Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Galas’

Dimanche 24 avril 2016 | Mise en ligne à 23h25 | Commenter Commentaires (23)

Gala Artis: du pareil au même

1180189-guylaine-tremblay

Il ne fallait pas compter sur les enveloppes du 31e Gala Artis pour être surpris, dimanche à TVA. Pour vous dire, j’ai réussi à prédire les noms de 14 des 16 gagnants. Pas de mérite; à part quatre catégories, c’était du copier-coller avec le gala de 2015.

L’équipe n’est pas à blâmer, les gagnants encore moins, c’est le public qui vote. Et le public est fidèle, très fidèle. Les Pierre Bruneau, Gino Chouinard, Dave Morissette, Denis Lévesque, Guylaine Tremblay semblent être abonnés à vie. Ça ne se discute pas.

Le giron de TVA a raflé 11 trophées, contre deux pour ICI Radio-Canada Télé, deux pour V et un pour VRAK. Claude Legault absent des nominations, Martin Matte a mis la main sur le trophée de la personnalité masculine, en plus de celui qu’il venait de gagner pour le rôle masculin dans une comédie. «C’est trop pour moi!» a-t-il dit d’emblée, comme la prof des Beaux malaises, surpris d’avoir reçu un prix habituellement remis aux «gentils». Pas à un gars comme lui, plus du genre à penser: «Ostie que c’est laid ses mèches!» en voyant une fan le féliciter, avant de s’inventer un oncle en pleins traitements, pour émouvoir la salle, qui croulait de rire. Après un gala ordinaire, ça faisait du bien.

Unique représentante d’une émission d’ICI Radio-Canada Télé parmi les gagnants, la toujours touchante Guylaine Tremblay a rapporté chez elle ses 18e et 19e trophées en 13 ans. «Merci de m’avoir choisie même si je savais que Marie vous a tombé sur les nerfs des fois», a-t-elle dit au public, justifiant la colère de l’héroïne d’Unité 9 par sa profonde souffrance. Pour son neuvième prix de la personnalité féminine, elle a rebaptisé Brigitte Boisjoli, Charlotte, comme la défunte comédienne, par nervosité.

Les deux seules surprises sont venues de la catégorie des téléséries. On a sous-estimé le succès de Pour Sarah, qui a valu à Sylvain Marcel et Marianne Fortier, père et fille dans la série de Michelle Allen, chacun un trophée Artis. Justine Rozon, qui a inspiré Pour Sarah, est venue sur scène après être restée dans l’ombre depuis le début de ce projet. Première nomination, premier trophée pour Marianne Fortier, crédible et touchante dans le rôle de Sarah. Sylvain Marcel, pour qui c’était aussi une première nomination, a plogué sa mère, une groupie de vedettes, qui l’accompagnait. «Ma mère veut vous voir au party!» a-t-il dit aux stars dans la salle.

Donc, pas de triomphe pour Séraphin et Donalda des Pays d’en haut. Sarah-Jeanne Labrosse est toutefois repartie avec le trophée Artis des émissions jeunesse pour ses rôles dans L’appart du 5e et Le chalet. À défaut de se voir récompensée une nouvelle fois à KARV l’anti.gala, abandonné par VRAK.

Encore deux fois gagnant, Éric Salvail a fait crier «shooter!» à la chorale sur scène. «Certains intellectuels regardent ça de haut un peu, pis ça me tape ben su’es nerfs», a-t-il dit à propos de la télé de divertissement. Dans un trop long discours, Guy Nadon, le patriarche de O’, a raconté que ce sont surtout des hommes qui l’accrochent pour le féliciter dans la rue.

Pour le facteur surprise, il fallait plutôt miser sur Guy Jodoin, dont c’était le premier gala. On a déjà vu bien pire, mais disons que l’animateur n’a pas crevé l’écran, après un début pourtant prometteur. Commençons par le meilleur, le spectaculaire numéro d’ouverture des Satiriques, dans lequel l’animateur se promenait dans les différentes émissions, inondé dans Les recettes pompettes et sortant sa tête de la toilette d’Unité 9, où la pauvre Agathe a été noyée. Quelques détails nous échappaient quand la caméra revenait sur scène, mais les effets spéciaux ont sauvé l’ensemble.

