Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Galas’

Lundi 24 novembre 2014 | Mise en ligne à 23h10 | Commenter Commentaires (10)

Pas de Emmy pour 30 vies et Claude Legault

192emmys

On peut le voir comme une défaite, mais aussi comme un pas de plus vers le marché international. Lundi soir, ni 30 vies, ni Claude Legault n’ont remporté de prix aux International Emmy Awards. Mais ils figuraient au centre de productions parmi les plus prestigieuses dans le monde. Et ça, c’est une victoire.

En nomination pour son rôle de Ben Chartier dans 19-2 dans la catégorie du meilleur acteur, Claude Legault était convaincu de ne pas l’emporter. «J’ai au moins gagné quelque chose, j’avais gagé sur Stephen Dillane», m’a-t-il dit après la cérémonie. Le Stannis du Trône de fer (série qu’il suit religieusement), sacré meilleur acteur pour son rôle dans la série française The Tunnel, n’était pas là pour recevoir son prix.

Bien sûr, Claude Legault aurait aimé gagner, mais il a au moins constaté que 19-2 se comparait favorablement aux oeuvres d’ailleurs dans le monde. Présent lui aussi, Podz se réjouissait d’avoir rencontré Matthew Weiner, créateur de Mad Men, «une des grandes séries de l’histoire de la télévision, du grand cinéma», selon le réalisateur de 19-2, à qui il ne reste que 18 jours de tournage pour la troisième saison.

Encore une fois, les Brésiliens restent imbattables dans la catégorie des telenovelas, où la romance est omniprésente. C’est une oeuvre intitulée Precious Pearl qui l’a emporté sur 30 vies. «On le savait, m’a confié Fabienne Larouche après le gala. Mais les Brésiliens s’aperçoivent qu’ils ont de la compétition, et cette nomination nous ouvre une vitrine sur le monde. Nous serons là l’an prochain», promet l’auteure et productrice, accompagnée d’une véritable délégation de sa maison de production.

kvanasseemmy

Absolument splendide dans une robe signée Elisabetta Franchi, Karine Vanasse brillait de tous ses feux. «Il ne faut pas perdre de vue que c’est grand le monde», dit-elle au sujet de la nomination de 30 vies, qu’elle a tenu à tourner à l’hiver 2013 même si ses agents américains ne comprenaient pas à l’époque qu’elle repartait tourner au Québec après avoir percé aux États-Unis dans Pan Am. Le réseau ABC, diffuseur de la série Revenge, qui en a fait une vedette, lui a permis de tourner dans une série de Fabienne Larouche au printemps prochain, si le projet se concrétise. L’actrice, qui passe le plus clair de son temps à Los Angeles, ignore encore si Revenge sera de retour pour une cinquième saison.

Tenue au New York Hilton Midtown, la cérémonie des International Emmy Awards était animée par Matt Lucas de la série Little Britain. Pas de grands moments dans cette soirée présentée hors d’ondes où plusieurs vedettes ont défilé sur scène, dont John Slattery et Christina Hendricks, Roger et Joan dans Mad Men, qui ont présenté l’hommage au créateur de la série, Matthew Weiner. Le rappeur 50 Cent, Darby Stanchfield, la Abby de Scandale, et Laverne Cox, travestie dans Orange is the New Black se sont aussi présentés au micro.

Surprise: la Britannique Olivia Colman, extraordinaire dans Broadchurch, a été battue par une actrice néerlandaise, Bianca Krijgsman. Le documentaire canadien The Exhibition a été récompensé dans la catégorie des émissions sur les arts, alors que l’oeuvre britannique Utopia a remporté le prix de la meilleure série. Version originale flamande de Et si?, What If? est repartie avec le International Emmy de la meilleure comédie.

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Dimanche 26 octobre 2014 | Mise en ligne à 22h55 | Commenter Commentaires (47)

ADISQ: savez-vous dire merci?

sergefiori

On s’entend pour dire que les remerciements comptent pour beaucoup dans un gala comme celui de l’ADISQ. Or, ceux de dimanche soir étaient particulièrement ennuyants et mal foutus. À croire que nos artistes ne sont plus capables de remercier convenablement.

