Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘États-Unis’

Jeudi 2 juin 2016 | Mise en ligne à 8h47 | Commenter Commentaires (3)

Blindspot en français à AddikTV

La chaîne AddikTV vient d’acquérir la série américaine Blindspot: mémoire tatouée, qu’elle diffusera sans tarder, dès le mercredi 24 août à 22h.

À la grille de NBC et CTV depuis l’automne dernier, Blindspot raconte l’histoire d’une femme trouvée amnésique, jouée par Jaimie Alexander, dont les nombreux tatouages permettent de résoudre des affaires criminelles. Dans la bande annonce, les fans de Broadchurch reconnaîtront Marianne Jean-Baptiste, qui incarnait l’avocate de la défense dans la deuxième saison.

Aux États-Unis, la série a été renouvelée pour une deuxième saison après les 23 premiers épisodes, dont le dernier a été diffusé le 23 mai, suivi par près de 6 millions de téléspectateurs. Heureusement, l’auditoire québécois n’aura pas à attendre trop longtemps pour la voir en français sur une chaîne télé.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article






Mardi 31 mai 2016 | Mise en ligne à 9h08 | Commenter Commentaires (7)

Quand ça va mal, ça va mal

Vous trouvez que les Hamelin-Berthier dans Mémoires vives accumulent les malheurs à un rythme invraisemblable? C’est que vous ne connaissez pas la famille Rayburn de la série Bloodline, des créateurs de Dommages et intérêts, et dont la deuxième saison est disponible sur Netflix depuis vendredi dernier, en anglais et en français. Il n’y a pas plus douée pour se mettre dans le gros trouble.

L’histoire se déroule dans les Keys, au large de la Floride. Visuellement, une vraie carte postale. Mais au rythme où les têtes roulent, la région paraît rapidement infréquentable. Propriétaires d’un hôtel donnant sur la plage, les Rayburn avaient pourtant une réputation enviable avant que le mal-aimé de la famille, Danny (Ben Mendelsohn), revienne s’installer avec l’intention de ressasser de vieux conflits. Habiles, les auteurs ont pris une bonne partie de la première saison à nous faire croire qu’il était digne de regagner la confiance des siens, avant de nous montrer, dans un formidable crescendo, l’être tordu et manipulateur qu’il était.

Dans la première saison, on se demandait jusqu’où irait la folie de Danny. Dans la seconde, on se demande plutôt comment se sortiront ses deux frères et sa soeur du bourbier dans lequel ils se sont foutus. Si vous n’avez pas vu la première saison, aussi bien vous arrêter ici. Mais si vous l’avez vue, vous savez que Danny a poussé à bout son frère John (Kyle Chandler), son plus grand allié après sa mère (Sissy Spacek), l’homme droit, le pilier de la famille, l’officier de police, qui l’a tué de ses propres mains. Avec son frère Kevin et sa soeur Meg, seuls à connaître son crime, John a fait croire à un incendie, puis dissimulé en lieu sûr les kilos de cocaïne que devait livrer Danny.

La mort du mouton noir, porteur de vilains secrets, n’a bien sûr rien arrangé. C’est tout le contraire: à force de mentir, de camoufler ou de transformer des vérités, les Rayburn continuent de poser des gestes de plus en plus insensés. Un tourbillon qui ne s’arrête jamais.

Douloureux de voir l’honnête et brave John, qu’on aimait d’emblée, perdre ainsi la raison et se transformer en être tordu, lui aussi. Sa campagne pour devenir shérif du comté gagne en absurdité, au fur et à mesure de ses actes insensés pour camoufler son crime et sauver l’honneur de la famille. Kevin sombre dans la toxicomanie; Meg ruine une carrière d’avocate entreprise à New York.

La première saison se concluait sur l’arrivée-surprise d’un adolescent chez John, Nolan, qui prétendait être le fils de Danny. S’ajoutera sa mère, qui vient réclamer son dû, et son conjoint peu recommandable. Le personnage de Marco, collègue enquêteur de John, prend beaucoup d’importance, au point de devenir un boulet pour l’aspirant shérif.

Les Rayburn finissent par mentir aussi souvent dans un seul épisode de Bloodline que les suspects de toute une saison de Mensonges. «C’est quoi le problème avec votre famille? Qu’est-ce qui vous fait croire que vous pouvez mentir, mentir et mentir, jusqu’à ce que ça vous arrange de dire la vérité?» demandera un des personnages.

Les auteurs installent un climat d’inquiétude plus intense que dans la première saison. Bloodline n’est pas pour ceux qui aiment que ça bouge; on avance lentement dans ces eaux troubles. Mais la tension est suffisante pour tenir les autres en haleine. Jusqu’où vont-ils s’enfoncer? Et comment se feront-ils coincer?

Beaucoup de retours en arrière encore une fois dans cette deuxième saison. De sorte que vous reverrez Danny amplement, durant sa vie à Miami, alors qu’il tenait un restaurant, sa seule réussite. Vous vous doutez bien que tout a mal fini pour ça aussi.

J’avoue que l’accumulation des malheurs m’a fait parfois fait lever les yeux au ciel. On pousse un peu fort. Mais je suis finalement allé jusqu’au bout de cette deuxième saison, qui compte 10 épisodes plutôt que 13. Et qui laisse une porte grande ouverte à une suite. Toutes nos séries sont finies pour l’été, celle-ci tombe à point, si vous cherchez à meubler les jours de pluie.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (7)  |  Commenter cet article






Mercredi 4 mai 2016 | Mise en ligne à 10h41 | Commenter Commentaires (48)

Réellement impopulaire

reellement

La série américaine RéelleMENT n’aura pas tenu longtemps dans sa case du mardi à 20h à ICI Radio-Canada Télé; le diffuseur l’a envoyée à minuit le même soir après seulement trois épisodes. C’est ce qu’on appelle l’abattoir.

Version française de UnREAL, diffusée sur la chaîne Lifetime, RéelleMENT raconte avec cynisme les dessous d’une téléréalité de dating, et ses jeux de pouvoir entre producteurs et candidats.

On pourrait mettre ça sur le compte du doublage, quoique cette donne n’a jamais empêché de gros auditoires. Visiblement, cette série nichée ne convenait pas à cette case qui a fait le succès de Beautés désespérées et de Vengeance, les années précédentes.

Les trois épisodes diffusés n’ont attiré respectivement que 304 000, 246 000 et 214 000 téléspectateurs, ce qui est nettement insuffisant. Aux mêmes dates l’an dernier, Vengeance attirait 588 000, 533 000 et 474 000 adeptes.

Pour Radio-Canada, le faible auditoire au rendez-vous ne justifiait pas une diffusion en heure de grande écoute. Il faut dire que la série est déjà disponible sur l’Extra d’ICI Tou.tv et qu’elle a été diffusée à ICI ARTV. Depuis mardi, on a remplacé RéelleMENT par des galas ComediHa! le mardi à 20h à ICI RC Télé.

Quelle série américaine aimeriez-vous voir en français dans cette case horaire? Je lance quelques titres: How to Get Away with Murder, de la productrice de Scandale et Dre Grey, leçons d’anatomie, 11.22.63, avec James Franco en prof qui retourne dans le temps pour empêcher l’assassinat de John F. Kennedy, et Masters of Sex, sur les recherches du tandem Masters & Johnson dans les années 50.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (48)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    septembre 2016
    L Ma Me J V S D
    « août    
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    2627282930  
  • Archives