Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Galas’

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Même coanimé par Guylaine Tremblay et Édith Cochrane, le Gala Québec Cinéma n’aura pas suscité un grand intérêt, attirant 583 000 téléspectateurs, dimanche soir à ICI Radio-Canada Télé. C’est à peine plus que l’éphémère Gala du cinéma québécois, vu par 531 000 en mars l’an dernier, contre le premier direct de La voix.

Tout juste avant le gala, le tapis rouge coanimé par Herby Moreau et Anne-Marie Withenshaw a rallié 392 000 curieux, alors que l’Après-gala en a retenu 193 000.

À TVA, le Téléthon Opération Enfant Soleil a recueilli des auditoires comparables, suivi par 585 000 téléspectateurs, pour sa portion de 18h10 à 22h. Écourté de 10 heures cette année, et en provenance du Centre de foires d’ExpoCité, le téléthon a permis d’amasser la somme de 20 107 287$, comparativement à 18 620 721$ l’année dernière.

À Télé-Québec, Y’a du monde à messe a obtenu son meilleur score de la saison vendredi dernier avec François Bugingo: 240 000.

Sur la photo: Yan England et Antoine-Olivier Pilon (Olivier Jean, La Presse).

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Dimanche 4 juin 2017 | Mise en ligne à 22h46 | Commenter Commentaires (19)

Édith et Guylaine, un duo gagnant

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Le Gala Québec Cinéma a trouvé son duo gagnant. Je vote pour Guylaine Tremblay et Édith Cochrane comme animatrices pour les prochaines années de cette soirée, souvent mortelle et froide par le passé. Dimanche, on a fait de cette nouvelle mouture une soirée beaucoup plus dynamique et souvent drôle. Au point d’en oublier la controverse des Jutra.

«C’est le premier gala de l’histoire. Ça n’a jamais existé!» a martelé à la blague Édith Cochrane, pour vider le sujet une fois pour toutes. D’entrée de jeu, les deux animatrices se sont embrassées généreusement avant d’entreprendre leur numéro d’ouverture. Moins cinglant qu’Amy Poehler et Tina Fey aux Golden Globes, mais dans un style punché et très bien envoyé. Enfin des textes qui se tiennent dans un gala.

Rare duo féminin à animer un gala québécois, les deux animatrices ont souligné que seuls trois des 25 longs métrages de l’année ont été réalisés par des femmes. Et rappelé qu’un film de filles n’est pas différent d’un film de gars, même si certains auraient voulu rebaptiser les films «Juste la fin des règles», «Les trois petits tampons», «Bon Cop Diva Cup» et «Two Lovers and a p’tit chat toute cute».

Comment vous le trouvez, le nouveau trophée Iris? L’œuvre de Marc-Antoine Côté ne fait pas l’unanimité. On s’en est même moqué en début de soirée, le comparant au tibia de Terminator. Guylaine «la gagnante qui pleure tout le temps» l’avait testé pour savoir s’il rouillait. Son verdict: «Il se gagne très bien.»

«N’est-ce pas bro? Mets-en, bitch!», se sont lancées les deux animatrices à la solide répartie. Avant de lire de faux tweets qui leur étaient destinés et qui auraient pu être vrais: «Retournez donc dans vos cuisine, maudite féminisss», «Fuck you grosses vaches allé chier LOL MDR», «Gala Qc Cinémarde», «Esti de lèdes pa talent». «Un petit dimanche soir ben tranquille», a résumé Édith. «Du fond du cœur, merci ma gang de poètes!» a blagué Guylaine.

Les animatrices ont donné beaucoup dans l’autodérision, avec succès. Guylaine Tremblay s’est vantée d’avoir tourné avec Denis Villeneuve, avant qu’on apprenne que c’était pour une pub de Metro. Un brin redondante, la formule des fausses auditions faisait souvent mouche. Les deux actrices ont pris l’accent français pour leur audition complètement survoltée de Juste la fin du monde, qui a fait beaucoup rire Xavier Dolan.

