le prix «Mon égo passe pus dans porte» : L’«ingérable» Pierre Lapointe à Tout le monde en parle. Presque aussi bon que dans Stéréo pop.

Le prix «Parce qu’il faut que je pose des questions en plus?» : Marie-Claude Barrette qui rencontre Céline. René est parmi nous.

Le prix «Hého! On peut-tu voir le show?» : Les pubs et les entrevues durant la cérémonie d’ouverture des Jeux de Rio.

jeuxrio

Le prix «Oui, Marc Labrèche peut être plate» : Info, sexe et mensonges. Ramenez-nous vite des reprises de La fin du monde.

Le prix de l’accessoire le plus ridicule : Le chapeau noir de Pascale Bussières dans Prémonitions. Même le costumier n’en voudra pas.

Le prix «Eille on s’en câl…-tu?» : Les simulations de jeux en studio, sur la fausse glace de TVA Sports. Enwèye, mets-la dans l’net.

La série qui porte le moins bien son titre : Ça décolle! à V. Finalement, j’aimais mieux Vol 920.

Le prix «Quel zouf!»-Guy A. Lepage : Maxime Bernier, qui trouve qu’il y a trop de sport à Radio-Canada. En 1973, peut-être.

Le prix de l’infopub de l’année : L’émission spéciale Montréal s’allume diffusée aux quatre réseaux. Une chance qu’on avait le câble.

Le prix «C’est tellement mauvais que c’en est bon» : La série Marseille sur Netflix. C’est tellement mauvais que ça revient.

Le prix «Embrassez-vous» : Patrice Roy et Pascal Yiacouvakis au Téléjournal. Le premier a comparé le deuxième à un «poisson hideux». C’tait une joke.

Le prix «Gossé dans le bois en 5 minutes» : Le trophée temporaire du Gala du cinéma québécois, l’ancien gala de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.

Le prix «Gros roulement de personnel» : Les échangistes. Michel Girouard pis Érick Rémy attendent leur tour.

Le grand prix John Doe : TVA, qui tourne le dos à Julie Snyder. Asteure que t’es pus avec PKP, fais tes valises.

À vous maintenant de décerner vos Roger…

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Dimanche 1 janvier 2017 | Mise en ligne à 0h54 | Commenter Commentaires (266)

Bye Bye 2016, différent mais moins bon

melaniabyebye

Simon Olivier Fecteau et Guillaume Lespérance avaient promis un Bye Bye différent, ils n’avaient pas menti. Cette édition 2016 était en effet plus dépouillée, mais hélas pas aussi efficaces que celles des dernières années. Même qu’elle a déçu à plusieurs égards.

On ne pourra toutefois pas accuser l’équipe d’avoir été complaisante; on a tiré dans toutes les directions. Tous les acteurs engagés ont été mis à profit, les «recrues» Anne Dorval et Marc Labrèche ont été excellentes, comme leurs collègues habitués à la formule. Dans sa forme visuelle, même sans artifices, le Bye Bye 2016 a livré la marchandise. Sur le fond, c’est autre chose.

Le Bye Bye a plutôt bien commencé avec la parodie de Donald Trump, joué avec sobriété par Marc Labrèche. Mais c’est surtout Anne Dorval qui a volé la vedette en Melania, pressée de se faire «grabber le pussy».

On attendait bien sûr de voir comment PKP et Julie allaient y passer. Même si je ne suis pas convaincu que tant de monde connaît Le trône de fer, l’idée était ingénieuse de s’inspirer de la série américaine pour illustrer la guerre entre Pierre Karl Péladeau et Julie Snyder. Dans Le trône du PQ, on utilise le mariage comme «meilleure idée pour gagner l’amour du peuple». «J’ai enfin marié le banquier», jubile la démone de Télé-Métropolis, Julie Snédérion – excellente Véronique Claveau –, avant de se faire montrer la porte par son nouvel époux. Un passage à Tout le royaume en parle suffit à mettre le bon peuple de son côté. Le sketch s’est conclu aussi violemment que la série, par une bataille sanglante entre Lisée et Cloutier, et la tête du perdant qui roule.

On y est allé fort avec la mort d’Éric Salvail (joué par Labrèche), dont le corps disséqué ne contenait absolument rien. «Éric Salvail est vide, il a aucun contenu, il est vide, vide, vide», disait le personnel médical. Mais encore? Quand un gag a besoin d’être expliqué. La parodie des Recettes pompettes qui le précédait, les Recettes garlo, avec Patrice L’Écuyer en Gaétan Barrette n’était pas drôle non plus.