Guy Jodoin en a sorti de très bonnes dans son monologue d’ouverture. Sur les incohérences d’Unité 9: «C’tu moi ou ben Anne Casabonne, a s’est évadée pis y’a personne qui a cherche?» Plusieurs ont grincé des dents après son gag à la Ricky Gervais, sur la rupture de Julie et PKP. L’animateur ne s’est pas gêné, rappelant l’entrée en politique du chef du PQ: «Il disait viser la séparation. C’est fait.» Le gag ne semble pas avoir ébranlé Julie, qui est revenue présenter la catégorie des comédies avec Guy A. Lepage. Le duo a joué le jeu des adversaires en s’envoyant de fausses vacheries. Guy A. a invité Julie à la dernière de Tout le monde en parle. Sa réponse: oui, en autant qu’elle gagne un trophée, ce qui n’est pas arrivé. On va oublier ça.

Beau moment, quand Stéphanie St-Jean, la gagnante de La voix, a chanté Imagine de John Lennon, accompagnée par le pianiste de la paix, Davide Martello, sur fond d’images qui ont marqué l’actualité de la dernière année, des attentats de Paris à l’écrasement d’avion aux Îles-de-la-Madeleine.

Certains monologues de Guy Jodoin jetaient plus de malaise qu’autre chose, notamment celui sur les artistes qui donnent leur nom à leurs émissions. On a confié la catégorie des émissions de jeux aux filles de Code F., qui sont beaucoup plus drôles dans l’émission de VRAK. Le Gala Artis devrait laisser aux Olivier les fausses chicanes de duos de présentateurs. Celle de Patrice L’Écuyer et de Paul Doucet était plutôt fade. Où était Marcel Dubé dans l’hommage aux grands disparus, lui qui a pourtant écrit énormément pour la télévision? L’image derrière Louis-Jean Cormier, qui chantait durant l’hommage, a figé, sans doute en raison d’un problème technique. Dommage parce que l’émotion y était.

Pauvres vedettes féminines aux épaules dénudées, qui devaient fouler le tapis rouge par ce froid avant le gala. «Y’a de l’ambiance à la parade du père Noël cette année», a blagué Martin Petit. Au moins, la pluie avait pris congé. Voilà un tapis rouge qui a du panache, très hollywoodien. Il y a seulement Mariana Mazza pour parler de ses straps «pour pas montrer ses totons». «Ça aurait pas été très beau à TVA!» a-t-elle dit à Maripier Morin, un bel ajout à Jean-Philippe Dion et Anouk Meunier.

Quand un gala dépend autant de sa liste prévisible de gagnants comme le Gala Artis, le reste se doit d’être surprenant, audacieux, inventif, drôle, touchant. Des qualités qui faisaient hélas trop souvent défaut dimanche soir.

Le compte rendu et l’étoile du match de Tout le monde en parle font exceptionnellement relâche et seront de retour dimanche prochain.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (23)  |  Commenter cet article






Samedi 23 avril 2016 | Mise en ligne à 12h48 | Commenter Commentaires (13)

Gala Artis: et le gagnant est…

seraphindonalda

Souvent prévisible, le Gala Artis pourrait nous réserver quelques surprises dimanche soir à TVA. Aurons-nous un duo Séraphin-Donalda en une du Soleil lundi matin? Éric Salvail pourra-t-il répéter son doublé de l’an dernier, voire même en ajouter un troisième? Mes choix et mes prédictions en vue de cette soirée animée pour la première fois par Guy Jodoin à 20h, précédée du tapis rouge à 19h, et qui devrait couronner Guylaine Tremblay et Martin Matte.

LES ÉVIDENTS

En 20 nominations, Guylaine Tremblay n’a perdu que quatre petites fois. Elle part donc avec une longueur d’avance sur ses adversaires Marie-Thérèse Fortin, Chantal Fontaine, Ève Landry et Sophie Lorain dans la catégorie des téléromans, mais aussi pour le prix Artis de la personnalité féminine. Le seul facteur qui pourrait faire une différence: la crise d’agressivité que Marie Lamontagne a traînée longtemps cette saison, et qui en a rebuté plus d’un. Mais la cote d’amour de Guylaine Tremblay est plus forte que tout! Parmi les imbattables, Pierre Bruneau pourrait repartir avec son 18e, Gino Chouinard son 9e et Denis Lévesque son 5e.