Tout n’était pas au point dans ce gala. Comme plusieurs remerciements, ce à quoi l’équipe de production ne peut pas grand chose. Gabriel Arcand a été sobre, saluant ses collègues absents. Court mais vibrant. Au contraire, Yan England a remercié comme s’il n’y avait pas de lendemain, heureux de voir son 1:54 récompensé par le public. Très émue, Mylène Mackay a remercié avec classe. Révélation de l’année, Rikko Bellemare a prononcé son discours presque entièrement en langue Atikamekw, comme dans Avant les rues, le film de Chloé Leriche.

Xavier Dolan, qui est monté deux fois sur scène, a sonné l’alarme sur les dernières décisions du CRTC en matière de contenu québécois, en plus de souligner l’importance de voir nos films en salles. «Aux dernières nouvelles, la plus grande sensation qu’on puisse s’offrir, c’est encore de voir un film en société, dans le noir, avec des individus qu’on ne connaît pas.»

Tôt dans la soirée, on a eu droit à un moment de malaise. «Wô, faut je rote, désolé», a dit Alexandre Dostie pour lancer ses remerciements, récompensé pour le court métrage Mutants. On savait que la suite n’allait pas être banale. «C’est la cerise sur le gâteau aux cerises d’être icitte. […] C’est d’la marde, les notes, man!» a poursuivi le cinéaste, un peu confus. Man, des notes bien préparées, c’est pas d’la marde, non.

Bien aimé l’humour absurde de Léane Labrèche-Dor et de Pier-Luc Funk, sur la désuétude des catégories et des remerciements. À raison, on a insisté sur la diversité, à l’image du cinéma québécois de la dernière année. Mehdi Bousaidan a déploré qu’on lui offre encore «des rôles d’arabes de service», applaudi par l’assistance.

Quand Pour la suite du monde a été déclaré événement historique, les cinéastes Hugo Latulippe et Anaïs Barbeau-Lavalette ont réclamé un meilleur financement pour les documentaires, «un genre unique, un genre noble», a soutenu l’auteure de La femme qui fuit. Dans la catégorie des émotions, Patrick Watson a offert un bel hommage en français aux disparus, même si on ratait plusieurs photos tellement on nous les montrait de loin.

On avait promis une soirée à la Golden Globes, avec des spectateurs attablés. On aurait eu intérêt à rapprocher les tables pour réchauffer l’ambiance, on les sentait très loin. Mais la formule est intéressante. En y allant dans la simplicité, le duo Cochrane-Tremblay a joué gagnant, au risque de perdre un peu sur l’aspect grandiose et glamour d’un gala. Mais au final, voilà une soirée divertissante, de loin supérieure à celles des dernières années.

(Photo: Olivier Jean, La Presse)

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Vendredi 19 mai 2017 | Mise en ligne à 16h37 | Commenter Commentaires (26)

La poule country range son chapeau de cow-boy

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Après 11 ans à pondre durant le festival western de St-Tite, La poule aux oeufs d’or gala country ne reviendra pas cet automne à TVA, ai-je appris. Loto-Québec souhaite concentrer ses efforts sur d’autres projets.

Animé par Guy Mongrain, assisté de Claudia Ébacher et de Julie Houle, le gala country remettait un gros lot de 500 000$ et plusieurs autres prix. Le 18 septembre dernier, l’émission spéciale avait rallié 1 075 000 fidèles, des chiffres tout à fait comparables à ce qu’elle faisait 10 ans plus tôt.

Guy Mongrain anime le jeu hebdomadaire depuis 1993 à TVA. Toujours très populaire, il arrive souvent premier dans les sondages le mercredi soir à ce temps de l’année, comme avant-hier, vu par 828 000 accros à 19h30.

D’ailleurs, Loto-Québec profitera du 25e anniversaire de l’émission pour revamper la formule et changer le décor et le logo. Les changements seront visibles dès le mois d’août et une émission spéciale du 25e anniversaire sera diffusée en septembre.

TVA et Loto-Québec avaient déjà abandonné l’édition «Bal masqué», tenue en mars 2015, et qui succédait à La poule aux oeufs d’or spécial gala, diffusée durant 11 ans à la fin de l’hiver.

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