Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Galas’

Dimanche 18 septembre 2016 | Mise en ligne à 22h56 | Commenter Commentaires (19)

Un gala bien corsé et l’or pour Séraphin

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Avouez qu’on était dû pour un bon gala bien corsé, rempli de gags qui provoquent les «ischh» et les «hon» dans la salle. C’est ce que nous avaient promis Éric Salvail et Jean-Philippe Wauthier, dimanche soir aux Gémeaux. Et ils ont livré.

On répète tellement souvent qu’on est trop frileux, qu’on épargne les sensibilités à l’excès, qu’on ne peut plus rien dire. Le cocktail épicé que nous ont servi les deux animateurs nous a prouvé le contraire. De Joël Legendre, ça ne passait pas. De ces deux-là, on le prenait volontiers.

Le duo d’animateurs a tiré dans toutes les directions, écorchant au passage Les jeunes loups endormants, Les échangistes, que produisait Salvail, évoquant aussi la rupture de Mariloup Wolfe. Certains passages étaient plus grinçants, comme celui de Wauthier disant que des biscuits chinois lui avaient appris plus de choses que l’entrevue de Marie-Claude Barrette avec Céline. Et parlant du «vieux monsieur essoufflé qui remplace Normand Brathwaite à Piment fort.» Dans la salle, Patrick Hivon ne croyait pas ce qu’il venait d’entendre. Salvail a épargné La voix junior: «Je suis pas Mike Ward moi, j’ai pas 42 000 piasses pour rire d’un enfant qui chante mal.» Quand on a évoqué le «Hum hum hum» chanté de la première dame, Sophie Grégoire elle-même est venue sur scène, acclamée par l’assistance.

J’étais le premier à douter de cette renaissance des Belles histoires à la télé. L’Académie a tellement aimé Les pays d’en haut et son Séraphin, Vincent Leclerc, qu’elle leur a remis les Gémeaux de la meilleure série saisonnière et du meilleur acteur. Longtemps confiné à des personnages mineurs, Leclerc a profité de la tribune pour remercier le public d’avoir accueilli un inconnu dans un rôle principal. «Sachez que plusieurs diffuseurs et producteurs télé vous en croient incapables», a-t-il dit, chaudement applaudi. On sentait un réel cri du cœur.

Le fait que les cotes d’écoute comptent maintenant pour 10% du résultat final a-t-il fait une différence et désavantagé Série noire? Les artisans de cette série sont tous restés assis dimanche soir.

Pour une deuxième année consécutive, Unité 9 a triomphé chez les séries dramatiques annuelles, ainsi que sa vedette, Guylaine Tremblay, qui a dédié son neuvième Gémeaux à son père. «Si tous les pères étaient comme toi, mon beau papa d’amour, y’en n’aurait pas de Marie Lamontagne.» «Tout le monde pensait qu’on l’avait tuée, mais je ne pense pas qu’on aurait pu», a dit la productrice Fabienne Larouche.

Triplé en trois ans pour Les beaux malaises, sacrée meilleure comédie. L’ingrat mais infiniment drôle Martin Matte n’a pas nommé les acteurs enfants «parce que c’est des enfants» et a attribué la victoire d’Antoine Bertrand pour Boomerang à sa faiblesse cardiaque. Étrange, d’ailleurs, de remettre les Gémeaux des premiers rôles en comédie en après-midi. Il n’y avait qu’Antoine Bertrand pour feindre une crise cardiaque en recevant son trophée. «Vous pensiez me remettre un prix posthume?» a ironisé celui qui a été victime d’un infarctus en juin dernier.

Le jury a eu raison de remettre le trophée de la meilleure actrice à Laurence Leboeuf. Elle est renversante dans Marche à l’ombre, une série hélas un peu anonyme de Super Écran. Ça donnera peut-être envie aux gens d’y jeter un coup d’œil. «Merci de générer autant d’amour sur tes plateaux», a-t-elle envoyé au réalisateur Francis Leclerc.

Julie Snyder n’a rien gagné mais s’est fait payer la traite par les animateurs, qui ne l’ont pas épargnée. «Julie Snyder est avec nous. C’est ce que nous a dit notre informateur», a d’abord lancé Wauthier, soulignant qu’elle avait demandé à voir le montage de Tout le monde en parle. «Pourquoi Dany Turcotte fait jamais ça lui?» a demandé Salvail, avant d’ajouter plus tard: «Je demanderai pas à Julie si a veut un moitié-moitié, est pas mal là-dedans ces temps-icitte!»