Même Alex Nevsky, que nous étions tous heureux de voir monter sur scène à trois reprises dimanche soir, a offert des remerciements brouillons, sans conviction. Si on avait au moins laissé Marie-Mai faire les siens; mais non, on l’a interrompue alors qu’elle venait à peine d’entamer les siens, de façon maladroite, acclamée par ses fans en délire. Entre nous, on aurait pu partir la musique pour bien d’autres avant elle.

Premier à recevoir un prix, Serge Fiori était ému de revoir ses pairs, 40 ans après la naissance d’Harmonium. «J’étais dû pour venir faire un tour», leur a-t-il dit, avant d’enchaîner avec un bien trop long discours. Élue révélation de l’année, Klô Pelgag a certainement offert les remerciements les plus bizarres depuis longtemps à l’ADISQ. Dans le même discours, l’artiste qui se dit-elle même étrange a remercié ses parents d’«avoir fait l’amour», a parlé de lançage de sauce Saint-Hubert avant de dire merci à Messmer.

Dommage que les gagnants aient été si peu inspirés, parce qu’encore une fois, Louis-José Houde a été parfait dans son rôle d’animateur, alerte et drôle. Dans un efficace monologue d’ouverture, il a rappelé que la musique entre dans les chambres à coucher et accompagne nos peines d’amour, ce que l’humour ne fait pas. «C’est rare qu’on se met du Guy Nantel pour créer toute une ambiance!» a-t-il lancé à un auditoire conquis.

Louis-José s’est même permis quelques pointes, comme à ces candidats de La voix qui l’abordent et qu’il ne reconnaît pas, avouant ne jamais regarder l’émission de TVA. «Si vous avez fait La voix et que vous rencontrez des gens, présentez-vous, dites votre nom. Deux millions de personnes qui vous regardent, c’est énorme, mais cinq millions qui vous regardent pas, c’est tellement complètement beaucoup plus!» L’humoriste s’est aussi moqué de La super soirée LNH de TVA Sports. «C’est parfait parce qu’on est en 1950!» a-t-il blagué.

Ovation de plusieurs minutes pour Michel Louvain, qui a enfin reçu la reconnaissance de ses pairs après avoir été longtemps regardé de haut. C’est entourés d’un big band que Mario Pelchat, Jean-François Breau et Maxime Landry ont repris quelques-uns de ses airs les plus connus et d’autres moins. Donald Lautrec est sorti de son mutisme pour le féliciter, sur écran, suivi de Ginette Reno, qui lui a remis son trophée hommage, mais ça manquait de témoignages vibrants. «Je veux continuer de chanter pour vous», a dit Michel Louvain, ému, devant un auditoire à qui il s’adresse rarement. Tout le monde n’aura pas cette longévité, a rappelé Louis-José, parlant de «carrières écourtées à coups de scandales, d’alcool au volant ou d’albums de Noël».

André Sauvé est rarement plate, et ce n’est pas dimanche qu’il allait commencer. Sa théorie sur le «zoom out émotif» utilisé par les juges pour décider des gagnants par des «Ah!», «Oh!», «Iiiih!», «Ah bon!», «Ischhh!», «Hein?», «Hon!», était hilarante.

Si bon à La voix, Louis-Jean Cormier avait peine à lire son télésouffleur pour rappeler la mémoire de Félix. Fidèle à lui-même, Pierre Lapointe a flashé, arborant une tenue de Jean Paul Gaultier. Émue aux larmes à côté de sa soeur Mélanie, Stéphanie Boulay a eu peine à conclure ses remerciements.

On aime les duos improbables comme celui d’Angèle Dubeau avec le rappeur Koriass, beaucoup plus étonnant que le numéro trop conventionnel des artistes de la catégorie révélation, qui ont enchaîné leur bout de chanson sans lien réel. Beaucoup aimé Half Moon Run, qui trouvera sûrement bien des preneurs sur iTunes et chez les disquaires après sa prestation de dimanche.

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Jeudi 9 octobre 2014 | Mise en ligne à 11h23 | Commenter Commentaires (9)

Indispensable Louis-José

ljhoudeadisq

On ne peut plus imaginer le Gala de l’ADISQ sans Louis-José Houde. Pratiquement que des éloges année après année, un luxe dont profitent peu d’animateurs de gala. Mine de rien, le 26 octobre prochain, il en sera à son neuvième.