LE TRIPLÉ HISTORIQUE

Sarah-Jeanne Labrosse pourrait devenir la première femme à remporter trois trophées Artis la même année. Du côté masculin, Jean-Luc Mongrain a accompli l’exploit en 1993. Mais c’est hautement improbable: dans la catégorie Personnalité féminine, la jeune actrice affronte Julie Le Breton, Sophie Lorain, Julie Snyder et surtout, Guylaine Tremblay. Que la comédienne de 24 ans accède déjà à cette catégorie suprême représente en soi une victoire. Par contre, la Donalda des Pays d’en haut pourrait fort bien décrocher les prix Artis des téléséries et des émissions jeunesse.

SURPRISE, SURPRISE

L’absence de Claude Legault ouvre la porte à d’autres potentiels gagnants, particulièrement Vincent Leclerc dans la catégorie des téléséries. Pratiquement inconnu avant Les pays d’en haut, le nouveau Séraphin pourrait bien gagner ses élections contre son rival Alexis, Maxime Le Flaguais, Éric Bruneau, Sylvain Marcel et Luc Picard.

L’ERREUR DE DISTRIBUTION

Toujours étrange de voir le nom de Pierre Craig dans la catégorie des émissions de services, pour son animation de La facture, qui relève des affaires publiques à Radio-Canada. Il serait plus approprié de le voir se mesurer à Charles Tisseyre et Anne-Marie Dussault qu’à Marina Orsini et Marie-Claude Barrette. Piment fort n’est-il pas un jeu? C’est du moins ce qu’on pensait à l’époque de la première mouture, alors que Normand Brathwaite a récolté neuf nominations dans la catégorie de émissions de jeux. La formule n’a pas changé mais Normand concourt désormais parmi les émissions de variétés ou de divertissement, alors qu’on sait bien que le public l’a nommé davantage pour Piment fort que pour Belle et bum.

LE GRAND ABSENT

Difficile de comprendre pourquoi Gabriel Arcand, nommé l’an dernier, a été ignoré cette année. L’acteur est sublime dans son rôle de psy affable d’Au secours de Béatrice, mais aussi dans celui de policier à la retraite dans la série Mensonges. Trois acteurs d’Unité 9, François Papineau, Paul Doucet et Luc Guérin, diviseront le vote dans la catgorie des rôles masculins dans un téléroman, laissant sûrement passer Guy Nadon pour son personnage dans O’. Étonnant aussi que le public n’ait pas nommé Michèle Deslauriers, formidable en mère de Martin Matte dans Les beaux malaises, dans la catégorie des comédies. Du côté des téléséries, Isabel Richer aurait aussi mérité d’y être, fabuleuse dans Ruptures. Pas de duel entre Ariane et Claude dimanche soir.

LES SNOBÉS

Pierre Houde a été l’exception, récompensé dans la catégorie des émissions de sports en 2009. Mais contre TVA, tout RDS reste inévitablement assis dans la salle chaque année, malgré quatre des cinq nominations dans cette catégorie. Le sympathique Dave Morissette devrait donc l’emporter facilement dimanche. Autre éternelle nommée sans jamais gagner, Chantal Fontaine cumule 26 nominations. Et contre Guylaine Tremblay, ça ne risque pas de changer cette année.

LES REMERCIEMENTS

Souvent le point faible des galas, les remerciements pourraient être rehaussés dimanche soir, avec l’arrivée d’un nouveau prix, le «Merci d’or». Il sera attribué à celui ou celle qui saura meubler ce temps précieux avec humour, émotion et originalité. Qui saura se démarquer? Guy Jodoin est habituellement imprévisible dans ses remerciements – l’an dernier, il était apparu fatigué mais émouvant. Martin Matte est rarement décevant lorsqu’il dit merci, se gardant toujours quelques gags bien placés. Et Anne Dorval, qui a hélas peu de chances cette année, offre toujours une prestation aussi survoltée que mémorable.

MES COUPS DE COEUR

Elles ne gagneront probablement pas, mais sont mes deux coups de coeur parmi les nouveaux nommés. D’abord, Katherine Levac, irrésistiblement drôle, même avec des textes moyens dans Le nouveau show. Dans Like-moi!, elle choisit Jonathan. Moi, je choisis Katherine. Puis, Mariana Mazza, que j’ai adorée autant dans Code F. que dans Piment fort, pour son humour rentre-dedans et «tassez vous d’là».

tableauartis

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (13)  |  Commenter cet article






Vendredi 15 avril 2016 | Mise en ligne à 23h00 | Commenter Commentaires (12)

Like-moi! triomphe aux Zapettes d’or

likemoigroupe

C’est à Like-moi! qu’est allé le Grand prix Ça m’allume, décerné par le public de l’émission C’est juste de la TV. L’émission à sketchs de Télé-Québec a été couronnée au terme du Gala des Zapettes d’or, vendredi soir à ICI ARTV. Une soirée menée rondement par Marie-Soleil Michon.