Six athlètes féminines qui ont brillé aux Jeux de Rio, le «girl power», ont remis le prix de l’acteur dans une série annuelle à Guy Nadon. Gregory Charles a remporté son troisième Gémeaux pour Virtuose, classé dans les émissions jeunesse. Après «Le banquier» et Vol 920 en après-midi, au tour d’une autre émission de TVA, La voix, de l’emporter en soirée pour la meilleure série de variétés. En gagnant pour le Gala de l’ADISQ, Louis-José Houde a souligné la qualité des remerciements. «C’est pas toujours le cas à mon gala. On travaille là-dessus.»

Quel moment d’émotion quand Josée Boudreault, qui a été victime d’un AVC il y a à peine un mois et demi, s’est présentée sur scène, suscitant l’ovation de ses pairs. L’hommage aux variétés aurait dû être mieux répété. Trop de fausses notes. Il aurait été préférable de demander à des gens de variétés d’entourer Annie Villeneuve, Joël Legendre et Michel Louvain, qui en a perdu ses mots. Bonne idée de demander aux finalistes de Virtuose de jouer sur les images des séries saisonnières en nomination. Par contre, dommage qu’on entende si peu les voix des acteurs. On avait promis deux heures, mais on a fini à 22h30. Enrobée dans la commandite, la vidéo sur le vrai visage des vedettes, ordinaire, était peut-être de trop.

N’en déplaise aux âmes sensibles, ce gala plus mordant était franchement réjouissant. Oui, Wauthier et Salvail ont joué sur la ligne du bon goût, quitte à la dépasser un petit peu. Mais ça donne une soirée dont on se souviendra longtemps.

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Lundi 20 juin 2016 | Mise en ligne à 16h04 | Commenter Un commentaire

Télé-Québec s’empare du Premier Gala de l’ADISQ

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Le Premier Gala de l’ADISQ, anciennement L’Autre Gala, quitte MusiquePlus et MusiMax pour s’installer à Télé-Québec.

Cette nouvelle association tombe à pic puisque le diffuseur public avait déjà annoncé qu’il mettra en valeur la chanson québécoise durant toute sa prochaine saison. Toutes ses émissions adopteront d’ailleurs une chanson d’ici comme thème de générique.

Sébastien Diaz prendra donc la barre du Premier Gala de l’ADISQ, en direct du Métropolis, le jeudi 27 octobre à 20h, trois jours avant le grand gala, animé par Louis-José Houde à ICI Radio-Canada Télé.

MusiquePlus et MusiMax avaient ajouté L’Autre Gala de l’ADISQ à leur programmation en 2008, pour réaffirmer leur mission musicale. Les choses ont beaucoup changé depuis, même que MusiMax abandonnera purement et simplement la musique pour se consacrer aux séries de fiction et aux films cet automne.

Le Premier Gala récompense notamment les artistes de jazz, classique, hip-hop et alternatif.

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Jeudi 2 juin 2016 | Mise en ligne à 14h26 | Commenter Commentaires (11)

Télé-Québec reprend le flambeau du KARV

Denis Dubois (Photo: François Roy, La Presse)

Denis Dubois (Photo: François Roy, La Presse)

Télé-Québec proposera son propre gala de popularité pour le public jeunesse à la fin de l’été 2017.

On sait que Bell Média a décidé d’abandonner KARV, l’anti.gala, qu’organisait VRAK depuis 2004. Télé-Québec a sauté sur l’occasion pour créer son propre gala du genre, où les jeunes récompenseront leurs personnalités favorites et les plus inspirantes. Après quoi un jury composé de 20 jeunes décidera des personnes honorées.

Aucun trophée ne sera remis au cours de ce gala non traditionnel, précédé d’un tapis rouge et produit par France Beaudoin et Nancy Charest chez Pamplemousse Média. On annonce un grand party, comme c’était le cas au KARV, créé à l’époque par l’actuel directeur général de la programmation de Télé-Québec, Denis Dubois (sur la photo).

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