Bons flashs de voir un Centre Vidéautron vide, vide, vide, avec une affiche «Prochain spectacle: Scorpions mai 2018» devant l’amphithéâtre. L’idée de transformer Le vagabond en Vagabull a trouvé écho chez le fan de la série des années 80. Mais le sketch qui suivait avec des villageois enragés tombait à plat. On a mis beaucoup de temps sur Les Dragons, qui refusent de financer les fleurons québécois Saint-Tubert et Rogna. Étiré, un bon gag finit par tomber sur le coeur. Mention spéciale à Anne Dorval, parfaite en Danièle Henkel.

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Dans la colonne des bons sketchs, En direct de Céline apparait tout en haut. Véronique Claveau joue une Céline beaucoup trop enthousiaste, qui s’extasie devant une chaise et qui n’en revient pas qu’on ait «réussi» à engager sa choriste pour l’émission. La prothèse de Philippe Couillard a beaucoup servi à Patrice L’Écuyer, assez fidèle au vrai premier ministre. Son imitation de Mike Ward était moins convaincante. On a mis beaucoup de moyens dans Le monde merveilleux de Justin Poppins, parodiant un premier ministre qui dépense sans compter. Hélas, encore là, le facteur wow est suivi de l’effet déception. Pas de blackface pour incarner Obama, il n’y a pas de chance à prendre. Pas plus que pour P.K. Subban, joué par Frédéric Pierre.

Certains sketchs étaient tout simplement ratés. Comme celui de l’école de chant Sophie Grégoire, qui revenait aussi trop souvent. On a un peu gaspillé le filon de Célibataires et nus avec Féministes et nus et ses gags quelconques, mais une Véronique Claveau excellente en Safia Nolin.

La parodie Les Vieux prennent la parole était assez bien envoyée, avec Lise Payette, Janette Bertrand et Guy Fournier qui radotent sans s’écouter parler. Winston McQuade qui a des pertes de mémoire dans ses annonces de lunettes, un peu trop cliché. Après s’être moqué des aînés, on a tourné en dérision la génération Y, «qui connaît toute», mais avec moins de succès.

Bonne idée de confier Hillary Clinton à Véronique Claveau, chantant «Moi si j’étais un homme, je serais présidente. [...] Je ne comprends pas les électeurs, qui ont préféré un agresseur.» La parodie de La voix junior était sans pitié; on entendait les coachs penser, et surtout souffrir en écoutant un enfant, incapable de le dire pour ne pas lui faire de peine. Avouez qu’on y a tous pensé pendant la vraie émission.

On mesure souvent la qualité d’un Bye Bye aux sketchs qui resteront dans les mémoires. Outre Le trône du PQ, qui marquera peut-être les esprits, je doute qu’il y en ait beaucoup d’autres. Malheureusement. Reste à saluer l’effort…

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Mardi 20 décembre 2016 | Mise en ligne à 19h41 | Commenter Commentaires (35)

Adieu Dominique Lévesque

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Il était fou des jeux. Après avoir connu le succès comme humoriste avec le Groupe Sanguin, puis le duo Lévesque-Turcotte, il avait créé avec d’autres Les mordus et L’union fait la force, entre autres.

Dominique Lévesque nous a quittés beaucoup trop tôt, à 64 ans. Il aurait été victime d’une crise cardiaque au cours d’un voyage au Honduras, mardi matin.

J’ai une pensée pour Dany Turcotte, son fidèle ami à la scène comme dans la vie, mais aussi pour ses collègues du Groupe Sanguin. Ensemble, ils ont créé des personnages qui sont demeurés dans nos mémoires. Dont celui du «gars fatigué».

Les équipes des émissions Au suivant avec Stéphane Bellavance et Testé sur des humains avec Jean-Michel Anctil sont aussi en deuil, puisqu’il y oeuvrait toujours comme auteur et producteur au contenu. Dominique Lévesque avait aussi participé l’été dernier à une émission du Banquier sur les années 80, programmée pour cet hiver à TVA.

Avant Le Groupe Sanguin, il avait enseigné le français. Au printemps dernier, il confiait à Échos Vedettes vouloir effectuer un retour sur scène. La vie ne lui aura hélas pas laissé le temps.

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