«Après le quatrième, j’ai failli arrêter. J’avais informé la production que c’était mon dernier. Je regardais les autres animateurs qui partaient après deux ou trois galas. Mais je me suis dit : “Pourquoi t’arrêterais? T’aimes ça au boutte!” Et c’est dommage d’arrêter après deux ou trois ans. À force d’en faire, on devient meilleur», nous confiait Louis-José Houde mercredi.

Avec les années, le gala a développé un réflexe d’observation chez l’humoriste, qui ajoute constamment des idées à ce qu’il appelle sa «filière ADISQ». Il n’a jamais perdu l’habitude de tester ses gags devant public, question de se passer le plus possible du télésouffleur le soir du gala. «Je suis chanceux de pouvoir me le permettre. René Simard n’aurait pas pu aller tester son numéro d’ouverture des Gémeaux dans un club.»

Pour la productrice de la soirée, Julie Gariépy, Louis-José Houde représente un filet de sécurité rassurant. «Il a un grand respect de l’industrie. Jamais il ne dépasse la frontière du malaise et on sent chez lui un amour réel de la musique.» D’ailleurs, l’artiste admet avoir une préférence ces temps-ci pour Alex Nevsky, Alexandre Désilets, Émile Proulx-Cloutier, Chloé Lacasse et Vincent Vallières.

Julie Gariépy promet que l’animateur a su se renouveler pour son neuvième gala, mais pas de révolution dans la façon d’animer, précise Louis-José. «On n’a pas le choix de rester sobre parce que la musique, ce n’est pas mon terrain de jeu. Ça ne donne rien de beurrer trop épais, ce n’est pas un show d’humour. Commencer avec un numéro de production, ça ne me ressemblerait pas», dit-il.

Il y a longtemps qu’on n’a pas eu de scandale dans nos galas, un solide, un vrai. Louis-José Houde y est allé de quelques revendications qui ont atteint leur but, mais, pour le reste, il n’y peut pas grand-chose. «Un scandale, ça ne peut pas venir de l’animateur. Faut que ça vienne d’un artiste ou d’un fou qui entre par effraction!»

Beaucoup de monde sur scène pour cette 36e édition, le dimanche 26 octobre à 19h30, sur ICI Radio-Canada Télé : Alex Nevsky, Vincent Vallières, Angèle Dubeau, Lisa LeBlanc, Half Moon Run, Koriass, Patrice Michaud, Brigitte Boisjoli et Misteur Valaire. Aussi, un numéro spécial réunira les artistes en nomination pour le Félix de la révélation de l’année, Valérie Carpentier, Sally Folk, Les Hay Babies, Klô Pelgag et Émile Proulx-Cloutier. Quatre jours plus tôt, le mercredi 22 octobre à 20h, Les Denis Drolet reviennent animer L’autre Gala de l’ADISQ pour la troisième année, sur MusiquePlus et MusiMax. Les deux galas proviennent de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

L’ADISQ annonçait mercredi les 10 titres en nomination dans la catégorie Chanson de l’année, pour laquelle le public peut voter jusqu’au 26 octobre à 10h sur ICI.Radio-Canada.ca/adisq. Surprenant d’y trouver Comme on attend le printemps de Jérôme Couture, qui remonte déjà au printemps 2013, au terme de son passage à La voix. L’artiste a d’ailleurs choisi d’attendre à l’an prochain pour mettre en candidature son album sorti au printemps.

Il serait bien étonnant que Louis-José Houde n’y soit pas pour son 10e gala l’an prochain, mais rien n’est décidé. «Si je le fais l’an prochain, je ne veux pas que ce soit pour dire que j’en ai fait 10. Mais ça me tente.»

NOMINATIONS POUR LE FÉLIX DE LA CHANSON DE L’ANNÉE

Emmène-moi (Marie-Pierre Arthur)
Sans regret (Brigitte Boisjoli)
Le rendez-vous (Valérie Carpentier)
Tout le monde en même temps (Louis-Jean Cormier)
Comme on attend le printemps (Jérôme Couture)
Mappemonde (Les soeurs Boulay)
Les amoureux qui s’aiment (Les Trois Accords)
On leur a fait croire (Alex Nevsky)
Marie-Jo (Karim Ouellet)
L’amour c’est pas pour les peureux (Vincent Vallières)

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