La majeure partie des comédiens et l’auteur de Like-moi!, Marc Brunet, étaient présents pour recevoir la Zapette la plus convoitée de la soirée. Charles Lafortune et André Robitaille sont venus chercher le prix du moment d’émotion de l’année, pour le passage de Lafortune aux Enfants de la télé. La Zapette de l’éclat de rire de l’année est allée à Éric Salvail pour l’émission des Recettes pompettes avec Stéphane Rousseau.

Le trophée du nouveau personnage fictif de l’année est revenu à la série Ruptures pour Ariane Beaumont, rôle incarné par Mélissa Désormeaux-Poulin. La présence d’Ingrid Falaise à Tout le monde en parle a été saluée par le prix de l’entrevue captivante de l’année. Un nouveau prix, C’est juste du web, a été remis à Jonathan Roberge pour la websérie Papa. Son fils Xavier, charmant et dégourdi, a adressé ses remerciements sur vidéo avec son père. Enfin, le public a jugé que le Ti-Mé show méritait le prix spécial du réparateur.

Cette huitième soirée des Zapettes a démarré avec un numéro d’ouverture vraiment réussi, où les collaborateurs de C’est juste de la TV s’introduisaient dans différentes émissions, comme Christiane Charette chez le psy d’Au secours de Béatrice, Thérèse Parisien chez Guy et René dans Les Appendices, pour culminer avec une capsule spéciale de Gaby Gravel recevant Marie-Soleil Michon.

Bonne idée d’enregistrer à l’avance les commentaires du public sur chacune des nominations, plutôt que de leur tendre le micro dans la salle en direct. On élimine ainsi les malaises créés par des intervenants trop intenses. Les entrevues avec les gagnants étaient par contre un peu trop longues. Les Denis Drolet ont frappé dans le mille avec leur chanson rigolote, écrite spécialement pour le gala.

Étonnamment, Marie-Soleil Michon n’a pas confirmé de 10e saison à C’est juste de la TV pour l’automne, contrairement aux autres années. À suivre…

Voici la liste complète des gagnants:

NOUVEAU PERSONNAGE FICTIF DE L’ANNÉE
Ariane Beaumont, jouée par Mélissa Désormeaux-Poulin (Ruptures)
• François Bélanger, joué par James Hyndman (Au secours de Béatrice)
• Justine Laurier, jouée par Karine Vanasse (Blue Moon)
• Kim Vanier, jouée par Élise Guilbault (Unité 9)
• Rachel Marchand, jouée par Laurence Leboeuf (Marche à l’ombre)

ENTREVUE CAPTIVANTE DE L’ANNÉE
Ingrid Falaise – Tout le monde en parle
• Jean-François Mercier – Les francs-tireurs
• Khloé Dubé – Deux hommes en or
• Micheline Lanctôt – Banc public
• Pascal Clément – Banc public

ÉCLAT DE RIRE DE L’ANNÉE
• La CRAQ – En mode Salvail
Gang de malades
• Monologue d’ouverture – Gala Adisq 2015
• Montée de lait d’Antoine Vézina – Format familial
Stéphane Rousseau – Les recettes pompettes

MOMENT D’ÉMOTION DE L’ANNÉE
Charles Lafortune – Les enfants de la télé
• Isabelle Boulay – En direct de l’univers de Marie-Soleil Michon
• L’accouchement – De garde 24/7
• La réconciliation – Ruptures
• Le départ de Michèle – Unité 9

PRIX C’EST JUSTE DU WEB
Camille raconte
L’écrivain public
Papa
Série noire – L’obsession
SHARP

PRIX SPÉCIAL DU RÉPARATEUR
Piment fort
Ti-Mé show
Unité 9
Yamaska

GRAND PRIX ÇA M’ALLUME
Au secours de Béatrice
Les pays d’en haut
Like-moi!
Ruptures
Série noire

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (12)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mai 2016
    L Ma Me J V S D
    « avr    
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  
  • Archives